Les 14 communautés du Nunavik

Raymond Viger | Dossier Autochtone

Les 14 communautés

J’ai voyagé les 14 communautés

Pour un peu aider ou tenter d’oublier.

J’ai voyagé les 14 communautés

Pour oublier les sombres années

Où l’on a tenté de t’assimiler

Te faire perdre ton parler

Et ta culture, la réinventer

Ces rites qu’on veut t’imposer

Face à un vent glacé.

J’ai voyagé les 14 communautés

Et j’ai enfin espéré

Que tu puisses regagner

Ta liberté

Et finir par nous pardonner.

Texte dédié à mes amis Inuits.

Je vous remercie de m’avoir accepté parmi vous.

Cinq années pour intervenir auprès des communautés.

Pour prévenir ces épidémies de suicide.

Autres textes sur Autochtone et Inuits

Un poème dédié à Joyce Échaquan et à ses proches.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur Culture

Bistro le Ste-Cath

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Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable. Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est. Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.  (514) 223-8116

Liberté – Un sourire intérieur

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Un livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

Après la pluie… Le beau temps

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Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: , en région:

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Dénoncer son agresseur

Le poids de la dénonciation

Être la victime et parler

J’ai voyagé pendant 5 années dans le Grand Nord pour intervenir auprès des communautés inuites. Des épidémies de suicide faisaient rage. Ma mission, former les community workers locaux à intervenir et en arriver à pouvoir former eux-mêmes leur relève.

Raymond Viger | Dossiers AutochtoneSanté

Journaliste conférencier auteur intervenantPourquoi ces suicides en série? Pendant de nombreuses années, des séries d’abus envers les femmes inuites ont eu lieu. Les femmes se sont prises en main et ont dénoncé massivement et collectivement les abus qu’elles avaient subis.

Revivre ces horreurs pour certaines victimes et la honte pour les bourreaux a créé un climat fragilisant la communauté. Trop de gens devenant vulnérables en même temps ont provoqué un climat propice pour des vagues de suicide.

Dans un tel état d’esprit et avec les liens de proximité que connaissent ces communautés, le suicide est rapidement devenu une épidémie.

La pire chose qu’auraient pu vivre ces communautés est de faire témoigner devant les médias les victimes à visages découverts pour raconter leurs agressions, leurs idées suicidaires, dénoncer leurs agresseurs… Ça fait vendre de la copie c’est bien évident. Tout le monde va en parler, c’est sûr. Surtout si les accusés se mettent à répondre aux victimes, à se justifier et à en faire un débat public. Parce que tous les gérants d’estrade vont pouvoir prendre position et faire de cinglants débats. Nous ne serons plus à aider les victimes et éviter que les agressions se perpétuent. Nous aurons perdu de vue l’essentiel du pourquoi nous en discutons et nous nous retrouverons dans un débat oratoire stérile qui tournera en rond.

Il est important de favoriser un climat de dénonciation des abus. Parce que nous voulons que ceux-ci cessent. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des victimes et du soutien que l’on peut leur offrir. Certains journalistes vont justifier leur travail en disant que cela permettra de mettre de la pression sur les autorités pour obtenir des gains sociaux, des changements.

Médiatiser les victimes est-il la meilleure façon d’agir envers des personnes fragiles et vulnérables? Il arrive régulièrement qu’une victime décide de changer d’idée et de ne pas dénoncer ces agresseurs. Cela fait partie de son processus de guérison. Il faut accepter cette période d’ambivalence. Mais quand on les fait témoigner devant la caméra, elles ne pourront plus reculer. C’est pourquoi certaines victimes peuvent avoir besoin d’aide et d’accompagnement quand elles font face aux médias.

Et les débordements sont faciles. Témoigner d’une agression dont nous avons entendu parler, ça s’appelle un ouï-dire et ce n’est pas recevable. Même si les évènements sont véridiques à 100%, est-ce que la victime dont on parle était prête à le faire devant les médias? Recueillir le témoignage d’une personne sous le choc est délicat. Dans quel état laissons-nous les victimes après un passage médiatique? Comment va-t-elle réagir en voyant le reportage qui en sera fait? Est-ce que cela aura des répercussions sur son entourage?

Et que dire des témoignages de groupe? Plusieurs victimes sont autour d’une table et répondent aux questions d’un journaliste. Ne peut-il pas y avoir un effet d’amplification dans ce cas? Et quand cette direction est prise, difficile de revenir en arrière!

Il ne faut pas se contenter de recevoir un témoignage et le mettre en ligne. Une enquête exige un minimum de validation des témoignages. Et au-delà de la vérification, les victimes sont des personnes sensibles et vulnérables qui ont besoin de protection et d’aide. Il n’est pas rare de voir des victimes dans un tel processus se suicider.

Oui, il faut de dénoncer ces abus.
Oui, il faut que les médias en parlent.
Non, les médias ne peuvent pas parler de sujets sociaux sensibles n’importe comment.

Il y a un processus de guérison qui doit rapidement être mis en place. Et il faut accepter qu’il puisse prendre beaucoup de temps.

La protection des victimes est tout aussi importante que la dénonciation des agresseurs

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

Autres livres pouvant vous intéresser

Minnie Grey et la Santé des Inuits dans le Nunavik

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Prix hommage à Minnie Grey

Raymond Viger | Dossiers Justice, Autochtone

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse souligne le parcours exceptionnel de 40 personnes qui font avancer les droits et libertés au Québec.

Une des récipiendaires que j’ai eu la chance de croiser lors de mes interventions dans le Grand Nord:

grey-minnie inuit grand nord kujjuak chartes droits et libertésMinnie Grey, directrice générale, Régie régionale de santé et des services sociaux du Nunavik (Kuujjuaq).

Je suis heureux et fier d’avoir aussi été nominé en même temps que Minnie Grey.

J’ai voyagé le Grand Nord de 1995 à 2000. Déjà à cette période, on m’avait souligné l’importance que Mme Grey avait pour la défense des droits des Inuits.

Parce qu’à cette époque, les Blancs s’accaparaient les postes de contrôles budgétaires dans le Grand Nord. En théorie, les décisions devaient se prendre par des Inuits. En réalité, des Blancs prenaient les décisions et présentaient les papiers à signer à des Inuits mis en poste pour se limiter à les signer.

Minnie Grey fait parti des premiers Inuits à dire non à ce système d’esclavagisme que les Blancs avaient instaurés dans le Grand Nord. Le pouvoir Inuit aux Inuits.

D’un côté, je suis fier que l’on remettre aujourd’hui ce prix honorifique à Minnie Grey. Je suis aussi fier de recevoir le mien en même temps que le sien. Je suis cependant déçu que le Québec ait mis tant de temps avant de reconnaître l’importance de Minnie Grey.

Ordre National du Québec

Apôtre du changement, Minnie Grey a toujours travaillé au mieux-être des membres de sa communauté, les Inuits, notamment ceux du Nunavik.

Outre qu’elle fut consultante auprès de diverses organisations, elle fut directrice (1991-2000) de l’Hôpital de l’Ungava, directrice (2000-2002) de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, négociatrice en chef (2002-2008) puis négociatrice principale (2008-2011) pour l’autonomie du Nunavik.

Depuis 2013, elle est directrice générale de la Régie régionale de la santé et des services sociaux Nunavik. À de multiples occasions, Mme Grey s’est exprimée haut et fort sur trois enjeux chers aux siens – l’enseignement, le devenir de la jeunesse, l’autonomie de pouvoir – devant des décideurs publics, des universitaires, des intellectuels et des dirigeants d’organismes internationaux comme l’ONU.

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    Voyage dans le Grand Nord pour des jeunes du secondaire

    Secondaires du Cégep Sophie-Barat

    L’expédition au Nunavik

    Les Inuits. Une culture que beaucoup pensent connaître. Certains les appelant plus ou moins péjorativement «Esquimaux», d’autres imaginant des Indiens dans la neige. Pour lutter contre ces préjugés et ces erreurs, des jeunes de 4e et 5e années de l’école Sophie-Barat sont partis 11 jours dans le Nunavik.

    Delphine Caubet | Dossiers AutochtoneÉducation.

    Cégep Sophie-Barat voyage Nunavik

    Photos: François Léger-Savard.

    Pendant 1 an, ces jeunes ont été éduqués sur l’Histoire des Inuits et des Premières Nations. Aidés et accompagnés de Lyne St-Louis, directrice de Taïga Vision (organisme d’aide et conseils auprès des autochtones), les jeunes ont maintenant une mission: parler des Inuits et de leur Histoire pour ne pas oublier.

    Mission

    Partir à Kangiqsualujjuaq n’était pas le fruit du hasard. L’organisatrice, Lyne St-Louis, connait bien la région et ce petit village de 800 habitants possède une riche vie culturelle. Pour cette expédition, Élodie, Noé et leurs acolytes y sont allés en journaliste. Enregistreuse en main, ils ont vécu au rythme de la vie locale pour s’intégrer et poser des questions.

    Car le plus gros du travail est à leur retour. Au travers de conférences et d’événements, les jeunes partageront leur expérience et leurs connaissances pour sensibiliser la population québécoise aux enjeux des Inuits. «Car il n’y aura jamais assez d’efforts pour sensibiliser», précise Lyne St-Louis, et il faut comprendre comment ils en sont arrivés là.

    Comme dans toutes expéditions, certaines craintes peuvent se présenter au départ. Noé, élève en secondaire IV, se posait une question importante: les Inuits sont-ils toujours fâchés après les Blancs?

    Durant les mois de préparation, les jeunes ont vu des films tels que We were children ou Echo of the last howl, suivis de discussions pour appréhender la réalité de ces peuples. Ils ont appris l’histoire des pensionnats et du traumatisme collectif, mais aussi de l’abattage des chiens, qui en plus d’être un crime envers ces animaux, a bouleversé le mode de vie de ces peuples.

    Mais Noé est vite rassuré. À leur arrivée, leur premier contact sur place est Charlie. Un Inuit qui a marqué autant Noé que son professeur par le calme et la sérénité que dégageait cet homme.

    Survie

    «Les 3 mots d’ordre de ce peuple sont force, beauté et résilience», annonce Élodie. Les jeunes ont pu observer comment les habitants, avec résilience, travaillent à la survie de leur culture. Noé donne l’exemple de festins communautaires pour illustrer ce phénomène.
    Plusieurs fois par an, les habitants se réunissent autour d’un festin composé de nourriture traditionnelle et contemporaine. Dès leur arrivée, les jeunes ont pu assister à celui organisé en l’honneur de la fin de la formation des femmes. Pendant cette soirée, des spectacles ont accompagné le souper, et les jeunes ont eu l’opportunité d’échanger avec les aînés.

    Un souvenir agréable pour les apprentis journalistes, bien qu’ils aient gardé une gêne à poser des questions sur les pensionnats et les traumatismes du passé.

    Autre exemple de force et de résilience: les cultural classes. Dans ces cours, les garçons apprennent à réparer les motoneiges et à chasser, tandis que les filles apprennent (entre autres) la couture. Toujours dans le but de conserver leur patrimoine.

    Alimentation

    Pendant leurs 3 jours au parc national Kuururjuaq, les jeunes ont appris à pêcher comme la tradition inuite l’exige, à chasser et à monter une tente. «Comme le répète Éric, notre professeur, il faut garder l’esprit ouvert», précisent les étudiants. Alors, après la pêche vient le repas. Au menu: du poisson cru. Et ils ont adoré ça! À part le cœur qui a laissé un souvenir plus partagé chez les apprentis pêcheurs.

    Dans le Nunavik, les Inuits se nourrissent de viande et de poisson crus, tout en intégrant des
    aliments plus «occidentalisés». «Mais c’est extrêmement cher», précise Élodie. À quoi Noé ajoute que les prix sont parfois 3 fois plus chers et qu’un sac de chips peut coûter 9,95$.

    Pendant ces 10 jours dans le nord, les jeunes n’ont pas fait que regarder. Ils ont aussi participé. À travers du bénévolat, notamment dans les cuisines pour participer à une meilleure éducation alimentaire ou dans les écoles pour aider les jeunes avec le français.

    Perte culturelleKangiqsualujjuaq parc nature communauté

    Malgré la beauté de ce peuple et leur volonté de conserver leur culture, comme bien d’autres jeunes dans une situation analogue, les jeunes Inuits se trouvent pris entre deux feux. D’un côté, ils vivent dans un village isolé qui ne possède qu’une route pour se rendre à l’aéroport. Ce qui aurait tendance à conserver leur culture.

    D’un autre côté, les jeunes Inuits sont eux aussi influencés par la culture américaine. Car bien qu’ils n’aient pas le réseau téléphonique, Internet et le wifi fonctionnent et ils voyagent en métropole. «Ils ont tous un iPod et écoutent Justin Bieber», conclut Élodie.

    Étudier?

    Comme dans beaucoup de lieux isolés, les étudiants font face à un choix difficile.

    Dans le village de Kangiqsualujjuaq, jusqu’au secondaire, les jeunes peuvent rester dans leur famille pour étudier. Quant à ceux qui souhaitent continuer, ils doivent quitter leur village pour se rendre au Cégep. Élodie et Noé expliquent alors que pour beaucoup d’entre eux, ils doivent faire une année de préCégep pour se mettre à niveau.

    Jusqu’en 3e année, les Inuits étudient dans leur langue: l’Inuktitut. Un moyen de faire vivre leur culture. Mais à partir de la 4e année, il bascule vers le français. Et forcément, «tu ne peux pas arriver au même résultat», explique Lyne. Les jeunes doivent apprendre simultanément une langue et une matière. Alors, forcément, les élèves ont du retard dans leurs cours.

    En plus de ces difficultés linguistiques, le mode d’apprentissage des Inuits n’est pas le même que celui des autres Québécois. D’après Lyne: «Les Inuit ont le même
    programme, mais il n’est pas adapté à eux, ce n’est pas assez concret. Déjà qu’en général au Québec c’est difficile… Eux apprennent selon le mode watch and learn. Le programme est trop abstrait pour eux.»

    Retour

    Depuis leur retour à Montréal, les jeunes ont donné quelques conférences dans les écoles pour sensibiliser la population et lutter contre les préjugés. «Car ce n’est pas vrai que tous les Inuits sont des alcooliques, s’insurge Élodie. Pour ceux qui le sont, il faut comprendre leur Histoire et pourquoi.»

    À l’avenir, nul ne peut prévoir les effets de cette expédition sur les jeunes et la communauté du
    Nunavik. Une relation s’est créée et les villageois demandent des nouvelles des adolescents. Parmi les apprentis journalistes, Élodie a été particulièrement influencée par ce voyage et elle souhaite désormais devenir infirmière ou ambulancière dans le Grand Nord.

    Impact auprès des jeunes

    Sur les 18 jeunes faisant partie de l’expédition, environ 5 sont toujours très engagés dans leur mission de sensibilisation. Une réalité, mais aussi une grande déception pour Lyne, «car les jeunes ne réalisent pas toujours le travail qu’ils ont au retour.»

    «Mais c’est l’expérience d’une vie, et pour 50% d’entre eux, ce vécu aura un impact.» Si l’engagement sur le long terme de ces jeunes est difficile à évaluer, Lyne St-Louis n’oublie pas de préciser «que c’était un bon groupe», qui s’est bien adapté et a tout essayé.

    Sur le court terme, Éric Laforest, professeur d’Éducation physique et de plein air à l’école Sophie-Barat, constate une réduction du bruit de la part de ses étudiants. «On se faisait souvent dire que l’on parlait trop fort», plaisante Élodie. Si Éric constate ce 1er changement, il veut surtout que ses jeunes prennent conscience d’être des privilégiés.

    Autres textes sur Autochtone

    Bistro le Ste-Cath

    bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

    Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

    Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

    Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

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      Elisapie Isaac en tournée

      De Salluit à travers le monde

      La portée de la chanson

      Raymond Viger | Dossiers CultureTélévisionAutochtone

      inuit grand nord saluaitPour ceux qui ne le savent pas, Salluit est une des 14 communautés Inuit du Québec. Dans mon temps, on parlait du Grand Nord Québécois. Aujourd’hui, on parle du Nunavik.

      14 communautés Inuit que j’ai visité de 1995 à 2000. Des milliers d’Inuit que j’ai rencontrés et qui ont laissé une marque indélébile dans mon cœur. J’ai voyagé le Grand Nord comme intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. D’une part, pour l’Université McGill pour enseigner comme intervenir et former des Inuits à former des formateurs. D’autre part, pour les Centre de Santé de Puvingnituk et de Kuujjuaq pour intervenir dans les communautés avec les étudiants que je formais.

      Cinq années où j’ai rencontré des gens formidables. Cinq années à découvrir un territoire si différent mais qui m’a charmé.

      Élisapie Isaac en tournée

      Elisapie isaac inuit salluit grand nordPar le hasard de ma présence sur les réseaux sociaux, je vois qu’Élisapie Isaac fait une prestation à Québec. Un spectacle de chant, une tournée musicale après avoir publié deux CD de musique et un documentaire avec l’ONF.

      Élisapie a été une de mes étudiantes lors de mes formations dans le Grand Nord. Je n’ai pu résister à inviter ma conjointe Danielle à descendre à Québec pour être présent à ce spectacle d’Élisapie. Quelques minutes plus tard et nos billets étaient déjà achetés.

      Cela sera une belle occasion pour Danielle et moi de prendre quelques instants de congé. Je n’ai aucune idée du type de chanson qu’Élisapie nous réserve pour sa prestation à la salle du petit Champlain à Québec. Je l’ai entendu chanter des songs throats et cela m’avait charmé. Je suis prêt à entendre n’importe les styles de musique qu’elle nous aura préparé pour son spectacle.

      Élisapie a remporté plusieurs prix. Entre autre, elle a gagné le Gala ADISQ 2013.

      J’ai bien hâte de l’entendre à Québec. Je vous reviendrais sur mes opinions sur son spectacle. Entre-temps, je continue à rêver de ces cinq années que j’ai passé dans le Grand Nord.

      P.S. Il est très difficile de trouver les dates de spectacle à venir d’Élisapie Isaac. Si vous trouvez des dates, laissez-moi un commentaire avec les informations.

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      Bistro le Ste-Cath

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        Portraits inuits de Mance Lanctôt

        Maison de la culture de Longueuil

        débats societe réflexions socialesL’exposition « Rencontre_Nunavik » de l’artiste-peintre Mance Lanctôt se tient à la Maison de la culture de Longueuil, dans l’ancien édifice de l’hôtel de ville, rue Saint-Charles, jusqu’au 7 avril. Les nombreux tableaux de bonne taille sont accrochés dans trois salles claires du rez-de-chaussée.

        Normand Charest, chronique Valeurs de société | Dossiers Culture, Autochtones

        Toumance lanctot peinture inuit maison de la culture grand nordtes les œuvres sont peintes à l’acrylique sur toile de lin. Dans une des salles en particulier, la toile écrue est laissée telle quelle, derrière les personnages. Les matériaux bruts conviennent parfaitement au sujet.

        La toile écrue nous fait penser au tissu des tentes et des anciens équipements. L’ajout de poudres minérales – de graphite, d’acier, de cuivre, d’aluminium, de mica – dans les tableaux renvoie à la présence des minéraux convoités dans le Grand Nord.

        Les traits des visages aux ombres bien marquées et les larges touches du pinceau ajoutent au côté brut du paysage et à la lumière intense des lieux. Cela correspond bien aussi aux personnages.

        Dans plusieurs portraits, les gens ont le regard légèrement détourné. Ils ne nous regardent pas directement. Les Inuits partagent-ils, avec certains Amérindiens, la politesse de ne pas regarder directement dans les yeux ? Ou éprouvent-ils une certaine gêne à servir de modèles ?

        Une bonne surprise, parmi une série de portraits inuits de même taille : l’autoportrait de l’artiste qui nous regarde bien directement dans les yeux, comme si elle était maison culture longueuil exposition vernissage toiles peinture mance lanctôtprésente pour nous accueillir et qu’elle observait nos réactions, l’attention que l’on porte à ses œuvres.

        En conclusion, une exposition généreuse, satisfaisante – ce n’est pas toujours le cas, dans les galeries et les musées –, trois salles pleines, dans un style très cohérent. Quoique, de manière personnelle, je préfère la série de portraits de même format sur fond écru, les plus expressifs, me semble-t-il.

        Maison de la culture : 300, rue Saint-Charles Ouest, Longueuil. Mance Lanctôt

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        Quand un homme accouche

        quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

        Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
        Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
        Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4


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