Robin Hogg, projet de lutte à l’homophobie

Prix Leviers du ROCAJQ

Robin Hogg à l’honneur

Comme chaque année, le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) décerne les Prix Leviers à des jeunes qui se sont distingués par leur implication et leur réussite dans un organisme. Une façon de reconnaitre ces jeunes et leur cheminement.

Pour une meilleure reconnaissance, Reflet de Société a choisi de publier ces jeunes pour souligner leur engagement et leur détermination.

Dossiers Communautairejeunes.

Robin-Hogg rocajq prix leviersRobin fréquente Projet TRIP depuis son entrée en secondaire 1. Dans les 3 dernières années, nous avons pu le voir grandir, évoluer, prendre de la maturité. Il s’est impliqué de différentes façons dans l’organisme.

Cette année, Robin a participé à la mise sur pied du Comité Arc-en-ciel, un comité de lutte à l’homophobie.

Il a été très engagé dans cette démarche, toujours présent aux activités, toujours prêt à partager ses idées pour faire avancer les choses.

Robin souhaite depuis longtemps s’impliquer sur le Conseil d’administration de l’organisme, mais il n’avait pas encore l’âge requis. Cette année sera la bonne. Il comprend bien l’organisme et a envie d’y mettre un peu plus son grain de sel!

Sa fiabilité, son sens de l’analyse et ses réflexions seront certainement des atouts pour Projet TRIP.

Autres textes sur Communautaire

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Le bonheur d’un homosexuel

Homosexualité

Découvrir son homosexualité à 40 ans

Jean-François Capelle a eu la vie facile. Comme s’il était toujours au bon endroit au bon moment. Cet ingénieur, aujourd’hui à la retraite, a traversé son existence le sourire aux lèvres. Et grâce à sa nouvelle passion, l’écriture, il réalise sa chance et partage son bonheur. Regard sur un aventurier qui n’a jamais eu peur de l’inconnu.

Dominic Desmarais Dossier Homosexualité

homosexualite-bonheur-jean-francois-capelleOriginaire de France, Jean-François  Capelle a été élevé par des parents hors normes qui lui ont légué une ouverture d’esprit qui l’a poussé à vivre des expériences différentes. La vie ne lui a jamais mis de frein. Et il ne s’en est jamais mis.

Enfant, son éducation lui est offerte gratuitement. L’état de son père, grand blessé de la Deuxième Guerre mondiale, lui confère le statut de pupille de la Nation. Le gouvernement français paiera toutes ses études. Il en profite pour décrocher un doctorat en génie civil. «Ça ne m’a rien coûté grâce à ça. Je n’ai pas eu à me battre», confie-t-il avec reconnaissance. Mais à cette époque, il ne savoure pas sa chance. Confronté par la réalité des étudiants québécois qui manifestent contre la hausse des frais de scolarité, il réalise sa bonne fortune.

Vers le Canada

Car ce sont ses études qui lui ont ouvert les portes d’une vie captivante. Au début des années 1960, il est un oiseau rare. Les ingénieurs sont en demande. Partout on multiplie les grands chantiers. Ses anciens professeurs lui suggèrent le Canada, un pays d’aventuriers. Il tente sa chance. «J’ai envoyé mon CV à deux endroits. Les deux voulaient m’engager. Au Québec, Il n’y avait pas d’ingénieur avec ma spécialité. Alors on m’a donné des responsabilités que je n’aurais jamais eu si tôt, en France.»

Jean-François Capelle débarque à Montréal en 1964. «C’était un village! Les gros immeubles, c’étaient la Place Ville Marie et la Place des Arts. Je suis arrivé à un moment exceptionnel. Il y avait beaucoup de travail!» Les services du nouvel arrivé sont requis pour ériger ce qui deviendra des emblèmes du Québec. Il s’implique notamment dans la construction du métro, de l’Expo 67, des barrages de la Baie James. Il garde un merveilleux souvenir de cet immense projet hydro-électrique. «C’était l’aventure! L’hélicoptère, l’avion à ski pour atterrir sur les lacs gelés. On dormait dans des tentes, en plein hiver!» Le retraité s’enthousiasme. Il aurait tant à dire sur ses expériences, qu’il ne sait par où commencer.

Voler de ses propres ailes

Après s’être forgé une réputation, noué des relations professionnelles et d’amitié avec une génération de bâtisseurs, le Français d’origine et un de ses amis fondent leur compagnie. Il veut voler de ses propres ailes. Le Québec, soudainement, n’est plus assez vaste. L’aventure l’appelle au loin.

«J’ai surtout participé à la construction de barrages et ce, dans le monde entier. J’allais sur le terrain pour faire des essais, je négociais des contrats. Et je prenais des sabbatiques pour travailler sur d’autres projets.» Ses congés lui permettaient de travailler pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Il se retrouvait alors seul expatrié au milieu du personnel du pays où il travaillait. Une intégration totale à des cultures, des croyances et des mets dans plus de 25 pays répartis sur 4 continents. Les connaissances, les anecdotes, les aventures débordent. Il a profité pleinement de ce vaste terrain de jeu et ressent le besoin de partager.

Découvrir son homosexualité à 40 ans

Jean-François Capelle s’est marié au Québec avec une hôtesse de l’air rencontrée dans un avion. Père de deux enfants, il vivait une relation tout à fait normale jusqu’à l’apparition du féminisme dans les années 1970. «Ma femme m’a dit qu’elle ne pouvait pas se réaliser à la maison. Elle ne voulait plus s’occuper des enfants. Ça tombait bien, j’avais envie de le faire», raconte l’ingénieur avec le sourire d’un enfant. Sa femme le quitte pour vivre ce qu’elle recherche. Lui reste à la maison.

C’est en faisant l’amour avec une femme, qu’il s’interroge. «J’ai vu l’image d’un homme. Je m’en souviens très bien.» Avant cette apparition, il n’avait jamais ressenti d’attrait pour la gent masculine. «Probablement que c’était latent mais je n’avais jamais eu d’attirance pour un homme. J’étais niaiseux. Je ne savais même pas que ça existait, l’homosexualité.»

Je suis gai!

Fort de cette image en tête, l’idée de s’apitoyer ne l’effleure même pas. «Je ne me suis pas dit: Mon dieu, je suis gai! Moi, je suis très pragmatique. Ce que je vois, je dois l’essayer.» Curieux, il applique la même attitude qui l’a menée partout dans le monde: il s’ouvre à l’idée. «C’était au début des années 1980. Je ne connaissais rien du milieu gai. Je suis tombé par hasard sur l’annonce d’un masseur. J’ai pris rendez-vous! Je lui ai dit que je n’avais jamais eu d’expérience gaie. Ça s’est très bien passé.»

L’ingénieur passe deux ans à vivre des relations avec des femmes et des hommes. Finalement, il trouve les relations homosexuelles plus satisfaisantes. Il ne vit pas la déprime, le doute. Il s’est abandonné avec plaisir, sans limites. «C’est une chance que ça me soit arrivé plus tard. Car plus jeune, ma vie aurait été complètement différente. Je n’ai pas eu à vivre le rejet de mes amis. J’avais déjà un statut social.»

À l’image de sa vie professionnelle qui s’est déroulée sans difficultés, il accepte son homosexualité tout naturellement. Ce qui lui rend la tâche facile avec ses proches. Il ne sent pas le besoin de s’expliquer. «Je ne le cachais pas mais je ne le disais pas non plus.» Ses enfants l’apprennent en le voyant avec son amoureux. «C’était évident! Ils s’entendaient bien.»

Il fait de même avec sa sœur. Il se sent normal. Pourquoi avoir à sortir du placard? «C’est pour ça que j’ai l’impression que plusieurs gais se mettent dans un ghetto. C’est naturel, c’est tout. Je comprends que, pour un enfant, il y a la peur d’être rejeté. Quand je vois des adolescents chahutés dans les écoles, je trouve ça drôlement dur. Ça amène le suicide, le décrochage. Mais quand on est un adulte, de quoi on a peur? Pourquoi avoir honte?»

Une vie romancée

Ce parcours captivant et facile, Jean-François Capelle le fait revivre dans l’écriture. À l’intérieur d’une intrigue policière fictive dont il est le personnage principal, il se raconte. Il affiche ouvertement son homosexualité. Il considère que les gens qui ont des carrières comme lui, dans l’ingénierie, ne doivent pas se cacher. «Ce n’est pas la partie fondamentale de mon livre. C’est le saccage de la nature et le rôle de la finance. Mais oui, il y a des gais. Je montre que c’est normal, que la vie est passionnante avant tout.»

Il passe ses messages en utilisant son expérience. Avec le recul, il réalise que son travail d’ingénieur a déplacé des populations, causé du tort à l’environnement. «Je n’étais pas conscient de ce que ça pouvait amener comme problèmes, la construction de barrages. À l’époque, on n’en parlait pas. On n’y pensait pas. Ça n’existait pas. Aujourd’hui, je ne sais pas si je le referais. L’écriture, je m’en sers pour passer mes idées. C’est mon coming out social tardif.»

Jean-François Capelle est né au bon moment. À l’époque où on ne se posait pas de questions. On avait de grandes idées et on se demandait juste comment les réaliser. L’impact de ces réalisations sur la vie des gens et l’environnement n’était pas dans l’air du temps. L’ingénieur de carrière n’a pas de remords. Il vivait en phase avec son temps, sa génération. Il écrit avec ce regard et ses livres sont importants pour comprendre cette différence entre hier et aujourd’hui.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Ouverture d’esprit sur les différences sexuelles

Ouverture d’esprit sur les différences sexuelles

Julie Rhéaume                             Dossier Homosexualité, Sexualité

L’homophobie fait encore des ravages. On croit la société plus ouverte, mais les préjugés demeurent. Dans les écoles, plusieurs jeunes, gais ou non, continuent de se faire traiter de «fifs»! Les formateurs des Groupes de Recherche et d’Intervention Sociale (GRIS) vont dans les écoles ou rencontrent des professionnels de la santé afin de démystifier l’homosexualité et de lutter contre les préjugés. Entretien avec Karine, intervenante du GRIS de Québec.

«GRIS-Québec, c’est une communauté d’apprentissage. C’est merveilleux, humain. Ce n’est pas un groupe de services. Quand on commence à s’y impliquer, on vit une prise de conscience rapide. On y retrouve plusieurs modèles homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels ouverts», explique Karine, une intervenante sociale dans la vingtaine, qui se définit comme bisexuelle.

La jeune femme, qui détient un baccalauréat en travail social et un certificat en sexualité humaine, a débuté comme bénévole dans la région Chaudière-Appalaches il y a deux ans. Elle faisait de la démystification dans les écoles et y rencontrait des jeunes pour parler de son cheminement. «On ne parle pas de sexe, on parle d’amour. On doit d’abord parler d’amour», explique Karine.

En juin 2004, elle a été embauchée comme intervenante au Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale gais et lesbiennes de Québec, afin de donner de la formation aux professionnels de la santé et des services sociaux. En même temps, Karine vivait une relation avec une fille et a commencé à fréquenter la communauté gaie. Elle est salariée, mais fait toujours du bénévolat pour l’organisme. «Le travail me donne davantage que ce que, moi, je donne au travail», lance la jeune femme.

Homophobie et homosexualité

La société québécoise peut sembler plus ouverte, mais l’homophobie sévit toujours. Ça peut aller de «l’hétérosexisme», le fait de présumer qu’une personne est automatiquement hétéro, explique Karine, jusqu’à la violence et aux insultes.

«Au Québec, on a fait des choix politiques sur la définition du mariage, par exemple. Les gens pensent donc que la société est plus ouverte. Ce n’est que de la tolérance!

Les jeunes, qui sont le reflet de la société, pensent que celle-ci est par conséquent plus ouverte, ils font donc leur coming-out jeunes… Sauf qu’ils n’ont pas encore les outils pour accepter les conséquences de cette sortie au grand jour.

Modèles gais positifs

Les jeunes ont besoin de modèles positifs. Un jeune, gai ou non, qui se fait traiter de fif va connaître des problèmes émotifs. Les garçons vivent davantage de la violence physique: l’homosexualité fait référence à la féminité, et donc, à la faiblesse. Et les plus homophobes, ce sont ceux qui ont peur d’être gai!»

«Du côté des filles, la violence est davantage verbale. Chez les filles homosexuelles, on associe la notion de force.»

Les professionnels de la santé et des services sociaux doivent solliciter de façon individuelle les services et les formations du GRIS Québec. Cependant, certains ont encore des préjugés ou sont tout simplement débordés et décident de ne pas suivre les formations. De telles ressources constituent pourtant un atout majeur pour tout intervenant qui veut être mieux outillé pour répondre aux besoins de sa clientèle.

GRIS Québec

Le GRIS de Québec a été fondé en 1996, deux ans après celui de Montréal, pour démystifier l’homosexualité et contrer l’homophobie. Les activités et services offerts peuvent varier selon les régions.

Le GRIS de Québec propose des activités dans les écoles secondaires, auprès des professionnels de la santé et des services sociaux, et dans le milieu universitaire. Il compte plusieurs bénévoles, qui participent à l’accueil, la formation et aux activités de démystification.

Ressources Homosexualité

L’Accès: un milieu de vie où les jeunes de 14 à 25 ans, gais, lesbiennes, bisexuels, ou en questionnement, peuvent se rencontrer, discuter et faire des activités.
Les réseaux Alliés: professionnels de la santé, des services sociaux, de l’éducation et des organismes communautaires pour l’accompagnement et le soutien.
Les groupes OSER (Orientation Sexuelle, Estime de soi et Respect), qui sont des groupes de discussion et d’entraide.

GRIS Québec: (418) 523-5572 info@grisquebec.org

GRIS Saguenay-Lac-Saint-Jean http://www.rc02.com/gris02

GRIS Chaudière-Appalaches http://www.francite.com

GRIS Montréal: (514) 590-0016 http://www.gris.ca

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Réalité à respecter: Familles homoparentales

Réalité à respecter: Familles homoparentales

Mario St-Pierre                               Dossier Homosexualité

Force est de constater que le visage des familles, au Québec et ailleurs, a changé. Nous les savions recomposées, monoparentales et maintenant nous les connaissons aussi homoparentales. Il nous appartient, en tant que personnes responsables, d’intégrer cette réalité, de la défendre afin que les enfants, les jeunes gens issus de ces familles, trouvent leur place, sans honte, sans discrimination aucune, et surtout avec le respect auquel ils ont droit.

L’homoparentalité est déjà une réalité sociale quotidienne. C’est deux papas ou deux mamans qui s’apprêtent à conduire leur enfant à l’école. C’est une maman divorcée qui a la garde de sa fille et qui refait sa vie avec une femme. C’est un homosexuel que le désir de paternité a conduit à concevoir un enfant avec une amie. Le monde homosexuel n’est pas un monde sans enfants. Le désir de maternité et de paternité chez l’homosexuel existe. Il est respectable et attend une meilleure protection de la part des pouvoirs publics, de l’entourage immédiat et de toute la société. Même si le fait d’homoparentalité touche plus de 2% de la population québécoise, plusieurs préjugés et fausses croyances circulent sur la parentalité homosexuelle.

«L’enfant n’aura pas un développement normal»

Bon nombre d’études stipulent le contraire. À la Conférence de l’Association pour la recherche sur le développement de l’enfant de 1997 à Washington, des chercheurs de trois pays ont déposé un rapport qui prouvait que les enfants de parents homosexuels étaient en tout point semblables à ceux de parents hétérosexuels. Des études des Universités de Virginie, de Californie, du Nouveau-Mexique et de plus autres pays arrivent aux mêmes conclusions.

«L’enfant n’aura pas de modèle des deux sexes»

Les enfants de conjoints de même sexe rencontrent et côtoient leurs grands-mères, leurs tantes et les amies des parents. Nous pouvons retourner la question: empêche-t-on les familles monoparentales d’exister sous prétexte qu’il manque un parent dans le décor???

«L’enfant pourrait être tenté par l’homosexualité»

Si c’était le cas, le problème serait réglé, car la vaste majorité des homosexuels ont eu des parents hétérosexuels et ont vécu dans un monde où l’homosexualité était évacuée. Donc il n’y aurait pas d’homosexuels. Pourquoi un enfant qui n’a qu’un (ou deux) modèles homosexuels dans une mer de modèles hétéros (famille, télé, école, etc.) en viendrait-il à avoir tellement de pression qu’il irait contre sa véritable nature?

«L’enfant pourrait être abusé sexuellement»

Pourquoi confond-t-on pédophilie et homosexualité? Cette croyance doit être combattue en rappelant que plus de 90% des agressions d’enfants sont commises par des hétérosexuels.

Ce à quoi il faut s’attarder

Les enfants des familles homoparentales présentent souvent une sensibilité au stress plus élevée que la moyenne. Il est clair que ces enfants doivent vivre avec un environnement largement homophobe et que l’homosexualité de leurs parents amène parfois une certaine discrimination. Ils sont porteurs d’un secret avec lequel il peut être difficile de vivre dès l’âge de six ans. Ils doivent se montrer vigilants, taire certaines choses, sinon ils devront en subir des conséquences qui pourraient se révéler dramatiques comme se faire insulter par les autres enfants en cour de récréation. Les enfants issus de familles homosexuelles possèdent une plus grande tolérance et ouverture d’esprit mais leur isolement est très important, au point qu’ils se croient être les seuls enfants de parents homosexuels.

Beaucoup de parents sont eux-mêmes isolés parce qu’homosexuels et parents à la fois, ce qui ne facilite pas une vie familiale harmonieuse. Une éducation civique incluant la discrimination homosexuelle au même titre que les autres discriminations raciales et sociales provoquerait un effet bénéfique pour ces enfants. Ceci leur éviterait de dépenser leur énergie à sauvegarder leurs propres intérêts, à établir un mécanisme de défense.

Nous savons que les préjugés, quels qu’ils soient, doivent se combattre jeune. Des programmes présentant les nouvelles réalités familiales à l’aide d’albums de coloriage à la maternelle et des albums d’histoires comporteraient deux avantages: les enfants d’homosexuels comprendraient qu’ils ne sont pas seuls et leurs camarades de classe respecteraient cette réalité homoparentale. Introduire un discours emprunt de tact dès le primaire, c’est répondre aux besoins de ces enfants. Que de créativité il faudra pour préparer les couples homosexuels à devenir parents selon des modèles encore inédits.

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Histoire naturelle: homosexualité au musée

Histoire naturelle: homosexualité au musée

Dossier Homosexualité

Agence Science-Presse

Les groupes de droite qui décrivent encore l’homosexualité comme une tare contre-nature ont du rattrapage à faire. On compte désormais plus de 1000 animaux chez qui des comportements homosexuels ont été observés. Au point où, à Oslo, en Norvège, un musée leur consacre actuellement une exposition. « Normalement, déclare le zoologue Geir Söli dans les pages du journal allemand Der Spiegel, les musées d’histoire naturelle présentent des choses plutôt ennuyeuses. » Deux girafes mâles dans une posture qualifiée d’équivoque, un couple de cygnes lesbiennes ou deux baleines mâles se masturbant mutuellement, n’est pas ce qu’on s’attend à voir dans un tel lieu. Les conservateurs du Musée d’histoire naturelle d’Oslo, qui ont planché sur ce projet depuis trois ans, affirment que cette idée d’une exposition sur l’homosexualité chez les animaux est bien accueillie en Norvège, en dépit de quelques opposants plus bruyants au début. De nombreuses familles y viennent, et cela non plus n’a engendré aucune vague de protestation.

Il s’agirait de la première exposition consacrée à ce sujet dans le monde.

Le Musée ne cache pas que ses objectifs sont un tantinet politiques: « nous espérons contribuer à rejeter l’argument trop connu selon lequel le comportement homosexuel est un crime contre-nature », résume le zoologue Petter Bockman. Le titre de l’exposition n’y échappe pas: « Contre-nature? », avec le point d’interrogation.

Trop souvent, reproche Geir Söli, les zoologues ont refusé de voir les comportements homosexuels chez les animaux qu’ils observaient. Le simple fait pour une girafe mâle de renifler une femelle était classé dans la case « intérêt sexuel ». Mais si un mâle en grimpait un autre, dit-il, les scientifiques préféraient classer cela dans la catégorie « lutte pour le territoire » —même lorsqu’il y avait éjaculation. Si tel est le cas, préviennent les responsables de l’exposition, cela signifie que ce total de plus de 1000 animaux chez qui de l’homosexualité a été observée va continuer d’augmenter dans les années à venir, à mesure que les observations vont se poursuivre.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Couple gai: recherche société pour s’aimer

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Couple gai:  recherche société pour s’aimer

Anne-Marie Beauregard, 16 ans, Candiac.

Dossier Homosexualité

homosexualite-amour-gai-homosexuel-homo-gay-lesbienne-lesbianisme J’ai entendu dire qu’on pouvait comparer l’homosexualité à une voix qui fausse dans une chorale mais que cela peut se corriger. Je fulmine quand j’entends ce genre d’«arguments».

Je ne suis pas du genre à écrire des textes argumentatifs dans mes temps libres, mais j’écoute les débats télévisés sur les mariages homosexuels et cela m’enrage: en 2005, certains d’entre nous ne sont toujours pas capables d’accepter l’homosexualité! J’en ai entendu dire que l’homosexualité était un handicap, qu’on pouvait comparer l’homosexualité à une voix qui fausse dans une chorale mais que ça peut se corriger. Ayant des amis homosexuels, je fulmine quand j’entends ce genre d’«arguments».

En général, les raisonnements de ceux qui s’opposent aux mariages gais, et de ceux qui s’affichent contre les gais, sont questionnables. Les principaux arguments, soit la stérilité des homosexuels et leur espérance de vie inférieure, ne sont pas valables.

Ils sont stériles?

Les homosexuels sont stériles et ne peuvent perpétuer la société. Et alors? Ils ne sont pas, que je sache, la cause première de la chute de natalité au Québec! Ils s’aiment! Est-ce que l’amour implique que nous devons absolument nous reproduire? Si oui, je connais plusieurs couples qui ne s’aiment pas.

Le taux de natalité a un impact direct sur l’économie, mais il ne faut pas forcer une génération si elle ne ressent plus l’obligation ou le désir de procréer. De toute façon, permettre les mariages de couples de même sexe n’entraînera pas une chute de natalité, puisque cela permet seulement aux homosexuels de s’engager.

Personne ne va se lever un beau matin et se dire: «Eurêka! Je veux devenir gai maintenant qu’ils ont le droit de se marier!» Ce droit ne convaincra personne de changer d’orientation sexuelle. II reconnaît seulement les couples homosexuels comme étant égaux aux couples hétérosexuels.

En fait, grâce à l’adoption, les gais pourraient contribuer à augmenter la population d’un faible pourcentage, je le concède. Je ne crois pas ceux qui disent que les enfants adoptés par un couple homosexuel seront affectés par une carence au niveau de l’éducation morale. C’est étrange d’entendre quel-qu’un dire: «Moi, mes parents s’appellent Monique et Ginette», mais ce n’est qu’une marche de plus à gravir dans l’évolution de notre société.

Si ces couples gais adoptent des enfants, c’est qu’ils ont assumé leur identité, ce qui peut laisser entrevoir qu’ils sont peut-être mieux dans leur peau que certains couples hétérosexuels. Cette réalité pourrait même être un plus pour ces enfants. Dans ces familles, il y aurait moins de sujets tabous. Après une décennie, la situation serait mieux acceptée. Nous pourrions la comparer aux difficultés d’assumer et d’accepter les divorces, il y a 30 ans.

Espérance de vie moindre?

Certains invoquent que l’espérance de vie des homosexuels est moindre à cause du VIH-Sida. De quel droit pouvons-nous décider qui mérite le mariage ou non selon ce facteur? De plus, il ne faut pas généraliser : des irresponsables qui oublient de se protéger sexuellement, il y en a aussi chez les hétéros. L’engagement, de nos jours, constitue une union aux points de vue spirituel et civil. Que les homosexuels se marient ou non, est-ce que cela va changer le taux de personnes gaies infectées par le VIH?

Unions instables?

Qui sommes-nous pour juger de la durée de vie des couples gais, alors que le taux de divorce au Canada et au Québec augmente? Le Canada a compté 70 000 divorces en 2002, soit plus du tiers (38%) des mariages de la même année. Je ne comprends pas que certaines personnes voient encore l’homosexualité comme un défaut et se permettent de traiter les homosexuels comme des êtres inférieurs. L’admission des mariages de couples de même sexe au Canada permettra d’exercer une pression sur les autres pays et sur l’Église. Je ne suis pas pratiquante, mais je crois que les homosexuels catholiques méritent que Rome les reconnaisse comme normaux et égaux. Ils méritent d’être respectés.

Ce n’est pas parce que la procréation nécessite un homme et une femme que l’homosexualité est malsaine. Ne laissons pas la nature et la biologie décider de ce qui est moral ou non.

Textes sur la famille.

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VIH, Sida, homosexualité et suicide

VIH, Sida, homosexualité et suicide

Quand la publicité nous marginalise

Robin Drevet  Dossier Homosexualité, MTS-SidaSuicide

J’ai été interloqué par une publicité affichée sur les murs. On y voit pas grand chose par contre on peut y lire : test VIH gratuit, résultat en 30 minutes pour les hommes gays.

homosexualite-homosexuel-lesbienne-gay-gai-homo Je me suis senti mal devant cette pub et le message qu’elle peut transmettre, en particulier avec l’histoire du SIDA telle qu’on la connaît.

Lorsque l’on découvre le SIDA dans les années 80 (ou du moins la maladie), les médias la surnomme le cancer gay, pendant longtemps la population pense que cette maladie concerne uniquement les homosexuels.

On associe rapidement ces pratiques sexuelles et la toxicomanie (une des sources de transmission du virus), la défense de ce groupe s’organise vite en particulier avec Act Up et d’autres organisations, elles dénoncent le retour d’un moralisme des conservateurs qui jugent que la maladie est un cancer qui punirait les homosexuels !

Mais le mal est fait, et encore aujourd’hui le SIDA est souvent assimilé à la population homosexuelle. Cette stigmatisation a rendu compliquée la vie de nombreuses personnes et de nombreux jeunes se retrouvent avec une difficulté supplémentaire lors de leur Coming Out (annonce à son entourage de son homosexualité) avec des parents inquiets de voir leur progéniture tomber malade.

Il est vrai que lorsque la maladie s’est déclarée, la communauté homosexuelle a été touchée plus durement, et la cause est les moeurs de la communauté qui a une tendance à pratiquer leur sexualité avec de nombreux partenaires. Pourtant on remarque que la sensibilisation a été rapide dans ce milieu et que l’épidémie a vite régressé pour s’étendre à la population hétérosexuelle et en dehors de la sexualité (toxicomanie).

Et c’est aujourd’hui que l’on remarque que cette stigmatisation a été mauvaise  autant pour les gays que pour les autres, car la sensibilisation dans les milieux hétéros et toxicomanes est beaucoup plus faible, il y a seulement peu de temps que les pharmacies (du moins en France) fournissent des kits sains homosexualite-homosexuel-lesbienne-gay-gai-homo(aiguille et seringue propre et préservatif), peu de temps que l’on voit des campagnes de sensibilisation pour les hétéros.

Je ne dis pas que les homos sont devenus sains et fiables mais connaissant bien cette communauté, je n’en ai pas rencontré un seul qui ne sache pas les moyens de transmissions, ce qui est fréquent parmi mes connaissances hétérosexuelles.

Alors lorsque je vois des publicités proposant les tests de dépistages gratuits pour les homosexuels, j’aimerai savoir ce que pense un gamin de 14 ou 15 ans qui voient cette affiche dans le métro, dont les connaissances sur la maladie sont plus que vagues :

– S’il est hétéro, ce sera “cool apparemment cela ne me concerne pas vraiment.”

– S’il est homo, ce sera “comment annoncer à mes parents que je suis homosexuel, est ce une maladie?”

On demande encore aujourd’hui pourquoi en France plus d’1/3 des suicides sont liées à l’orientation sexuelle ? C’est vrai ça, pourquoi ??

PS La publicité dont il est question a été réalisé à la demande de la Clinique L’actuelle où travaille le docteur Réjean Thomas. Nous avions déjà fait un reportage sur Réjean Thomas et sur une autre publicité concernant le Sida.

Crédit photo: Lioness65

Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

Merci de votre soutien.

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

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