L’organisation de la convention graffiti Kosmopolite

Xpression Graffiti: Binho, graffiteur Brésil

Préparation d’une fresque en hommage au Japon.

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti,Murales, Vidéos

Le graffeur brésilien Binho nous accompagne le long de la murale collective – réalisée lors de l’événement parisien Kosmopolite Art Tour

Une entrevue du graffiteur Brésilien Binho réalisée par le groupe ECP dans le cadre du documentaire Xpression Graffiti.

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L’implication sociale du graffiti au Brésil

Binho, graffeur brésilien

Xpression Graffiti: Graffiti et street art

Binho, un pionnier du graffiti au Brésil, décrit ses débuts comme graffeur, à São Paulo, dans les années 1980. Il aborde également le rapport entre entre le graffiti et le street art et mentionne l’implication sociale des graffeurs au Brésil.

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

Une entrevue du graffeur brésilien Binho réalisée par le groupe ECP dans le cadre du documentaire Xpression Graffiti diffusé à compter d’octobre.

Convention graffiti Kosmopolite Art Tour, Paris (France), 26 juin 2011

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Rencontre avec Fanny Aishaa

Fanny-Pier Galarneau

Artiste et muraliste environnementaliste

Née à Québec, un placement de la DPJ amène Fanny-Pier Galarneau chez un couple de Québécois. Il n’est pas question ici d’une autre histoire d’horreur de la DPJ. Au contraire. Les parents adoptifs de Fanny lui ont permis de forger sa sensibilité artistique et sa joie de vivre. Des parents qui ont fait d’énormes sacrifices pour encourager Fanny dans la réalisation de ses rêves.

Née d’une mère québécoise, elle hérite de son père marocain d’un teint légèrement bazané. Un déménagement en région fait sentir à Fanny que la couleur de sa peau est différente. Les expériences de racisme qu’elle a vécues permettront à Fanny de développer un besoin viscéral de se battre pour une justice sociale, de combattre l’igrnorance, de bâtir des ponts entre les cultures ainsi qu’un respect de tous les humains et de l’environnement.

Armée de ses pinceaux et de canettes aérosol, Fanny s’en va à la guerre des couleurs!

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

muraliste fanny aishaa graffiti environnement hiphop art cultureÉlevée dans la nature, éloignée de toute urbanité, Fanny dessine depuis toujours. Dès son jeune âge, elle fait de longues promenades dans le bois avec son père. Observation des couleurs, des sons, des animaux et de la vie qui les entourent, les 2 explorateurs esquissent leurs impressions, les émotions qui remontent en eux.

«Mon père est un artiste non avoué. Il n’a jamais pris de cours et il a un talent incroyable. Il nous disait qu’il allait peindre à sa retraite. Mais il a travaillé toute sa vie pour que je puisse étudier, nous dit avec fierté Fanny. C’est pourquoi je ne veux pas remettre au lendemain l’exploration de mes passions.»

Seul contact avec la ville, le chemin de fer qui traverse une route de campagne. Fanny reste émerveillée d’apercevoir ces couleurs qui voyagent devant elle. Elle ne voit pas le train, mais plutôt une galerie en mouvement qui vient vers elle. Des couleurs vives et des formes étranges jaillissent de ces graffitis. Elle n’a pas besoin d’aller visiter les galeries, c’est le train qui les lui amène.

Curieusement, après un déménagement dans une ville où elles ont vécu discrimination et intolérance raciale, Fanny et sa sœur jumelle se retrouvent dans un film universitaire sur la prévention de la violence culturelle. Déguisées en Amérindiennes, elles dansent. Les murs garnis de graffitis multicolores marquent l’imaginaire de Fanny à l’encre indélébile.

Les arts à l’école

Au primaire, Fanny est différente. «Je ne pouvais pas apprendre sans danser, chanter ou faire 2 choses à la fois. On a voulu me donner du Ritalin. On m’a mis dans des cours de ballet. Je créais mes propres mouvements. J’ai été expulsé. J’ai commencé à faire du théâtre et à dessiner dans mes livres, sur mon pupitre, sur mes bras… Tout ce qui m’entourait devenait un canevas pour m’exprimer. Je me suis toujours sentie comme un esprit libre», nous raconte Fanny.

Fanny arrive au secondaire dans une école qui, à l’époque, avait une mauvaise réputation. Un enseignant, Claude Beaupré, organise des battles de Rap. «Cette école était extraordinaire parce qu’il y avait beaucoup de communautés culturelles et d’immigrants. Très tôt, on nous a appris à évoluer unis dans la différence. Certains de mes amis n’auraient jamais terminé leurs cours sans cette activité. Les arts peuvent tout changer, tout guérir et créer des relations», s’exclame Fanny.

muraliste fanny aishaa murale environnement graffiti hip-hop«J’étais fière que mes cousins m’aient enseigné quelques pas de breakdance. Mais c’est quand j’ai eu ma première cassette d’I Am (groupe de rappers français) que j’ai été touchée par la richesse des textes et des paroles. Je m’identifie à la culture hip-hop qui célèbre nos différences et dénonce par l’art les différentes injustices», nous lance une Fanny émerveillée.

À l’université, Fanny entreprend une série de stages en Amérique du Sud. Pour terminer ses études, Fanny obtient une bourse d’une année en cinéma au Brésil. Dans ses cours de scénarisation, elle se fait rapidement dire qu’elle a tellement d’images dans la tête qu’elle devrait se réorienter en animation visuelle.

Les arts au Brésil

À Rio de Janeiro, les murs sont multicolores, pleins de vie. Un artiste peint une fresque. Les gens des favelas (bidonvilles brésiliens) arrêtent pour lui offrir à manger, le remercier de mettre de la couleur dans leur communauté.

«Au Brésil, il y a tellement de lutte qu’il y a une volonté innée de justice et de respect. Les couleurs d’un mur se lisent comme une histoire, un engagement. Elles racontent ce que les médias ne disent pas», nous décrit Fanny.

Désabusée par des cours trop académiques, par la ségrégation raciale et l’élitisme des établissements d’enseignement, Fanny se promène en admiration devant toutes ces murales, les initiatives communautaires, l’école de la rue. «Un matin, j’ai demandé à l’univers de m’aider à trouver une voie pour recommencer à dessiner. Une feuille valse dans les airs pour atterrir à mes pieds. On y annonce des cours de dessin pour graffiti.» Sans hésiter, Fanny s’y retrouve avec assiduité. Après les cours, elle dessine jusqu’au lever du soleil.

«J’étais déçue que les cours se terminent. J’en voulais encore plus. Je suis invitée à un événement communautaire. Tout le monde amenait son matériel pour peindre ensemble. Quelqu’un mentionne que je venais du Canada et que j’étais super bonne en graffiti. Erreur de communication, je n’avais jamais touché une canette aérosol de ma vie! Un citoyen m’offre alors le mur de sa maison. Je n’avais rien préparé. Je n’avais jamais fait de murales. Devant mon hésitation, un autre artiste a compris que je ne savais pas comment faire et a partagé ses techniques. J’ai décidé de me jeter en riant», nous dit Fanny, les yeux remplis d’étincelles. Elle a entrepris une murale en juin 2008 et ne cesse d’en faire depuis.

«Je ne suis pas capable de rentrer dans une boîte pour un travail conventionnel. J’ai besoin de voir la vraie lumière, de suivre les signes de la vie. À travailler tout le temps, à nourrir le rêve d’un autre, on n’a plus le temps de créer et de se concentrer sur son propre rêve. Si chacun pouvait suivre ses dons, ses passions au lieu de ne penser qu’à l’argent et devenir malheureux, le monde serait plus équilibré.»

Les arts pour se transformer

fanny-aishaa-murale-graffiti-muraliste-street-art-urbain-culture-hiphop«Au Brésil, comme à plusieurs endroits, les médias sont corrompus ou ne transmettent qu’une seule vérité. L’art rend accessible la culture et transmet une histoire personnelle qui vient de l’âme. L’art nous transforme, nous fait comprendre nos racines et touche tout le monde.»

«Les arts permettent de combattre les préjugés, de montrer des exemples positifs aux jeunes. J’ai commencé à peindre à côté de trafiquants de drogue. Certains jeunes qui côtoient cette réalité rêvaient chaque jour de devenir célèbres ou de vendre de la cocaïne. À force de voir des événements hip-hop, en voyant l’explosion de couleurs, la poésie des rappers, en leur demandant quels étaient maintenant leurs rêves, ils voulaient tous devenir des artistes. Même certains jeunes armés qui surveillaient la favela s’arrêtaient pour parler et remercier les artistes. Ce sont des êtres humains à part entière. Dans leurs yeux, ils ont des étoiles et des rêves comme tout le monde. L’art au Brésil ou ailleurs est fondamental pour valoriser la jeunesse et ses rêves», nous raconte Fanny.

Le retour à Montréal

«Après 4 années en Amérique du Sud, je croyais m’installer en permanence au Brésil. Mais je rêvais de forêt et de glace. Un jour, il y a eu des inondations surréelles à Rio. Comme si le monde urbain s’écroulait. Un rappel brutal de la force de la nature. Malgré mon amour du pays, mon cœur me disait de partir dans le nord du Québec. Quand je vois des épinettes noires danser dans le vent et les animaux sauvages du Nord, j’ai une émotion inexplicable qui remonte. Même si chaque territoire possède sa beauté et sa richesse, je n’échangerais pas la forêt boréale pour des palmiers», nous confesse Fanny qui décide de revenir au Québec.

fanny-aishaa-muraliste-graffiti-mural-street-art-urbain-culture-hiphopRevenir dans son coin de pays permet à Fanny de mieux s’inspirer, de voir l’environnement avec un nouveau regard. «Notre génération a beaucoup voyagé. Mais nous allons naturellement revenir à des communautés locales. Dans 30 ou 40 ans, tout sera différent. Étant donné sa rareté et son prix, il n’y aura plus autant de dépendance au pétrole. Il nous faudra revenir à des achats locaux, à l’autosuffisance. Se nourrir de son environnement, bâtir des communautés fortes. Plus nous cohabitons avec ce qui nous nourrit, plus nous prenons soin du territoire. C’est pourquoi on doit protéger ces terres, être attentif aux formes de développement économique et faire des choix essentiels aujourd’hui pour soutenir la vie des prochaines générations», réclame Fanny.

Dès son arrivée à Montréal, des proches lui disent qu’elle doit faire la connaissance de l’artiste Monk.e1 et du Café Graffiti. Des rencontres dont Fanny se nourrit encore.

En 2002, Monk-e1 a fait partie des artistes que le Café Graffiti avait dépêchés au Brésil pour représenter le Québec lors d’une convention internationale graffiti. Stimulée par des expériences similaires, la rencontre des deux artistes a été naturelle.

Fanny est aussi émue par l’invitation d’Arpi de participer à sa première exposition, Renaissance – 2009. Puis un autre graffiteur du Café-Graffiti, Fluke, lui offre son premier contrat d’artiste. Ces rencontres ont permis à Fanny d’officialiser le lancement de sa carrière professionnelle.

Fanny Aïshaa exposera pour le grand vernissage sur l’environnement les 28, 29 et 30 septembre prochain au Café Graffiti. 4237 Ste-Catherine est. Infos: (514) 259-6900.

Fanny Aïshaa a une galerie virtuelle que vous pouvez visiter.

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Convention internationale graffiti à Santo Andre au Brésil

Suite au vernissage du Château Frontenac

Retour sur le graffiti au Brésil

Le Café-Graffiti avait envoyé une délégation de 9 graffiteurs au Brésil pour une convention internationale graffiti.

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Suite au reportage sur Fanny Aïshaa qui sera publié en septembre prochain ainsi que le vernissage de Monk-e1 et Bjorn au Château Frontenac, il a été question à plusieurs reprises du voyage au Brésil que le Café Graffiti avait organisé en 2002.

J’ai fouillé les archives de Reflet de Société pour vous présenter aujourd’hui un reportage que Martin Ouellet nous avait préparé avec les artistes muralistes de l’époque.

Il est intéressant de voir la perception de Monk-e1 sur le graffiti à Montréal en 2002 et aujourd’hui. De plus, c’était un des premiers événements qui regroupaient des graffiteurs de Montréal et de Québec dans un projet commun. Une complicité qui n’a pas cessé depuis.

En plus des 9 graffiteurs cités, l’artiste muraliste Julie Bernier s’était jointe au projet.

Martin Ouellet

santo andré 2002 graffiti convention dme frango graffiteur brésilDu 3 au 11 août 2002 avait lieu la convention de graffiti de Santo Andre, au Brésil. Le Café-Graffiti a été invité à dépêcher des artistes pour prendre part à l’événement. En tout, ce sont neuf graffiteurs de Montréal et de Québec; Naes, Stare, Monk-e, Rasa, Grindjül, Cheeb, Dyske, Bjorn et Some, accompagnés de Raphaëlle Proulx, caméraman et interprète, qui ont représentés le Café Graffiti lors de cette fête haute en couleurs.

Comment avez-vous trouvé la ville de Santo Andre?

Monk-E: Santo Andre est une banlieue assez aisée, une ville pleine de côtes et de reliefs. L’aspect de la ville est assez européen, avec beaucoup de toits en tuile rouge. La sécurité est très présente partout (chiens de garde, clôtures hautes et hérissées de bouts de verres, gardiens de sécurité au coin des rues, etc.).

Rasa: En général, le béton règne en roi. Il y a énormément d’affichage qui se fait directement sur le béton; publicités, affiches électorales, etc. Il y a pas mal de pollution atmosphérique aussi, beaucoup de diesel dans l’air.

Combien d’artistes étaient présents à la convention?

Naes: Il y avait plus de 200 artistes présents, d’origines diverses. En plus de notre «crew», de nombreux graffiteurs et muralistes du monde entier étaient présents, dont quelques Autrichiens, plusieurs Chiliens et bien sûr, une majorité de Brésiliens.

En quoi a consisté votre participation à la convention?

Naes: Nous avons réalisé deux murales à Santo Andre. De plus, nous avons assisté à des débats sur le graffiti et donné des conférences sur notre art. Nous avions un horaire hyper-chargé, parfois de 8h à 22h… À travers tout ça, nous avons fait de petites excursions organisées, entre autres au parc national, à la plage et nous avons visité une gare anglaise abandonnée à Paranapiacaba, qui signifie «endroit où on peut voir la mer», en portugais.

santo andré 2002 graffiti convention dme frango graffiteur brésil street art

Comment avez-vous aimé la collaboration entre les artistes de Montréal et de Québec?

Naes: En tant que directeur artistique du Café-Graffiti, j’ai décidé de rassembler plusieurs graffiteurs et muralistes qui ne se connaissaient pas et n’avaient jamais travaillé ensemble. Pour moi, cela représente un beau défi de faire collaborer ces gens-là et de rapprocher les artistes de Montréal de ceux de Québec.

Monk-e: Moi, j’ai passé la semaine avant le départ à faire de la murale avec les artistes de Québec, question de créer un premier contact. Une super bonne complicité s’est installée entre nous et nous sommes tous devenus amis au cours du voyage.

Avez-vous remarqué une différence entre la façon de travailler des graffiteurs de là-bas et celle des Canadiens ou des Américains?

Naes: Pour des raisons économiques, beaucoup de graffiteurs brésiliens travaillent au pinceau, au rouleau et au mini-rouleau. Les cannettes de peinture coûtent très cher, alors parfois, ils commencent à la cannette ou au «airbrush» et terminent au pinceau ou au rouleau.

Avant son départ, Naes me disait qu’il était curieux de découvrir si les Brésiliens avaient un style de graffiti propre à eux . Est-ce que c’est le cas?

Naes: Oui, nous avons découvert le pichacaoes, un style de graff unique à la ville de Sao Paulo qui consiste en des lettres hautes, très allongées, souvent peintes dans des fenêtres d’édifices. C’est une sorte de signature assez répandue dans cette ville.

Monk-e: Dans l’ensemble, les graffiteurs de là-bas utilisent davantage de couleurs vives, moins sombres, qu’on a baptisé le style «arc-en-ciel»! Les «flops» (lettres balloune, très arrondies) sont très originaux, le 3-dimensions est un peu moins sophistiqué qu’ici, mais les lettrages sont assez complexes.

santo andré 2002 graffiti convention dme frango chorao dép crew skf graffiteur brésil

Est-ce que le graffiti est bien perçu au Brésil? Est-ce qu’on est plus tolérants, plus ouverts ici?

Monk-e: C’est vraiment pas comparable! De jour, tu peux travailler tranquille, les policiers sont plutôt relaxes. Mais, la nuit, c’est une tout autre histoire… Ils tirent d’abord et posent des questions après. Faire du graffiti illégal là-bas, ça peut vouloir dire risquer sa peau. Nous avons entendu des histoires d’horreur: à Rio, un groupe de graffiteurs se serait fait tirer dessus par la police (sans être touchés, une chance!), d’autres policiers corrompus accepteraient des pots-de-vin pour fermer les yeux, etc.

Naes: Cela dit, le graffiti est quand même bien vivant au Brésil. Nous avons été étonnés de découvrir des artistes qui travaillent depuis aussi longtemps que 15 ans. Nous autres, on était invités pour la convention, alors, évidemment, on n’a pas eu trop de problèmes, on était faciles à identifier et on travaillait aux endroits légaux. La convention de graffiti, avec ses débats et son caractère international, permet de croire que la culture sera de plus en plus acceptée au Brésil, mais il reste du chemin à faire.

Est-ce que le public du Brésil était différent de celui que vous rencontrez habituellement au Québec?

Monk-e: Ici, les gens sont plutôt indifférents envers les graffiteurs à l’oeuvre. À la convention, tout le monde était chaleureux, enthousiaste, même un peu «colleux» dans certains cas. Comme nous étions les seuls à avoir une radio, la musique les attirait et ils venaient nous poser des questions, nous demandaient de dessiner dans leurs calepins, nous regardaient travailler.

Rasa: Il nous est aussi arrivé des affaires assez particulières. Entre autres, un itinérant qui poussait un carrosse nous a demandé de «tagger» son chariot. Nous l’avons entièrement redécoré et il était très fier du résultat.

Nous avons aussi adopté un enfant de la rue, Anderson, âgé de six ans, très attachant. On lui a offert notre lunch (des sandwiches au jambon et du riz, le menu de tous les jours!), on le traînait un peu partout. Je pense souvent à lui et je me demande ce qu’il fait maintenant… Je ne sais pas vraiment quelles ressources existent pour les jeunes de la rue là-bas, mais ça doit être assez difficile…

Si vous aviez le choix d’une autre destination où aller en tant qu’ambassadeurs du graffiti, ce serait où?

Monk-e: Je voudrais aller en Europe, au Maroc et en Égypte.

Naes: En Europe aussi.

Rasa: Moi, ce serait l’Afrique du Nord.

Naes: En terminant, nous tenons à remercier chaleureusement l’Office Québec-Amérique pour la Jeunesse, Nicole Viau et la Ville de Montréal, M. Genest et la Ville de Québec, ainsi que M. Jefferson, de la mairie de Sao Paulo, qui ont tous rendu possible cet échange culturel vraiment enrichissant!

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La muraliste environnementaliste Fanny Aïshaa

Spécial environnement

Le graffiti pour protéger l’environnement

En grande préparation pour la publication du magazine Reflet de Société de septembre. Sous le thème de l’environnement, la couverture est dédiée à Fanny Aïsha et son oeuvre.

Raymond Viger Dossiers Graffiti, Culture, Environnement

Muraliste Fanny Aïshaa graffiti et environnementJe suis en pleine production du prochain numéro de Reflet de Société. Le numéro de septembre portera sur l’environnement. L’article vedette du numéro est une entrevue réalisée avec Fanny Aïshaa et ses multiples voyages internationaux auprès de différentes communautés.

J’ai bien hâte de vous partager ce numéro spécial qui présente la sensibilité de l’artiste envers l’environnement et les communautés autochtones.

Soyez du rendez-vous en septembre pour ce numéro spécial qui sera une belle introduction pour un grand vernissage sur l’environnement.

fanny-aishaa-muraliste-graffiti-mural-street-art-urbain-culture-hiphopLe week-end du 28, 29 et 30 septembre, de 10:00 hres à 16:00 hres, le Café Graffit profite des Journées de la Culture pour présenter une exposition sur l’environnement. Graffiteur et photographes monopoliseront la galerie urbaine avec leurs oeuvres. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Nous profiterons de ce vernissage pour remettre des exemplaires du magazine Reflet de Société avec le reportage sur Fanny Aïshaa et l’environnement.

En attendant ces 2 rendez-vous de septembre, vous pouvez visiter la galerie de Fanny Aïshaa où nous présentons plusieurs de ses toiles et de ses murales.

fanny-aishaa-murale-graffiti-muraliste-street-art-urbain-culture-hiphopAutres billets sur le Graffiti qui pourraient vous intéresser:

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