Une communauté et une école ouvertes sur le monde

Le port du voile n’est plus obligatoire à l’École des apprenants

Dix ans ont passé depuis l’article de Lisa Melia (voir plus bas), mais l’école Dar Al Iman se trouve toujours au cœur des préoccupations des Québécois, alors que le gouvernement de François Legault se propose de passer une loi qui, entre autres, interdirait aux enseignants et aux enseignantes de porter des signes religieux ostentatoires dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions.

Un texte de Gabrielle Brassard-Lecours – Dossier Immigration

Une décennie après sa première entrevue, le directeur de l’école, Lazhar Aissaoui, a de nouveau accepté d’ouvrir les portes de son établissement à un représentant de Reflet de société.

L’école Dar Al Iman a évolué pour le mieux depuis 2009, annonce fièrement M. Aissaoui. Elle est membre de la Fédération des établissements d’enseignement privés, un large regroupement d’établissements d’éducation préscolaire, primaire et secondaire privés. Cette adhésion lui permet de se comparer avec d’autres écoles, d’établir des liens enrichissants et de s’inspirer des meilleures pratiques du réseau scolaire québécois.

En mai 2014, l’école a été acceptée par l’Organisation du baccalauréat international comme école candidate à une reconnaissance officielle et a donc été autorisée à implanter le Programme primaire de cette organisation en juin 2017.

Dès cette acceptation, l’école a adhéré à la SÉBIQ (Société des Écoles du monde de BI du Québec et de la francophonie). «Cette adhésion témoigne de notre engagement envers une éducation internationale stimulante et de qualité qui développe une ouverture d’esprit que nous considérons comme importante pour nos élèves», déclare M. Aissaoui.

Le vent dans les voiles

Autre changement important, le port du voile n’est plus obligatoire pour les élèves ou pour le personnel. D’abord présenté comme élément de l’uniforme, ce qui lui aurait enlevé toute connotation religieuse, le foulard n’est plus obligatoire depuis 2010. «Il y avait confusion entre l’uniforme et l’allégeance religieuse. Ce qui a fini par être jugé comme un problème éthique», admet le directeur.

En effet, lors de sa visite, Reflet de société a pu constater qu’au moins la moitié des petites filles ne portaient pas le voile, et non pas plus de deux des enseignantes à qui nous avons parlé. Lui-même père de deux filles, M. Aissaoui avoue candidement que l’une porte le voile et l’autre non. Comme quoi ce symbole religieux semble faire l’objet d’un débat au sein même de la communauté musulmane.

Toujours dans cette optique d’ouverture au monde, l’école accepte maintenant des élèves et des employés, enseignants ou non, qui ne sont pas musulmans. Si les élèves non-musulmans n’ont pas encore répondu à cette invitation, certains des employés ne pratiquent pas l’islam.

Comment tu t’appelles?

Mais ce qui a causé le plus de débats au sein de la communauté a été le changement de nom. Lors de sa fondation en 2000, l’école a adopté un nom arabe : Dar Al Iman. Après de longues discussions, plus animées que celle qui ont entouré l’abandon du voile comme élément de l’uniforme, l’école a décidé franciser son nom et de devenir l’École internationale des Apprenants, comme on peut clairement le voir sur sa devanture.

Selon M. Aissaoui, ce changement est un symbole de l’ouverture à la fois de l’école et de la communauté à sa société d’accueil : « Je crois que les transformations de l’école sont représentatives de l’ouverture et de l’affirmation de la communauté musulmane au Québec. Nous vivons dans un pays, nous sommes une composante positive de ce pays. »

Toujours selon M. Aissaoui, il existe neuf écoles primaires et secondaires musulmanes au Québec, presque toutes basées dans la région montréalaise, sauf une dans la capitale. La demande pour ce genre d’institution n’est pas négligeable. Celle que nous avons visitée reçoit cent cinquante demandes d’admission par année, alors qu’il n’y a que soixante places. Un test de classement permet d’effectuer la sélection. En tout, l’école accueille trois cent cinquante-six élèves.

Musulman et Québécois

La communauté musulmane étant souvent au cœur de l’actualité médiatique ou politique, il est rassurant de savoir qu’à titre de musulman pratiquant, Lazhar Aissaoui ne se sent pas ostracisé. La tragédie de la mosquée de Québec a, bien évidemment, été un coup dur pour lui et son école, d’autant plus qu’il connaissait certaines des victimes.

Il compare cet événement à celui qui a eu lieu au cégep Dawson, il y a quelques années : « Ce n’est pas la société au complet qui vise la communauté musulmane parce que cet individu a visé la communauté musulmane. »

Son visage devient soucieux : « Ce sont des petits, ici, à l’école. Ça parlait beaucoup. Il fallait les calmer, leur dire qu’un gars ne les attend pas au bout de la rue pour leur tirer dessus. Il ne fallait surtout pas être alarmiste. Ce n’est pas le rôle d’une personne responsable. »

On peut s’imaginer que les jours et les semaines qui ont suivi ont été très difficiles pour eux. Respect.

Coalition Avenir Québe 

Malgré tout, benoît, le directeur d’école sourit lorsqu’on lui parle du projet de loi de la CAQ qui interdirait aux enseignantes de porter le voile au travail. « La réponse très facile dit que les écoles privées ne sont pas touchées par le projet de loi. »

Il développe son point de vue : « Lorsqu’on est un gouvernement, tous nos citoyens deviennent notre responsabilité. Et l’harmonie sociale devient aussi notre responsabilité. En tant qu’intellectuel, je ne crois pas que ce projet de loi réponde à un problème réel. »

Il insiste : « C’est une solution à un problème qui n’existe pas. De plus, je ne partage pas l’idée que les enseignants sont en position d’autorité. Je ne vois pas comment un symbole religieux influence la décision d’un fonctionnaire quand il sert un citoyen ou qu’il répond aux obligations de son travail. »

Et il conclut : « Restreindre ou abimer une liberté de base des citoyens n’est pas une bonne idée. »

Un débat respectueux

Évidemment, le point de vue du directeur de l’École internationale des Apprenants n’est pas partagé par tous. Présidente du Mouvement Laïque Québécois (MLQ), Lucie Jobin appuierait un projet de loi qui interdirait le port de signe religieux par les professeurs et les éducatrices. « Ça marque les enfants, surtout ceux qui ont moins de cinq ans », explique-t-elle, insistant sur l’importance de la liberté de conscience des enfants.

Ainsi, le voile, même porté par une femme neurochirurgienne qui affirmerait le faire de sa propre volonté, serait un symbole du fait que la femme doit se cacher devant l’homme, ce qui s’oppose aux valeurs – égalité des sexes – adoptées par une majorité de Québécois et de Québécoises.

« Je partage l’opinion de la ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest, comme quoi le voile symbolise l’oppression des femmes », a dit Mme Jobin.

Enfin, le MLQ s’oppose au financement public des écoles privées, surtout des écoles confessionnelles.

En complément à RDS+ 

Voici l’article original auquel fait référence celui que vous venez de lire 

Écoles musulmanes à Montréal

Article publié en 2009 dans Reflet de Société Vol. 18 n° 1

Par Lisa Melia

À Montréal et en province, les écoles privées musulmanes essaiment et connaissent un succès grandissant, augmentant chaque année le nombre de leurs inscrits. Affirmant donner un enseignement équilibré entre les valeurs de la société québécoise et celles du Coran, ces établissements ne font pourtant pas l’unanimité et certains leur reprochent de privilégier les valeurs religieuses aux valeurs laïques.

Dans le hall de l’école primaire, entre la photocopieuse et les drapeaux canadien et québécois trône une réplique de la Grande Mosquée de Jérusalem. Une jeune fille passe en gloussant. Elle porte le voile, un corset, des talons hauts et du maquillage. Il faut dire qu’aujourd’hui est un grand jour, les élèves de l’école privée musulmane Dar Al Iman vont obtenir leur diplôme et passer au secondaire. Lahzar Aissaoui, le directeur, veille sur tout le monde alors que les préparations de la cérémonie vont bon train. « La différence avec une école classique, explique-t-il, c’est qu’en plus de l’enseignement exigé par le programme du ministère de l’Éducation, nous donnons des cours de langue arabe et de morale musulmane. » C’est-à-dire les principes et valeurs de l’islam, lesquels, affirme-t-il, sont parfaitement compatibles avec ceux du Québec et du Canada.

Selon son directeur, l’objectif de l’école est de donner une éducation musulmane tout en assurant l’intégration des élèves dans la société québécoise. Cette double identité est partout, jusque dans la cérémonie de remise des diplômes : après la récitation de versets du Coran, les finissants entament sans transition l’Ô Canada et Gens du pays. Parmi les enfants comme les parents, l’arabe côtoie le français à armes égales, les conversations mêlant allègrement les deux langues. Pendant la cérémonie, une vidéo des élèves est diffusée. Chacun y parle de son expérience à l’école. Nés au Québec, au Pakistan ou au Maghreb, ils reviennent un à un sur les cours qu’ils ont aimés, les amis qu’ils se sont faits et les projets qu’ils échafaudent. « C’était amusant d’aller à l’école avec mes copains », lance l’un d’eux.

Pour autant, l’école ne se définit pas comme confessionnelle, car elle n’impose pas de pratique religieuse comme la prière, pas plus qu’être de religion musulmane ne constitue une condition sine qua non pour y entrer. Lahzar Aissaoui décrit plutôt l’établissement comme « communautaire, car il répond à la volonté des parents de transmettre leur culture d’origine à leurs enfants. »

Le directeur rappelle cependant que même les élèves non-musulmans doivent suivre les cours d’arabe et de morale musulmane, car ils font partie du projet éducatif. « Nous avons eu des élèves et des enseignants d’autres religions, et nous en aurons encore », soutient-il.

Subventions et critiques

Aissaoui assure que la société québécoise reçoit bien le concept d’école musulmane. Il dit être soutenu par la Ville de Montréal et subventionné par le gouvernement provincial. Pourtant, le consensus est loin d’être acquis et certaines personnalités publiques posent la question de la pertinence de ces écoles. Marie-Michelle Poisson, présidente du Mouvement laïque québécois, admet avoir rarement entendu des plaintes mettant en cause des établissements musulmans. Mais elle souligne que, dans un cadre laïque, l’État ne doit soutenir aucun culte. Le fait que le financement de l’école provienne des deniers publics lui pose un premier problème. « Il faut aussi faire attention à l’effet de ghetto que peuvent avoir les établissements confessionnels. L’école ne doit pas encourager un repli identitaire. » Enfin, l’État ne supervise pas adéquatement le suivi du programme officiel, selon elle.

Lahzar Aissaoui dément ces accusations et assure que « l’école ne favorise aucune religion plus qu’une autre. Les gens sont libres de leurs convictions, l’école n’est pas là pour faire du prosélytisme ».

Toutes les jeunes filles portaient le voile lors de la cérémonie de remise des diplômes, mais le directeur se défend de l’imposer. Il précise cependant que le foulard fait partie intégrante de l’habit de la femme musulmane.

L’école se nomme Dar Al Iman, ce qui signifie « Maison de la foi. » Un toit sous lequel religion et enseignement ne peuvent coexister selon de nombreux laïcs. Le personnel enseignant s’attache tout de même à relever ce défi.

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Crise conjugale en terre d’adoption

Miguel (nom fictif), d’origine colombienne, est arrivé au Québec avec sa femme et sa petite fille il y a trois ans et demi. 

Dossier Immigration

«Les premiers temps de notre arrivée, tout allait très bien. Nous étions comme en vacances. Arrivés à la belle saison, nous avons pris le temps de découvrir la ville de Montréal que nous avons trouvée très jolie. Nous étions encore pleins d’espoir, même si l’incertitude de cette nouvelle aventure demeurait présente dans notre esprit.»

Sur les motivations de leur immigration, Miguel répond: «Nous faisons partie des immigrants travailleurs qualifiés et dans notre vie antérieure, nous étions professionnellement bien intégrés. Ma femme et moi avions une vie assez agréable, des salaires convenables, et nous habitions un quartier tranquille de Bogota. Mais on voulait découvrir autre chose, une autre culture, une autre langue, avancer et par la même occasion améliorer notre situation dans son ensemble et offrir une vie meilleure à notre fille.

«Nous n’avons pas tout de suite trouvé du travail à cause du handicap de la langue. J’ai entamé mes cours de francisation après deux mois pour y remédier et j’ai poursuivi mon processus d’intégration par les démarches pour la reconnaissance de mes acquis. J’ai même pu trouver du travail dans mon domaine de compétences. Ce qui n’a pas été le cas de ma femme qui ne vivait pas les choses de la même façon. Elle était un peu perdue, elle n’a rien entrepris pour la valorisation de ses acquis professionnels, et elle a dû ensuite prendre un travail dans lequel elle ne s’épanouissait pas, elle trouvait même cela dévalorisant en comparaison de sa précédente expérience. Quand l’hiver est venu, elle n’a pas pu s’empêcher de déprimer et ça a été le début des disputes entre nous. On ne pouvait plus se parler sans se chicaner. L’idée de retourner au pays nous a traversé l’esprit pendant une courte période, mais vu l’énergie et l’argent qu’on y avait mis il n’était pas question de baisser les bras.

«Le plus dur, aussi, ça a été de ne pas avoir de cercle social, hormis le couple d’amis colombiens qui nous avait reçus à notre arrivée. Ici, les gens sont très respectueux et ne s’occupent pas des affaires des autres. Mais dépasser cette étape et tisser une véritable amitié, ce n’est pas possible.  Moins de 2 ans après de notre arrivée, nous sommes retournés en Colombie pour une visite  et cela nous a fait du bien. Ça a été une pause qui nous a permis de respirer.

«Ce qui m’attriste, c’est qu’il a fallu que nous en arrivions à des violences pour saisir la gravité de ce qui nous arrivait. Mais c’est ce qui nous a poussés à trouver de l’aide auprès du Centre d’aide aux conjoints. C’est à partir de là qu’on s’est donné la chance de nous prendre en main et surtout de reconnaître nos difficultés. Avant, nous faisions tout pour montrer aux autres que tout allait bien. C’est dommage, mais entre Colombiens nous sommes constamment dans une espèce de concurrence pour montrer qui a le mieux réussi ici, ce qui fait que chacun s’arrange pour sauver la face et laisser croire que tout va pour le mieux même si ça n’est pas vrai.

«Aujourd’hui, ma femme et moi, on a décidé de se donner la chance de tenir nos promesses et de respecter nos objectifs de départ, pour nous et pour notre fille qui est si bien intégrée à la société. Elle aime la neige, elle aime vivre ici, même si personnellement je souhaite qu’elle conserve aussi des valeurs de sa culture colombienne.

«Je me souviens qu’en arrivant au Centre d’aide aux conjoints je me trouvais dans une profonde solitude.»

Miguel ne peut retenir ses larmes en évoquant ce moment.

«Aujourd’hui, cela fait quatre mois que nous sommes en thérapie, et on a appris à tirer des enseignements de nos problèmes et à apprécier ce que nous avons: une vie paisible et une bonne santé pour surmonter ensemble les obstacles du parcours d’immigrants. Si je devais donner un conseil aux autres immigrants, ce serait de ne pas se référer aux histoires des autres. Chaque parcours est unique. Garder ses objectifs en vue, mais s’accorder le temps nécessaire pour les réaliser. Vivre chaque nouvelle étape franchie comme une victoire.»

Même si le processus peut être difficile au début, d’autres couples réussissent à maintenir la cohésion familiale. Ils renversent la vapeur en resserrant leurs liens de manière à mieux appréhender cette phase transitoire et ainsi faire face ensemble à l’orage en attendant le beau temps.

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Le divorce chez les immigrants

D’après les spécialistes, la décision d’immigrer représente en soi un acte violent socialement, économiquement et culturellement parlant, et qui amène des tensions auxquelles les familles ne sont pas nécessairement préparées.

Un texte de Mahdia Mellal | Dossier Immigration

À peine le rêve de l’immigration (nourri des années durant) atteint, il faut déjà faire face à la réalité. Il faut entamer le processus d’intégration de tous les membres de la famille sur tous les fronts.

Bouleversements conjugaux

La réalité du marché de l’emploi représente le premier choc pour les familles, surtout s’il n’y a pas de reconnaissance des études et des expériences acquises dans certains pays d’origine. Sans références québécoises, un premier emploi est également difficile à décrocher.

D’autres nouvelles réalités sociales viennent se greffer à la situation; les enfants qui réclament plus de droits et de libertés, au même titre que la mère qui prend davantage de place dans les décisions et qui fait valoir les nouveaux droits que lui confère son pays d’accueil. Le sentiment de déracinement et d’isolement que ressentent parents et enfants est également une composante non négligeable. Tout cela réuni, la descente est vite amorcée.

“On parle aux femmes de leurs nouveaux droits et de la façon de les faire valoir, mais moins des conséquences sur leur vie familiale”

Les études s’accordent à dire qu’entre deux et cinq années sont nécessaires à la réussite du projet d’intégration des immigrants. L’avenir du couple en est tributaire. Peu d’immigrants le savent ou le prennent en compte. C’est ainsi que des problèmes latents refont surface au moment des crises. L’éventualité du retour au pays de l’un ou l’autre des parents se dessine sans faire l’unanimité dans le foyer. La tension monte d’un cran.

Éclatement

Reconnaître ses difficultés et tendre la main vers l’extérieur ou à sa communauté ne peut être envisagé, pour la plupart… le linge sale se lave en famille. Faire appel à un spécialiste en relations conjugales ne fait pas non plus partie de la culture d’origine ou serait tout simplement dispendieux.

Il existe cependant des organismes communautaires et des services qui ont pour mission de répondre aux besoins des conjoints en difficulté, tel que le Service d’aide aux conjoints qui reçoit exclusivement des hommes pour qui le processus judiciaire est déjà démarré, suite à une demande de divorce requise par l’épouse ou à une plainte de violence conjugale.

Les intervenants de cet organisme s’accordent à dire que la déception première des familles immigrantes provient du fait que leurs attentes financières sont loin de celles réalisées depuis leur arrivée. Ne pas atteindre cet objectif pour l’immigrant serait synonyme d’échec. S’ajoutent la pression familiale et la crainte de décevoir les siens, ce qui peut conduire à de la violence conjugale même si parfois cela n’a jamais eu lieu par le passé.

Place de la femme

Les avis des intervenants au sujet du rôle de la femme sont mitigés. L’un me parle de l’intégration rapide de la femme et du sentiment d’échec que cela crée chez le conjoint, un autre intervenant met de l’avant la somme de responsabilités – travail, charges administratives, etc. – qui incombe aux hommes dont les conjointes ne maîtrisent pas la langue.

Yves Nantel, l’un des intervenants, a également relevé le manque d’accompagnement et de support envers les nouveaux arrivants: «On parle aux femmes de leurs nouveaux droits et de la façon de les faire valoir, mais moins des conséquences sur leur vie familiale. Très souvent, elles méconnaissent la tolérance de la société québécoise et du système judiciaire face à certaines questions.»

Sans compter les coûts des procédures judiciaires qui enfoncent la famille dans la précarité en plus du désarroi.

Communication en crise

D’après Yves Nantel, les communautés à fortes croyances, telles que la communauté musulmane, auraient du mal à accepter l’idée de la rupture ou du divorce. Cela complique la tâche de l’intervenant auprès des participants: «Pas d’entente, mais pas de séparation non plus, ce qui rend la vie au sein du foyer insupportable.»

Les histoires des hommes rencontrés par cet organisme, aussi différentes soient-elles, ont toutes un point commun: la grande solitude et la souffrance qu’ils n’expriment pas. La gent masculine serait de nature moins expressive.

L’analyse de l’équipe du Centre d’aide aux conjoints tient compte de la difficulté de ne pas comprendre le contexte sociétal, de ne pas connaître son voisin ou de se croiser sans se parler. Le rythme de vie effréné ne laisserait pas les immigrants indifférents.

En complément à Reflet de Société +

Pour les nouveaux arrivants, l’un des plus grands défis est de s’intégrer au marché de l’emploi. Écoutez les conseils de Fabien Cornu, coordonnateur à la CITIM (Clé pour l’intégration au travail des immigrants). Une entrevue de Diversité Plus.

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Du Chili à Montréal, immigration allophone

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Une Chilienne à Montréal

Éléonore Genolhac | Dossiers ImmigrationFrancophonie

Chaque année, près de 50 000 personnes choisissent d’immigrer au Québec. Si la province tente de privilégier une immigration francophone, nombreux sont les nouveaux arrivants allophones. Regard sur cette immigration et son intégration.

Ça parle fort autour de la table. Les mots fusent, en espagnol, en portugais, en russe aussi, mais très vite le français les rattrape, langue commune à tous ces gens venus d’un peu partout à travers le globe.

110px-Flag_of_Chile.svgIls sont originaires du Chili, de Colombie, du Brésil, mais aussi du Portugal, d’Ukraine ou encore de France. Tous sont arrivés au cours de ces cinq dernières années dans ce pays qu’ils ne connaissaient pas et dont, pour la plupart, ils ne parlaient pas la langue. Aujourd’hui, on les sent parfaitement intégrés. Tous travaillent, parlent français, se sont familiarisés à la culture d’ici, l’ont adoptée aussi dans une certaine mesure.

Mais quelles sont les raisons qui ont poussé ces jeunes trentenaires à quitter leur pays, leur culture, leur mode de vie pour venir s’installer au Québec? Rencontre avec l’une d’entre eux.

Margot (prénom fictif), 31 ans, professeure de chant à Santiago, travaille au noir en attendant de recevoir sa résidence permanente. Margot a des yeux pétillants de vie, c’est la première chose que l’on remarque en la rencontrant. Petit bout de femme à l’énergie débordante, elle parle vite, mélange français, espagnol et anglais dans chacune de ses phrases. Un verre de pisco sour, cocktail chilien, dans la main, elle nous raconte son expérience du Québec.

Éléonore Genolhac: Quand es-tu venue au Québec pour la première fois?

Margot: Je suis allée visiter mon frère Martin à l’été 2011. Il était parti vivre à Montréal pendant un an avec un visa working holidays. J’ai adoré l’ambiance que dégageait cette ville, son énergie, sa liberté. À cette époque, mon rêve était de voyager autour du monde. J’ai donc décidé de commencer par venir vivre moi aussi au Québec. J’ai monté un dossier pour demander un permis Vacances-travail et en mars 2012, je posais mes valises à Montréal.

É.G: Et aujourd’hui, tu es toujours là…

M: Finalement oui, je suis restée plus longtemps au Québec que ce que je ne pensais à l’origine. Normalement, je n’aurais dû rester qu’un an, je devais ensuite rejoindre ma tante à Los Angeles avant de partir travailler en Angleterre. Et puis, j’ai rencontré Dominique, un Québécois du lac St-Jean avec qui je suis aujourd’hui mariée.

É.G: Pour obtenir plus rapidement tes papiers?

Coat_of_arms_of_Chile.svgM: Non ! Parce que je l’aime et que c’est avec lui que je veux être. Évidemment, le mariage simplifie certaines démarches, mais il ne faut pas croire qu’en se mariant, tu obtiens tes papiers en un claquement de doigts. J’ai engagé ma demande de résidence permanente il y a plus d’un an, et aujourd’hui, j’attends encore. Avec tous les problèmes que cela entraîne.

Pour le moment, j’ai un visa de touriste, je n’ai donc pas le droit de travailler légalement. Sauf qu’il faut bien faire tourner la maison. Alors, je fais des ménages chez plusieurs particuliers, ça nous permet d’ajouter un peu de beurre aux épinards. En tout cas, plus vite je recevrai ma résidence permanente, plus vite je serai tranquille. Ma situation reste malgré tout assez précaire ici.

É.G: Es-tu plus heureuse ici qu’au Chili?

M: C’est difficile de répondre à cette question, je ne l’ai jamais envisagé sous cet angle. Partir vivre au Québec, c’était aussi pour moi un moyen de me prouver certaines choses. Au Chili, j’avais une situation stable, je gagnais bien ma vie.

Ici, il a fallu repartir de zéro à presque trente ans. Mais en fin de compte, si, je pense que je suis plus heureuse ici. Je me reconnais davantage dans la société québécoise, dans les valeurs qu’elle porte, que celles de la société chilienne. Le multiculturalisme de Montréal, cette possibilité d’y rencontrer des gens du monde entier, c’est quelque chose que j’adore. Les Québécois sont un peuple ouvert et tolérant, qui ne vont pas juger quelqu’un selon sa façon de s’habiller, de mener sa vie. Je me sens plus libre ici.

Le Chili est un pays très catholique et conservateur. Le divorce n’est devenu légal qu’en 2006. Encore aujourd’hui, l’avortement y est interdit. En tant que femme, et de surcroît féministe, je préfère vivre au Québec plutôt qu’au Chili.

É.G: Finalement, dirais-tu que tu te sens Québécoise?

M: Par certains côtés oui. Mon mari est Québécois, ma meilleure amie est Québécoise. Je ne sais pas si je passerai toute ma vie au Québec, mais pour les années qui s’en viennent, c’est sûr. Je me sens intégrée à cette société, suis préoccupée par les problèmes qui la secouent.

Par exemple, j’étais farouchement opposée à la Charte des valeurs que voulait imposer le Parti québécois. Pour moi, ça allait à l’encontre des valeurs de tolérance de la société québécoise, et ça m’a rappelé une certaine discrimination que l’on retrouve au Chili.

J’ai épousé certains des combats des Québécois, je sens que moi aussi, j’ai mon mot à dire. Le Québec, c’est mon pays d’adoption de cœur. Il y aura eu un avant et un après Montréal. Mais dans le même temps, je suis Chilienne. J’y suis née, j’y ai grandi et je sais qu’en fin de compte, c’est là-bas que je souhaite être enterrée le jour où je décèderai.

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Tourisme français et immigration au Québec

Rien de moins pour le ministre Laurent Fabius!

100 millions de touristes pour la France

Raymond Viger | Dossiers Immigration, InternationalFrancophonie

eiffel-tower-paris-tour voyage france tourisme immigrationUn article du Figaro nous présente le nouveau projet du ministre des Affaires étrangères de la France:

Paris a beau être en tête des villes touristiques en termes de fréquentation, la France entend bien attirer de plus en plus de visiteurs étrangers. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en a fait un objectif chiffré: 100 millions de touristes étrangers visitant la France, contre 83 millions en 2012.

Tout de même étrange que le gouvernement Français cherche à augmenter le tourisme chez eux et qu’ils ne soient même pas capable d’intéresser les Français à vivre chez eux!

La file d’attente pour les Français qui veulent quitter la France est tellement grande que même le Canada a dû fermer ses frontières à la France!

La recette de base pour attirer des touristes ne serait-elle pas d’avoir des habitants fiers et heureux de vivre en France?

Références

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Un homosexuel peut-il immigrer au Canada?

Homosexualité et immigration

Fuir son pays pour mieux vivre son orientation sexuelle

Dans le documentaire « Une dernière chance », nous suivons Zaki Sayid, un homme gai d’origine égyptienne, dans son quotidien à Montréal. À l’image des quatre autres protagonistes du documentaire, il a fui son pays d’origine puisqu’il y était persécuté en raison de son orientation sexuelle.

Anders Turgeon | Dossiers Immigration, Homosexualité

Zaki Sayid est un jeune homme gai originaire d’Égypte dont l’existence se déroule maintenant à Montréal. Son récit débute dans les prisons égyptiennes, où il a été incarcéré en raison de son orientation sexuelle, pour se terminer au Canada. En 2002, par souci de faire respecter les « bonnes mœurs », le gouvernement égyptien se lance dans une campagne de répression contre les homosexuels. Zaki fait partie des victimes de cette répression.

Arrêté pour « débauche »

À la faveur d’une séance de clavardage sur un site web pour gais, Zaki obtient un rendez-vous avec un inconnu au Caire, la capitale égyptienne. Mais cet inconnu étant un policier, il se fait arrêter sur place. Après un interrogatoire dans un ascenseur, il subit un procès de cinq minutes au cours duquel il est condamné à 3 ans de prison et 3 ans de liberté surveillée.

Aussitôt sa condamnation annoncée, il est incarcéré dans un pénitencier surpeuplé. « J’ai été amené dans une prison où nous étions 250 personnes entassées dans un local grand comme une salle de classe. Nous devions dormir recroquevillés sur nous-mêmes et j’étais la cible d’insultes homophobes », relate-t-il.

Ayant été torturé lors de sa détention, Zaki préfère ne pas élaborer là-dessus. Ni même sur les exécutions matinales de condamnés à mort ayant lieu à côté de sa cellule. Mais sa gorge se noue et des larmes coulent le long de ses joues lorsqu’il évoque le moment où sa famille a tenté d’entrer en contact avec lui. « Je ne pouvais pas parler à ma famille et elle ne pouvait pas me rejoindre. C’était horrible », se rappelle-t-il entre deux sanglots.

Libéré grâce à l’intervention d’Amnistie Internationale

Pendant que Zaki est emprisonné, ses amis parlent de son cas à Amnistie Internationale. Avec son réseau consacré à la protection des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transsexuelles (LGBT), l’organisation travaillait déjà à la libération des homosexuels égyptiens avec le concours de Human Rights Watch.

Une campagne est aussitôt lancée et prend la forme de l’envoi de lettres de soutien, écrites par les militants d’Amnistie, pour les prisonniers égyptiens. La campagne inclut également l’envoi de lettres, pré-écrites par Amnistie Internationale, à l’endroit du président de l’Égypte Hosni Moubarak.

Selon Zaki, cette campagne contribue à le faire libérer. « Aux trois quarts de ma sentence, les autorités carcérales m’ont dit que je pouvais sortir à cause de ma bonne conduite. Mais je sais très bien que c’est plutôt à la suite des pressions internationales », plaide-t-il. Il bénéficie ensuite d’une semi-liberté durant laquelle il passe ses nuits dans un poste de police du Caire.

L’exil au Canada

Totalement libéré en janvier 2006, il ne se sent pourtant pas à l’aise de retourner dans sa région natale en Égypte. Son homosexualité ayant été révélée dans la foulée de la campagne d’Amnistie Internationale, sa famille insiste néanmoins pour qu’il mène une vie hétérosexuelle. « Lorsque je téléphone en Égypte, mes parents mettent continuellement de la pression sur moi pour que je trouve une femme avec qui me marier et fonder une famille », constate-t-il.

Zaki prend ainsi la décision d’émigrer au Canada en 2006 afin de bien vivre son homosexualité sans être inquiété par les autorités. Il aboutit à Montréal où il réside depuis ce temps. À la suite de ses démarches auprès de l’immigration, il obtient son statut de réfugié en 2007 sur les bases de l’histoire de son incarcération. Il fait ensuite des études à l’université Concordia où il obtient un baccalauréat en informatique.

Même s’il est en mesure de vivre librement son homosexualité au Canada, il s’ennuie quelquefois de son Égypte natal. Puisqu’il a immigré seul dans sa nouvelle patrie, il ne peut compter sur la présence immédiate de membres de sa famille. « Je m’ennuie de mes parents et de mes autres proches. Même si j’ai toujours peur de me faire rejeter par ceux-ci parce que je suis gai », confesse-t-il.

Les ressources LGBT montréalaises pour Zaki ne manquent pas. Il est impliqué dans Helem, une organisation pour gais et lesbiennes du Liban, qui aide également les homosexuels d’autres pays du Moyen-Orient dont l’Égypte. Il est ainsi en mesure de se créer une deuxième famille au sein de cet organisme.

Le documentaire « Une dernière chance »

Outre l’histoire de Zaki, le documentaire « Une dernière chance » suit quatre autres immigrants LGBT dans leur quête pour immigrer au Canada. Persécutés dans leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle ou de leur changement d’identité sexuelle, ils espèrent trouver générosité et soutien dans leur nouvelle patrie.

À travers le suivi du quotidien des cinq demandeurs d’asile, des avocats et des associations communautaires LGBT témoignent en leur faveur. Ils se mobilisent également pour leur venir en aide. Parmi ces avocats et ces associations, il est possible de retrouver Noël St-Pierre, avocat spécialisé dans les causes relevant de l’immigration et des minorités sexuelles.

Produit par l’Office national du film du Canada (ONF), « Une dernière chance » est signé par le cinéaste acadien Paul-Émile d’Entremont. Ce dernier se spécialise dans les documentaires sur la quête identitaire et l’émancipation des individus.

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L’amour en 3 Dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.  

Commission des droits de la personne: Prix droits et libertés

Remise du prix 2012

Une centaine de personnes se sont réunis pour la remise du prix Droits et Libertés 2012 au Journal de la Rue.

Raymond Viger  | Dossiers Communautaire, Bénévolat

prix droits et libertés 2012 commission droit de la personneM. Gaétan Cousineau le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a remis le Prix Droits et Libertés au Journal de la Rue. Une mention a été présenté à l’organisme Autisme et troubles envahissants de développement Montréal (ATEDM).

La cérémonie s’est déroulée hier soir. Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, était présent pour la remise du Prix. Rencontre que nous avons fortement appréciée.

Pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas du genre très à l’aise dans ce genre de foule. Les relations prix droits libertés commission droit personne droits jeunessepubliques ne font pas parti de mes forces. La cérémonie s’est bien déroulée malgré tout. D’une part, nous avions pu inviter plusieurs membres de l’organisme et de nos partenaires. Une partie de la famille était présente. Juan était accompagné de sa conjointe Myriam et de son garçon Philipe. Johnny, Patrick, Louise, Nicole, Normand. Même Christine qui débarquait de France. Je veux souligner et remercier la présence et l’implication de Sylvie Norris et François Savoie du Rocajq (regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec).

D’autre part, autant M. Cousineau que l’ensemble du personnel de la Commission ont tout fait pour mettre en place une cérémonie, officielle mais intime permettant aux gens de se parler et d’échanger.

prix droits libertés commission droit personnes droits jeunesse justice jeunesUne soirée qui sera très importante pour le Journal de la Rue.

La radio de Radio-Canada avait passé dans l’après-midi pour une entrevue pour l’émission de René-Homier Roy. Le journaliste me soulignait que Radio-Canada avait fait beaucoup de coupures et que personne ne pourrait être présent pour le 5 à 7 de la Commission des droits de la personne. Il faudra maintenant prévoir les conférences de presse dans les heures ouvrables pour éviter le temps supplémentaire!

Merci à tous pour votre soutien et votre implication à un organisme, non subventionné, qui s’implique sans relache auprès des jeunes. Après 20 ans d’implication auprès des jeunes, une remise de prix qui nous va nous aider à continuer.

Le Journal de la Rue a déjà reçu plusieurs autres prix.

  • Prix Iso-Famille, décerné par le Conseil du Statut de la Femme pour son travail auprès de ses employés dans la conciliation Travail-Famille;
  • Prix Claire-Bonenfant, pour son enseignement des valeurs démocratiques auprès des jeunes, décerné par le Ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration;
  • Nominé magazine de l’année par l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM). Une cinquantaine de prix en journalisme.
  • Champions de la croissance au Québec par L’actualité. Au Canada par Profit 100 à Toronto.

Photos de Juan

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