Les ruptures amoureuses toxiques, Ingrid Falaise

 Violence conjugale

Ingrid Falaise, dossier Famille 

Je suis un oiseau de nuit, je l’ai toujours été. Alors que l’insomnie me gagne au lieu de compter les moutons je compose des chansons, ou des chapitres, ou des billets.

Cette nuit, je réfléchis à l’hiver, le temps des ruptures. Ces temps-ci, alors que la grisaille accapare notre moral, les séparations pleuvent comme si les nuages n’avaient pas assez fourni.

À la petite cuillère, nous ramassons les états d’âme accumulés au sol. Détruits, meurtris, rien ne va plus, «j’ai tout perdu» nous raconte ces morceaux brisés, étalés sur le plancher.

Ce qui me frappe, c’est la quantité de confidents qui étaient prisonniers d’une relation toxique empreinte de manipulation. Des histoires de hics et de heurts répétées depuis des années. Le nombre de fois où ces paroles ont résonné lors de conversations.

«Cette fois-ci c’est la bonne» «Il a compris» ou «Elle va changer» «Je reste pour les enfants»

Rester au nom des enfants… Ces petits bouts d’humain remplis d’amour méritent au contraire d’avoir un parent épanoui, solide et heureux surtout. Non pas un papa ou une maman qui reste dans une relation en leur nom. Imaginez la charge que ces enfants porteront sur leurs épaules. « Papa est malheureux à cause de moi. »

Toxique

La voix intérieure le sait. Mais le niveau de dysfonction et de manipulation dans le couple est si élevé qu’on ne l’écoute plus. Alors on encaisse et on diminue la gravité des propos, des infidélités, des mensonges. Car une personne toxique et manipulatrice ne souhaite pas le bonheur de son partenaire. C’est une égocentrique qui sabote l’épanouissement du conjoint qu’elle dit aimer. «Je t’encourage dans tes projets», dira-t-elle pour, par la suite, reprocher à son partenaire ses heures de travail, de répétition ou d’étude.

Il y a autant de degrés de toxicité que d’histoires d’amour ou de relations amoureuses. Mais le maître du toxique est un individu qui ne reconnaît pas ses torts, méprise et rabaisse l’autre afin de garder sur lui une emprise, un pouvoir. «C’est toujours quand tu le décides», nous reprochera cette personne alors qu’au contraire, le reproche devrait être inversé. «Si tu m’aimais réellement, tu aurais fait autrement», nous lancera-t-il pour nous culpabiliser.

L’auteure du livre Les manipulateurs sont parmis nous, Isabelle Nazare-Aga, explique que ce type de personne semble tout savoir. Il «affirme» des choses, il reporte ses responsabilités sur nous. Il nous demande de répondre immédiatement à ses demandes. Il nous critique et nous dévalorise. Et puis, nous doutons et nous finissons par avoir peur de lui dire certaines choses. Il est doué pour créer de la confusion dans notre tête. Il ne formule pas ses demandes de manière claire, il nous rend coupable de faits imaginaires. Il crée des malentendus, il prêche le faux pour savoir le vrai. Et tout ceci derrière un masque, si beau et attrayant. Autour d’une table, ils sont sympathiques, séducteurs, cultivés.

Une relation toxique, ce n’est pas une dispute de temps à autre. C’est lorsque les efforts ne sont qu’en sens unique, lorsque les sentiments exprimés sont balayés du revers de la main. Le simple fait d’exposer une émotion ou de demander un changement au sein du couple est difficile, alors de ne pas être écouté et recevoir des reproches en guise de réponse fera clore nos lèvres pour de bon.

Être dans une relation toxique, c’est oublier de se choisir au réveil et de porter notre attention sur l’autre par peur de faire un faux pas ou de s’attirer un reproche, un regard de travers. C’est être envahi par le stress et l’angoisse en présence de l’autre. C’est aussi ne pas pouvoir s’en passer, car il vous aura rentré dans l’esprit que vous n’aurez jamais personne de mieux que lui.

Pourquoi endurons-nous ces nuits où il n’est pas rentré, ses mensonges à répétitions et ses cachoteries qui nous rendent paranoïaque?

Parce que toutes les fois où nous avons confronté le toxique, manipulateur, pervers, narcissique (un ou tous ces adjectifs à la fois), nous aurons été manipulés pour que nous restions. Car ces femmes et hommes toxiques ne peuvent concevoir de perdre leur emprise sur leur conjoint.

Dans un jadis non si lointain, je ne savais pas qu’il était possible de se choisir. Se choisir, c’est s’aimer assez pour honorer qui nous sommes à chaque instant, à tout moment. C’est être doux envers nous-même et cesser de vivre pour l’autre. Mais surtout, c’est d’ouvrir son cœur non pas vers l’extérieur, mais vers l’intérieur comme je l’ai fait il n’y a pas si longtemps. Vers nous même. Car nous sommes la personne la plus importante et nous méritons d’être aimé, respecté, honoré dans toutes les sphères de notre vie.

——
Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 35 ans. Le Monstre est un récit autobiographique sur les années où elle vécut de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre retrace les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique.

Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de SOS Violence conjugale.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

L’amour en 3 dimensions Roman sur la relation aux autres

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement
Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Prévention de la violence conjugale

Le respect

Un bémol de société

Vendredi. Le soleil plombe sur Montréal. Dans ma voiture, je file vers l’ouest où m’attendent une centaine de personnes.

Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid-Falaise-couvertureCe soir, je donne mon énième conférence devant public, mais cette fois-ci ce sont des jeunes qui forment l’audience. La nervosité prend d’assaut mes pensées. La comédienne en moi ne joue aucun rôle lors de ces rencontres. Je n’ai ni masque ni parure. Je suis vulnérable, le cœur ouvert et l’authenticité au bout des lèvres.

Mon courage sur la main, j’ouvrirai, encore une fois, une parcelle de mon intimité afin de sensibiliser, dénoncer et mettre en lumière le fléau qu’est la violence amoureuse. Des yeux seront braqués sur moi. Des gens se seront déplacés pour venir écouter mes paroles. En toute humilité, j’aiderai peut-être une petite Ingrid ce soir à se sortir de son calvaire.

Merci, gratitude, résilience sont mes mots d’ordre répétés comme un mantra.

Mais cette soirée est différente. La violence amoureuse de nos jours débute à quatorze ans malheureusement. Vraiment? Oui, vraiment. Et le cycle est exactement le même. Séduction, manipulation, isolement. Crise et… lune de miel.

En coulisse, j’entends l’animatrice évoquer mon pedigree et hop elle m’introduit. Je m’avance sur scène, un micro à la main et une salle comble de testostérone et d’adolescentes criant mon nom un peu trop fort. Non, l’énergie n’est pas la même que lors de mes conférences devant un public majeur et vacciné, mais le sujet demeure et ma mission aussi. Les minutes passent et je parle, les mots défilant les uns après les autres.

Les jeunes me sidèrent par leur écoute et leur concentration. Une larme coule le long de la joue d’une belle brunette assise à la troisième rangée lorsque j’évoque un évènement qui lui remémore probablement son vécu. Mes paroles sont universelles et intemporelles malheureusement.

Bémol. Il y a tout de même un bémol qui me fait sourciller. Sur le chemin du retour, seule avec moi-même, j’analyse la soirée. Tout était parfait. L’audience, les projections, l’accueil et la rencontre avec les étudiants. Les confidences, les questions, les larmes et les applaudissements. Quel est ce bémol qui me titille?

Le respect.

Certains mots n’ont pas eu le même impact que sur un public plus âgé. Aucune réaction, aucun sourcillement ni indignation. Lorsque j’évoque des passages d’un vécu déjà lointain, je ne me censure guère. Me restreindre atténuerait mes propos et ils ne frapperaient plus aussi fort. Je me dois de rester solidaire avec jadis et avec cette violence verbale qui m’a détruite autant que les coups. Mais ce soir, l’impact de certains mots ingrats, crus et destructeurs n’est pas le même. Pute, salope, chienne, boulet… n’ont pas résonné de la même façon dans le creux de l’oreille de ces jeunes du secondaire et… ça me dérange. Ça me dérange et ça me perturbe.

Ils n’ont presque pas bronché alors que je réitérais les mots de mon lointain agresseur à mon égard.

Je file vers l’est à bord de mon humble bolide et je suis toujours sidérée. Oui, le message est passé, la conférence fut reçue avec amour et compassion. Je crois bien avoir accompli ma mission de sensibilisation et d’éducation auprès des jeunes en ce qui concerne la violence amoureuse. Mais… la violence verbale est déjà commune dans leur si jeune vie.

Alors, je mettrai l’emphase sur un mot lors de mes conférences. Le respect. Qu’en est-il du respect? Le respect de soi et d’autrui. Les mots violents égratignent l’amour propre et résonnent durement dans les pores de notre peau. À nos jeunes, nous devons tout d’abord enseigner le respect. Car l’amour sans respect n’a pas la même couleur.

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Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Violence conjugale

Vivre après les coups

Hier encore c’était silencieux dans mon salon. Mis à part les exclamations d’enfants, la marmaille qui s’active au retour de l’école, le plus jeune qui chante à tue tête et le brouhaha du souper qui met trop de temps à cuire. 

Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid Falaise violence conjugaleHier avant ma sortie publique, le silence était lourd à porter dans mon salon… J’étais si seule avec moi-même, avec ce secret qui me grugeait l’intérieur.

En fracassant ce silence au travers de vos radios, de vos télés, de vos journaux, de vos magazines préférés j’ai guéri… mieux. En écrivant mon livre Le Monstre, je me suis délaissée de ce fardeau et j’ai levé mon visage vers la lumière en devenant moi-même un phare pour celles qui ne se souvenaient pas que le soleil existe. Je ne le répèterai jamais assez. L’étape première de la guérison est de percer le silence et de raconter son histoire. À une amie, un amoureux, un parent, un collègue.

La mienne… mon histoire. Celle de la violence amoureuse. Pourquoi se taire? Pourquoi suis-je si longtemps restée muette dans mon calvaire? Parce qu’entre autre il y a le déni, la peur, la honte, le blâme.

Le déni: celui qui fait taire sa petite voix intérieure qui te dit que c’est assez, qui te demande de te choisir. L’écouter est périlleux. L’entendre c’est faire face à une réalité qui fait si mal, une vérité si souffrante que le choix d’enfouir et de nier l’existence de la voix gèle les émotions et devient plus confortable. Faire fi de cette voix permet de continuer à… survivre.

La peur: Celle de ne pas être crue, celle de passer pour l’idiote du village, celle de se faire cogner la tête contre la commode si l’agresseur est mis au courant ou si on a esquissé un sourire de trop lors d’un souper entre amis. La peur de ne plus jamais revoir ses enfants. La peur qu’il tue un membre de notre famille. C’est ce qu’il dit. Il jappe fort l’agresseur… La peur est l’arme magique de ce dernier. En entretenant cette frousse il nous scie les jambes et nous garde sous son emprise, sous son joug.

La honte: La honte d’être frappée à coups de mots, à coups de poings. La honte d’avoir des bleus plein les bras et les empreintes de verbes agressifs qui font plier l’estime de nous. Une estime quasi inexistante désormais. La honte de ne pas avoir fuit une énième fois. La honte qui nous fait baisser la tête, les yeux rasants le bitume.

Le blâme: C’est de notre faute. Jour après jours, semaines après semaines nous sommes fragilisés et blâmés d’avoir fait trop ou pas assez. Petit à petit nous finissons par croire que nous méritons les mots, les gestes violents car… nous l’avons cherché, nous a t’il inculqué.

Pourtant… c’est lui qui devrait se cacher dans une grotte et avoir honte, avoir peur des représailles et s’en vouloir de blesser autant.

Parler c’est franchir la première marche vers un monde sans violence. Des organismes d’aide il y en a plusieurs. Les centres d’hébergements pour femmes violentées sont accueillants et ne collent pas aux stéréotypes que nous nous sommes créés. Pour en avoir visité, je peux en témoigner.

Sécuritairement, confidentiellement nous pouvons prendre le téléphone et composer le numéro de SOS Violence Conjugale. Même si le mot fait peur. Même si aucune ecchymose ne tatoue notre corps… Au moindre doute, au moindre questionnement les lignes sont ouvertes 24/24, 7 jours sur 7.

Le déni, la peur, la honte le blâme ne méritent pas que nous gardions le silence… En le brisant, nous mettons fin à la violence.

Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 31 ans. En octobre 2015, elle a publié son 1er livre Le Monstre. Un récit autobiographique sur les années où elle vécu de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre raconte les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique. Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de l’organisme SOS Violence conjugale.

SOS Violence conjugale
http://www.sosviolenceconjugale.ca

Pour obtenir de l’aide
– Par téléphone :
1-800-363-9010
(24 heures sur 24, 7 jours sur 7)

– Par courriel :
sos@sosviolenceconjugale.ca
(délai de réponse possible de 2 jours)

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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Un nouveau magazine arrive!

Reflet de Société du printemps

Raymond Viger     Dossiers Magazine du Québec, Média

magazine revue journalisme édition abonnement journalÇa y est !

Le prochain numéro du magazine Reflet de Société est entrain de se faire une beauté chez notre imprimeur.

D’ici quelques jours, vous le trouverez chez vous et profiterez de vos chroniques favorites.

Dans ce numéro du printemps 2016 figurent :

  • Le soutien de l’ergothérapie contre les difficultés scolaires;
  • La territoire Québec encore à définir;
    Le rapport de la CVRC
    La chronique de l’actrice québécoise Ingrid Falaise;
    Et bien d’autres articles ! 

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