Patrick Prophète: conduire sous influence du GHB et cocaïne

Arrestation de Patrick Prophète, 1600$ d’amende est-ce responsable?

Patrick Prophète, intoxiqué au GHB et à la cocaïne se retrouve avec son véhicule dans le champ. 1600$ d’amende et un an sans conduire est-il suffisant?

Raymond Viger | Dossiers Drogue , Toxicomanie

La vidéo de Patrick Prophète dans son véhicule, complètement intoxiqué au GHB et à la cocaïne était très explicite. Complètement hystérique et avec des instants de complète perte de conscience comment peut-on s’imaginer que Patrick Prophète, quelques instants auparavant se retrouvaient sur la route conduisant son véhicule.

S’il avait tué quelqu’un avec son véhicule, il aurait été tenu criminellement responsable et on l’aurait retrouvé derrière les barreaux pour un bon bout de temps. Parce que, par hasard ou par pure chance pour les citoyens qui se trouvaient dans le secteur, personne n’a été tué ou blessé. L’incapacité de conduire son véhicule est pourtant la même. Pourquoi la conséquence serait moindre?

Tuer ou ne pas tuer… voilà la question!

Si je fais un vol à main armé. J’entre dans un dépanneur. Je pointe mon pistolet sur la tempe du caissier et prend tout l’argent. Je sort du dépanneur et la police me cueille. Est-ce moins criminel que si j’avais pu sortir du dépanneur et réussi à prendre la fuite?

Doit-on attendre qu’un enfant se fasse frapper par un chauffard pour sévir? Patrick Prophète a conduit un véhicule sans en être en état de le faire. Qu’il ait tué ou non quelqu’un, l’incapacité de conduire son véhicule était criminelle et plus qu’évidente.

La justice au Québec est parfois très discutable et très molle.

Autres textes sur Alcool et drogues

Autres textes sur Toxicomanie

Autres textes sur Justice

Autres textes sur Justice

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

couverture  livre jean-simon copie

Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois.

Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Sexualité, jeunes et viols

Jeux interdits, ces adolescents accusés d’agression sexuelle

Viols et agressions sexuelles chez les jeunes

Marie-Claude Marsolais | Dossiers Sexualité, Agressions sexuelles et harcèlement88736_9854

Les agressions sexuelles, ce n’est pas qu’une histoire d’adultes dépravés. Des  adolescents aussi s’en rendent coupables. Le quart de ces types d’abus est commis par des jeunes. C’est entre autres ce que nous révèle Bruno Sioui, dans son livre Jeux interdits.

Auteur de ce premier essai de la collection «Sexualités et sociétés» dirigée par Michel Dorais, chez VLB éditeur, Bruno Sioui est professeur en psychoéducation à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Il a aussi passé 20 ans dans des Centres jeunesse en tant qu’éducateur. Les ados, il connaît. Il avoue toutefois que de tous les types de délinquance auxquels il a été confronté, les agressions sexuelles étaient loin d’être au premier plan. «Le phénomène a toujours existé, mais il n’était pas mis en évidence. Par contre, au début des années 1990, les tribunaux de la jeunesse ont commencé à nous envoyer de plus en plus d’ados qui avaient commis une ou plusieurs agressions sexuelles,» se rappelle M. Sioui.

Augmentation des agressions sexuelles chez les jeunes

Comment expliquer cette recrudescence? L’auteur a son hypothèse. Il l’associe au virage à droite qui a sévit au Canada dans les années 1980 et à l’entrée en vigueur en 1984 de la Loi sur les jeunes contrevenants. Cette nouvelle loi, par ses articles insistants sur la procédure criminelle, a marqué le début d’une époque dans le traitement des adolescents délinquants.

«On a arrêté de dire que les parents étaient les seuls responsables des actes de leurs enfants, les jeunes aussi l’étaient. Dès lors, la société est devenue plus intolérante par rapport aux délinquants et on a commencé à mettre l’accent sur les victimes», soutient-il.

Agressions sexuelles chez les jeunes: problématique méconnue

Il va sans dire, cette nouvelle vague de cas reliés aux abus sexuels a dévoilé une carence majeure en termes de ressources dans les Centres jeunesse. «Nous avions un sentiment d’impuissance quant à cette problématique, affirme M. Sioui. Il n’existait aucun programme relié à ce sujet. Ici, comme ailleurs, il n’y avait que très peu d’études auxquelles se référer. C’est ce qui m’a amené à m’intéresser au phénomène.»

Encore aujourd’hui, selon M. Sioui, les intervenants qui travaillent auprès des jeunes en difficulté ne sont pas formés pour ce type de situation. Sorti en août dernier, son livre, qui est en fait sa thèse de doctorat retravaillée, est un outil précieux qui en réjouit plus d’un. L’auteur s’en rend bien compte. «Je donne parfois des conférences. À chaque fois, les intervenants sont nombreux à venir me voir. Ils me remercient de leur donner des pistes concrètes. Ils sont démunis face au manque de ressources.»

La preuve indéniable de l’importance que l’on doit accorder au phénomène? Les études démontrent que le taux moyen de récidive est de 7 % lorsque les adolescents agresseurs sont traités. Cette donnée en surprend plusieurs, à commencer par M. Sioui. «À l’époque, on croyait tous que ces jeunes allaient récidiver à coup sûr», se rappelle-t-il.

Agression sexuelle: une perception faussée

Cette surprise sur le taux de récidive n’est pas la seule à avoir pris de court le chercheur. Parmi les 15 jeunes qu’il a interviewés dans le cadre de ses recherches, l’ancien éducateur avoue avoir été ébranlé par l’absence de regret de ceux-ci. «Je m’attendais à ce que ces jeunes se disent désolés du tort qu’ils ont causé. Ce n’est pas le cas. Ils ont un manque d’empathie flagrant pour leurs victimes. Ils sont conscients de leur geste, mais ils mettent l’accent sur les conséquences du geste pour eux-mêmes. Certains sont même allés jusqu’à dire que les victimes le méritaient.»

Cela dit, si les remords des jeunes agresseurs sont nuls, ils ne tentent pas de nier la gravité de leurs gestes pour autant. «Le manque de ressentiment contre les instances judiciaires m’a réellement surpris, raconte M. Sioui. En règle générale, les délinquants qui passent dans les Centres jeunesse ont une dent contre la justice. Mais ces jeunes-là, qui sont allés au poste de police, devant les tribunaux et dans des bureaux d’avocats, ont réalisé, à travers le processus judiciaire, qu’ils avaient commis une faute grave et ils ont accepté le fait de devoir payer une dette. Je crois qu’en acceptant la gravité de leurs actes, ils désirent oublier leur geste, tourner la page. Ils sont loin de se vanter de leurs comportements.»

Les jeunes agresseurs sexuels: des jeunes mal socialisés

Ainsi, cette problématique n’est aucunement liée à l’accessibilité sans borne de la pornographie sur le web, ni au phénomène de l’hypersexualisation. Ce type de délit en est un parmi tant d’autres que commettent ces jeunes, selon M. Sioui. Ils commencent avec des petits larcins, des vols à l’étalage et après ils commettent d’autres délits, plus graves. À l’instar de la plupart des jeunes délinquants, les adolescents agresseurs sexuels ont tous un point commun: ils sont mal socialisés.

«L’agression sexuelle commise par ces jeunes est,  plus souvent qu’autrement, un acte de pouvoir. Beaucoup de ces jeunes, pour plusieurs raisons, sont rejetés.  Ils ne savent pas comment se faire des amis, ils ont beaucoup de rage et ils s’en prennent à des plus jeunes», affirme l’auteur qui espère que son livre contribuera à humaniser le problème. «Nous ne sommes pas face à des agresseurs adultes dont la déviance sexuelle est cristallisée. Ce qu’il faut éviter, c’est de les marginaliser encore plus. Si on les isole, ils ne s’en sortiront pas.»

Jeux interdits, Ces adolescents accusés d’agression sexuelle de Bruno Sioui, VLB éditeur.

Autres textes sur Agressions sexuelles et harcèlement

Autres textes sur la Sexualité

Autres textes sur Hypersexualisation

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleL’amour en 3 dimensions

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Drogue du viol, GHB, comment fabriquer GHB, fabrication drogue du viol

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la culture du viol

Autres articles publiés dans ce magazine

          Biais

Raymond Viger | Dossiers Drogue, Sexualité

viol-la-honte-doit-changer-de-camp_imagepanoramique647_286

Il y a quelques produits qui entrent dans la fabrication du GHB, la drogue du viol. Des décapants pour peinture, pour plancher et de l’huile. Avec une liste de produits comme ceux-là, tu comprends que la drogue peut être très nocive. Un mauvais dosage peut créer le coma et la mort.

Tu veux te faire un party? Tu veux prendre la chance de tuer quelqu’un? Parce que c’est vraiment arrivé. On compte par millier les gens qui sont morts à cause d’une erreur de dosage. Tu veux vraiment t’essayer et prendre ce risque?

Imagine-toi que tu fabriques du GHB. La personne à qui tu veux le donner crève devant toi. Tu te fais arrêter. Tu vas devoir expliquer au juge que tu n’es pas capable d’avoir de relation sexuelle avec une fille sans la droguer. Que tu n’as pas assez confiance en toi pour la cruiser et faire l’amour avec elle en ayant son consentement. Je ne sais pas combien de temps de prison tu risques, mais ça sera sûrement pour une bonne période de temps.

Faire l’amour avec une femme, c’est tripant. Pas juste de baiser, mais tout le cheminement pour y arriver. La période de séduction. Les regards. Les premiers mots que tu lui adresses. Il y a tout un feeling à aller chercher dans ce trip de cruiser une fille. Tu voudrais perdre tout cela pour lui refiler en douce un peu de drogue?

Qu’est-ce que tu veux réellement vivre comme expérience. Coucher avec quelqu’un qui est dans un état vaporeux, qui ne sait pas ce qu’elle fait? Ou coucher avec quelqu’un qui accepte et qui veut coucher avec toi?

Je ne veux pas être plate, mais soyons honnêtes et parlons entre gars. L’éjaculation ne dure que quelques instants. De courts instants. Ce qui fait que cet instant peut être trippant, ce sont les préliminaires, les instants où tu cruise la fille, ces moments ouù tu ne sais pas encore si elle va vouloir coucher avec toi… Ne perds pas le plus tripant pour quelques instants qui n’auront aucune valeur pour toi.

Sois un passionné, un lover. Si tu ne sais pas comment, fais tes recherches sur la séduction, prends le temps d’en parler avec des amis pour t’aider, trouve-toi quelqu’un de confiance pour en parler, trouve-toi des livres… Il y a plein de ressources pour en parler. Un organisme jeunesse, un intervenant, un professeur avec qui tu te sens bien, le CLSC a aussi des intervenants, si tu préfères garder l’anonymat il y a des lignes d’écoute…

On attends ton appel. Ne reste pas seul avec ce que tu vis.

Ressources

Participez à la campagne de sociofinancement de l’organisme Survivre en achetant le livre Brisons les tabous. Un calendrier est incorporé au livre. Un organisme en promotion de la santé mentale et de la prévention du suicide.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Autres textes sur Alcool et drogues

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser

%d blogueurs aiment cette page :