Les arts urbains et les médias underground

Jeunes passionnés de L’underground: 33-MTL.COM

33-mtl.com est un webzine consacré à la culture urbaine dans toutes ses expressions. Le site est l’initiative de trois jeunes Montréalais. Amis de longue date, qui ont une passion commune: la scène underground québécoise. Pour souligner leur 10e anniversaire, nous reprenons l’entrevue que Martin Ouellet avait réalisé à leur première anniversaire.

Martin Ouellet   Dossiers Hip-Hop, Médias et publicité

33-mtl.com est consacré à la musique (hip-hop, techno et punk), aux sports kasscou (skateboard, snowboard, breakdance, longboard) et au graffiti. Des critiques de spectacles, un calendrier des événements à venir, des superbes photos de murales et de graffitis, de nombreux concours avec de la marchandise à gagner, se retrouvent également à un clic de votre souris. En plus, 33-mtl.com a, depuis peu, sa propre émission de radio online: Dirty Moves, avec DJ Spasmodik aux commandes.  Leur mission: avoir de l’information de qualité, avant tout le monde, sur tout ce qui grouille dans la culture urbaine. Pour les fans, par des fans.

L’équipe de 33-mtl.com est composée de Julien Roussin Côté, de Louis-Philippe Bergeron et de Pierre Versaille. Bien entendu, ils comptent plusieurs collaborateurs réguliers dans leurs rangs, dont trois journalistes pour les sections musicales, un pour les sports kasscou, une photographe, un graphiste ainsi qu’un directeur artistique.  Nous les avons rencontrés afin qu’ils partagent leur expérience avec nous…

Depuis quand existe le site 33-mtl.com?

Dans sa forme actuelle, depuis septembre 2001.  D’ailleurs, un party 1er anniversaire intitulé Hesh vs Fresh avait lieu aux Foufounes Électriques, le 28 août dernier, avec compétition de skateboard sur mini-rampe, prestations de dj’s et du groupe «punkcore» Haang-Upps.

Où avez-vous trouvé le financement pour démarrer votre projet?

Beaucoup d’économies personnelles et de fonds de tiroirs sont passés dans notre site!  Nous avons aussi reçu des subventions, entre autres, de la Fondation du Maire de Montréal. Au départ, le site avait peu de commanditaires, mais maintenant, ils sont de plus en plus nombreux.

Pourquoi avoir opté pour le webzine plutôt que pour la revue imprimée ou le fanzine?

Tout d’abord, pour créer une communauté interactive, où les gens peuvent échanger, participer, réagir.  Également, le site internet permet de mettre l’information à jour plus régulièrement, en plus de donner accès aux usagers à une banque de textes en archives. Le support internet est également plus économique que l’impression d’une revue ou d’un journal et ça ne pollue pas l’environnement!

Combien de gens visitent votre site à chaque mois?

Présentement, 15 000 personnes visitent le site chaque mois. C’est une croissance fulgurante, car à ses débuts, il y a un an, 33-mtl.com n’enregistrait que 2 000 visiteurs par mois!

Quels sont vos objectifs pour les prochaines années?

L’objectif à court terme de 33-mtl.com est d’avoir un bureau, où toute l’équipe pourrait travailler ensemble. Présentement, tout le monde opère de chez soi, mais nous sommes persuadés que la productivité augmenterait et que l’espace de travail serait mieux structuré si nous avions un local pour nous héberger.  Avec tout le monde au bureau le matin, une synergie se créerait et plus rien ne pourrait nous arrêter!

À long terme, nous visons à attirer de plus en plus de monde et atteindre 30 000 visiteurs par mois.  Éventuellement, nous aimerions offrir une version bilingue de notre site afin de rejoindre le marché anglophone, même si notre premier public visé demeure la communauté francophone. Nous travaillons également à faire connaître le slang (langage de rue) qu’on retrouve dans le hip-hop franco de Montréal et d’ailleurs.

Quels conseils donneriez-vous à d’autres jeunes entrepreneurs?

Rester réaliste dans ses objectifs, respecter son budget, persévérer (le projet a mijoté pendant plus de trois ans avant de voir le jour), ne pas se décourager au premier obstacle, avoir une vision à long-terme, chercher constamment des moyens d’innover et de s’améliorer, être original, apprendre de ses erreurs mais surtout, être passionné par son travail! Adresse: http://www.33-mtl.com

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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Trackmaster: breakdance et Union des artistes

De Québec à Montréal, en passant par la Californie

Trackmaster, du break dance à l’état pur

Trackmaster, alias Carl Godin, est un jeune champion de breakdance au parcours assez inusité. Né à Limoilou, il y est demeuré jusqu’à l’âge de sept ans. Il a vécu la fin de son enfance à Beauport, puis a passé cinq ans en Californie, à Oakland, Alameda County. C’est là qu’il est devenu bilingue et a découvert la culture hip-hop en écoutant l’animateur Fab Five Freddy à Yo-MTV.

Par Martin Ouellet   Dossiers Breakdance, Hip-Hop, Culture

break-dance

En 1991, avec sa mère, il déménage à Saint-Hilaire, et présentement, il vit en appartement à Montréal! Du chemin, il en a fait durant ces années, et pas seulement en kilomètres… Trackmaster a remporté de nombreux concours de breakdance, il a souvent passé à la télévision (à l’émission de Julie Snyder, entre autres), dans des pubs (Bell mobilité), des téléséries (2 frères) et des vidéoclips. Pendant de nombreuses années, Trackmaster a enseigné sa passion à de jeunes b-boys et b-girls en herbe dans les écoles primaires et secondaires et dans les studios de danse. Il compte pas moins de 60 élèves réguliers.

Ce n’est pas tout: Trackmaster a été le premier représentant de la culture hip-hop, à titre de danseur, à faire partie de l’Union des Artistes (UDA)… Son secret: se surpasser, garder une attitude positive, ne refuser aucun défi et surtout, persévérer. Reflet de Société a voulu en découvrir un peu plus en s’entretenant avec lui :

Comment as-tu été initié au breakdance?

Trackmaster: J’ai découvert la culture hip-hop en Californie, quand j’y ai vécu (de 1987 à 1991), par la mode vestimentaire et la musique. Sauf que dans ces années-là, le breakdance était «out of style», (démodé), aux U.S.A. En fait, les b-boys allaient presque tous danser en Europe. C’est plutôt à Montréal, en 1996, dans un party rave que j’ai découvert le breakdance de mes propres yeux. J’ai vu performer Tactical Crew et j’ai eu un choc incroyable! Je redécouvrais le old school* à travers une nouvelle génération de danseurs et j’ai immédiatement su que je voulais m’entraîner pour devenir membre de cette équipe. Je suis passé par plusieurs groupes (Rockwell Crew à Beloeil, QC Rock Crew à Québec, etc.) et j’ai fini par atteindre mon objectif: percer dans Tactical Crew.

Qu’est-ce que le breakdance a changé à ta vie?

Trackmaster: Le breakdance m’a fait évoluer, m’a permis de créer des liens solides avec d’autres personnes, de développer ma créativité et m’a empêché de sombrer dans la délinquance, comme d’autres jeunes qui n’ont pas de passion pour s’accrocher.

J’ai toujours aimé le «beat»(rythme). Si je n’avais pas pratiqué le breakdance, j’aurais sûrement fait une autre sorte de danse. Mais la danse, ce n’est pas que physique, pour moi, c’est une discipline et une philosophie, un peu comme les arts martiaux. Sans t’enfler la tête, en restant fidèle à soi-même, tu apprends à ne pas avoir froid aux yeux, à ne pas te laisser intimider, à croire en ton potentiel. Quand tu sais ce que ça demande pour s’entraîner, tu encourages les efforts des autres. Même pendant une compétition, tu n’oses plus rire des maladresses des autres. Le respect attire le respect…

As-tu vécu beaucoup d’intensité dans ta carrière de b-boy?

Trackmaster: Ce qui a lancé ma carrière, ça été mon premier prix comme b-boy solo, en juin 1997, au K.O.X., à Montréal. C’était la toute première compétition de ma vie, je n’avais même pas encore un an d’expérience comme danseur, j’étais un inconnu total! J’ai battu Shockwave, un membre de Tactical Crew qui était pas mal meilleur que moi. Je crois que j’ai gagné parce que j’ai eu le «guts» de confronter quelqu’un que personne n’osait affronter, alors que je n’étais qu’un débutant. En tout cas, ça été un énorme «boost» de motivation et la reconnaissance a suivi. Par après, j’ai remporté plusieurs premières places, mais celle-là restera toujours unique pour moi…

Les retombées ont été positives suite à cette compétition : contrats de pubs, figuration, apparitions à la télé, etc. Quand je suis passé à l’émission de Julie Snyder, c’était le soir de la fête de Céline Dion et il y avait plus de 400 000 spectateurs! J’ai profité de cette entrevue très médiatisée pour parler de la culture hip-hop devant un large public. Mon entrée dans l’Union des Artistes a marqué un autre tournant dans ma carrière.

Ce n’est pas contradictoire d’être un danseur «underground» et d’être membre de l’UDA?

Trackmaster: Contrairement à ce que le monde hip-hop pense en général, l’Union des artistes est là pour protéger les artistes et non pour les exploiter. C’est sûr qu’il y a des frais à payer et des cotisations pour devenir membre, mais les cachets que tu reçois sont bien plus élevés, alors ça compense. Je vais te donner un exemple: l’autre jour, un bar m’a contacté pour une performance. Ils m’offraient 50 $. Je leur ai dit que j’étais membre stagiaire de l’Union des artistes et ils ont vérifié mon numéro à l’UDA. Ils m’ont rappelé et ont révisé mon cachet à 450 $! Souvent, les artistes prennent des ententes verbales avec les promoteurs et les producteurs, mais quand tu es membre de l’UDA, l’Union négocie les contrats pour toi et tu en sors toujours gagnant, car au moins il y a un plancher minimum assuré. En plus, grâce à l’Union, tu décroches davantage de contrats et ils te donnent des conseils pour ton porte-folio.

Alors, quand j’entends des jeunes me dire: «Hey, man, t’es pas true (authentique) parce que t’es dans l’UDA!», ça me fait rire un peu. J’en connais même qui jettent les formulaires aux poubelles! Moi, je considère que ça te donne de la crédibilité et du sérieux comme artiste.

Est-ce qu’un marginal comme toi peut faire un bon pédagogue, un bon prof?

Trackmaster: Le plus important: je travaille dans le plaisir et je considère que c’est un privilège d’être payé à faire ce que tu aimes. Les jeunes reçoivent cette «drive» de bonheur et ils s’amusent en apprenant.

Je respecte le rythme personnel de chaque élève, je ne crée aucune compétition entre eux. Je suis un prof, pas un arbitre. Chaque personne est différente, a son caractère, ses faiblesses, c’est ce que je veux leur faire comprendre. Je leur répète souvent que ça sert à rien de copier mon style, ils doivent inventer le leur, rajouter leur couleur personnelle.

Finalement, je dirais que c’est valorisant d’aider quelqu’un à se dépasser, à se valoriser lui-même, en préparant un show, par exemple. Les jeunes délinquants font de très bons élèves, contrairement à ce qu’on pense. Ce sont souvent les plus rebelles qui sont créatifs. En plus, quand ils sont avec moi, je sais qu’ils sont occupés, qu’ils se disciplinent, ce qui leur évite d’être ailleurs et peut-être dans le trouble.

Quelles valeurs t’ont guidé dans ta carrière?

Trackmaster: Ne jamais abandonner, même quand c’est difficile et avoir une attitude positive, de la détermination et de la motivation. Respectez les autres et vous serez respectés. «What goes around comes around», comme on dit en anglais. Autrement dit, si t’émets des bonnes vibrations, tu vas en recevoir en retour.

Maintenant que tu es reconnu champion, comment vis-tu ta relation avec les autres b-boys?

Trackmaster: En compétition, plusieurs refusent de se mesurer à moi. Si les breakeurs se méfient de moi, c’est vraiment pas bon, ça va me rendre anxieux de danser contre eux… J’aimerais que les b-boys et les b-girls me challengent davantage pour que je garde la touche compétitive. Ils devraient voir ça comme un défi d’affronter un vétéran. Moi, c’est comme ça que j’ai appris: en défiant des danseurs plus expérimentés que moi. De toute façon, on va s’amuser comme des fous car j’ai autant à apprendre d’eux qu’eux à apprendre de moi!

Te reste-t-il des rêves, des objectifs à atteindre?

Trackmaster:Pour le moment, je ne suis pas membre à part entière de l’UDA, je suis stagiaire, en probation en quelque sorte. Pour devenir membre actif, il faut accumuler trente crédits. Je suis rendu à neuf. Donc, un de mes objectifs est d’obtenir les crédits qui me manquent en faisant des contrats. Évidemment, je veux continuer la pratique, la compétition et les cours de breakdance. D’ailleurs, après les Fêtes, je commence à offrir des cours de break au Café-Graffiti, pour les 8 ans et plus. J’invite les jeunes à venir se pratiquer, apprendre ou perfectionner leurs talents avec moi. Je vais enseigner plusieurs styles, dont le boogie, le wave, le ticking, le locking, le popping, les powermoves, le up rock, down rock, etc. Avis aux intéressés…

Comment un rebelle de la danse peut-il recevoir de l’aide dans son cheminement?

Trackmaster: Ma mère m’a toujours encouragé, elle m’a incité à développer mon talent depuis de nombreuses années. Mon père, même s’il m’a toujours conseillé la prudence, respecte aussi mon choix et ne regrette pas de m’avoir fait confiance depuis que c’est devenu sérieux. Tupac, Eminem et Biggie ont été des modèles pour moi. Je ne voudrais surtout pas oublier de remercier les gens de la scène hip-hop locale comme Les Architeks (DJ Ray Ray, Cast, Stratège, 2saï), Tactical Crew, Red Mask, QC Roc Crew (Studio Party Time), Rockwell Crew, Vice-Verset, Shades of Culture, Catburglaz, Shaheed aka Versatile (Musique Plus), Mtl Breakers (Walken Charlot), la Structure (DJ Nerve, Simon, Louis), BU the Knowledgist, Virus, Traumaturges (Joual style), tout le south shore (DJ Shortcut), le Café-Graffiti et tous mes étudiants. Peace, yo!

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
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Rapper et père de famille

Papa rapper

À 12 ans, il enregistrait sa première piste rap. Vingt ans plus tard, père de trois enfants, C-Drik a toujours le même engouement pour la culture hip- hop. Mon show Réalité est le plus récent album du rappeur C-Drick. Sa réalité est à mille lieux des préjugés négatifs attribués à la culture rap. À commencer par le choix de fonder une famille.

Marie-Claude Marsolais                 Dossier  Famille, Hip-hopRap

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D’entrée de jeu, C-Drick avoue en riant avoir «l’instinct maternel». Le rappeur ne se fait pas prier pour parler de ses petites fiertés: un couple de jumeaux de six ans et une petite fille de huit mois. Venant lui-même d’une famille nombreuse, il a toujours voulu des enfants. Ceci ne signifie pas pour autant que la vie familiale soit toujours facile. «Quand je suis en production, je suis souvent absent. Je quitte aussi pour jouer en région», raconte-t-il en soulignant la compréhension de sa conjointe. En vieillissant, C-Drik est moins attiré par la célébrité. «Je trouverais très difficile de partir à l’étranger et de m’éloigner de tout mon petit monde.»

Sa priorité est la famille. Afin qu’elle ne manque de rien, C-Drick travaille à l’entretien à l’Université de Montréal. Il consacre une trentaine d’heures par semaine à la musique. Il commence toutefois à sentir la fatigue. «Trois enfants, c’est beaucoup de travail et d’implication.»

Moins pressé qu’à 20 ans, il vit au jour le jour. Il a compris qu’il ne fait pas de la musique pour devenir riche. C’est plutôt une affaire de passion. «La musique, je l’ai en dedans, c’est dans ma peau», admet-il.

Une passion contagieuse, puisque, fièrement, il évoque sa fille aînée qui fait déjà du hip-hop. Il prévoit faire un album rap avec elle à ses dix ans. «Une chose est certaine, elle sera bien épaulée», assure-t-il d’un ton protecteur.

Rapper impliqué dans sa communauté

Le rappeur est généreux de son temps. Il ne s’en tient pas qu’à ses enfants. Il projette organiser des ateliers sur l’histoire du hip-hop. Le rap est pour lui une musique de rassemblement.

Il voudrait enseigner cet aspect aux jeunes, leur montrer que le rap est autre chose que la violence. «De nos jours, il faut que tu parles de guns pour vendre des disques. Les jeunes ne comprennent pas toujours la réalité de ce mode de vie», dit-t-il.

Conscient du rôle qu’il peut jouer dans sa communauté, C-Drik s’implique. Il envoie des messages constructifs «J’aime les autres, j’aurais aimé être travailleur social, précise-t-il. J’ai toujours été un gars de rue, mais de manière positive.»

Attaché à son quartier, il connaît tout le monde, surtout les jeunes. «Ils m’appellent mon oncle», raconte-t-il, arborant un sourire d’éternel adolescent. Qu’il soit papa ou mon oncle, C-Drick a décidément su agencer sa passion musicale et son amour pour les jeunes.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

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