Le don des pauvres

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Comment chercher de l’aide pour soi?

La peur de la pauvreté

Il y a déjà plusieurs années alors que j’étais détenu au pénitencier du Centre fédéral de formation à l’Institut Leclerc, j’ai collaboré avec Marie-Lise Nobert, une des fondatrices de la soupe populaire St-Maxime.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison, Bénévolat

don soi bénévolat prison pauvreté chercher aideCette expérience a été extrêmement valorisante. Elle m’a permis de me reprendre en main. Ceux qui y ont participé, à un moment ou un autre, en ont aussi retiré une bonne leçon. Ce fut si enrichissant sur le plan personnel qu’une sérieuse réflexion a monté en moi: pourquoi n’avais-je pas su, comme eux, chercher de l’aide? Pourquoi m’étais-je enfoncé aussi profondément dans la dèche?

J’ai découvert que la plupart des détenus comme moi avaient une peur viscérale de la pauvreté. La plupart d’entre nous préfèrent attaquer un dépanneur, une banque et même un étranger, plutôt que de se rabaisser à demander la charité. Pourquoi autant de mépris? La peur d’admettre mon échec, mon besoin des autres, ma propre incompétence à réussir? J’ai eu honte.

Préjugés et démunis

Étonnamment, ma sévérité pour les plus démunis me condamnait à repousser sans cesse mes propres défaillances, ma propre vulnérabilité. En tant que criminel, être pauvre me semblait plus lourd à porter qu’être tueur, voleur ou même fraudeur. J’ai réalisé à quel point mes valeurs étaient fuckées.

Certaines publicités ont réussi à me convaincre que je ne valais rien, que j’étais condamné au désespoir si je n’avais pas cette dernière paire de jeans griffés ou cette voiture. Que les belles femmes ne s’intéressent qu’aux hommes fortunés. Que seule la réussite économique compte. Cette expérience à la soupe populaire, au service des plus pauvres, est venue fracasser plusieurs de mes préjugés.

Bénévolat auprès des démunis

Un beau matin, cinq détenus triés sur le volet, ceux qui n’avaient rien à gagner à s’évader ou à déconner, prennent place avec moi à l’intérieur d’une petite fourgonnette. Escortés par deux gardiens en civil, nous nous dirigeons vers cette soupe qui se situe au sous-sol d’une église, comme la plupart des soupes populaires, je présume. À notre arrivée sur place, la présidente, accompagnée d’une petite armée de bénévoles, nous accueille avec une chaleur séduisante. Eh oui, des bagnards endurcis ont besoin de réconfort.

Après une brève présentation sur le déroulement de la journée, on se répartit les tâches et responsabilités: placer les tables et les chaises, décharger les camionnettes remplies de denrées, en faire le tri… Juste avant d’ouvrir les portes, nous prenons quelques minutes pour s’asseoir ensemble afin de se connaître un peu mieux.

La majorité des bénévoles étaient des personnes du troisième âge qui dégagent une bonté, une serviabilité qui, personnellement, me dépassent. Incarcéré depuis plusieurs années pour des crimes graves, j’ai peu d’estime de moi, même si je feins le contraire. Aider mon prochain, un étranger de surcroît, est une approche qu’on ne m’a jamais enseignée. Je découvre un nouvel univers qui se révèle être un moyen de guérison.

La métamorphose

À l’entrée, je constate que rien ne peut vraiment distinguer les bénéficiaires de la soupe populaire des gens qui attendent à l’arrêt d’autobus. Des familles entières, parents et enfants, prennent place. Pour la première fois de ma vie, des regards remplis de considération se posent sur moi. Des gens me considèrent avec gratitude, des enfants m’admirent. Une transformation s’effectue en moi. J’observe les autres détenus qui se métamorphosent. Les gardiens ressemblent à s’y méprendre à des hommes.

En moins d’une demi-heure, j’en apprends plus sur moi que pendant mes dix dernières années de détention. Cette soupe populaire m’offre une occasion de me sentir enfin bien avec moi-même. Ma dignité refait surface d’un passé si trouble que je l’avais complètement oubliée. Le reste de la journée est une suite d’émerveillements.

Je joue avec des enfants, fais connaissance avec des pères et des mères qui apprécient mon travail. Cette expérience vient décrasser un paquet de préjugés qui obscurcissaient ma vue depuis trop longtemps.

À plusieurs reprises, j’observe les autres détenus pour savoir s’ils ressentent la même chose. C’est difficile de lire en eux, mais leurs yeux pétillants et leurs sourires incontrôlables ne mentent pas. Ils relèvent du bonheur. Eux aussi apprécient cette expérience, les plus vieux plus particulièrement. Un peu craintif, je veille à ce que rien ne dérape. Nous sommes des détenus. Nous portons en nous un lourd bagage de criminalité. Étant le principal instigateur de cette activité, je veux que tout se passe bien. Ce souhait est exaucé.

Le succès d’une expérience

Cette expérience a été renouvelée durant de nombreuses années. Ç’a été un tel succès qu’un second pénitencier, celui de Laval, se greffe au projet. J’en retire une grande satisfaction. J’ai découvert des choses en moi qui m’ont permis de grandir, de reprendre ma croissance là où je l’avais laissé.

Les humains que j’ai connus, fréquentés et côtoyés durant ce projet ont laissé une profonde empreinte d’amour dans ma vie. Je leur en suis reconnaissant. J’en profite pour saluer tous ceux qui se donnent pour les plus démunis. Vous possédez une beauté intérieure qui transparaît à travers vos yeux, vos gestes et votre toucher.

Autres textes sur le Bénévolat

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

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L’implication bénévole des gens d’affaires

Bénévoles d’affaires

Des hommes d’affaires donnent au suivant

Ugo Dionne et Marie-Pierre Dufort ont concrétisé leur projet de bénévolat d’affaires. Plus d’une centaine de gens d’affaires ont jusqu’à maintenant offert leurs services à plus d’une vingtaine d’organismes à but non lucratif qui œuvrent dans les domaines culturel, social, environnemental, de la santé…

Charles Messier   Dossier Bénévolat

« J’ai mon bureau en haut d’une tour, d’où je vois le monde à l’envers, d’où je contrôle mon univers. » Les bénévoles d’affaires qu’Ugo Dionne et Marie-Pierre Dufort ont réunis pour donner un coup de main à des organismes de la grande région de Montréal ne fredonnent pas ces paroles du « Blues du businessman ». Plutôt que d’être seuls en haut de leur tour, ils en descendent pour venir appuyer les causes qui leur tiennent à cœur.

Les tâches qu’ils effectuent sont intimement liées à leurs forces dans leur vie professionnelle, comme siéger à des conseils d’administration, élaborer des plans d’affaires et offrir des conseils relatifs à la gestion des ressources humaines.

Depuis le lancement de leurs activités, l’intérêt suscité est surprenant, selon Ugo Dionne. À la suite d’un article paru dans un quotidien montréalais, la responsable de l’administration de l’organisme aurait reçu en une seule journée des dizaines d’appels de gens d’affaires pour proposer leur service. Certains, de Granby et de Québec notamment, auraient même manifesté leur désir d’élargir à leur région le rayonnement de Bénévoles d’affaires, qui cible actuellement la grande région de Montréal.

Les débuts de Bénévoles d’affaires

Avant de lancer officiellement le projet, Ugo Dionne et Marie-Pierre Dufort l’ont élaboré pendant deux ans. Pendant cette période, leur travail a consisté principalement à réunir plusieurs partenaires financiers, médias, de services et des partenaires qui les ont conseillés relativement à l’action bénévole. Ils ont ainsi amassé suffisamment de fonds pour s’assurer de rémunérer pendant une année une employée qui travaille à temps plein. Ils aussi ont obtenu un bureau équipé de tout le matériel nécessaire, ce qui lui permet d’être le plus efficace possible.

L’utile ou l’agréable?

Devant l’enthousiasme des gens d’affaires, Ugo Dionne pense déjà à engager une deuxième personne l’an prochain. Selon lui, le bénévolat leur permet bien sûr d’élargir leur réseau de contacts et, parfois, de dorer leur image, mais il demeure persuadé que le nouvel organisme répond surtout à leur besoin d’aider la collectivité en mettant à profit une expertise qui coûte habituellement très cher à leurs clients. Ils allient ainsi l’utile à l’agréable. « Tout le monde gagne », résume Ugo Dionne.

Lui-même entrepreneur, il croit que, même si certains ne s’impliquent pas « pour les bonnes raisons », les organismes pour lesquels ils œuvrent sont tout de même gagnants au bout de la ligne. Il pense cependant que la meilleure façon d’être persuadé que les bénévoles le fassent d’abord par altruisme est de leur proposer de travailler pour des causes qui leur tiennent à cœur. « On s’assure aussi que l’organisme a besoin de leur expertise et de leur expérience. » Ils ont ainsi le sentiment d’être réellement utiles.

Bénévoles d’affaires?

Pourquoi avoir mis sur pied Bénévoles d’affaires alors que d’autres organismes accueillent déjà des bénévoles de tous les horizons? « Les gens d’affaires, pour se sentir interpellés, doivent avoir un service qui leur parle directement, et qui ne fait que ça », explique Ugo Dionne. Pendant les deux années qu’il a passées à élaborer le projet avec Marie-Pierre Dufort, il a d’ailleurs rencontré le Centre d’action bénévole de Montréal, qui s’est réjoui de leur initiative. « Eux, ça n’a pas marché il y a 15 ans. Ça n’a pas pris, parce que les tâches proposées ne sont pas assez liées à leur expertise. On est donc complémentaire. »

Lien Internet: www.benevolesdaffaires.org

Autres textes sur le Bénévolat

Louise Gagné, bénévole de l’année

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

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Témoignage sur l’implication bénévole

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Le bénévolat en région

L’implication bénévole

Jacqueline Blais, grande bénévole de la Côte Nord

Madame Jacqueline Blais, maintenant âgée de 75 ans et mère de 4 enfants, est bénévole depuis plus de 25 ans. Sa fille de 45 ans, est handicapée intellectuelle.

Par Nathalie Chenel, Côte Nord   Dossier Bénévolat

Madame Blais s’implique sur différents comités. Son objectif est d’obtenir et de maintenir de nouveaux services adaptés aux besoins des personnes handicapées. L’accessibilité aux services publics représente tout un défi.

Mme Blais a été une pionnière dans la région de Sept-Îles en ce qui concerne l’intégration scolaire qui, à l’époque, était inexistante. Cette artisane a dû soulever de nombreuses barrières. Rien ne peut arrêter le cœur d’une mère déterminée par l’amour de son enfant.

Noël pour les personnes handicapées

Depuis 10 ans, elle travaille à la préparation et au service du repas de la fête de Noël pour les personnes handicapées. Avec des membres de différentes associations, elle a créé au camp des jeunes la semaine réservée aux personnes handicapées. Elle a apporté réconfort, appui et encouragement aux personnes en quête d’autonomie.

Son implication a profité à plusieurs organismes tels que le Module d’Épanouissement à la Vie de Sept-Îles, le Centre d’activité le Pivot, le camp de vacances pour personnes handicapées, le comité de rêve d’adultes «Lueur d’espoir»…

Médaille du Gouverneur et l’Ordre du Mérite

Nous sommes fiers de souligner que, pour l’ensemble de son oeuvre, Mme Blais a reçu les clés de la ville de Sept-Îles, la médaille du Gouverneur, l’Ordre du Mérite du Nord-Côtier ainsi que le titre de bénévole de l’année. Au mois d’avril 2000, elle recevait le prix «Bénévolat de Québec»! des mains de Monsieur André Boisclair, à l’époque ministre de la Solidarité Sociale. Mme Blais est non seulement un exemple de ténacité pour l’ensemble du Québec, mais aussi, une source de fierté pour les gens de la Côte-Nord.

Les débuts du bénévolat

À Sept-Îles, en 1972, quelques parents ayant les mêmes besoins se regroupent et forment «L’association des parents de l’enfance inadaptée». Leur comité devient le «Module d’épanouissement à la vie de Sept-Îles». Leur mission: faire la promotion et la défense des droits pour les personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel.

Grâce à ce mouvement et à ces nombreux bénévoles telles que Mme Blais, les personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel ont enfin droit à leur place dans la communauté. Les objectifs sont nombreux; ils échangent, s’entraident et se supportent mutuellement. Ils travaillent tous les jours à améliorer la qualité des services. Ils font la promotion de la mise sur pied de nouveaux services. Ces gens aux grands cœurs et qui sont déterminés, aident la personne vivant avec un handicap à se prendre en charge. Les membres donnent de la formation, informent sur les droits ainsi que les lois, services et ressources disponibles pour faciliter la vie en société. Le comité lutte aussi pour l’accessibilité aux lieux publics. Tout cela est un travail ardu.

Le bénévolat qui mène à l’intégration

Aujourd’hui, grâce à ces efforts, ces personnes sont intégrées sur le marché du travail, que ce soit dans le secteur manufacturier ou commercial. Nous pouvons les voir travailler à diverses tâches, ces personnes qui ne sont pas si différentes des autres travailleurs. Félicitations Mme Blais et à tous les bénévoles qui s’impliquent. Bonne continuité!

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Votre cerveau fonctionne-t-il différemment de celui des autres?

Science et bénévolat

Le mystère du don de soi

Êtes-vous altruiste? Si oui, votre cerveau pourrait bien fonctionner un peu différemment de celui des autres.

Agence Science-Presse   Dossier Bénévolat

Une équipe de neuroscientifiques du Centre médical de l’Université Duke, en Caroline du Nord, a identifié la zone de charité dans le cerveau. Cette région serait beaucoup plus active chez les personnes généreuses.

Même si cette découverte ne permet pas aux scientifiques de comprendre le comportement des Mère Teresa de ce monde, elle leur donne des indices sur l’origine de certains comportements comme l’altruisme. La science s’est souvent questionnée sur le comportement de ces personnes qui placent le bien-être des autres avant le leur, parfois même au détriment de leur vie.

Selon un point de vue évolutionniste, c’est un non-sens. Cette attitude n’a pour but ni de léguer ses gènes, ni d’assurer sa survie. Les chercheurs estiment que les comportements altruistes pourraient davantage être motivés par la façon dont les gens voient le monde plutôt que par la façon dont ils agissent.

Autres textes sur le Bénévolat

Louise Gagné, bénévole de l’année

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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Louise Gagné, bénévole de l’année

Prix de l’Association des médias écrits communautaires

Le bénévolat de Louise Gagné

Préparé en cachette, la remise des prix du bénévole de l’année.

Valérie R. Carboimplication-benevole-benevolat-louise-gagnennneau   Dossier Bénévolat, Communautaire

«Es-tu libre le 1er mai? J’aimerais que tu viennes souper avec nous», demandait Raymond Viger à Louise Gagné, vers la fin avril. Ce qu’elle ignorait c’est qu’on avait déposé sa candidature à titre de bénévole de l’année pour un média communautaire, dans le cadre du congrès annuel de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).

Surprise qu’on ait pensé à elle, elle remportait l’honneur quelques jours plus tard, dans un hôtel d’Orford. Ses premiers engagements bénévoles remontent certes à loin. De cheftaine chez les Guides à membre du chœur Montjoie, d’hier à aujourd’hui, les exemples sont nombreux et notables.

Génération action

Issue d’une génération qui descendait manifester dans la rue, Louise Gagné n’a pas assez de doigts pour compter les causes qu’elle a défendues. «C’était la Révolution tranquille. La première fois qu’une génération de jeunes était plus instruite que leurs parents», souligne-t-elle. La mise sur pied de l’Union générale des étudiants (UGEQ), les manifs pour les prêts et bourses ou contre la guerre au Vietnam… «On expérimentait tout ça, ce n’était pas théorique! L’implication d’une personne dans la société s’inscrit dans l’histoire.» Une heure d’entrevue ne lui suffit pas pour raconter la sienne de long en large…

Pionnière parmi une centaine de jeunes membres de Bureau de concertation Jeunesse, elle a ainsi participé à l’élaboration d’un programme jeunesse avant la loi de 1975 qui allait reconnaître, pour la première fois, l’existence des droits des mineurs. À la même époque, elle était très impliquée au pavillon Jeunesse d’Expo 67. «J’étais consciente de faire partie de ce phénomène nouveau de la participation des jeunes à la société…»

Un parcours riche, chargé de détours

Sociologue de formation, Louise Gagné avait auparavant tenté sa chance en sciences mais en vain. «On était en 1963», se souvient-elle comme si c’était hier. On lui a refusé l’accès au département de mathématiques «parce qu’elle était une fille». Stupéfaite, elle a demandé au doyen de la faculté et au directeur du département: «Que dois-je faire?… Habille-toi comme un garçon», lui a-t-on répondu.

Pendant plus de 30 ans, elle s’est surtout portée à la défense des droits humains. Notamment auprès des jeunes, des femmes et des réfugiés. Elle a travaillé avec Jacques Couture, important ministre de l’Immigration après avoir été animateur social dans le quartier de Saint-Henri (Montréal) et à Madagascar. Dernièrement, elle briguait les suffrages comme conseillère dans Joseph-Beaubien, un district d’Outremont, dans l’équipe de Louise Harel de Vision Montréal.

Après avoir participé tout au long de ses années de militance à la création d’une trentaine d’organismes communautaires dont certains ont même rayonné à l’international, Louise Gagné a finalement adopté le Journal de la Rue.

«Vers 1992, alors que Raymond Viger et son collègue publiaient le Journal de la Rue avec une dizaine de jeunes, j’ai tout de suite été très sensible à cette idée de présenter le point de vue jeune.» Ainsi, elle a vu le magazine passer de 5000 à 10 000 abonnés, pour atteindre jusqu’à 85 000 abonnés et près de 500 000 lecteurs ici et à l’étranger.

Depuis 1994, elle a été tour à tour administratrice, conseillère, présidente de l’organisme et membre du comité de lecture de Reflet de Société. «La revue stimule l’économie locale à Montréal et dans les autres régions. Les sujets qu’on traite en témoignent.» Elle s’y associe aussi parce qu’on parle de phénomènes sociaux du point de vue des jeunes. «Plusieurs thèmes donnent rarement une réflexion aussi profonde dans les médias», admet celle qui dit se sentir à l’aise parmi les gens engagés au sein de l’organisme.

Au cours des dernières décennies, Louise Gagné travaillait au sein de la fonction publique. «Dans un ministère, il y a des postes que je n’ai jamais obtenus puisqu’on m’identifiait au communautaire», précise-t-elle. Sa fierté est d’avoir toujours défendu l’intérêt de la population.

«Je travaille pour le monde et le meilleur endroit pour le faire, c’est dans le communautaire…» Le message qu’elle veut léguer: «continuer à faire reconnaître l’expertise de la société civile pour un meilleur équilibre entre les jeunes et les moins jeunes, entre les experts et ceux qui vivent les problèmes.»

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Le communautaire en action: des gens de coeur

Des gens de cœur

Le communautaire en action

Pourquoi est-on suspicieux dès qu’une organisation présente de bons résultats? On scrute ce groupe et ses responsables avec l’espoir de trouver une erreur. Pourquoi n’éprouve-t-on pas le désir de se joindre à ce succès ou, du moins, de le soutenir voire de le reproduire?

Charles T.   Dossier communautaire, Bénévolat.

benevolat-implication-communautaire-benevole-citoyennete

On prétend qu’en période difficile, on sait être solidaire! Pourtant il semblerait que ça ne soit pas toujours le cas. On parle partout d’aidants naturels, de simplicité volontaire, de démarches vers l’autonomie, d’entraide populaire et d’actions communautaires indépendantes, mais qui connaît vraiment le milieu communautaire? Celui qui se trouve dans sa propre cour!

Quel dommage car, lorsqu’on découvre les organismes et que l’on est informé sur les changements et l’aide qu’ils apportent à la communauté, on comprend mieux leur importance.

Une qualité de vie

Savez-vous que ce sont eux qui contribuent à améliorer la qualité de vie de milliers de citoyens? Peut-être un membre de votre famille en a-t-il bénéficié? Pouvez-vous imaginer combien d’argent ces organismes permettent  au gouvernement d’économiser chaque année?

Les médias évoquent souvent le budget réservé aux programmes sociaux en termes de gros chiffres. Mais cet argent est redistribué à des milliers d’organismes à travers le pays: au Canada, pour 33 millions de personnes, il existe 160 000 organismes de bienfaisance dont 46 000 au Québec. Finalement un organisme reçoit bien peu!

Les champs d’intervention

bénévolat communautaire bénévoles soutien humanitaire Les maladies mentales, la dépendance, la consommation, l’isolement, la pauvreté, la souffrance psychologique, la violence faite aux enfants, la violence conjugale, les agressions sexuelles, l’abandon sont autant de domaines d’action du milieu communautaire, et la liste est loin d’être exhaustive. Combien de ces organismes permettent aux jeunes en détresse de quitter la rue, de se réorienter vers l’école ou vers un travail? Certains reçoivent un traitement en centre de désintoxication ou de thérapie et  s’en sortent. Ils deviennent alors des citoyens respectables qui payent leurs impôts.

Certains de ces groupes communautaires ont pour mission d’accompagner des personnes âgées, malades, démunies et isolées pour leurs rendez-vous médicaux ou légaux importants. D’autres offrent des activités sociales ou artistiques afin de redonner espoir à une population fragilisée pour mille raisons. N’est-ce pas la responsabilité de la société d’aider les plus faibles? Car il est faux  de croire que nous sommes égaux dans la vie!

Des jeunes de la rue, qui pour une fois mangent à leur faim et participent à des activités dans un contexte accueillant, reprendront confiance! Il en est ainsi pour des familles démunies ou isolées,  pour des parents qui s’occupent d’enfants malades ou différents, qui sont dépassés et qui ont épuisé toutes leurs ressources. Les organismes stimulent et guident des gens qui avaient perdu tout espoir de voir leurs rêves s’accomplir.

Personnellement, j’ai entendu des témoignages poignants de personnes qui affirment être en vie et heureux grâce aux employés et aux bénévoles qui œuvrent dans ces organisations. J’ai aussi été témoin des miracles qu’accomplissent chaque jour ces femmes et ces hommes de cœur en sauvant la vie de gens désespérés et exclus du système traditionnel.

Les artisans de l’implication bénévole

bénévolat soutien communautaire humanitaire benevoles Que dire alors de ces organismes et des personnes qui y travaillent? Bien souvent, ce sont des femmes qui soutiennent la communauté, non pas pour le salaire qui paraît bien dérisoire par rapport à leurs compétences, mais par humanisme et par attachement à la cause.

Ces gens de cœur ne comptent pas les heures consacrées à leur mission et considèrent les bénéficiaires comme des hommes et des femmes, non comme des numéros de dossier. Certains se réveillent la nuit, inquiets pour une personne qui souffre.

Mais en réalité, l’essentiel de leur travail n’est pas directement lié à la personne qui a besoin de soutien. Ces gens d’une qualité humaine rare, d’une expertise certaine et d’un professionnalisme indiscutable, pas-sent beaucoup de temps à chercher de l’argent pour que l’organisme sur-vive: les demandes de subventions gouvernementales sont longues et exigeantes à exécuter, les réponses arrivent trop souvent tardivement. Certaines subventions, destinées à payer les minces salaires des intervenants, sont supprimées ou dirigées vers d’autres portefeuilles. Dans la majorité des cas, une petite poignée de personnes travaillent à réaliser la mission du mieux qu’elles peuvent et avec bien peu de ressources. Chaque mois de plus est une victoire!

Créativité, polyvalence et don de soi sont gages de réussite et d’espoir. Le membre qui s’engage doit être à la fois commis de bureau, gestionnaire, réceptionniste, organisateur d’événements, commis comptable, responsable des communications… Mais il doit, en tout premier lieu, être disponible pour la personne qui réclame du soutien puisque telle est sa mission, sa raison d’être et sa formation professionnelle. Il est intervenant, écoutant, souriant et surtout accueillant. Pourtant une épée de Damoclès menace en permanence!

La place du communautaire dans la société

Les organismes communautaires ont leur place et un rôle important à jouer au sein de la société. Nous devons les aider à survivre! Nous devons les appuyer dans leurs demandes d’aide aux gouvernements et aux grandes entreprises. C’est notre responsabilité. Repérez dans votre quartier les organismes près de chez vous et renseignez- vous sur leurs réalisations. Prenez le temps de vivre une journée ou seulement un après-midi avec eux. Interrogez ces personnes de cœur qui viennent en aide aux souffrants et aux marginaux. Vous comprendrez mieux leur essoufflement, mais surtout leur valeur et leur importance pour la population. Peut-être même découvrirez vous que leurs services sont enrichissants et s’adressent à vous ou à vos proches?

Le communautaire est partout mais on ne le voit pas! Que ce soit dans les domaines de la santé, de la culture ou de l’éducation, quelqu’un œuvre chaque jour pour améliorer notre qualité de vie et celle de notre environnement! De même qu’il existe du travail humanitaire à l’international, ici même, dans notre ville, des centaines de travailleurs humanitaires, très souvent bénévoles, ont besoin de notre aide et de notre appui!

Cessons de douter, chers concitoyens, et engageons-nous dans le milieu communautaire: nous contribuerons à créer un monde meilleur, car lorsque le peuple s’implique, les décideurs suivent. On appelle ce phénomène la politique!

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Louise Gagné, bénévole de l’année

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Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

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Raymond Viger     Dossier Bénévolat.

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu.

20$ + 5$ pour les frais de transport et les taxes

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