Rencontre avec le clown Dézo

Pour se souvenir des fêtes de quartier

Dézo, un précurseur des arts de la rue à Montréal, était en fin de vie lorsque nous l’avons rencontré en septembre dernier, mais il ne souhaitait pas qu’on en fasse un mélodrame. Il est décédé trois semaines plus tard, le 1er octobre. Hommage à un artiste. Et à travers lui, à tous ceux qui ont contribué aux fêtes de quartier, à l’origine des arts de la rue.

Normand Charest        Dossier CultureCirque du Soleil

dezo clown seul jean-pierre desaulniers

Naissance de Dézo

«Je suis né à côté de la traque, à Trois-Rivières en 1946, et je suis resté à côté de la traque. C’est le propre d’un artiste de ne pas rallier les rangs. Dans le clown, il y a aussi de cela: une contestation sociale.»

Après ses études, Jean-Pierre Desaulniers s’installe à Vancouver. Il travaille à la radio de Radio-Canada, dans un studio minuscule. «Je faisais une émission d’affaires publiques, mais j’ai réalisé que je n’étais pas qualifié pour parler d’économie. J’ai laissé l’emploi.»

Une copine fait partie d’un groupe nommé «Circus Minimus», une parodie de cirque qui fait des spectacles pour les enfants dans les parcs. «Ils me demandent de me joindre à eux comme chauffeur. Puis un jour, de remplacer une fille absente. Après le numéro, on me dit que j’ai été bon, alors je continue. Dans le ferry qui me mène de Victoria à Vancouver, je comprends que je viens de trouver ce que je voulais faire.

«Je reprends ma vieille trompette et j’apprends par moi-même comment jouer devant les foules. Le personnage Dézo est en train de naître. Et on le verra toujours avec un instrument de musique: la trompette, le violon, l’accordéon…»

Carré Saint-Louis: Miron, Godin, Jutra

clown dezo jean-pierre desaulniers fête de rue cirque«J’ai rencontré le poète Gaston Miron qui m’a présenté à Gérald Godin, un autre poète alors ministre. C’était en 1985, autour du Carré Saint-Louis. Godin m’a remis plus tard une bourse, puisée dans son budget discrétionnaire de ministre. J’étais à ses funérailles. Selon ses désirs, une fanfare portugaise suivait le cortège, et une fanfare des fêtes de quartier le précédait, avec des gens comme François Gourd (clown, cinéaste, politicien du très surréaliste parti Rhinocéros).»

«J’ai travaillé avec Claude Jutra sur le film Un petit bonhomme de chemin, qui n’a pas été terminé. C’était sur les amuseurs publics et on filmait au Carré Saint-Louis. En cours de route, le projet s’est transformé en une série de courts métrages. Mais la chicane a pris et le ou les films ne se sont jamais rendus au montage. Ç’a beaucoup attristé Jutra.»

Avant le Cirque du Soleil et Juste pour rire

clown dezo jean-pierre desaulniers cirque art rue fête foraineÀ l’époque, Dézo voyage beaucoup. Il fait partie d’un réseau d’amuseurs qui s’activent dans les rues, dans les fêtes de quartier, dix ans avant la naissance du Cirque du Soleil. Cela le déçoit qu’on ait oublié tous ces précurseurs: Chocolat (Rodrigue Tremblay), Chatouille (Sonia Côté) et les autres.

«Au début des années 1980, Guy Laliberté me demande de participer à des spectacles à Baie-Saint-Paul.» Mais Dézo conservera toujours sa liberté, et lorsqu’il travaillera avec le Cirque du Soleil, ce sera d’une façon autonome.

En 1984, Dézo est invité au Printemps de Bourges, en France, un grand festival avec des noms comme Francis Cabrel et Renaud. La même année, il participe à l’événement «Québec 84» à Saint-Malo. Puis à Rennes, il dit non à Rozon qui veut l’embarquer dans «La grande rencontre», avant la naissance de «Juste pour rire». «Dézo, c’est un petit clown tout en douceur, il n’est pas à sa place dans les grands spectacles.»sera toujours de manière indépendante. «Laliberté, c’est un petit gars comme les autres, comme tous nous autres. Ce n’est pas lui qui a tout inventé.»

Reconnaissance : on oublie trop vite

En 1988, il reçoit l’Ordre de la Fleur des organisateurs du 21e Festival d’été de Québec: «Le Festival», pouvait-on lire dans le communiqué de presse, «s’est toujours fait l’ardent défenseur des artistes de la rue qui, chaque été, transforment Québec en un théâtre de rêve où les rires se mêlent à l’étonnement. Dézo, figure de proue des arts de la rue à Québec a participé fidèlement pendant de nombreuses années à donner une âme vibrante au Festival» (Paulette Dufour).

Il est touché par le fait que l’on reconnaisse ainsi, pour une première fois, l’art du clown. Et doublement par le fait qu’on ait remis cette même récompense à Félix Leclerc, l’année précédente.

En 2002, à Rennes, il reçoit aussi une médaille pour sa contribution aux arts de la rue. Voici ce qu’écrivait un journal local à ce propos, sous le titre «Vingt ans après»: «Les fidèles des Tombées de la nuit se souviennent sans doute du clown Dézo, qui avait marqué de sa présence les premières éditions du festival, dans les années quatre-vingt. Le public rennais avait été conquis par cet artiste québécois… qui avait de son côté gardé une certaine tendresse pour la capitale bretonne. Dézo est venu récemment faire le marathon de Paris. Edmond Hervé a tenu à profiter de son passage en France, pour l’accueillir à l’hôtel de ville.»

Ces reconnaissances font plaisir, mais on oublie trop facilement les fêtes de quartier de l’époque, pense-t-il, les amuseurs qui étaient là avant les grands événements commerciaux, comme ceux du Cirque du Soleil ou de Juste pour rire. On demeure sans cesse dans la nouveauté, et il ne reste plus de place pour ce qui était là avant.

Se changer soi-même, sans attendre

«Je lis Edgar Morin. À 92 ans, il écrit comme un jeune. Il nous dit : changez les choses, mais changez-vous vous-mêmes en premier, et tout de suite. N’allez plus au MacDo, ne jetez plus vos papiers dans les rues.»

«Pour moi, l’engagement social est important. Si tu restes devant ta télé, c’est certain qu’il ne se passera rien. Michel Chartrand et sa femme Simonne Monet ont agi jusqu’à leur mort pour que les choses changent.»

Rire comme des enfants

«J’ai fait une belle vie. Je ne veux pas qu’on pleure sur mon sort. Je demeure toujours le même à l’intérieur, ce qui inclut le petit garçon que j’ai été.»

À la fin de la rencontre, je lui remets ma carte de visite. Il la regarde et me la redonne en me disant qu’elle est imprimée à l’envers. Il l’a seulement tournée vers le haut, mais son vieux truc de clown fonctionne et je ris. Étonnement, candeur : voilà tout l’art du clown.

Je me prépare à partir avec mes notes. «Faites ce que vous voulez avec tout ça, me dit-il. Gardez l’essentiel. Et si je n’ai pas le temps de lire votre article avant de m’en aller, ce n’est pas grave. Je vais le ressentir de toute façon.» Il aura eu le temps de le lire. Et de trouver la première version un peu trop sentimentale. Je l’ai corrigé, pour que Dézo nous quitte avec un sourire.

Autres textes sur Culture

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Le feu sacré d’Anne-Catherine

L’école de la vie

Étudier autrement

L’université et les diplômes sont devenus des outils indispensables pour bien se placer sur le marché de l’emploi. La société aime bien souligner l’importance de l’éducation pour parfaire ses connaissances et développer ses possibilités. Mais l’école n’est pas faite pour tous. Il est possible de s’offrir une vie pleine de défis et d’apprentissages par l’expérimentation. Reflet de Société vous présente l’histoire d’Anne-Catherine, une jeune femme pleine d’énergie et de volonté qui ne se voyait pas sur les bancs d’école.

Dominic Desmarais  Dossiers Éducation

Anne-Catherine a toujours été bonne à l’école. Ses parents l’encourageaient, elle et ses six frères et sœurs, à étudier avec sérieux. «Les études étaient très prisées chez moi. Surtout du côté de ma mère. Elle passait plusieurs heures par semaine à nous aider avec nos devoirs. Dans la famille, on ne se posait pas de questions. C’était naturel que les études se terminent avec un diplôme universitaire.»

Née à Ottawa en 1980, Anne-Catherine passe son enfance dans le système scolaire ontarien où le CEGEP n’existe pas et le secondaire se termine par une treizième année avant d’accéder à l’université. «Ça allait super bien à l’école mais j’ai fait ma 12ème année dans une école alternative. J’avais perdu le beat d’être toujours à l’école. Je voulais essayer quelque chose de différent.»

Anne-Catherine va en classe en matinée et fait ses devoirs l’après-midi à la maison. Elle met à profit son autonomie. «J’avais de super bonnes notes. Je n’avais pas besoin de professeurs. Je n’ai pas vraiment comparé les deux façons. C’est juste que ça m’a fait du bien de changer. Je suis retournée à mon école pour la fin de ma 13ème année. Je voulais graduer avec mes amis!»

Vouloir tout faire, tout apprendre

Jeune, Anne-Catherine s’intéresse à tout. Elle est incapable de se brancher sur son avenir. Au secondaire, elle fait partie d’un programme spécial orienté vers les arts visuels. Elle touche à la photo, la peinture et la gravure. À la fin de son secondaire, les universités viennent présenter leurs programmes pour inciter les étudiants de son école à choisir leur avenir. «Il y avait tellement de choses qui m’intéressaient. Les communications, le marketing, la mécanique, le théâtre, les arts visuels… C’est là que je me suis perdue. Ça m’a tellement écœurée d’avoir à choisir.»

Incapable de se brancher, elle reçoit les conseils de son père. «Il s’est permis de me dire que l’université, ce n’était pas si important, que je n’avais pas besoin d’y aller pour réussir dans la vie. Mon père est médecin! Est-ce qu’il m’a influencée? Oui. Mais c’était ma réflexion, ma décision. J’ai choisi ma plus grande passion, la nourriture! Je suis allée en hôtellerie.»

Pour Anne-Catherine, c’est un choix logique. Depuis ses 14 ans, elle travaille dans plusieurs hôtels d’Ottawa. Elle va parfaire ses connaissances dans un domaine qui la comble déjà de bonheur.

Mais, son expérience la déçoit. Au début de sa 2ème année en hôtellerie, ses professeurs lui repassent les mêmes cours. «Ils m’ont ramenée ce que j’avais déjà appris en 1ère année. Je me suis demandé pourquoi étudier. En hôtellerie, c’est tellement logique. J’apprenais 10 fois plus vite dans le département du Royal Service, un service aux chambres de haute qualité. Et plutôt que débourser pour apprendre, j’étais payée!»

Anne-Catherine quitte l’école pour s’appliquer à son travail. Et le temps fait son œuvre. «J’ai travaillé 6 ans dans le domaine. C’était tellement plaisant que je me suis dit que c’était impossible que je fasse ça toute ma vie. Je ne me creusais pas la tête, c’était juste du gros fun. Il me manquait du challenge.»

Apprendre au travail

Anne-Catherine s’ennuie à Ottawa. Sa grande sœur, installée à San Diego, lui offre un emploi d’un mois à travailler pour les placements en Bourse. La jeune femme tombe en amour… avec une boutique d’aliments naturels. «C’était vraiment les débuts du bio. C’était super bon! La fraîcheur des aliments, j’y goûtais. J’y allais tous les deux jours.»

Ce coup de foudre pour le bio va changer le cours de ses prochaines années. De retour de San Diego, elle décide de suivre un cours intensif en marketing à la Toronto School of Business. «Je ne savais pas pourquoi. J’ai juste suivi mon instinct. Le cours durait moins d’un an. Je n’ai pas de patience et j’apprends vite. Je voulais que ce soit court!»

Dans l’un de ses cours, on lui demande de monter un plan d’affaires fictif. Elle le fait sur une boutique bio, dans l’esprit de celle qu’elle a tant aimée à San Diego. «J’avais eu de bons guides et du bon feedback à la Toronto School of Business. Mon plan d’affaires était sérieux.»

L’entreprise familiale

Elle revient chez elle, à Ottawa, excitée. «J’avais tellement d’énergie à dépenser. Je voulais m’occuper. J’ai ouvert mon commerce. Je suis allée voir ma grand-mère pour qu’elle investisse dans ma boutique. Elle a hésité au début. J’étais jeune, j’avais 21 ans! Mais même ma mère a décidé d’embarquer. Mon père aussi était emballé. Finalement, c’était toute la famille qui s’excitait. J’étais comme une enfant, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais.»

Avec l’aide de ses proches, Anne-Catherine aspire à créer une entreprise familiale où chacun travaillerait un peu. Mais, deux semaines après l’ouverture, sa mère décède. «Ça été une grosse claque. J’ai dû gérer la boutique avec ma sœur et l’aide de mon père.»

Le deuil passé, Anne-Catherine plonge dans les affaires. «Je ne suis peut-être pas allée à l’université, mais ça a été mon école. J’ai appris la finance, l’honnêteté, la confiance, à travailler fort. Un business, c’est comme un bébé. Tu dois en prendre soin. Tu ne peux pas t’en détacher. J’apprenais tellement.»

«Mon petit cours en marketing à Toronto m’a beaucoup aidé. Je l’appliquais. C’était de la logique simple comme tout. Pas besoin de trois ans d’université pour l’apprendre. Tout ce dont tu as besoin, c’est de la drive. Et moi, je n’ai pas de doute, je n’ai pas froid aux yeux. J’étais comme une enfant qui apprenait à tous les jours!»

Fuir la routine

La lune de miel avec son entreprise dure trois ans. Jusqu’à ce que la routine s’installe. «Je commençais à étouffer. J’étais entre quatre murs, à toujours voir le même monde, les mêmes clients. En hôtellerie, il y a toute une équipe. J’avais besoin de ça, de l’échange d’énergie et de connaissances. Ma sœur, qui s’en occupait avec moi, est enseignante à temps plein. Elle venait le soir seulement pour fermer la caisse. J’étais trop souvent seule. C’est quand j’étais avec elle et mon père que je m’amusais le plus. Mais c’était rare. J’ai compris que j’avais besoin de travailler avec un gang.»

La jeune femme cherche des idées. Elle décide de prendre conseil auprès d’un ami de la famille, entrepreneur. «Je n’avais jamais entendu parler de mentor. L’idée m’est venue comme ça, soudainement. Il m’a donné le livre What color is your parachute, pour me guider vers un emploi qui me satisferait. L’hôtellerie, pour moi, c’était trop facile. Je ne me voyais pas en faire une carrière. Donc, ça devait être le marketing. Et comme j’aime le sport, j’ai fait l’équation: mon prochain emploi serait avec le club de hockey les Sénateurs d’Ottawa.»

Diplôme de la vie

Au moment où Anne-Catherine a son éclair de génie, les propriétaires des équipes de hockey ont décrété un lock-out. Rien pour décourager l’énergique jeune femme de 24 ans. «Je me suis trouvé un petit emploi à la billetterie, pour les concerts pendant le lock-out du hockey. Je n’y travaillais que 6 à 8 heures par semaine. La dame en entrevue m’avait demandé pourquoi je voulais cet emploi alors que j’étais propriétaire d’une boutique. Moi, j’attendais la saison pour postuler dans mon domaine! C’était tout réfléchi!»

Un mois et demi avant le début de la saison, une entente est conclue entre l’association des joueurs et la ligue. Chez les propriétaires des Sénateurs, c’est le stress. «Ils n’avaient pas d’employés alors que la saison devait commencer. Ils étaient en mode urgence. Ils ont fait une foire à l’emploi. J’avais cinq minutes pour me présenter au vice-président marketing. Je lui ai expliqué ce que j’avais fait avec ma boutique.»

Anne-Catherine est convoquée pour une 2ème entrevue, puis une 3ème. Elle n’obtient pas le poste. «J’étais déçue. Mais un mois plus tard, on me rappelle d’urgence, un jeudi. Je travaillais alors à la Coupe Rogers, l’Omnium de tennis, à Montréal. Ils avaient besoin de moi le lundi matin! Celle qui avait eu l’emploi n’était plus intéressée. Ainsi, je suis devenue coordonnatrice marketing. Je gérais une douzaine de comptes clients. Mon embauche par les Sénateurs a été un point culminant. Un homme de plus de 50 ans qui parle avec une petite jeune de 24 ans qui avait ouvert une boutique de A à Z et qui la gère seule. Il en a été bouche bée. C’est comme si ma boutique, c’était mon diplôme universitaire. On me reconnaissait, on reconnaissait mes compétences. Dix mois plus tard, les Canadiens de Montréal me recrutaient!»

Les Canadiens de Montréal, le véritable objectif de ses démarches auprès des Sénateurs, lui ouvraient les portes moins d’un an après ses débuts dans la Ligue Nationale de hockey. «Tout ce que j’ai fait était planifié. Mon but, c’était le Canadien. En rentrant aux Sénateurs, j’ai rencontré une fille de mon âge qui faisait le même boulot pour le Canadien de Montréal. On est devenues bonnes amies et quand il y a eu ouverture d’un poste, elle m’a appelée. Je suis descendue à Montréal pour une entrevue et j’ai été engagée sur le champ.»

Anne-Catherine restera à l’emploi du prestigieux club de hockey pendant trois ans. «J’avais le même poste qu’avec les Sénateurs. Je m’occupais des commanditaires. L’affichage sur les bandes, la pub à la radio et la télé, les événements. J’ai trippé. Mais, je suis tombée malade et j’ai dû tout arrêter. Ma boutique était toujours ouverte. Je passais la semaine à Montréal et je retournais à Ottawa y travailler les samedis et dimanches. Je travaillais sept jours sur sept. C’était fou!»

À tête reposée

«Quand le contrat de location du local est arrivé à terme, on en a parlé, ma sœur, mon père et moi, à savoir si on voulait le reconduire. Il n’y avait plus d’intérêt. J’étais là juste les fins de semaine, ma sœur qui travaillait comme enseignante… Je ne voulais pas forcer. Je voulais que la boutique continue parce que pour moi, c’était un cadeau à la communauté. Je l’ai vendue à un de mes employés.»

Après s’être reposée, Anne-Catherine fait un court détour par le communautaire. Puis, elle cogne à la porte du Cirque du Soleil. Elle se trouve une niche au sein du département des alliances corporatives où elle se démarque par sa volonté d’apprendre.

Ce qui lui vaudra de travailler sur un projet bien personnel du fondateur du Cirque, Guy Laliberté. La jeune femme, qui préférait le terrain plutôt que l’université, côtoie régulièrement l’un des Québécois les plus reconnus pour organiser ses conférences à la grandeur de la planète. Déplacements, longues heures et stress font partie de son quotidien. Avec en prime le sentiment de l’accomplissement, le travail d’équipe et l’excitation.

Il n’y a pas qu’un seul chemin pour se réaliser et gagner sa vie. Pour Anne-Catherine, le bonheur ne passait pas par l’université mais par l’expérience. Mais pour y arriver, la jeune femme a dû s’écouter.

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Guy Laliberté, Fondation One Drop et Gaia

GAIA, exposition de photos et le livre de Guy Laliberté

Guy Laliberté et GAIA

Guy Laliberté publie le livre GAIA présentant ses photos de voyage à bord de la Station spatiale internationale au profit de la Fondation One Drop.

Raymond Viger   Dossiers CultureGuy Laliberté

gaia fondation one drop guy laliberté cirque du soleilDu 1er septembre au 10 octobre 2011, le Quartier des spectacles présente en première mondiale l’exposition GAIA. Il s’agit du projet photographique du fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, qui fait suite à sa « mission sociale et poétique » à bord de la Station spatiale internationale en 2009. 60 photographies géantes, saisies à plus de 350 km de la Terre. Sur la promenade des Artistes du Quartier des spectacles, les photographies géantes sont présentées sur 13 stations avec un fond musicale.

L’exposition devient ainsi accessible au public 24 heures sur 24. Une façon originale de rendre public l’art. Les photos sont saisissantes. On a  l’impression que ce sont des oeuvres d’art naturelles.

Lancement  du livre GAIA de Guy Laliberté

gaia guy laliberté fondation one drop cirque du soleilLe lancement est à 18:30 heures. J’ai reçu une invitation pour le lancement du livre GAIA de Guy Laliberté. Un livre de 300 pages présentant près de 200 photos du voyage spatial de Guy Laliberté.

J’ai planifié d’y être pour 18:15 heures. Ma réalité d’intervenant auprès des membres du Café-Graffiti ne me permet pas d’être aussi précis. Je suis arrivé en retard. Comme il arrive souvent dans ce genre d’événements, j’espère que Guy Laliberté va débuter plus tard que prévu. Malheureusement non, j’arrive pour assister aux dernières phrases de l’allocution de Guy Laliberté.

GAIA et la Fondation One Drop

Publié aux Éditions Assouline, les profits du livre GAIA de Guy Laliberté seront versés à la Fondation One Drop, fondé par Guy Laliberté.

J’ai été surpris par le prix du livre GAIA. Un livre haut de gamme et très luxueux qui ne se vend que 68$! En tant qu’éditeur, je connais les coûts pour publier un livre. Je n’aurais pas été surpris de voir ce livre vendu à 200$. Une façon de rendre accessible l’art à tous. À ce prix, avec la qualité du livre présenté, je me suis laissé charmé. J’ai ramené un livre GAIA à la maison.

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Guy Laliberté réinvente le communautaire avec One drop

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Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Sortir de notre noirceur politique

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Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Canicule, eau et itinérants

Cirque du Soleil et Old Mission Brewery

Le Cirque du Soleil s’implique auprès des itinérants de la Old Mission Brewery en fournissant une grande quantité de bouteilles d’eau. Sous prétexte que les itinérants ne recyclent pas, cette eau ne leur a pas été donné!

Raymond Viger Dossiers Fondation One Drop  , Cirque du Soleil  , Itinérance  , Environnement

fondation-one-drop-bouteilles-d-eau-guy-laliberte-cirque-du-soleilGuy Laliberté avec le Cirque du Soleil ont créé la Fondation One Drop dont l’eau est au coeur de sa mission. Le Cirque du Soleil a fait embouteiller de l’eau. Un don d’une grosse quantité de bouteilles d’eau a été fait à la Old Mission Brewery pour donner aux itinérants. Avec la canicule, il est important d’avoir accès à de l’eau.

Une seule condition accompagnait ce généreux don. Les bouteilles de plastique devaient être recyclées. Pour éviter une mauvaise presse, le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop ne voulaient pas avoir cette impressionnante quantité de bouteille traîner dans les rues de Montréal.

Itinérance et recyclage

bouteilles-d-eau-fondation-one-drop-cirque-du-soleil-guy-laliberte-environnementPuisque les itinérants n’ont pas d’habitude de recycler les bouteilles qui ne sont pas consignées, la direction de la Old Mission Brewery a donc décidé de ne pas remettre les bouteilles d’eau aux itinérants! Ce sont donc les employés qui les utilisent tranquillement.

On veut aider les itinérants pour éviter que la canicule les affectent mais puisqu’ils ne recyclent pas, cette aide leur est refusée. Peut-on faire des omelettes sans casser des oeufs? Aurait-on pu trouver des alternatives à ce problème de conscience?

Intervention et recyclage

Aurions-nous pu identifier les bouteilles données par le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop et remettre un dépôt à chaque itinérant qui ramène sa bouteille d’eau? Pour 10 000 bouteilles avec un dépôt de 5 sous, cela aurait nécessité un commanditaire de 500$ pour cette opération. Cela aurait pu être une façon de rendre accessible l’eau aux itinérants, leur donner un peu d’argent, s’assurer que les bouteilles sont recyclées. Cela aurait même pu être une occasion de sensibiliser les itinérants à l’importance du recyclage. Après tout, les itinérants qui vivent dans la rue, si c’est plein de bouteilles vides, cela les affectent autant que nous.

D’autres solutions auraient pu être trouvé. Mais celle d’empêcher les itinérants d’avoir accès à ces bouteilles d’eau était possiblement la moins acceptable de toutes!

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Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Formation en techniques de scène

 Productions Jeun’est

Les techniciens de scène de demain

Loin des projecteurs, Productions Jeun’Est est devenu un véritable tremplin vers le monde du spectacle pour des jeunes décrocheurs.

Frédéric Lacroix-Couture   Dossier Culture, Communautaire

productions-jeun-est-techniciens-de-sceneL’organisme qui fêtera bientôt ses 15 ans, fournit des techniciens de scène à des grandes entreprises artistiques telles que le Cirque du Soleil. Présentation des coulisses d’une organisation créative.

À l’intérieur de cette ancienne école primaire de la rue Hochelaga, à Montréal, les couloirs blancs sont déserts en cette heure du dîner. Il faut se déplacer jusqu’au bout du corridor, au premier étage, pour apercevoir une quinzaine d’étudiants assis à différentes tables, rigolant et discutant. Ces jeunes qui ont  eu de la difficulté à l’école aspirent tous à intégrer le marché du travail grâce à une formation en technique de scène.

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Pier Colbert

L’homme derrière cet espoir est Pier Colbert. Il a travaillé avec des grands noms de la culture québécoise: le Groupe Sanguin, Michel Rivard, Louise Forestier et Jean-Marc Parent. L’univers artistique le passionne et celui de la jeunesse aussi.

Durant 5 ans, celui qui a dirigé plusieurs festivals et a aussi travaillé pour Guy Laliberté, de 1993 à 2005, a œuvré à titre de président de la Maison des jeunes, MAGI, dans la métropole. À la tête de cet organisme, M. Colbert a côtoyé des adolescents en difficulté et s’est aperçu qu’un meilleur soutien pouvait leur être apporté. «J’ai toujours cru à l’éducation et je me disais qu’il y avait quelque chose à faire au niveau de la formation», explique-t-il.

Productions Jeun’Est

Mis sur pied en 1996, Productions Jeun’Est cherche à contrer le décrochage scolaire en formant des Montréalais de 18 à 30 ans aux métiers d’arrière-scène tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre dans l’industrie du spectacle.

En dix mois, les participants apprennent la sonorisation, l’éclairage et le gréage qui consiste à planifier tout ce qui est relié aux cordes, aux câbles et aux systèmes d’accrochage des artistes. Des formations secondaires sont aussi offertes telles que le dessin technique, la régie d’instruments et la menuiserie. Et les étudiants n’ont rien à débourser grâce à une subvention d’Emploi Québec.

Chapeauté par la Commission scolaire de Montréal, le programme ne compte pas seulement des décrocheurs scolaires, mais aussi des personnes qui ont «décroché socialement». Par ce terme, la directrice de la formation, Suzanne Desbiens, désigne ceux qui ont déjà fait des études collégiales ou universitaires dans divers domaines, mais sans avoir trouvé un métier qui les intéressait. Ils finissent alors par abandonner.

Myriam Dubreuil a étudié dans plusieurs domaines avant d’atterrir à Productions Jeun’Est. Seulement après 3 mois de formation, la jeune femme de 28 ans se dit beaucoup plus confiante en son avenir professionnel. «Je n’ai plus de doutes. Ce n’est pas comme mes études collégiales en sciences humaines dont je ne voyais pas du tout où elles me menaient.  La formation ici est plus précise et plus courte aussi», affirme-t-elle.

David Vallois, 22 ans, entrevoit quant à lui une opportunité de réintégrer le marché du travail. Après des études en manutention, il n’a pu dénicher un emploi dans ce domaine. Comme il s’intéresse à l’univers des arts, un organisme d’insertion sociale l’a référé à Productions Jeun’Est.

Même s’il n’avait aucune connaissance en techniques de scène, contrairement à Myriam qui a déjà touché à la conception de décors, David n’éprouve pas trop de difficultés à s’adapter. «Je commence à être plus à l’aise avec le gréage. Je partais de zéro. Je ne savais même pas faire des nœuds avant», raconte-il.

Les deux futurs techniciens apprécient l’interaction entre les participants. «On s’entraide beaucoup dans le groupe et les liens se créent facilement. Personne ne fait sa petite affaire tout seul. Je me souviens que les étudiants à l’université ne voulaient même pas prêter leurs notes de cours», raconte Myriam.

Du Cirque du Soleil à la TOHU

La réputation de cet organisme à but non-lucratif n’est plus à faire. Productions Jeun’Est a fourni au Cirque du Soleil, à Spectra, au spectacle Cavalia ainsi qu’à la TOHU plusieurs de leurs techniciens. «Notre carte de visite se résume par le bon travail de nos techniciens que nous envoyons sur des contrats. Les clients sont impressionnés par la qualité de nos finissants», affirme fièrement Pier Colbert.

La capacité du programme à s’adapter aux nouvelles réalités du monde du spectacle a aussi joué pour beaucoup dans la reconnaissance de l’organisme. Suzanne Desbiens mentionne que le secret de Productions Jeun’Est se situe dans sa capacité à répondre rapidement aux attentes du  marché par rapport aux qualifications de la main-d’oeuvre. Au cours d’une session, Productions Jeun’Est peut modifier le contenu d’un atelier afin que leurs étudiants détiennent les nouvelles compétences exigées par le marché.

Prodigium

Pour la direction, il est important que les finissants trouvent un emploi. Après avoir offert pendant 10 ans des services de conception et d’organisation d’événements, Productions Jeun’Est a décidé de lancer en 2006 Prodigium, une division dédiée exclusivement à la vente de services aux entreprises.

Le taux de placement, présentement de 80 %, n’est pas seulement le résultat de la qualité de la formation, mais aussi du talent et de la persévérance des étudiants. «C’est un métier qui n’est pas nécessairement facile. Ça demande du caractère», précise M. Colbert.

La routine et le 9 à 5 n’existent pas dans ce domaine. Les responsables de l’organisme montréalais jugent que le rythme de vie particulier du métier convient parfaitement à la génération actuelle et aux décrocheurs.

Lorsque vous assisterez à un prochain spectacle du Cirque du Soleil ou à un événement artistique d’envergure à Montréal, dites-vous qu’il y a certainement derrière cette création un ancien jeune en difficulté qui a franchi les portes de Productions Jeun’Est.

Les jeunes terminent leurs stages à la fin novembre. Leur premier contrat en tant que finissant sera le spectacle de financement du Café-Graffiti qui aura lieu le 20 novembre prochain au Skatepark le TAZ. Une belle occasion de soutenir les jeunes autant du Productions Jeun’Est que du Café-Graffiti. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Pour informations sur les techniques de scène: www.jeunest.qc.ca

Pour le spectacle de financement du Café-Graffiti: 514-259-4926, par Internet ou encore sur le réseau Admission.

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spectacle-breakdance-taz-samajam-roller-blade-skateboard-bmx-break

Spectacle de financement pour le Café-Graffiti aHÉROSol 2010

20 novembre 2010 à 20:00 heures

Spectacle de Breakdance, percussions Samajam, Roller blade, Skateboard et BMX.

Au Skate Park le TAZ 8931 Papineau

Pour réserver vos billets: 514-259-4926, par Internet ou encore sur le réseau Admission.

 

Natalie McLennan, dit Natalia, Escorte de luxe au New York Confidential

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Natalie McLennan, dit Natalia, Escorte de luxe au New York Confidential

Raymond Viger         Dossier PROSTITUTION

natalie-mclennan-escort-escorte-de-luxe-prostitution-natalia Gagner 30 000$ pour un week-end. Soirée glamour en compagnie de politiciens, juges, vedettes, des athlètes professionnels. Champagne, diamants et vêtements de luxe.

Dany Doucet nous présente aujourd’hui un reportage dans le Journal de Montréal sur Natalie McLennan, dit Natalia, Escorte de luxe au New York Confidential. Natalia a fait la couverture du magazine New York après le scandale sexuel du gouverneur Spiltzer avec l’escorte de luxe Ashley Dupré de la même agence d’escorte.

Escorte de luxe et médias

Très populaire et médiatisée à New York, Natalie McLennan a passé à Larry King Live, Entertainment Tonight, Paula Zahn à CNN… Natalia sera bientôt connu à Montréal avec la sortie de son livre Le Prix à payer, aux Éditions de l’Homme.

Natalie McLennan nous ramène une dure réalité:

Au début je voulais ramasser 10 000$ pour repartir ma vie. Puis ce fût 100 000$.

Prostitution et prison

Un objectif qu’elle a faillit atteindre avant que tout ne s’effondre. Natalie “Natalia” McLennan se retrouve en prison. Tout perdre, devoir recommencer sa vie. Son message est sans équivoque: ne pas sous-estimer la difficulté de quitter le milieu, le style de vie, la consommation de drogue.

Je ne conseille pas cette vie à personne, car je suis chanceuse d’être en vie. Plusieurs filles qui font se métier-là meurent prématurément.

La prostitution de luxe en attire plus d’une. Souvenons-nous de Sonia, étudiante universitaire. Sonia a fait de la prostitution de luxe. 4 000$ le week-end pour coucher avec des politiciens. Elle a tout perdu elle aussi. Le Québec étant moins éblouissant que New York, le taux de change pour une escorte passe de 30 000$ à 4 000$.

P.S. 19 octobre 18:30 heures: Révélation surprenante de Natalie McLennan lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle: Natalie McLennan affirme avoir participé à une orgie où participait Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil. Je suis vraiment surpris qu’une escorte laisse échapper le nom d’un de ses clients comme ça à la télévision! Est-ce que cela pourrait inquiéter certains clients de l’escorte Natalia?

Autres textes sur la PROSTITUTION

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Mario Dumont 360 et Louis Préfontaine Pierre Falardeau ou Amherst? Changement de nom de rue

Mario Dumont 360 et Louis Préfontaine

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Influence des blogues sur les médias traditionnels

Raymond Viger         Dossier Politique

mario-dumont-360-v-tele-animateur-tele Pour l’émission Dumont 360, on m’invite pour discuter de mon point de vue sur le voyage dans l’espace de Guy Laliberté. L’émission animé par Mario Dumont présente plusieurs sujets. Dans la salle d’attente, je croise Louis Préfontaine qui a été invité pour discuter du changement de nom de la rue Amherst pour Pierre Falardeau.

Louis Préfontaine est un blogueur, anciennement connu sous le nom de L’électron libre. M. Préfontaine a créé un Facebook pour soutenir le changement de nom de la rue Amherst en Pierre Falardeau. Plus de 5 000 personnes se sont déjà inscrites dans le groupe.

Ce qui a été intéressant de constater, c’est l’influence que les blogueurs colouis-prefontaine-l-electron-libre-blogueurmmencent  à représenter vis-à-vis les médias traditionnels. Autant Louis Préfontaine que moi, c’est parce que nous sommes blogueurs que nous nous retrouvons à l’émission Dumont 360. J’ai trouvé intéressant de croiser des contacts du cyberespace et de pouvoir serrer la main de l’humain derrière le blogue.

Les recherchistes utilisent les moteurs de recherche tels que Google pour trouver les gens qui peuvent présenter leurs points de vue. Dans les heures qui ont précédés l’émission Dumont 360, je passais une entrevue avec des gens du Journal de Montréal pour un cahier spécial sur le graffiti. Encore une fois, c’est par des recherches sur Google que nous avons été trouvé.

Émission Dumont 360 sur le voyage spatial de Guy Laliberté ainsi que sur le changement de nom de la rue Amherst en rue Pierre Falardeau avec Louis Préfontaine.

Page Facebook pour changer le nom de la rue Amherst en Pierre-Falardeau. Le billet de Louis Préfontaine sur le changement de nom de la rue Amherst en rue Pierre Falardeau.

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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