Humour 13: histoire d’une sonde urinaire!

La sonde qui ne veut plus décoller

Les conséquences de faire à sa tête

Raymond Viger  Dossiers Mon humour, Humour des autres

chronique humour humoriste drôle comique rire spectacleAprès 5 jours aux soins intensifs avec une sonde urinaire qui commence à me tomber sur les nerfs, je demande à l’infirmière si elle peut me l’enlever.

Non, me répond-elle sèchement. Il faut attendre que le médecin le prescrive. Question de respect de la hiérarchie qui existe dans les hôpitaux, cette infirmière attitrée à ma chambre ne peut pas déroger du protocole.

Pas de problème. Ce soir en cachette je vais l’enlever moi-même. Elle ne pourra pas la remettre tant que le médecin ne l’aura pas prescrit et je devrais pouvoir le convaincre très facilement que j’en ai plus besoin.

Mon plan de match était fort simple. Je tire d’un coup sec sur le tube pour le faire sortir.

Trop fatigué. Trop amorti par tous ces médicaments qu’ils me donnent pour ralentir mon coeur et ma pression, je m’endort sans avoir pu retirer la sonde.

Le lendemain matin, le médecin passe et confirme qu’on peut me retirer la sonde. Au moment où l’infirmière vient pour me libérer, je me confesse à elle en lui disant que j’avais planifié de me l’enlever moi-même la veille.

Elle s’est mise à rire de moi sans aucune retenue. Voici un résumé de nos échanges:

– Penses-tu vraiment que tu aurais réussi à enlever la sonde?

– J’aurais tout simplement tiré d’un coup sec pour l’enlever.

– Si le tube de plastique n’est pas accroché dans la vessie, il tomberait. Est-ce que tu sais comment on l’a accroché après ta vessie?

– En commençant à blanchir je réponds que non.

Après avoir fait pénétrer le tube, on injecte de l’eau et le bout situé dans la vessie se met à gonfler. Il devient impossible de faire sortir le tube sans au préalable avoir retiré cet eau.

Pour me convaincre qu’il ne faut jamais désobéir au personnel médical, après m’avoir retiré le tube, elle me fait la démonstration de ce ballon qui gonfle au bout du tube.

Impossible à enlever à moins d’arracher la vessie au préalable!

Je suis demeurer docile pour la fin de mon séjour à l’hôpital. Je crois que cette infirmière rit encore de moi!

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

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Autisme et troubles envahissants du développement

Avril, le mois de l’autisme

Le combat pour des services convenables

Rencontre avec Mme Carmen Lahaie, présidente de l’organisme ATEDM et mère d’un enfant autiste. Une combattante à la fois douce et totalement déterminée.

Normand Charest, dossiers Autisme, Santé mentale

Comme on peut le lire sur son site Web, l’organisme ATEDM offre des services à «toutes les personnes TED et leurs familles littéralement abandonnées», l’acronyme signifiant : «Autisme et troubles envahissants de développement Montréal».

Le 6 décembre dernier, ATEDM a reçu une mention d’honneur de la «Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse» pour son travail en matière de défense des droits des personnes autistes et de leur famille, en même temps que la Commission remettait au Journal de la Rue (l’organisme à l’origine de notre magazine Reflet de Société) le «Prix Droits et Liberté, édition 2012» pour ses 20 ans d’implication auprès des jeunes.

Nous avons rencontré la présidente de l’organisme, Mme Carmen Lahaie, dans sa maison du nord de Montréal où elle nous a reçu. On est tout de suite frappé par la présence, chez elle, de plusieurs chats abandonnés qu’elle a recueilli «parce ce qu’il fallait bien qu’on s’occupe d’eux», dit-elle. Voilà déjà un trait marquant et significatif de sa personnalité.

Se battre pour aider ceux qui souffrent

D’entrée de jeu, Mme Lahaie nous parle spontanément d’elle et de sa vie. Dès son enfance, nous dit-elle, elle s’est battue contre les injustices et souhaité protéger les plus faibles. Elle n’a jamais hésité à prendre une position de leader pour agir en ce sens et revendiquer des droits qu’elle ressentait comme essentiels. Ce talent a été reconnu par les religieuses, qui lui ont permis de suivre leur cours classique sans frais.

Elle aurait voulu être médecin pour aider et soigner. Mais, née dans un milieu pauvre, elle devait aider sa mère et ne pouvait se permettre d’entreprendre des études supérieures trop coûteuses.

Elle a donc opté, en deuxième choix, pour une profession d’infirmière, spécialisée en pédopsychiatrie. Ce qui l’a amené à faire l’expérience souvent amère, nous dit-elle, des limites de la psychiatrie telle qu’on la pratique au Québec.

Traditionnellement, on avait tendance à considérer les troubles mentaux de manière défaitiste. Et on considérait ceux qui en étaient atteints comme des êtres marginaux, anormaux et parfois dangereux. On les croyait plus ou moins incurables et on les cachait dans des établissements.

De plus, on recherchait trop souvent la cause de ces anomalies dans le comportement des parents, qu’on culpabilisait par le fait même. La psychiatrie les jugeait, sans chercher à savoir s’il pouvait y avoir des causes physiques ou chimiques à ces troubles mentaux.

On se contentait d’un simple constat de symptômes, sans poser de véritable diagnostic. Les psychiatres ne faisaient qu’observer des comportements, sans en rechercher les causes physiques possibles.

Des causes physiques aux problèmes mentaux

autisme atedm santé mentale autiste«Si on soignait d’abord les problèmes physiques des malades, on règlerait souvent ainsi une partie de leurs problèmes mentaux», nous dit Mme Lahaie. «Les parents que je soutenais au sein de ATEDM me disaient presque toujours que leur enfant souffrait de problèmes aux intestins. Ils me disaient aussi: “J’ai commencé à ‘perdre’ mon enfant après tel ou tel vaccin” (signifiant ainsi que son cas s’était aggravé à ce moment-là), quoique l’effet des vaccins dans cette maladie n’a jamais été reconnu par la médecine.»

Les métaux lourds dans l’environnement sont aussi mis en cause. On pense au mercure dans les plombages et dans certains vaccins, au plomb dans la peinture des anciennes maisons.

«Nous avons vécu deux ans dans un logement d’Hochelaga-Maisonneuve où toute la famille était plus ou moins indisposée. Nous avons appris plus tard qu’il y avait des émanations de radon sous terre. C’est là que les premiers symptômes d’autisme sont apparus chez mon fils Jérémie, le 3e de mes 5 enfants. Dans son cas, il s’agissait peut-être d’une conjonction de contaminants et du vaccin comme élément déclencheur.»

Elle s’est alors vite rendu compte que les services de santé et les services sociaux ne pouvaient pas répondre aux besoins des autistes et de leurs familles. C’est ainsi qu’elle s’est tournée vers un organisme qui offrait du répit aux familles.

Revendiquer les droits de ces malades

«Mais je voulais plus», ajoute Mme Lahaie. «Je voulais défendre les droits des autistes à des soins et des services convenables, même si je ne savais pas comment faire. C’est alors que je me suis impliquée dans des organismes d’aide aux handicapés pour l’apprendre. Ça m’a permis d’avoir avec eux un accès aux agences gouvernementales.»

La réforme en santé mentale dans les années 1980 lui a permis d’obtenir certains budgets pour des camps destinés à donner du répit aux familles.

Dans les années 1990, il y a eu une forte augmentation des cas d’autisme, alors que cette maladie ne jouissait pas encore de la reconnaissance des services de santé et services sociaux.

Ces malades connaissaient de graves troubles de comportement. En psychiatrie, on les attachait et on les bourrait de médicaments. L’organisme qui allait devenir ATEDM, formé d’un petit groupe de bénévoles, surtout de parents, tentait de répondre aux besoins et de compenser les manques du système.

L’expérience américaine en autisme

«Nous sommes entrés en contact avec des programmes américains intéressants. On se demandait comment ils s’y prenaient et où ils trouvaient l’argent nécessaire. Nous avons fait venir deux psychiatres américains qui disaient que certains problèmes physiques étaient à l’origine des troubles graves de comportement, incluant l’autisme.»

Les recommandations des médecins américains furent difficilement acceptées par les médecins et les hôpitaux québécois. Selon l’expérience de Mme Lahaie, l’approche des spécialistes d’ici ne serait pas efficace. Leurs évaluations se perdent en bureaucratie, et il n’y a pas d’amélioration des troubles de comportement. L’argent prévu pour les services se perd en administration.

«Plutôt que d’offrir un service client, on offre un service à l’établissement», selon Mme Lahaie. En d’autres mots, la bureaucratie recherche la satisfaction de l’institution, plutôt que celle du patient.

L’organisme a grandi avec le temps, jusqu’à posséder un bureau et des employés permanents, mais les parents continuent d’y œuvrer de manière bénévole, surtout pour offrir des services. Mais le volet «défense des droits» trouve moins de volontaires et dépend en grande partie du travail de Mme Lahaie, toujours aussi militante.

Une maison de répit de l’organisme bénéficie d’une subvention de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. ATEDM reçoit aussi une aide non récurrente pour le soutien des familles en crise. Mais les demandes de subventions nécessitent toujours beaucoup d’efforts. Il s’agit d’un travail constant.

On s’occupe beaucoup de troubles de comportement et de trouver des solutions à la pièce. On accompagne les parents qui doivent affronter la bureaucratie, comme dans le cas où une direction d’école voulait rendre la médication obligatoire, ce qui n’est pas légal.

Selon Mme Lahaie, la rigidité de la psychiatrie est toujours bien réelle: «Il est impossible d’y changer les choses, et on y fait face à une chasse gardée des médecins».

Virus et ulcères intestinaux

«Chaque fois que nous parlons de problèmes intestinaux chez les autistes, la médecine d’ici nous discrédite en citant le cas du Dr Wakefield», nous dit Mme Lahaie.

Le Dr Wakefield, un gastroentérologue anglais, aurait découvert le virus de la rougeole dans des ulcères intestinaux d’enfants autistes. Il a publié ses résultats dans la revue médicale The Lancet en 1998. Ce lien qu’il établit entre les problèmes intestinaux et le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (vaccin ROR) lui valut des poursuites judiciaires qui brisèrent sa carrière médicale.

L’effet des contaminants et de l’alimentation

«Tout ce que nous demandons», ajoute Mme Lahaie, «c’est pourquoi refusez-vous de faire des recherches en ce sens? Les médecins ne connaissent pas la cause de l’autisme et aucune recherche n’est effectuée sur l’effet possible des contaminants. Pourtant, les recherches cliniques commencent à reconnaître qu’il y a des causes environnementales à l’autisme: les métaux lourds. Et comme on retrouve du mercure dans certains vaccins, par exemple, pourquoi refuser de se poser la question?»

À cela s’ajoute l’effet de certaines intolérances alimentaires sur l’autisme. Ainsi, on peut réduire certains symptômes en enlevant de l’alimentation des malades le gluten (protéine des céréales), la caséine (protéine du lait) ou le soya, selon le cas. Car chaque enfant est différent.

Dans la pratique, l’effet de l’alimentation chez les autistes est très frappant. Dans certains cas, un dessert donné à un enfant autiste «parce que c’est jour de fête» peut provoquer en lui une crise grave… et bien évidemment la fin de la fête pour tous.

La situation rêvée : un centre spécifique à l’autisme

À quoi devraient ressembler les services de santé offerts aux autistes? En supposant qu’on dispose, par exemple, d’un souhait offert par un génie dans une bouteille?

L’idéal, selon Mme Lahaie, serait d’établir un centre spécifique à l’autisme dans lequel on regrouperait tous les services nécessaires.

Il faut savoir qu’ATEDM prend en charge, parfois, les enfants d’une mère qui vient de mourir, en attendant que la DPJ puisse s’en occuper, jouant alors le rôle d’un service d’urgence que le système n’offre pas.

Dans le centre dont rêve Mme Lahaie, on offrirait aux petits un service d’évaluation avant diagnostic. On y chercherait aussi des causes physiques aux divers troubles de développement et de comportement, y compris l’hyperactivité. En ce moment, l’attente pour les services existants est trop longue et le processus complexe.

Le cas des autistes de haut niveau, comme le syndrome d’Asperger, est différent et il nécessite une approche et des services différents. Leur autisme est parfois ignoré, à cause de leur haute intelligence, mais ils peuvent accaparer les services psychiatriques.

«Certains d’entre eux cumulent les diplômes. Et pourtant, ils ne fonctionnent pas bien. On doit les entraîner pour qu’ils deviennent autonomes, qu’ils puissent vivre en appartement et payer leurs factures. Ils sont parfois difficiles à aider, à cause de leur intelligence. Mais on doit les écouter sans les juger et procéder par étapes. En demeurant conscient qu’il est impossible de changer ceux qui ne veulent pas changer», nous dit Mme Lahaie.

«Les programmes actuels ciblent les jeunes enfants, jusqu’à 5 ans. Mais on néglige les plus vieux, et les adultes autistes sont en attente depuis toujours. C’est une situation angoissante pour les parents vieillissants de ces autistes adultes qui ont encore besoin de soutien.»

Pendant ce temps, le dévouement des parents de l’organisme ATEDM et de Mme Lahaie se poursuit. Nous la remercions de nous avoir fait prendre conscience des besoins des personnes qu’elle représente. De plus, nous saluons la reconnaissance de la «Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse» qui pourra aider cet organisme à atteindre ses buts humanitaires.

Coordonnées de ATEDM

4450, rue Saint-Hubert, bureau 320 (métro Mont-Royal) – Montréal (Québec)  H2J 2W9 Téléphone : 514 524-6114 – Télécopieur : 514 524-6420

Courriel : atedm@autisme-montreal.com , Site Web : www.autisme-montreal.com

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Témoignage: Mes remords

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Témoignage: Mes remords

Témoignage de Pierre, Michel  et Jean-Pierre Bellemare
Dossier Prison, Criminalité
 chronique prisonnier, prison, prisonnier 1

Système carcéral à deux vitesses

Pierre

J’ai habité plusieurs maisons de transition. Les écarts entre le privé et le public sont énormes. Une maison de transition privée: trois intervenants pour dix-huit pensionnaires. Des ordinateurs datant quasiment de la guerre. Une maison de transition publique: 18 intervenants pour 30 pensionnaires. Chacun a un ordinateur des plus performants. L’espace de cuisine pour les intervenants est plus grand que les espaces réservés aux prisonniers.

Aussi, je trouve que le système carcéral est comme une entreprise privée. Actuellement, il y a moins de prisonniers. Au lieu d’accepter que les prisons ne se vident et qu’elles perdent leur budget, l’administration est sur le dos des prisonniers et, au moindre écart, elle les accuse de bris de conditions. Tout est passé au peigne fin et on vous ramène en dedans pour terminer la sentence.

Vous étiez là, accomplissant un travail intègre
J’ai soudain donné un goût amer à votre existence
J’aimerais pouvoir revenir en arrière et changer les choses
Pour vous, la vie ne doit pas toujours être rose

Je prends conscience des torts que je vous ai causés
Comment pourrais-je les atténuer?
Que puis-je faire pour mettre un baume sur vos cœurs blessés?
Prier et vous écouter, du plus profond de mon cœur
Vous dire que je suis sincèrement désolé

Si cela peut vous consoler, ne croyez pas que je m’en sois tiré
Aujourd’hui je paye pour les fautes de mon passé

À toutes ces victimes innocentes, j’adresse une prière de guérison intérieure
Si vous me le permettez, un jour, je vous ouvrirai mon cœur
Je prie en silence, pour que vous puissiez me pardonner
Afin que, de mes remords, je sois libéré

par Michel Morin

Jeunesse à l’ombre

Jean-Pierre Bellemare

Pour protéger un enfant, lorsqu’il n’y a pas de famille d’accueil disponible, l’enfant est retiré de son milieu familial et remis dans un établissement de détention juvénile. Entouré de jeunes délinquants, ce n’est pas une combinaison idéale. Selon le juge Jacques Lemarche du Tribunal de la jeunesse, 80% des jeunes en centres de détention finissent dans les pénitenciers fédéraux (sentence de plus de deux ans).

L’institutionnalisation des enfants les déresponsabilise et les infantilise. Les enfants en besoin de protection sont punis pour des comportements adultes. Dans leur tête, des questionnements ambigus alimentent la confusion. Pourquoi doivent-ils subir une mise à l’écart dans un groupe aussi perturbé qu’eux? Mis avec des délinquants, ils deviennent eux-mêmes à risque. Ce traitement engendre en quelques années des adolescents qu’il est préférable d’éviter sur la rue.

Est-ce que les fonctionnaires se comportent comme les infirmières et les médecins, qui sont continuellement confrontés à la douleur? Deviennent-ils immunisés et moins sensibles aux besoins et aux droits des jeunes? Plus l’institution est grosse et plus la relation avec le jeune est dépersonnalisée.

Dans le cas d’un jeune qui utilise la menace ou le chantage, une approche humiliante de la part du parent ou de la personne en autorité risque de ne pas porter ses fruits. À mon avis, il faut utiliser des moyens plus subtils que les parents doivent adapter à la personnalité de leur enfant.

Je privilégie une approche étroite, une relation directe avec le jeune. Lui manifester de l’attention. Après avoir établi une relation de confiance avec le jeune, le temps offrira des occasions d’intervenir. Il n’y a rien de mystérieux dans le soutien aux jeunes. Impossible de se tromper en manifestant un désir sincère de protection et de relation. Cela permet de cicatriser toutes les souffrances antérieures et de rétablir la confiance.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Les difficultés d’avorter au Canada

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Les difficultés d’avorter au Canada

Pour ou contre l’avortement?

Lisa Melia__DOSSIER SantéAvortement ET Sexualité.

Les canadiennes peuvent-elles avorter facilement? En 1988, la Cour suprême du Canada a déclaré invalides les articles 251 et 252 du Code criminel, qui interdisaient l’interruption volontaire de grossesse (IVG), car c’est l’un des droits fondamentaux de la femme que de disposer librement de son corps, droit qui est d’ailleurs protégé par la Charte constitutionnelle. Pour autant, des mouvements dits «pro-choix», c’est-à-dire qui soutiennent le recours à l’avortement, tels que Canadian for choice, la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada ou encore la Fédération Québécoise pour le planning des naissances (FQPN), considèrent que de nombreuses améliorations sont à mener.

Morgantaler pour ou contre l'avortement avorter L’information sur l’avortement

La première d’entre elles concerne l’information, très largement insuffisante ou partiale. Canadian for choice affirme que dans de nombreux établissements hospitaliers, l’accès à l’information est volontairement bloqué par le personnel médical, qui refuse d’aiguiller les femmes désirant avorter. Le site de l’organisme propose ainsi des témoignages de femmes dont une partie a dû subir un comportement hostile des infirmiers et des médecins.

Certaines femmes qui veulent obtenir un IVG se voient même traitées d’irresponsables, car le personnel médical «présume qu’elles n’ont pas pris de contraception, qu’elles n’ont pas fait attention.» Or, une étude de la FQPN montre que souvent, les femmes demandent ces services en raison d’une défaillance de la contraception.

L’accès aux services d’IVG

La FQPN soutient par ailleurs que l’accessibilité aux soins est très inégale. En effet, seulement 17,8% des hôpitaux canadiens proposent des services complets d’avortement et le chiffre tombe à 12% des Centres locaux de services communautaires (CLSC) pour le seul Québec. La FQPN estime que les CLSC devraient pourtant offrir un suivi complet des femmes enceintes qui veulent interrompre leur grossesse, depuis la prise de décision a priori, jusqu’au suivi psychologique après l’intervention.

Bien que l’avortement soit gratuit, les femmes doivent parfois parcourir de longues distances pour accéder à un établissement qui les acceptent, ce qui entraînent des coûts. D’autant plus que les temps d’attente avant de subir l’opération peuvent aller de deux à six semaines. La Coalition pour le droit à l’avortement au Canada souligne que de plus en plus de canadiennes doivent donc aller dans des cliniques privées, aussi bien pour recevoir l’opération rapidement que pour être reçue par un personnel accueillant et attentif. Or, bien que cela soit prévu par la loi, les provinces de Nouveau-Brunswick et du Québec sont les seules à ne pas rembourser intégralement les patientes dans ces cas là.

Les mouvements anti-choix

Enfin, les mouvements opposés à l’avortement, qui se définissent comme «pro-vie» ont une influence de plus en plus importante. Le 29 mai 2009, George Tiller, médecin pratiquant l’avortement au Kansas, a été abattu par un militant anti-choix, un geste extrême que même les mouvements pro-vie condamnent.

Canadian for Choice souligne pourtant que les mouvements anti-choix tentent régulièrement de faire peur aux femmes enceintes, de les culpabiliser. Ils sont «variés et de plus en plus sophistiqués», affirme la FQPN, qui cite par exemple les stratégies pour occuper les sièges d’usagers des conseils d’administration d’établissements, et qui amènent alors régulièrement à l’ordre du jour la question de la pertinence du maintient des services de planning.

«Force nous est de constater qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et d’action à poser avant d’obtenir des services accessibles, de qualité, gratuits et respectueux du choix des femmes dans le réseau public de la santé et des services sociaux», conclue la FQPN.

autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

L’amour en 3 dimensions.

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Billet n 4 de Marie Sophie en direct du Viet Nam

Billet n°4 de Marie-Sophie en direct du Viêt-Nam

Salut tout le monde!

Désolée pour mes nouvelles tardives, c’est qu’il y a de petites complications en ce moment! Et oui, malheureusement, un membre du groupe est tombé malade et nous avons dû l’hospitaliser! Heureusement, nous avons eu le contact d’un médecin qui parle français dans la ville où nous étions et il a su très bien prendre soin de lui! Toutefois il a fallu user de stratégies dont celle de la course aux mimes pour se faire comprendre des infirmières… Comment mime-t-on pénicilline? Tout de  même, on a eu le droit à une chambre personnelle climatisée (en fait c’est l’endroit où les infirmières repassent leurs vêtements, sans blague), un petit balcon, du personnel sympathique et même de la soupe PHO comme repas… on est loin du jello (il faut savoir manier les baguettes par contre)! Nous avons beaucoup de choses a raconter sur cette fameuse histoire, bien des rires, mais aussi des larmes… Elle sortira dès demain en forme, ou presque!

Petit billet sur mon expérience dans un hôpital vietnamien à suivre….

Toutefois, avant d’arriver à l’hôpital de Nha Trang notre groupe a vécu des expériences incroyables, en voici un résumé! 

motorbickeSamedi le 23 mai -Dalat-

8h30 du matin, huit motocyclettes ainsi que leurs conducteurs nous attendent en avant de notre hôtel! Il y a maintenant 10 jours que nous voyons des centaines de deux roues sillonner les villes du Viêt-Nam. C’est enfin aujourd’hui que nous aurons la chance de vivre une expérience au grand air! Visite des champs de café, de fruits, de légumes et de thé ainsi qu’une serre de fleurs et de champignons. Visite d’une usine de fabrication de soie, du quartier colonial de Dalat et d’une maison étrange portant le nom de crazy house. Nous avons aussi visité deux temples bouddhistes et une chute INCROYABLE! Je ne vous parle pas de la vue que nous avions, quand la tête dans le vent, nous voyons s’ouvrir sur nous les paysages inoubliables des montagnes du Viêt-nam! Bien que le soleil nous ait sourit pour la grande majorité de la journée, petite ruellec’est sous une pluie torrentielle que nous avons terminé notre promenade en motocyclette. Heureusement que les conducteurs avaient prévus des ponchos! Rectification, des sacs ziploc géants! Protection précaire, mais rire garanti!

Dimanche le 24 mai -Dalat-

Ha les distances vietnamiennes! Le personnel de l’hôtel nous avait pourtant promis qu’il nous fallait 4 heures pour arriver à Nha Trang…. Ce sont prés de 7h qu’il nous a fallu! Nous étions attendu à Jungle beach, une plage éloignée de la ville qui offre tout simplement un petit paradis sur terre. C’est un Québécois de naissance qui en est l’hôte et le créateur! Il est un de nos sujets de reportages, je ne vous en dis pas plus, vous n’aurez qua lire le magazine! Toutefois, je peux vous dire que nous avons mange comme des rois et que la plage est sans aucun doute la plus belle que j’ai vu de toute ma vie! Le mot paradis a du être inventé pour décrire cet endroit! Un mélange de jungle, d’eau turquoise, de ciel azure et de sable blanc… saigon Apres le souper nous nous sommes retrouvé autour d’un feu avant d’aller nous reposer dans nos huttes (ce n’est pas une image, c’est la vérité). Comme toute bonne hutte certains d’entres-nous ont dû vaincre leur peur des insectes, parce que nous n’étions pas seuls dans ce paradis perdu!

Lundi le 25 mai

Détente-volleyball-detente-plage-détente-ping pong-détente…. Il fallait bien en profiter!

Toutefois l’état d’une de nos journalistes allait de mal en pire, notre groupe s’est donc divisé et je suis partie en direction de Nha Trang pour rencontrer le docteur Son, vous savez celui qui parle français… et l’histoire continue…

Prochaines destinations, Hoi An et Hue!

Marie-Sophie

Billet no 1: Première nouvelle des stagiaires en journalisme international

Billet no 2: Ho Chi Ming Ville

Billet n°3: Berceau du colonialisme français au Vietnam

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