Consommateurs, à vos cartes de crédit!

Chronique économique

 

Consommateurs, à vos cartes de crédit!

Jean Gagnon    Dossier Économie

jean-gagnon-economiste-chroniqueur-economique-actualite-financiere-l-actualite-economique-finance-ecenomie Chers consommateurs, préparez-vous à dépenser, car vous serez bientôt interpellés afin de faire votre part pour relancer l’économie.

La récession vous a rendu frileux, si bien que vous semblez vous être mis en mode épargne. En effet, il y a à peine deux ans, les Canadiens n’épargnaient que 2,5% de leurs revenus disponibles. Aujourd’hui, ils en épargnent le double. Et les économistes prévoient que le taux atteindra 7 % à la fin de l’année. Le problème est que ce sont justement les dépenses de consommation qui constituent le principal moteur de la croissance économique.

Pour l’instant, les gouvernements se substituent aux consommateurs. Ils lancent des programmes d’infrastructure afin de soutenir tant bien que mal l’activité économique. Ils espèrent surtout que ces programmes vous encourageront à recommencer à dépenser.

Mais comme vous aurez entretemps redécouvert les vertus de l’épargne, soit la sécurité que confère un compte en banque bien garni, ainsi que le plaisir que procure le fait d’avoir moins de dettes, ne serez-vous pas réticent à tout dépenser à nouveau? La relance économique pourrait alors être très ardue.

Parlant d’épargne, à qui profite l’arrêt de travail?

Depuis janvier, les journalistes du Journal de Montréal sont en lock-out, et aucune négociation n’est en cour afin de régler le conflit. Un examen rapide des derniers résultats financiers de Quebecor, à qui appartient le journal, permet de comprendre que la compagnie n’est vraiment pas pressée de régler le conflit. Les affaires vont bien chez Quebecor, principalement chez sa filiale Videotron, dont les ventes ont augmenté de 9 % lors du dernier trimestre.

Mais ça va moins bien pour son groupe de journaux, Sun Media. Les ventes de publicité ont chuté de 19 % comparativement à l’année précédente. Toutefois, la compagnie explique que l’impact a été amoindri par des initiatives de restructuration et d’amélioration de la productivité qui ont permis de réduire les coûts de 13 %. Cela inclut sûrement les salaires des journalistes. J’ai bien peur que Quebecor n’attende que les ventes publicitaires reprennent de façon significative avant de les rappeler.

L’alphabet de la reprise vu par les économistes: U, V ou W

Pour imager le scénario de la relance, les économistes utilisent des lettres de l’alphabet. D’abord le scénario en U: après une descente rapide, l’économie va stagner pendant un certain temps (6 à 12 mois) avant de recommencer à croître. Puis celui en V: la rapide décroissance est aussitôt suivie d’un retour à une croissance aussi forte qu’avant le début de la récession. Enfin, le scénario en W: la reprise, dans un premier temps, ne sera pas durable. Elle sera suivie d’un deuxième repli important (la désillusion) avant que l’économie ne reparte vraiment sur des bases solides.

Comment se résorbera la récession que nous traversons depuis plus d’un an? La question a été posée à un groupe de 51 économistes américains par la firme de recherche Blue Chip Economic Indicators. Plus des deux tiers ont répondu que l’on assistera à une reprise en U.

Un petit coup de main pour les banques

On sait que les institutions bancaires sont puissantes. Pas surprenant alors qu’elles obtiennent un petit coup de main lorsqu’elles en ont besoin.

Au début d’avril, la Financial Accounting Standard Board (FASB), l’organisme responsable des normes comptables aux États-Unis, a modifié l’une de ses règles s’appliquant aux banques. Elle a aboli l’obligation d’évaluer tous les actifs à leur juste valeur marchande. Les actifs sont maintenant évalués en fonction de leur capacité de générer des revenus. L’Institut canadien des comptables agréés a emboîté le pas à la FASB. Nul doute que ce changement de normes a évité aux banques d’avoir à subir de grosses pertes additionnelles.

Quatre mois plus tard, les prix à la bourse des actions des grandes banques américaines et canadiennes ont à peu près doublé. Ce que l’on ne voit pas ne fait pas mal, n’est-ce pas? Mais peut-on prétendre sans risque de se tromper que nos institutions financières sont en bonne santé?

Jean Gagnon écrit un blogue sur l’actualité économique, Dans les coulisses de l’économie et est aussi auteur de la lettre financière Dans les coulisses de la bourse

Reflet de Société, Vol 18, No. 1, Septembre/Octobre 2009, p. 31

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Des nouvelles de la crise économique

Ariane Aubin Dossier Économie

Des nouvelles de la crise économique

Vous arrive-t-il de vous sentir dépassés par l’actualité économique? En cette période de bouleversements constants, difficile de suivre les nombreux développements de chacune des nouvelles qui attirent notre attention.

Qu’en est-il des déboires d’Air Canada, par exemple? Le transporteur aérien avait fait savoir qu’il avait besoin d’une aide de 600 millions de dollars pour se sortir de sa situation économique désastreuse. Devant cette impasse, les syndiqués ont accepté de faire des concessions sur leurs conventions collectives afin de maintenir la compagnie à flot. Malgré ces efforts collectifs, le chroniqueur Jean Gagnon nous explique que la faillite demeure imminente pour Air Canada, à moins que le gouvernement canadien ne consente à prêter les 600 millions demandés.

Goldman Sachs et Vincent Lacroix

Autre cas qui avait intéressé Jean Gagnon: celui de Goldman Sachs. La firme d’investissement bancaire a remboursé la semaine dernière chacun des 10 milliards de dollars que lui avait prêté le gouvernement américain en des temps plus incertains. Voilà maintenant Goldman Sachs toute ragaillardie, avec une action dont la valeur monte en flèche. C’est beau, les finances!

Un autre acteur du monde des finances s’en sort un peu moins bien– tant mieux diront plusieurs – ces jours-ci: Vincent Lacroix, escroc notoire et ancien PDG de Norbourg. Que ceux qui déplorent une libération aussi rapide (17 mois de détention seulement) se rassurent, rappelle Jean Gagnon: une poursuite au criminel et un recours collectif intenté par les victimes du financier déchu s’en viennent à l’automne et le verdict ne sera peut-être pas aussi clément. L’Autorité de marchés financiers (AMF) pourrait aussi être impliquée dans l’affaire…

Trois histoires à suivre sur le blogue de Jean Gagnon

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show_image L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Immigration difficultes à retardement

Immigration: difficultés à retardement

Lisa Melia   Dossier Immigration.

Si la France est connue pour ses méandres administratifs et son parcours du combattant de l’immigration, le Canada n’est pas en reste. Plus de 68 000 français vivent au Canada, dont près de 43 000 à Montréal. S’y installer et y vivre est généralement relativement facile (relativement aux autres pays, tels que les Etats-Unis ou la France), il n’empêche que certains connaissent d’importantes difficultés, même une fois établis au Canada.

Pension

C’est le cas de Jean, 65 ans, qui a fait du Québec son nouveau pays d’adoption en 1962. «A l’époque, j’ai pu m’installer et obtenir un visa facilement», raconte-t-il. Originaire de France, il a fondé sa famille, a eu des enfants et s’est intégré sans mal dans la société québécoise. Mais en janvier 2008, les ennuis ont commencés.

Approchant les 65 ans, Jean a reçu le 25 janvier une lettre du gouvernement assortie d’un formulaire à remplir pour une demande de pension. Pour les résidents qui ne sont pas naturalisés canadiens, une procédure spécifique existe en effet pour la retraite. Il faut, pour obtenir une pension, en faire la demande auprès du gouvernement. Bien que résident sur le sol Québécois, il a reçu les documents en anglais, et a donc du solliciter des documents en français, qu’il n’a obtenu qu’après deux tentatives. C’était alors déjà le 30 avril.

Fonctionnaires récalcitrants

Début mai, le gouvernement fédéral l’a recontacté: sa demande avait été bien réceptionnée, mais le montant de sa pension était erroné. S’ensuivit ainsi coups de téléphone et échange de lettre jusqu’en septembre, date à laquelle il fut exigé de sa part des preuves de son statut de résidence légale au Canada et de la date de sa première entrée sur le territoire canadien. Le document attestant de ces informations, dénommé IMM 1000, est détenu et conservé par le gouvernement, auprès duquel il faut faire une demande de photocopie. Fin octobre, Jean poste sa demande, en précisant l’urgence de son dossier: le premier versement de sa pension approche, il a donc besoin de faire accélérer la procédure.

Un manque de communication

En avril 2009, excédé, Jean contacte sa député parlementaire, Mme Folco. Entre temps, le gouvernement lui a renvoyé des papiers, exigeants des précisions ou des informations supplémentaires, ne pouvant lui confirmer le montant exact de sa pension et recevant ses coups de téléphone avec de plus en plus de mauvaise volonté et de moins en moins de respect. Après un second appel à Mme Folco, Jean recevra finalement tous les documents à la mi-mai 2009. «Ce n’est pas normal, dit-il, qu’il faille huit mois pour envoyer une simple photocopie!» Tous les documents dont il avait besoin était déjà détenu par le gouvernement, mais il ne semblait pas y avoir de communication entre les services, d’où une importante perte de temps.

De même, il souligne que les francophones sont pénalisés, car les lignes téléphoniques gouvernementales en anglais sont bien plus rapides et efficaces. Il est surtout scandalisé du comportement des fonctionnaires qui ont reçu ses appels et ses demandes. «Ils se comportent comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et tous les droits.»

Jean ignore pourquoi il a été traité comme ça alors qu’il vit au Canada depuis plus de quarante ans. Cette mauvaise expérience est une première pour lui, elle laisse néanmoins penser que s’établir au Canada et y vivre peut comporter des difficultés.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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