Du Guatemala au Liban

Parcours initiatique d’une étudiante à l’étranger

Coopération internationale

Dominic Desmarais       Dossier Communautaire, International, Éducation

Tikal_mayan_ruins_international coopérationNoémie, 26 ans, fait partie de cette génération pour qui la Terre est un terrain de jeu et où les frontières ne sont pas des entraves. Les possibilités de stages internationaux explosent. Mais vivre comme un globe-trotter s’apprend et exige bien des efforts.

Invitée à l’automne 2008 au 40e anniversaire de l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, où elle étudie de 1998 à 2002, Noémie se sent interpelée par l’allocution de la nouvelle directrice qui se montre ouverte aux nouveaux projets. Alors étudiante au certificat en coopération internationale à l’Université de Montréal, la jeune femme propose à la directrice d’organiser, pour ses élèves, un stage de solidarité internationale à l’étranger. «J’aurais tellement aimé partir à cet âge-là! C’est ce qui m’a motivée à faire cette proposition.»

Noémie est dirigée vers le directeur adjoint, son ancien professeur de sciences physiques. Pour toute expérience à l’étranger, la jeune femme a passé un été au Mexique en 2008 comme bénévole dans un orphelinat. «Ce n’était pas formel, ça faisait partie d’un voyage touristique personnel. J’ai été déçue. J’avais une idée préconçue de la coopération.» Noémie, qui allait rejoindre un ami mexicain, découvre une culture où elle manque de points de repère. Celui qu’elle pensait connaître au Québec agit différemment dans son environnement, où le rapport entre les sexes se vit autrement. De cette première expérience, elle comprend qu’il serait préférable de partir avec un programme déjà établi. L’improvisation, se sera pour une autre fois.

Destination Guatemala

Antigua_guatemala_ coopération internationale voyageEn janvier 2010, le projet de stage commence à prendre forme. Avec la collaboration de deux professeurs d’Arthur-Pigeon, ils passent en revue les destinations possibles, les conditions du stage et les critères de sélection des élèves. «Horizon cosmopolite», qui propose un stage clé en main est choisi, tout comme la destination: deux semaines d’immersion dans des familles au Guatemala.

Les trois accompagnateurs offrent le projet à tous les élèves du secondaire, en incluant les élèves en cheminement particulier. À la première réunion d’information, 50 jeunes se déplacent. À la deuxième rencontre, 25 se montrent toujours emballés. «On a convoqué une autre soirée où on a passé des entrevues de groupe, des mises en situation. On voulait évaluer si les élèves en cheminement particulier étaient motivés et prêts pour ce type d’expérience. On a constaté que nous n’étions pas outillés pour intervenir auprès d’eux.»

Finalement, aucun élève en difficulté ne s’inscrit, évitant aux trois accompagnateurs une décision difficile. Au total, 16 élèves, de 14 à 17 ans, s’engagent dans l’aventure. Noémie, qui entreprend alors son deuxième certificat en action communautaire, fait la navette entre Montréal et Huntingdon. Pendant 10 mois, le groupe prépare le séjour au Guatemala: formation interculturelle sur l’histoire du pays, sur la mondialisation, sur les chocs culturels, cours d’espagnol et activités de financement sont à l’ordre du jour. Près d’un an où les tentations de décrocher se multiplient pour tout le monde. «En raison de leur charge de travail comme enseignant, il leur était difficile de faire un suivi constant avec moi. Ça pouvait prendre deux semaines avant qu’ils répondent à mes courriels. Délai qui, au début, ne me dérangeait pas trop, mais qui devenait problématique par la suite, parce que les mois s’écoulaient rapidement. Je manquais d’appui et j’ai vu que notre projet était marginal. Même un enseignant a remis en question son implication durant l’été 2010, pour cause d’épuisement professionnel.»

L’argent, nerf de la guerre

Panajachel_calle_santandar_guat guatemala coopération internationaleEn plus d’être exigeant en temps, le stage ne peut se réaliser sans financement. Entre l’emballage dans un commerce de détail, la vente de produits écologiques faits à la main (savons et beurre de karité) et un souper latino, les jeunes et leurs accompagnateurs dépensent beaucoup d’énergie à l’extérieur des cours ce qui soude les liens entre eux. «Les parents aussi se sont impliqués à fond. Au début, ils se disaient que c’était le voyage de leur enfant, que c’était à lui d’y travailler. Mais quand ils ont vu à quel point leur jeune avait à cœur le projet, ils se sont engagés.» Deux semaines avant le départ, le groupe reçoit une subvention du Ministère de l’Éducation pour l’achat des billets d’avion. Cette reconnaissance, qui réjouit les parents, accentue la charge de travail du groupe. «Il a fallu communiquer avec des jeunes de l’école de langue où on allait au Guatemala. Le ministère demandait des preuves d’échanges avec eux. Ça a demandé beaucoup de travail. L’argent, on ne s’en sort jamais. Mais, au retour, l’expérience n’a pas de prix.»

Immersion culturelle

Pendant 10 mois, le groupe suit des cours d’espagnol pour se préparer à vivre chez des paysans guatémaltèques. «À l’arrivée, on a laissé les jeunes avec leurs familles d’accueil. Certains avaient de la difficulté à échanger en espagnol, mais ils n’avaient pas le choix!»

La première semaine, les jeunes participent à des travaux de réfection dans une école, en montagne. «On ne savait jamais ce qu’on allait faire. Ça se décidait le matin même.» Les jeunes vivent un décalage entre la manière nord-américaine de travailler et celle du Guatemala. «Ce qui est important, c’est d’être conscient des différentes façons de faire selon les réalités des gens.» En après-midi, ils se retrouvent devant des enseignants particuliers pour améliorer leurs connaissances en espagnol. Pour les aider, le soir venu, à parler avec les membres de la famille.

En plus de la langue et des habitudes de vie, il y a la nourriture à laquelle chacun doit s’adapter. Malgré tout, les deux semaines passent rapidement. Le dernier soir, lors du souper d’adieu, chaque jeune lit un mot qu’il a composé à l’intention de sa famille d’accueil. En 14 petits jours, les liens se sont tissés serré. «Personne ne voulait rentrer. Ils voulaient tous rester au Guatemala. Deux semaines, c’est trop court. Un an après leur retour, les jeunes continuent toujours de communiquer avec leurs frères et sœurs guatémaltèques.»

Au-delà des activités et de l’immersion au Guatemala, le stage permet à chacun de mieux se connaître. «Les leaders du groupe au départ n’étaient plus les mêmes là-bas. De mon côté, une des élèves, qui me voulait plus sécurisante, m’a ramassée. Ce n’est pas l’un des professeurs qui m’a ramené à l’ordre dans ma tête, c’est un jeune. Elle a compris ce que je vivais, ça m’a fait du bien.»

Noémie n’en était qu’à sa deuxième expérience à l’international. C’est peu, considérant sa responsabilité envers des élèves de 14 à 17 ans. Elle aussi participait au stage pour mieux se comprendre et s’ouvrir à une autre culture. «En général, les jeunes ont été très ouverts. Depuis le retour, on s’est réuni quelques fois. Ils ont développé une belle maturité.»

Le stage a eu lieu en janvier 2011 et se répètera en janvier 2013, toujours au Guatemala. «Je veux que le stage se poursuive. C’est mon bébé. Pendant tout le projet, j’ai rêvé que j’étais enceinte. Et au retour du Guatemala, j’ai rêvé que j’accouchais. Comme si j’avais porté ce voyage en moi.»

Noémie passe le flambeau et espère que de nouveaux enseignants vont prendre la relève. «J’ai rencontré des parents et eux-mêmes le recommandent aux jeunes. Reste à voir ce que l’école et la commission scolaire vont décider.» La jeune femme peut respirer d’aise. Une nouvelle cohorte fait le stage en 2013, pour la destination du Guatemala qui fait toujours rêver.

Une autre destination, le Liban

Noémie termine un baccalauréat par cumul de certificats. À sa dernière année, où elle étudie en intervention auprès des jeunes, elle a emmené quelques-uns de ses stagiaires pour une présentation orale sans savoir que cela lui ouvrirait les portes d’un stage en zone conflictuelle au Liban.

Interpellée à cause de son implication internationale auprès de jeunes, son enseignante, une chargée de cours de l’université St-Joseph à Beyrouth, au Liban, lui propose un stage de deux mois auprès d’adolescentes de 15 à 18 ans, scolarisées, mais orphelines. «J’ai mûri, je suis maintenant prête à être intervenante.»

Noémie prépare son séjour au Liban auprès de l’ONG «SOS Enfants». Mais les détails administratifs entre l’université de Montréal et celle de Beyrouth compliquent les choses. Puis il est difficile de trouver du financement tant que le stage n’est pas officiel. Si le projet au Guatemala a démontré à quel point l’argent était indispensable pour la tenue d’un séjour à l’étranger, celui du Liban le confirme. Et le temps est compté. «J’ai demandé plusieurs lettres d’appui de mon directeur de programme. Il me les fournit facilement. Mais il s’inquiète de mon voyage en raison du conflit en Syrie.»

Pour calmer ses inquiétudes, Noémie a rencontré des Libanais à Montréal. «Ils me disent que ça ne marchera pas comme je l’imagine. Je les écoute, j’accepte que ce soit différent de l’idée que je m’en fais. Et que je devrai être vigilante.» De plus, si elle ne part pas bientôt, les portes risquent de se fermer à cause du conflit en Syrie. Et pourtant, dit-elle: «Je veux plonger dans la culture arabe. De plus en plus, j’ai une ouverture interculturelle qui me permet d’envisager ce stage avec confiance. J’ai un niveau d’ouverture plus élevé grâce au Guatemala.»

Noémie a trouvé sa voie. Ses expériences à l’étranger font partie de sa formation étudiante et humaine. Elle ne fait que suivre le chemin qui est en elle depuis son enfance. «Quand j’étais jeune, j’ai dit à ma mère que j’aimais voir les yeux des gens en parcourant les revues National Geographic. J’aimais m’imprégner de ces regards. Je suis fascinée par l’autre, par l’être humain. Je veux être témoin du vécu humain.»

Au retour, les communautés autochtones

Noémie sait déjà ce qu’elle veut faire, au retour du Liban. Elle se dirige vers la maîtrise pour travailler avec les communautés autochtones du Québec. Bien que ce ne soit pas l’autre bout du monde, les différences culturelles, elles aussi, sont profondes. «Je veux voir comment entrer en relation, être acceptée par une autre culture, alors qu’on est quand même unis par le fait qu’on est tous des êtres humains.»

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Crédit photo chensiyuan

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Prisons au Mexique pour touristes Québécois

Tourisme au Mexique

Trois semaines en prison pour deux Québécois

Lorsque Carlos Oliva et Fanny Parent ont traversé la frontière mexicaine en autobus en décembre dernier, ils dormaient à poings fermés. Conséquence : les deux étudiants en arts visuels de l’UQÀM sont alors entrés clandestinement au pays de Felipe Calderon. Plutôt qu’un séjour au bord de la plage et des expéditions en mode sac à dos, ils ont eu droit à une vingtaine de jours de prison et un retour forcé au Canada. Récit d’un périple pour le moins olé olé!

Marie-Josée Richard       Dossiers Prison, International

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-pen-tole Aux dires de Carlos, 26 ans, l’autobus a filé sans s’arrêter à la frontière mexicaine. «Si le bus s’est arrêté aux douanes, on n’en a jamais eu connaissance», renchérie Fanny. «On était épuisé, on avait peu dormi les deux nuits précédentes», poursuit la jeune fille de 22 ans.

Quelle que soit la version des faits, les deux jeunes sont entrés au Mexique illégalement. Une fois à destination, plutôt que d’aller chercher l’étampe requise à Mexico, les vacanciers se sont envolés pour les plages de Cancun. «Au diable la bureaucratie, on règlera ça à la sortie», se sont-ils dits. Un douanier de l’aéroport les avait pourtant mis en garde contre leur nonchalance, leur recommandant de faire étamper leur passeport dès leur arrivée dans cette ville de la côte ouest. «On ne l’a pas pris au sérieux», reconnaît Carlos.

Du Mexique aux États-Unis

Les deux aventuriers ont vite déchanté une fois arrivés à Cancun: les plages, remplies de touristes, ne sont pas aussi attrayantes qu’espérées. Ils décident de repartir aussitôt vers l’est, vers des villages isolés de la campagne mexicaine.

«C’est là que cela s’est corsé», raconte Carlos. «Les autobus qui traversent le pays sont bondés de Guatémaltèques, de Péruviens et de Boliviens désireux de traverser le Mexique pour rejoindre les États-Unis, l’eldorado des gens du sud.» Résultat? «Il y a de nombreux postes de contrôle pour vérifier si les papiers des voyageurs sont en règle.» À Oaxaca, un agent de l’immigration fait descendre les deux Québécois de l’autocar: pas de preuve d’entrée au pays, pas le droit de circuler. Leur terminus: le centre de détention Tapanatepec, situé à une quinzaine d’heures d’autobus de Cancun, non loin de la frontière avec le Guatemala. Après dix jours en sol mexicain, fini les vacances.

L’expérience du sud en prison

profils-meurtrier-prison-prisonnier-systeme-carcéral «C’était surréaliste; je ne comprenais pas ce qui se passait», explique Fanny, qui ne parle pas aussi bien espagnol que son compagnon de voyage. La jeune fille prend du temps pour comprendre qu’ils doivent être détenus le temps que leur dossier soit étudié. «Je pensais qu’on en aurait pour quelques minutes», dit celle qui séjournera dans une cellule avec son ami pendant une vingtaine de jours. «On nous a permis d’appeler l’Ambassade canadienne, mais rien ne pouvait être fait puisque c’est nous qui n’avions pas respecté les règles», reprend Carlos.

Fanny l’admet aussi: «C’est notre faute, on aurait dû être à l’affût.» L’étudiante n’en était pourtant pas à son premier voyage à l’étranger, elle avait visité la France, le Pérou, la Bolivie ainsi que quelques villes américaines.

Rien dans les poches

suicide-assiste-euthanasie-decriminaliser-decriminalisation-legaliser-legalisation-2 Les jeunes auraient pu être libérés s’ils avaient payé une amende de 600$ chacun. Mais ils n’auraient alors plus assez d’argent pour revenir au Canada. N’aurait-il pas été possible de prélever la somme demandée avec une carte de crédit? Aucun d’eux n’en possédait une. Emprunter de l’argent à leurs parents? Pour Carlos et Fanny, ceci était hors de question: «Ce voyage, c’était notre initiative; on avait pris la décision de partir même si on n’avait rien en poche. On voulait se débrouiller seuls.»

Après une semaine de détention, Fanny, devenue fébrile, décide d’aviser sa mère. Carlos a mis quelques jours de plus avant de contacter les siens à Montréal. Encore une fois, le couple se bute à un mur: même leurs parents sont impuissants. Il faudra se montrer patient.

Heureusement, ils ont bien été traités : ils mangeaient trois repas par jour, avaient accès à une salle commune, pouvaient circuler dans la prison et disposaient d’une chambre pour deux. De plus, les autres détenus et les agents d’immigration étaient très aimables et courtois. Cependant, le temps leur a paru long derrière les barreaux; pour se distraire, ils jouaient au bonhomme pendu. Mais être gardé entre quatre murs contre son gré est loin d’être le scénario idéal pour des vacances à l’étranger.

Après trois semaines, les autorités mexicaines prennent enfin leur décision: ce sera l’expulsion. Des agents de l’immigration les conduisent en voiture jusqu’à Mexico, où ils doivent être détenus le temps qu’on organise leur vol jusqu’en terre canadienne.
Ils ont ensuite pris place dans un a-vion commercial en direction de Toronto, escortés de deux gardes mexicains.. Une semaine plus tard que ce qui avait été planifié initialement, ils atterrissent enfin à Montréal. Les étudiants ont manqué deux semaines de cours, mais leur session n’est heureusement pas en péril.

Voir le bon côté des choses

«Cette mésaventure m’a appris qu’avant de partir en voyage, il faut s’informer un minimum et être conscient que si l’on ne respecte pas les règles, il peut y avoir des conséquences.», poursuit Fanny. Pour une prochaine escapade, elle compte bien avoir un coussin financier pour faire face aux imprévus. Ce qu’elle retient de tout cela? «Ça m’a appris aussi à me contrôler pour garder le moral; je crois que je suis une personne beaucoup plus positive aujourd’hui.»

Pour Carlos, son principal regret est d’avoir été obligé de retourner au Canada alors qu’il comptait se rendre ensuite au Chili, pour visiter sa parenté et prendre quelques photos, lui qui est photographe.

On se compare, on se console

Être témoin de la misère dans laquelle vit certains Mexicains a beaucoup fait réfléchir Fanny: «Je trouve qu’au Québec, on est vite négatif et on se plaint souvent pour pas grand-chose. Les Mexicains sont hyper positifs, même si parfois, ils n’ont rien».

Carlos, quant à lui, a été marqué de constater à quel point de nombreux habitants de l’Amérique du Sud veulent se rendre aux États-Unis dans l’espoir d’une vie meilleure. «Plusieurs n’y arrivent par car ils n’ont pas les papiers nécessaires, bien qu’ils soient à leur troisième ou quatrième essais. Certains passent leur vie à essayer de se sortir de leur pauvreté et de gagner les États-Unis ou le Canada. Ça m’a attristé de voir ça.»

Fanny et Carlos admettent avoir appris la leçon qui a été riche en émotions. L’on dit que les voyages forment la jeunesse? On ne pourrait pas mieux dire!

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Les enfants de la rue en Amérique Centrale

Les enfants de la rue en Amérique Centrale…

Les mots «Mexique, Guatemala, Costa Rica, Honduras» projettent dans nos imaginaires, des destinations exotiques et des voyages. D’autres, ingénieurs ou administrateurs pensent aux nouveaux marchés, à de belles opportunités pour le commerce. D’autres encore, historiens, politologues ou économistes évoquent une zone d’influence américaine, éventuellement membre de l’ALENA. Peu d’entre nous, en entendant prononcer les noms de ces États, penseront aux enfants de la rue, ni même les dirigeants de ces pays. Les enfants de la rue représentent un fardeau pour l’Amérique Centrale. Il est plus facile de les ignorer!

Par Mathieu Chagnon, Waterloo. Dossiers Communautaire, Commerce équitable, Enfants-soldats.

enfants-de-la-rue-amerique-centrale Les problèmes humains sont énormes en Amérique centrale. La pauvreté fait des ravages. Dans cette région, les enfants qui n’ont pas de famille se comptent par milliers. Ils affluent de la campagne après que leurs parents, incapables de pourvoir aux besoins de leur famille devenue trop nombreuse, ne puissent plus les nourrir.

Les conditions de vie pour les enfants de la rue

Devenus de plus en plus nombreux, la plupart d’entre eux sont trop jeunes pour se débrouiller dans la société. Ils quêtent, volent ou vendent leur corps pour un repas chaud, une douche ou un lit propre. Vivant non pas au seuil de la pauvreté, mais bien au seuil de la mort, ils sont faciles à entraîner vers la violence. Ils sont les victimes privilégiées des touristes sexuels, des trafiquants d’organes, des policiers et des agents de sécurité ayant la gachette facile.

Les conditions de vie qui les attendent dans les villes sont misérables et, au dire de Bruce Harris, directeur exécutif de Casa-Alianza, une organisation indépendante, sans but lucratif, vouée à la réhabilitation et à la défense des enfants de la rue: «Les enfants de la rue sont les plus pauvres des pauvres sans même que ce soit de leur faute».

Un espoir pour les enfants de la rue

enfants-rue-amerique-centrale-enfants-guerre-enfant-soldat C’est dans ce contexte qu’œuvre Casa-Alianza. Fondée en 1981 au Guatemala, puis étendue par la suite au Honduras, au Mexique et au Nicaragua, Casa-Alianza prend en charge 9 000 enfants par année. La plupart d’entre eux sont devenus orphelins par la guerre civile, sont abusés ou rejetés par leurs familles vivant la pauvreté. Ils sont tous traumatisés par la société dans laquelle ils vivent. De même que «Covenant House», la fondation mère située aux États-Unis, Casa-Alianza procure des repas, des abris, des soins médicaux, une éducation de base et des formations techniques à ses protégés. Grâce à ses programmes, Casa-Alianza réussit à réinsérer environ 60% des enfants dans la société latino-américaine qui pourront avoir un travail de base et un revenu suffisant. C’est le plus grand organisme humanitaire autofinancé en Amérique centrale.

L’organisme réalise sa mission de protection et de développement par le biais de plusieurs dispensaires, dortoirs, écoles, hôpitaux de fortune. Les travailleurs y sont bénévoles et proviennent de partout à travers le monde, ils sont de tous niveaux de scolarité et de tous âges. Si les besoins en main-d’œuvre, matériel et financement sont grands, la nécessité d’une prise de conscience de la part des citoyens du monde l’est d’autant plus.

Les problèmes rencontrés

Casa-Alianza est aux prises avec des problèmes beaucoup plus graves que le manque matériel pour les enfants. Plusieurs réseaux criminels abusent des enfants de la rue. Les pédophiles et les mafias organisent la prostitution, sans compter les trafiquants d’organes. Les enquêtes menées par l’organisme révèlent des violations incroyables des droits humains. On croirait plus à une fiction policière qu’à la réalité.

Casa-Alianza poursuit les policiers, les gardes de sécurité et les touristes sexuels auteurs de violence contre les enfants. Au Honduras et au Guatemala, plus de mille assassinats de jeunes de moins de 21 ans ont été répertoriés par l’organisme dans les 45 derniers mois. En février dernier, plus de 18 enfants de la rue sont morts au Honduras. Les enfants sont anonymes, les morts ne sont pas rapportés aux autorités. Les gens là-bas sont dépassés par le problème. Il n’y a même pas de guerre en Amérique Centrale actuellement. Rien aux bulletins de nouvelles! En fait, elles sont étouffées pour ne pas nuire aux relations économiques de ces pays. Ces pays sont nos partenaires économiques.

Casa-Alianza est aussi impliquée dans une lutte à finir contre l’inaction des gouvernements du Guatemala et du Honduras. Plusieurs poursuites judiciaires ont été intentées contre ceux-ci. Pendant les procès, Bruce Harris a reçu des menaces de mort. On l’a sommé de démissionner, on a tiré sur sa maison au fusil-mitrailleur et on a tenté de lui faire perdre le contrôle de sa voiture.

En Amérique centrale, la cause des enfants de la rue est oubliée. Dans tout ce que je peux lire à ce sujet, les enfants de la rue sont considérés comme un fardeau pour la société. Je suis très délicat dans mes propos parce que les textes sur lesquels je m’appuie font état de cas d’enfants traités comme des déchets humains.

Autres textes sur les enfants-soldats:

AK-47 et enfants-soldats

Enfants soldats et leurs victimes à la même école

Enfants-soldats: traumatismes de guerre

Une soirée avec les enfants-soldats à Freetown

Enfants-soldats: de la guerre à la rue

Enfants soldats: les anges de la guerre

Enfant soldat et Cause: de la guerre à la rue

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
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Vernissage du collectif artistique Traces multiples

Vernissage du collectif artistique Traces multiples

Raymond Viger          Dossier Culture, Hip-hop, Graffiti.

Vendredi le 11 décembre, au Café-Graffiti, le collectif artistique Traces multiples vous invite à un vernissage à compter de 18:00 heures. Ils seront présents au Café-Graffiti du 11 au 18 décembre. Pour informations, www.cafegraffiti.net (514) 259-6900.

vernissage traces multiples collectif artistique the group traces multiples

Liste des artistes présents à l’exposition:

  • Baudhuin Léa. – Canada
  • Bressan Emmanuelle. – Québec. Canada
  • Bressan Pauline. – Québec. Canada
  • Bussière Margot. – Québec.Canada
  • Campillo Marcia. – Canada/Mexique
  • Collet Jean-Claude. – Canada/ Suisse
  • De Jesus Nicolas. – Mexique
  • Deshaies Jacques.- Québec/Canada
  • Deza Enrique. – Argentina
  • Gallegos Elsa. – Canada/Mexique
  • Gonzalez « Che » – Canada/El Salvador
  • González Katia. – Canada/Mexique
  • Hernandez Carolina.-Canada/Mexique
  • Hernandez de Coll, Alicia-Venezuela
  • Hutt Krista. – Québec. Canada
  • Labbé André. – Québec. Canada
  • Navarro Carlos. – Canada/Mexique
  • Olivera Hector. – Canada/Uruguay
  • Pablo Mateo. – Canada/Guatemala
  • Ramírez Osvaldo. – Canada/El Salvador
  • Rios Romeo. – Canada/Guatemala
  • Rochefort Dominique. – Canada/France
  • Sorto Miguel. – Canadien/Honduras
  • Torres Elsy. – Canada /Colombia
  • Valiente Vladimir. – Canada / El Salvador
  • Vela Lesvia. – Canada/Guatemala
  • Vásquez Dora. – Canada/Guatemala

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