Luttes sociales de la jeunesse américaine dans les années 60

Marie-Claire Blais, Passages américains

Contre la ségrégation et pour la paix

Retour sur la jeunesse et la révolte des années 1960 aux États-Unis et sur les justes luttes sociales qu’elle a menées.

Normand Charest – chronique Valeurs de société

débats société réflexions sociales socialeLe « printemps érable » de 2012 nous aura montré des étudiants luttant contre la hausse des frais de scolarité et, si possible, pour la gratuité scolaire complète. Sans vouloir diminuer les défis auxquels fait face la jeunesse actuelle, il faut bien constater que chaque génération a connu son lot de difficultés tout aussi importantes.

Dans son essai Passages américains qui vient de paraître, la romancière québécoise bien connue nous ramène à une autre jeunesse, celle des années 1960 qui luttait aux États-Unis contre la ségrégation raciale et la guerre du Vietnam, en commençant par ces paroles :

« Ces années étaient des années de révolte et d’illuminations, mais des années, aussi, de grandes souffrances. »

La lutte pour les droits des Noirs

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Martin Luther King

Le livre est divisé en trois parties. La première, intitulée « Lamentation pour un sénateur foudroyé », met en scène le sénateur Robert Kennedy, sa lutte pour les droits des Noirs, son assassinat après celui de Martin Luther King, et brosse un grand tableau, plein de passion et de compassion, de cette époque impressionnante.

« Mais c’est l’esprit que l’on voulait tuer en Martin Luther King, Jack et Robert Kennedy, Malcom X, l’esprit et ses idées de progrès, l’esprit et sa désobéissance à un ordre inéquitable, social ou racial. »

Et Marie-Claire Blais ressort une prophétie que Robert Kennedy avait faite aux Noirs américains, après l’assassinat de Martin Luther King, en la reliant à l’actuel et premier président noir des États-Unis, Barak Obama :

« Oui, il  se pourrait bien que dans quarante ans nous ayons un président noir (« A Negro would be president within forty years »), avait dit le sénateur, dont la vision soudain s’était agrandie, prophétique, jusqu’à ces jours que nous vivons. »

Désobéissances civiles

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Robert Kennedy

La deuxième partie appelée « Désobéissances civiles » raconte la longue Marche pour la paix et la liberté entreprise par des jeunes qui cheminèrent de Québec à Miami en 1963, qui furent menacés de mort par le Ku Klux Klan, puis emprisonnés et maltraités dans le Sud ségrégationniste :

« En ces années 1963-1964, de jeunes manifestants pacifistes partaient sur les routes, c’étaient des étudiants ou des professeurs, des artistes, des femmes, des hommes, qu’ils soient de race blanche ou noire, ils étaient tous frères et appartenaient au même mouvement de l’action non-violente… »

À près de cinq décennies de distance, on reste sidéré par le courage, certes, mais peut-être aussi par l’inconscience de cette jeunesse venue du Nord, de l’Est et de l’Ouest qui croyait que l’on pouvait changer les choses par des manifestations non-violentes. Une jeunesse qui, arrivée dans le Sud des anciens planteurs de coton, se retrouve à la merci d’une minorité blanche prête à toutes les humiliations, et jusqu’au meurtre.

Dans le Sud où le Ku Klux Klan s’affiche encore en toute impunité, de jeunes manifestants non armés sont entourés par des meurtriers armés jusqu’aux dents. Les manifestants réalisent alors, avec horreur, qu’il y a une différence entre des lois théoriques et l’application de ces lois.

« C’est peut-être cette fin du silence de l’esclave qui inquiète le plus les maires et les shérifs de ces villes du Sud, dans la venue des militants du Nord », écrit l’auteur. Et puis : « si on a l’illusion de pratiquer la charité, d’être chrétien, dans cette ville, pourquoi tant de manifestations de haine raciste » ?

Cependant, les jeunes qui ont vu cet enfer de leurs propres yeux continueront à lutter toute leur vie contre la ségrégation et pour les libertés civiles.

« On a tué des enfants innocents »

La troisième partie du livre, plus courte, a été publiée dans le Devoir. L’auteure y relate une manifestation non-violente des étudiants de l’université Kent contre la guerre, en 1970. C’était des jeunes « paisibles, sans armes… échevelés et doux » qui croyaient à la victoire de l’amour sur la guerre, comme leurs pancartes l’indiquaient : Make love, not war.

La Garde nationale viendra briser la manifestation en tirant finalement sur les étudiants, dont quatre seront tués, qui n’avaient que 19 ou 20 ans, des filles et des garçons. « On a tué des enfants innocents », écrit Marie-Claire Blais. Le président Nixon déplorera leur mort, mais en jetant le blâme sur les manifestants, qu’il accuse injustement de violence.

Le combat intérieur

Une telle lecture pourrait réveiller en nous la révolte, et peut-être même la haine, mais ce n’est pas son intention. Il s’agit plutôt d’une invitation à la vigilance, à l’action sociale positive et non-violente dans le but de faire évoluer nos sociétés.

On se rappellera aussi que le combat commence d’abord sur soi, puisqu’il s’agit en premier lieu de se changer soi-même avant de changer les autres.  C’est seulement ainsi que l’on pourra avoir une influence évolutive sur les autres et sur nos communautés.

  • Référence : Marie-Claire Blais, Passages américain, essai, Boréal, 2012.
  • Aussi recommandé : Evan Thomas, Robert Kennedy. His life, Simon & Schuster, NY, 2000.

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Agent orange et le Vietnam

Les victimes au Vietnam

L’agent orange: un poison indélibile

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier.

Isabelle Larose      Dossier Médias, Stage au Vietnam

agent-orange-dioxine-vietnam Toan n’était même pas né quand le cauchemar a commencé. Ses parents ne l’étaient probablement pas non plus. Il faut remonter en 1961 pour arriver à l’origine du problème.

Le 11 mai, le président américain John F. Kennedy lance l’opération Ranch Hand pour appuyer les efforts de l’armée du sud du Viêt-Nam et contrer la poussée des Viêt-Cong soutenus par le nord du Viêt-Nam communiste. L’opération consiste à répandre, par la voie des airs, des herbicides afin de détruire la luxuriante végétation aux abords des bases militaires américaines et des pistes de ravitaillement. En plus d’augmenter la visibilité et de permettre un meilleur contrôle de l’ennemi, l’utilisation des défoliants dévaste les récoltes et force les paysans à se regrouper dans les zones contrôlées par les Américains pour survivre.

Jusqu’en 1971, on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de terre et de forêts. Plus de 3000 villages ont été contaminés par l’épandage aérien. Avec plus de 40 millions de litres largués, l’agent orange a été le défoliant le plus utilisé durant l’opération Ranch Hand, malgré sa dangerosité.  «L’agent orange contient de la dioxine, la substance la plus toxique qui n’ait jamais été créée par l’humain», explique le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan. Selon une étude de l’Université Columbia publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de huit millions d’habitants. Or, plus de 400 kilos de dioxine pure ont été versés au Viêt-Nam durant la guerre.

Un mal en héritage

Selon la VAVA, 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement en contact avec l’agent orange, sans parler des dizaines de milliers de soldats de plusieurs nationalités qui prenaient part aux combats. Ce qui était sensé être un herbicide inoffensif est rapidement devenu un poison indélébile.

Les épandages ne sont même pas terminés que déjà, les soldats  américains et alliés ainsi que la population locale souffrent de maux étranges, de maladie de peau, de cancers, de diabète, de cécité ou encore de troubles cardio-vasculaires, neurologiques et psychiatriques pour ne nommer que ceux-là.

Les Vietnamiennes accouchent de bébés mort-nés ou monstrueusement malformés. Il faut avoir vu quelques-uns de ces fœtus conservés dans le formol pour constater l’horreur engendrée par la dioxine. Pénis au milieu du front, tronc à deux têtes, masse de chair sans membres apparents: les difformités sont aberrantes. C’est alors qu’on s’aperçoit que la dioxine est un mal qui se transmet.

En août 1970, le sénateur Nelson anticipe la situation en déclarant au Congrès américain: «Il n’est pas impossible que notre pays ait déclenché une bombe à retardement qui retentira sur les populations avec des incidences qui ne pourront être évaluées que dans un futur lointain.»

Aujourd’hui, c’est la troisième génération de personnes affectées par l’agent orange qui voit le jour. De composition chimique très stable, la dioxine est restée dans l’environnement vietnamien. En plus de 30 ans, elle s’est immiscée dans les sols, les sédiments ainsi que dans les graisses animales, contaminant ainsi la chaîne alimentaire.

La substance toxique s’attaque aux systèmes nerveux, reproducteur et immunitaire. Un bébé épargné durant la grossesse peut également être contaminé par le lait maternel, car la dioxine accumulée dans les tissus adipeux de la mère y est évacuée. «Même après la fin de la guerre, après presque 40 ans, de nouvelles victimes voient le jour. Au moment où l’on se parle, aucun scientifique ne peut dire quand la dioxine cessera de faire des victimes», soutient Nguyen Trong Nhan.

Déni, secret et justice

Le gouvernement des États-Unis avait pourtant assuré que les défoliants ne constituaient pas un danger pour les humains. Déjà utilisé à des fins agricoles avant la guerre du Viêt-Nam, l’agent orange était toutefois jusqu’à 30 fois moins concentré lorsqu’il était déversé dans les champs américains que lors de son utilisation militaire. Le gouvernement des États-Unis niera vigoureusement, pendant de nombreuses années, que des produits chimiques utilisés dans la guerre aient pu avoir des effets nocifs sur la santé humaine en affirmant que les herbicides avaient seulement un effet à court terme sur la nature et ne provoqueraient aucune maladie. Ils n’avaient rien à craindre, car la Constitution du pays interdit formellement de poursuivre le gouvernement pour des actes commis au cours des opérations militaires.

À la fin des années 70, plus de 70 000 vétérans américains atteints par l’agent orange se tournent donc vers les compagnies qui approvisionnent l’armée américaine  en produit chimiques, Monsanto et Dow Chemicals, entre autres, et entament des poursuites judiciaires contre elles.

Le 7 mai 1984, la cour fédérale de Brooklin annonçe un règlement à l’amiable par lequel les sociétés chimiques accepte de payer 180 millions de dollars pour créer un fonds de compensation pour les anciens combattants. En 1996, sur 68 000 demandes d’aide, environ 40 000 vétérans se sont vu octroyer des subventions de 256$ à 12 800$.

Gentils les fabricants de défoliants? Pas du tout: des documents prouvent que les firmes chimiques savaient que leurs produits avaient des conséquences néfastes sur la santé. En 1965, Dow Chemicals avait en main une étude interne qui démontrait que des lapins exposés à la dioxine avaient développé des lésions sévères au foie. Les compagnies n’ont pourtant pas averti les autorités et se sont tues. Avec l’opération Ranch Hand, ils empochaient le plus gros contrat de leur histoire…

Les grands oubliés

Et les victimes vietnamiennes? De grands oubliés. «Longtemps, le Viêt-Nam a voulu utiliser la voie diplomatique pour recevoir de l’aide des États-Unis. Nous avons attendu plusieurs années et jamais nous avons obtenu de réponses», soutient le vice-président de la VAVA. Également président de la Croix-Rouge vietnamienne durant 16 ans, Nguyen Trong Nhan a rencontré Bill Clinton en 2000 au sujet des victimes de l’agent orange: «Je voulais le rencontrer pour discuter des problèmes humanitaires au Viêt-Nam. J’ai été en sa présence durant 10 ou 15 minutes. Comme mon anglais n’est pas très bon, je n’ai dit que quelques phrases. Il était d’accord pour une coopération humanitaire avec le Viêt-Nam. Quelques mois après cette rencontre, il a quitté son poste. Il a maintenant mis sur pied une fondation qui lutte contre le sida. Rien pour les victimes de l’agent orange».

Malgré l’aide des organismes non-gouvernementaux, l’aide ne suffit pas à la demande. Depuis les dix dernières années, la Croix-Rouge vietnamienne a amassé l’équivalent de 21 millions de dollars américains. Cela représente à peine une aide de trois dollars par victime.

En 2004, la VAVA s’est finalement tournée vers la justice en présentant un recours collectif contre onze fabricants d’herbicide. En 2005, la plainte est rejetée, car le juge conclut que l’agent orange n’est pas un poison au regard du droit international. La cause est portée en appel, mais en février 2008, les victimes de l’agent orange sont de nouveau déboutées. Seule option encore possible: la cour Suprême. Malgré les échecs judiciaires, Nguyen Trong Nhan garde espoir: «Nous devons être optimistes et continuer notre bataille.» L’homme mise beaucoup sur l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche pour changer les choses. Déjà, le nouveau président a ajouté trois millions aux trois déjà promis pour nettoyer les hot spots vietnamiens, des zones hautement contaminées par l’agent orange, souvent aux abords des anciennes bases militaires américaines où le défoliant était stocké.

L’opinion internationale constitue également une arme considérable. «Faire connaître la réalité des victimes de l’agent orange à la population mondiale et recevoir leur support  peut influencer les décisions», croit Nguyen Trong Nhan. Ce dernier fait entre autres référence au Tribunal international d’opinion qui s’est déroulé à Paris en mai dernier. Devant public, des victimes et des experts ont défilé devant des juges des quatre coins du globe. Au terme des auditions, le Tribunal a reconnu que l’usage de la dioxine était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Plusieurs recommandations ont été émises, mais celles-ci ne trouveront jamais écho tant et aussi longtemps que les États-Unis nieront leurs responsabilités.

Pendant ce temps, loin de se soucier des avocats, des tribunaux et de la politique, Toan bouge difficilement son corps tordu par la dioxine. Un corps hanté par une guerre qu’il n’a jamais connu.

Photo équipe en DIRECTion du Vietnam

Affalé sur un gros ballon thérapeutique, Toan reçoit l’aide d’une physiothérapeute du Village de l’Amitié. Ses jambes tordus et ses bras atrophiés l’empêchent de se mouvoir comme le ferait n’importe quel adolescent de 14 ans. En fait, il est incapable de se tenir debout.  Affaibli physiquement, mais aussi mentalement, Toan est une victime de la guerre du Viêt-Nam, et ce, même si les combats ont pris fin depuis près de 35 ans. Comme trois autres millions de Vietnamiens, il souffre des conséquences de l’agent orange, un puissant herbicide déversé sur le Viêt-Nam par l’armée américaine entre 1961 et 1971. Comme trois autres millions de Vietnamiens, Toan est un innocent qui souffre des erreurs du passé.

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Billet n 6 de Marie Sophie en direct du Vietnam

Billet n°6 de Marie-Sophie en direct du Viêt-Nam

Salut à vous tous!

Il y a un moment que je ne vous ai pas donné des nouvelles de notre voyage! Alors je vous fais parvenir les dernières péripéties de notre périple au Viêt-Nam!

2-3-4-5 juin: Quelques journées à la capitale

Nous étions à la capitale Hanoi pendant ce bout de temps! Ca nous a permis de faire tous pleins de reportages: Rencontre avec deux centres qui se spécialisent dans L’agent Orange, produit chimique utilise par les Américains lors de la guerre du Viêt-Nam et qui a encore aujourd’hui  beaucoup de répercussions sur la sante humaine, notamment sur les malformations corporels et la hausse de cancer au pays.

Aussi, notre équipe a rencontré le Centre d’étude en commerce international (CECI) qui œuvre au pays depuis quelques années afin d’améliorer les conditions des minorités ethniques qui voient leur quotidien bouleversé par les changements climatiques (agriculture, commerce). A mon grand étonnement j’ai aussi eu la chance de rencontrer bon nombre de Canadiens qui sont en stage au Viêt-Nam afin de réaliser un projet dans leur cadre de leur projet d’étude: droit, environnement, développement international, business et plus encore!

De plus, un membre du groupe a rencontré une organisation qui aide les autorités municipales dans leur gestion des taxes et de l’informatisation des données, projet qui a été initié par Ville Saguenay! Et oui, le monde est petit….

Finalement, il y a eu la rencontre avec l’ambassade du Canada au Viêt-Nam qui nous a permis d’en apprendre davantage sur les relations diplomatiques Canada-Viêt-Nam ainsi que sur le commerce qui relie les deux pays.

5-6-7 juin: sur le chemin de Sapa

Nous nous sommes rendus par train vers la verdoyante région de Sapa! Ce coin du monde se situe à la frontière de la Chine et il est perdu dans les montagnes à travers les rizières en abondance… Jai bien dis en ADONDANCE!!! Ce sont des kilomètres et des kilomètres de rizières en étages qui entourent les petits villages de la région de Sapa.

En fait, encore aujourd’hui on y retrouve des minorités ethniques qui portent fièrement le costume traditionnel; est-ce réellement encore par coutumes ou est-ce seulement pour gaver les touristes de photos multicolores… mon hypothèse se tourne vers la deuxième option, surtout que leur phrase fétiche pour approche un étranger est: Do you wanna buy something! Trêve de plaisanterie, dans ce périple à la frontière de la Chine nous avons eu la chance de faire du treking le long des rizières tout en visitant des petits villages de minorités. Nous avons fait aussi de la motocyclette sur les routes sinueuses de la vallée en admirant une chute des plus spectaculaires!

Ha oui, comment oublier: une autre membre du groupe a souffert d’un problème de santé et elle a du aller à hôpital pour recevoir du solute… Nous sommes perdus dans les montagnes je vous rappelle, dans un village de minorités! Puisque les employés de l’hôpital à trois lits ne parlaient pas un mot d’anglais, j’ai reçu l’aide d’une minorité qui a été ma traductrice dans cette péripétie médicale! Jai du mimer non seulement pénicilline, mais codéine et ibuprofène du même coup! Sans oublier le terme facture qui nous était très utile pour les assurances… Quelle histoire!

8 juin: repos ou boulot

Pour certain ce fut une journée pénard à la capitale, mais pour moi ce fut une journée de reportage intensif! Imaginez: assis sur un moto-taxi je me rendais à mes entrevues dans la folie des embouteillages de la capitale! Incroyable! Jai alors passée une journée avec deux Canadiens en stage au Viêt-Nam (en lien avec le CECI) afin d’en connaitre davantage sur leurs projets au pays. Très intéressant!

9-10-11 juin: La baie d’Halong

Une seule expression: 8 IEME MERVEILLE DU MONDE! Je ne peux pas vraiment vous expliquer à quel point cette baie est magnifique, sublime, fantasmagorique, inoubliable! Nous avons navigué sur les eaux turquoises à bord d’un petit bateau ou nous avons mangé et dormi. Nous nous sommes baigné sur la plage de l’île Cat quelque part perdu au milieu de toutes ses petites péninsules qui constituent la baie d’Halong. Nous avons mangé du poisson et des fruits de mer, rencontré des gens très sympathiques et nous nous sommes jetés directement dans l’eau salée de la mer de Chine en se battant contre des jelly fish! ce fut de petites vacances bien méritées pour notre groupe… Ce paradis à bien terminé notre périple au Viêt-Nam.

Alors voila, nous sommes présentement le 12 juin, ce soir notre groupe se rend a l’aéroport pour accomplir 23 heures de vol et 13 heures de correspondance. Nous savons qu’à notre arrivée il y aura notre famille, nos amis et pour certains, nos amoureux qui nous attendrons à l’aéroport de Montréal. Je crois que nous avons tous bien envie de voir nos proches, mais chacun d’entres-nous ressent beaucoup de nostalgie à quitter ce beau pays qu’est le Vietnam.

Une des étapes du projet en DIRECTion du Viêt-Nam se termine maintenant. Au retour se sera la rédaction des textes, suivie de la correction, du montage du magazine ainsi que son lancement! Merci à tous ceux qui ont suivis notre périple durant un mois! C’est une expérience incroyable que nous avons vécu et j’espère que mes écrits vous ont permis d’en connaitre un peu plus sur ce pays d’Asie et surtout que vous brulez d’impatience de lire notre magazine. Qui sait, ca vous à peut-être aussi donné le goût de vous envolez un jour en direction du VIETNAM….

Marie-Sophie

Billet n°1: premières nouvelles des participants au stage international au Viêt-Nam

Billet n°2: Ho Chi Minh Ville

Billet n°3: Berceau du colonialisme français au Viêt-Nam

Billet n°4: Une participante à l’hôpital

Billet n°5: Sleeping bus et magasinage

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Stage international en journalisme Billet numero 2 de Marie-Sophie en direct du Vietnam

Stage international en journalisme

Billet numéro 2 de Marie-Sophie en direct du Vietnam

barqueEn direct d’Ho Chi Ming Ville, je reviens d’un périple de 3 jours dans le Delta du Mékong! (le 3ieme plus grand fleuve du monde!)
Nous nous sommes promenés en barque sur le Mékong en visitant quatre îles vraiment sublimes: la Tortue, Phoenix, Dragon et Licorne. Vous voyez le genre de noms que l’on donne aux endroits ici! Nous avons visité une ferme de noix de coco où les vietnamiens produisent leurs fameux bonbons à cette saveur. Nous avons aussi vu des rizières verdoyantes et goûté au thé vietnamien accompagné de chants traditionnels.

Ensuite, nous sommes allés au marché flottant… incroyable! Des centaines de bateaux se donnent rendez-vous chaque matin pour vendre des produits de toutes sortes: fruits, légumes, vêtements, boissons et plus encore!  Directement du bateau, nous avons pu faire nos emplettes… Il existe aussi des villes directement sur l’eau!  Ce sont pour la majorité des pêcheurs qui y vivent avec leur famille. Je peux vous jurer que c’est un dépaysement total!

caodaistes Nous sommes aussi allés visiter un temple bouddhiste au sommet du mont Sam où nous avons pu admirer le coucher du soleil qui descendait directement sur le Cambodge.

Juste avant le Delta du Mékong nous sommes allés visiter un temple de la religion caodaisme. En fait, à première vue, nous avons l’impression que c’est une secte! Les caodaistes vénèrent Victor Hugo, Weston Churchill et deux seigneurs vietnamiens. Cette religion a été créée à la fin des années trente. Au tout début, la religion ne comptait que quelques centaines d’adeptes, mais ce sont aujourd’hui plus de deux millions de personnes qui pratiquent ce culte! Le temple est tout à fait à couper le souffle tellement les couleurs et l’architecture sont spectaculaires… Je n’ai rien vu de semblable auparavant.

chapeau pointuFinalement, nous sommes allés voir les tunnels de cuchis. Ces tunnels ont été construis grâce à l’ingéniosité des Vietnamiens lors de la guerre du Vietnam! Ces soldats vivaient dans ces tunnels pour se cacher de l’ennemi et préparer des attaques secrètes! Les passionnés d’histoire ont été servis!

Fait intéressant, la chaleur ressentie aujourd’hui est de 41 degrés celcius! Oui oui vous avez bien lu! Je ne vous parle pas de l’humidité!
Notre voyage se déroule à merveille, le groupe est génial et les vietnamiens sont extrêmement gentils et serviables.

D’autres nouvelles suivront sous peu! À très bientôt.

Marie-Sophie.

Le début de l’histoire au Vietnam.

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