Humour no 3: mon nouveau tatou!

Je m’étais promis de ne jamais avoir de tatouage

J’ai maintenant mon premier tatou!

Raymond Viger  Dossiers Mon humour, Humour des autres

chronique humour spectacle humoriste drôle comiqueJe sors de la nouvelle grosse hôpital anglophone de l’autre bout du monde. Complexe hospitalier tout « pogné » qui comprend: le CSUM, l’hôpital Royal Victoria, l’hôpital des Schriners et le Montreal children hospital.

Double chirurgie cardiaque. Une première et plus longue pour réparer la valve mitrale qui avait une fuite majeure. Trois possibilités s’offraient à moi: très chanceux on répare. Moins chanceux on la change pour une valve de métal ou une valve animale. Une valve animale n’a une durée de vie que de 7 à 8 ans! Étant encore tout jeune, cela impliquait beaucoup d’opération à coeur ouvert d’ici à ce que j’aboutisse à ma retraite! Il aurait fallu m’installer une fermeture éclair sur ma cage thoracique à force de l’ouvrir!

Une valve de métal implique des possibilités de rejet, une opération plus complexe, des conséquences de traitement anti-rejet plus complexe…

J’ai été full chanceux. Le cardiologue, docteur De Varennes a réussi à faire une réparation et ça semble bien tenir. Une valve, dit-il, c’est comme une voile de bateau. Ça prend des cordes pour la centrer et la contrôler. Dans ton cas, le cordage s’est défait. Ta voile bat au vent. Ça laisse fuir du sang dans toute les directions.

Finalement, le cardiologue a été comme une couturière pour réparer ma grande voile et me permettre de continuer mon grand périple en eau trouble.

Pour fêter ça, j’avais un autre problème à régler. Fibrillation auriculaire. Ça veut dire que le coeur ne battait pas la mesure dans le rythme mais n’importe comment. À ce stade, mon coeur n’était plus une voile de bateau mais un peu comme le jumbé d’Élizabeth Blouin-Brathwaite qui tire dans toutes les directions.

Cela augmentait le risque de caillot de sang entre autre. Pour régler le tout, le cardiologue devait faire une deuxième opération, le MAZE. Cela m’a été expliqué comme étant une forme de graffiti dessiné dans le coeur par brulure. De la pyrogravure finalement. Avec un pattern particulier à dessiner, cela éviterait que le coeur reparte dans toutes les directions et cesse sa fibrillation.

Une forme de tatou dans mon coeur. Brûlé dans la peau.

Moi qui était contre toute forme de chirurgie plastique!

Je demeure discret et réservé. Pas question de vous le montrer!

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Après la pluie… Le beau temps. Rien de comique, c’est un livre poético-émotif. Plus philosophique qu’humoristique.

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Biographie de l’auteur

Le système de Santé sous observation

Le système de Santé en chute libre

Une semaine d’observation à l’urgence

Raymond Viger Dossier Santé

À deux reprises sur deux années, j’ai été hospitalisé en urgence pour une semaine pour des difficultés pulmonaires. Troubles identiques, même traitement, même hôpital.

J’ai décidé d’en faire un portrait comparatif de ce qui se passe dans nos urgences avec deux années de décalage.

Mon hospitalisation de 2013 aura été un charme me laissant de bons souvenirs d’un hôpital qui a su donner une ambiance de travail

L’histoire débute à l’aube du 9 novembre 2015 vers les 5h00.

Je ne peux plus tenir.
Incapable d’obtenir une respiration complète.
À bout de souffle à ne faire que deux pas.
Je dois m’avouer vaincu.
Incapable d’affronter une journée de travail.
Je me résigne à appeler un taxi pour entrer d’urgence à l’hôpital.

Dès que j’avise le conducteur de m’amener à l’hôpital Santa Cabrini, il me dit sans hésiter : à l’urgence ? Je lui fais signe positivement de la tête. Je suis presque couché sur la banquette arrière. Assieds, l’air ne rentre plus dans mes poumons. Complètement à l’horizontale c’est tout aussi pire. Envahit par des sécrétions, je m’étouffe. Avec le peu de capacité pulmonaire qu’il ne me reste, incapable de faire un passage pour l’air vers les poumons.

Ma respiration rapide et essoufflée démontre clairement que respirer n’est plus un droit acquis mais un privilège que je peux perdre à tout moment. Sans tarder, le chauffeur de taxi fonce rapidement sur l’objectif. Je pense qu’il a peur que je finisse mes jours dans son véhicule.

Arrivé sur les lieux, les quelques pas me séparant de la voiture au poste de triage de l’hôpital me paraissent un vrai marathon. À chaque trois ou quatre pas je dois faire une pause.

À l’hôpital, incapable de m’asseoir sur une chaise droite qui me coupe le peu de souffle qu’il ne me reste. Rester debout devient rapidement une posture difficile à tenir, me demandant une quantité impressionnante d’énergie.

Au poste de triage, pas nécessaire de m’enregistrer et de perdre mon temps dans la salle d’attente. On m’amène directement à l’urgence et je passe devant tout le monde pour obtenir immédiatement un lit.

Premier constat, mon taux d’oxygénisation dans le sang est trop faible, on me branche immédiatement sur l’oxygène.

Le test de capacité pulmonaire me donne un résultat de 48% de la moyenne des hommes de mon âge. Pas 48% d’un jeune sportif. Mais 48% de la normalité pour mon âge. C’est dire que j’ai l’équivalent de moins d’un poumon d’un homme de 57 ans !

Je n’aurais pas eu besoin de me déguiser en faux patient pour cette semaine d’observation de l’urgence.

Histoire à suivre:

 

Autres textes sur Santé

Un quart de siècle d’intervention

D'un couvert à l'autre. 25 ans d'intervention auprès des jeunes.D’un couvert à l’autre

L’histoire complète du Journal de la Rue et de ses projets:

La dernière section du livre présente les artistes réguliers du Ste-Cath:

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Un séjour à l’hôpital

Violence à l’urgence

Le système de Santé en chute libre

Raymond Viger Dossier Santé

Pourquoi le niveau de violence a augmenté dans les hôpitaux ?

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

  • Plus d’équipements brisés ou en pénurie. Cela oblige les préposés à débuter leur travail en cherchant qui utilise un équipement adéquat pour faire le test. Attendre après un collègue pour lui emprunter une partie de son équipement. Plusieurs équipements sont utilisés mais ne sont pas fonctionnels à 100%. Le personnel perd du temps à échanger quelques bonnes pièces sur des équipements fonctionnels peut-être à 80%.
  • Il y a aussi le partage de l’électricité, des sorties d’oxygène… Emprunter mes services de base à partir des branchements de mon voisin peut devenir périlleux. D’une part, à chaque fois que je dois débrancher l’électricité de mon soluté pour aller à la toilette, je dois entrer dans l’intimité de mon voisin pour retirer ma prise électrique de son panneau. Je dois ensuite faire l’opération inverse à mon retour. Mais dans son délire de se débrancher, il arrachait tout mon filage en même temps que les siens. Les aiguilles plantées dans mes veines en ont mangées tout un coup.
  • Moins de préposés. Une estimation sans étude scientifique. Il pourrait y avoir qu’il y en autant qu’à mon hospitalisation précédente. Sauf que leur charge de travail et les pertes de temps ont fortement augmenté.
  • Plus de patients. Une autre évaluation non scientifiquement prouvé. Est-ce le hasard des saisons qui fait varier le nombre d’hospitalisation ou encore le refus des hôpitaux psychiatriques de recevoir les psychiatrisés qui ne sont pas suivi à long terme qui en augmente leur présence à Santa Cabrini ?
  • Les clients qui étaient vu en psychiatrie à Louis H. Lafontaine sont maintenant détournés vers les hôpitaux généralistes. Par hasard, la semaine précédente mon hospitalisation, l’Hôpital St-Luc m’avait appelé pour me dire qu’ils ont trop de gens psychiatrisés. Ils doivent les refuser et cherche des organismes communautaires pour les recevoir ! Je leur ai expliqué qu’on est un organisme non subventionné et que nous ne sommes pas équipé pour recevoir des psychiatriques qui ne sont pas suivi. Nous les référions à Louis H. Lafontaine et à St-Luc selon l’adresse du domicile de la personne. Ni Louis H. Lafontaine, ni St-Luc ne peuvent continuer leur travail avec les psychiatriques.

Je propose à l’agente de l’hôpital St-Luc d’appeler les organisateurs des CLSC. Ils connaissent les contacts des organismes de leurs secteurs. Elle me répond que depuis les dernières fusions, ils n’ont plus d’aide des CLSC.

Notre organisme avait déjà perdu cet important soutien du CLSC lors des fusions CLSC – CHSLD. Maintenant, même les hôpitaux perdent aussi ce contact. Inacceptable. Depuis fort trop longtemps les CLSC ne sont devenus que l’ombre de leur raison d’être. Comme avalés par la grosse machine de la Santé qui bouffe tout sur son passage.

Une histoire à suivre…

Autres textes sur Santé

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Livre: Après la pluie … Le beau temps; Le médecin

Après la pluie… Le beau temps

Le médecin

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Toi le médecin.
Toi qui as étudié le corps humain.
Toi qui soignes le corps humain.
Pour lui donner la guérison.

Du fond de ton hôpital.
Se retrouvent tous les produits chimiques.
Que tu auras inventés.
Pour forcer la guérison du corps.

Prends conscience maintenant.
Qu’aucun de tes médicaments.
Ne peut empêcher une émotion de faire son mal.
Qu’aucune de tes sciences.
Ne peut empêcher un coeur de pleurer.
Tu ne peux forcer la guérison de l’âme.

Prends le temps de fermer les yeux.
Vide ta pharmacie intérieure.
De toutes tes émotions refoulées.
Fais le plein de lumière.

Humblement, avec sincérité.
Prends le temps de bien partager cette lumière.
Offre-la et n’impose pas ta guérison.
Celui à qui elle est destinée saura bien te retrouver.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Biographie de l’auteur

Intervenant en soin spirituel: l’autre acteur médical

Spiritualité et soin de santé.

Delphine Caubet         Dossier Religion et spiritualité, Croissance personnelle

Intervenant-en-soin-spirituel hôpital hôpitaux spiritualitéCharbel Ibrahim travaille au CHU Sainte-Justine. Dans son bureau, attenant au lieu de recueillement, il reçoit un appel. Un enfant autochtone est gravement malade. S’il ne reçoit pas une greffe, il risque de décéder. Charbel s’apprête alors à rejoindre la famille. Pourtant, il n’est pas médecin et son domaine n’est pas médical. Alors que fait-il dans un hôpital? Il est «intervenant en soin spirituel». Un nom étrange pour une profession souvent incomprise.

Les intervenants en soin spirituel sont des membres à part entière des travailleurs de la santé. Leur mission: soutenir patients et familles par le spirituel, le moral ou le psychologique.

Leur travail n’est pas de prêcher. Bien au contraire. Les hôpitaux sont laïques, et la profession est déconfessionnalisée. Donc, les chapelles se transforment en lieux de recueillement, et les pasteurs sont remplacés par des intervenants: des diplômés, des universitaires.

Charbel assiste les patients dans leur quête de sens. «Pourquoi moi, disent-ils. J’ai un cancer alors que je fais du sport, je mange bio… Pourquoi?» Des questions que beaucoup se posent.

Des travailleurs de la santé comme les autres

De plus en plus d’hôpitaux ont une approche globale des patients. Ils prennent en compte le physique et l’affectif. «C’est un grand processus d’humanisation», précise Charbel. Et contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas que les croyants qui viennent le consulter. «Car le spirituel est partout. Un non-croyant peut avoir une vie spirituelle.» «Mais les gens ne veulent plus être enfermés dans des catégories.»

À Sainte-Justine, Charbel est présent dans les unités de soins prioritaires. En soins intensifs, mais également en hémato-oncologie et au service mère-enfant. Lors des réunions interdisciplinaires, les membres du personnel soulignent des cas qui auraient besoin de son assistance. Il va alors proposer son soutien à la famille.

Pour intervenir, Charbel écoute les besoins des patients. Il les assiste pour qu’ils trouvent un sens aux événements. Ce travail, loin d’être superficiel, apporte un soulagement aux malades et à leur entourage. «Lorsqu’un individu est malade, son identité et son intégrité sont touchées, car le corps et ses capacités changent. C’est toute son identité qui est affectée.» Le travail consiste alors à écouter le patient pour lui faire accepter la situation.

Rituel et prière

Il y a peu de temps, Charbel a aidé des parents à faire le deuil de leur enfant mort-né. Comme il le dit: «On ne peut pas nier le passage de cet être sur terre.» Pour cela, il a effectué une «célébration de l’amour». Une façon pour les parents d’extérioriser leurs émotions. Dans ce rituel, ils ont partagé le vécu de la grossesse, et ont exprimé leurs attentes. Ils les ont matérialisés par des objets destinés à l’enfant, et retracé l’histoire qu’ils en avaient vécue et auraient pu vivre.

Durant cette expérience, le couple a donné un nom à l’enfant. Charbel a laissé les parents appréhender leur nouvelle réalité. Le silence a eu son importance, mais également le toucher. Par les objets, et parfois par l’enfant lui-même. Pour appréhender cet être qui est venu et qui est parti.

Si les familles le souhaitent, Charbel prononce des paroles, athées ou religieuses, pour s’adresser au transcendant.

Une profession incomprise

C’est par le biais de ces outils que les intervenants soutiennent les patients. Mais attention: ils ne sont pas «des distributeurs de rituels!» dit Charbel. Leur profession, parfois ignorée de leurs collègues, est perçue comme limitée. Et si le personnel ignore les services qu’offrent les intervenants, ils ne peuvent pas agir adéquatement. Encore aujourd’hui, dans l’imaginaire collectif, ils sont associés aux agents de pastorale et aux prédicateurs.

Pour démystifier cette profession, Charbel fait des formations, entre autres, auprès des infirmières et des médecins. Pour que chacun comprenne son rôle et puisse y référer adéquatement.

Mais la quête de sens n’est pas uniquement auprès des patients. Il peut arriver que les intervenants agissent auprès des membres du personnel hospitalier (toujours à leur demande). Ces derniers, en contact quotidien avec des situations difficiles, peuvent ressentir le besoin de trouver un sens aux événements.

Une fenêtre sur les religions

D’après Mélany Bisson, chargée des communications à l’Association des intervenantes et des intervenants en soins spirituels du Québec (AIISSQ), la plupart d’entre eux ont un DESS en santé, spiritualité et bioéthique. Bien qu’avec des connaissances religieuses variées, ils sont formés pour intervenir sur le spirituel dans un sens large. À la suite de quoi, ils effectuent au minimum un stage clinique.

Des patients qui refusent des soins par convictions religieuses ont fait les manchettes. Dans ce type de circonstance, c’est l’intervenant en soin spirituel qui agit. Mélany Bisson raconte sa propre expérience. Alors qu’elle intervenait au CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal), un témoin de Jéhovah a refusé une transfusion. Bien qu’elle ne le fît pas changer d’avis, l’hôpital respecta sa décision, car elle était en harmonie avec les valeurs du patient. Son travail ne consistait pas à le convaincre de bafouer ses croyances. Mais plutôt de vérifier si cette personne était consciente de l’impact de sa décision et si cela correspondait à ses valeurs.

Si ce travail est difficile (Sainte-Justine étant un hôpital pour enfant), Charbel ajoute que sa profession est avant tout un beau défi. Elle fait grandir. Quant aux patients, certains d’entre eux témoignent de l’empathie et de l’ouverture de l’intervenant; celui-ci ne cherchant pas à les enfermer dans un dogme.

Refus de traitement pour motif religieux

La Charte canadienne des droits et libertés reconnaît la liberté religieuse de chaque individu. En conséquence, une personne en état de prendre ses propres décisions peut refuser un traitement médical.

Dans le cas d’enfant de moins de 14 ans, c’est aux parents de prendre la décision. Selon leurs convictions religieuses, ils décideront si leur enfant peut recevoir le traitement. Pour des mineurs de plus de 14 ans, l’accord est validé automatiquement. En revanche, s’il refuse un soin, les parents possèdent un véto pour l’obliger à accepter. Toutefois, la loi n’a pas prévu le cas où les parents refuseraient également le traitement pour leur enfant de plus de 14 ans.

Si le médecin considère comme injustifiés les refus de traitements, il peut passer outre en contactant un tribunal. En cas de doute raisonnable, le médecin doit choisir la meilleure solution pour le patient. Mais il devra prouver qu’il existe des doutes quant à la conviction religieuse du patient.

Dans ce type de circonstance, le droit canadien se trouve dans une ambiguïté. En effet, dans le cas de secte, des coreligionnaires peuvent exercer une emprise sur le patient et l’empêcher de prendre une décision librement. Mais dans tous les cas, le droit canadien doit respecter la décision du patient.

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Site Glen, Centre de Santé McGill

Investissements questionnables en Santé

Publicité inutile et déplacée

Dépenser en publicité au lieu d’investir dans la santé

Raymond Viger Dossiers Santé

On dit que la Santé coûte de plus en plus cher. Mais certaines dépenses me questionne au plus haut niveau.

Deux grands panneaux routiers annoncent, dans l’est de Montréal, l’ouverture en 2015 du site Glen du Centre de Santé de l’université McGill.

Les questions qui tuent

Qui payent pour ces panneaux publicitaires?

Quel est la pertinence de ces panneaux?

Les importants coûts de ces panneaux publicitaires auraient-ils dus être mieux investi en matière de Santé?

Quel est la pertinence d’annoncer, dans l’est de Montréal, deux ans à l’avance, l’ouverture du site Glen dans l’ouest de la ville?

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L’amour en 3 dimensions.

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NTBR: Not To Be Ressucited

Laissez faire la vie, même quand elle mène vers la mort

L’acharnement thérapeutique

Raymond Viger Dossiers SantéSuicide

suicide-assiste-euthanasie-decriminaliser-decriminalisation-legaliser-legalisation-3Nous avons tous entendu des dictons philosophiques nous dire qu’il faut vivre cette journée comme si elle était la dernière. Mais combien d’entre-nous en avons vraiment pris conscience et décidé de l’assumer?

Lors de ma convalescence, j’ai vu passé plusieurs voisins de corridors et de chambres. Des gens hospitalisés pour des raisons tout aussi diverses les unes des autres.

Ma dernière coloc est une dame octogénaire. Elle a eu un terrible accident automobile. Elle ne peut bouger. Sans connaître l’exactitude de son dossier médical, sa colonne et ses hanches sont dans un sérieux état. Elle devra passer au-travers de plusieurs opérations.

S’ouvrir à ses proches

Cette honorable dame reçoit beaucoup de visiteurs. De vrais rassemblements familiaux. Malgré les chuchotement, j’ai compris qu’elle avait demandé à ne pas être réanimé si elle devait faire une crise cardiaque avant – pendant ou après une de ces opérations. Tous ses proches étaient au courant de la situation. Tout le monde savait que cette dame vivait peut-être sa dernière journée.

Les membres de sa famille se sont succédés. Pour lui dire combien elle avait été importante dans leur vie. Combien ils l’apprécie et combien ils sont touchés par cette éventualité de la perdre. Elle a pu toucher et serrer de ses mains ses enfants et ses petits-enfants. Une de ses petites-filles lui a récité un poême qu’elle avait écrit pour l’occasion.

Ne pas rester seul

Un rapprochement intense qui n’a pu se faire que par cette acceptation de partager avec nos proches ce que nous vivons et ce que nous traversons. Ce qui a permis à ses enfants de s’assurer que c’était bel et bien son souhait. Qu’elle pouvait changer d’idée à tout moment.

Une expérience qui porte à réfléchir sur notre relation avec nos proches. Un suicide est le geste d’arrêter la vie. Le suicide assisté est d’aider une personne dans son suicide. L’euthanasie est le geste porté pour tuer quelqu’un à sa demande. Mais comment appelle-t-on cela quand on ne force pas la vie à continuer et qu’on lui laisse le libre arbitre de décider de notre sort?

Si cela amène une réflexion ou un questionnement pour vous, n’hésitez pas à trouver des gens de confiance pour en parler. Vous pouvez aussi demander une aide professionnelle.

NB: Il fût une époque où le personnel médical inscrivait les lettres NTBR dans le dossier des patients dont il ne fallait pas s’acharner pour leur survie.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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