La science medicale et psychiatrique

La science médicale et psychiatrique

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Il y a deux semaines, c’était la semaine de la sensibilisation aux dons d’organes dans le monde médical, c’est-à-dire, de la santé physique. Se pourrait-il qu’il y ait aussi les dons d’organes dans la santé mentale ? Comme citoyenne, je soulève le courage hors du commun de toutes les personnes touchées par les maladies mentales et ce, bien sûr, au-delà de toutes étiquettes. Perdre du jour au lendemain, ou encore très lentement, une partie de son cerveau, de son génie ou de son esprit, ce n’est pas drôle du tout, croyez-moi. Cela signifie que l’on perd quelquefois sans possibilité de retour, des morceaux de sa vie émotive, affective, sentimentale, cérébrale, intellectuelle et spirituelle; quand ce n’est pas la perte temporaire ou permanente de son libre arbitre. C’est vraiment sérieux ces histoires-là. Puisque la semaine de la santé mentale vient aussi de se terminer, je partage quelques-unes de mes nouvelles réflexions sur le sujet.

Je considère que les gens touchés par les maladies mentales, et qui collaborent volontairement ou involontairement aux soins médicaux psychologiques et psychiatriques, apportent une réelle contribution aux dons d’organes invisibles de l’être humain. En plus de la population qui voit s’améliorer graduellement la qualité des soins psychiatriques, à qui profite tous ces dons invisibles faits gratuitement par ces personnes, souvent les plus défavorisés de la société? Personnellement, je n’ai pas encore été en mesure de me pencher sur ces réponses. Et vous ?

Maladies mentales et lobotomies

Je pense aussi à tous les êtres humains qui on eu à prendre piteusement les froids sentiers de la maladie mentale dans les années plus anciennes ? Trop de nos êtres chers, parents, amis et grand-parents n’ont plus de voix pour raconter leurs touchants vécus en ce domaine. Bien souvent, ils subissaient des lobotomies à froid, sans même y consentir personnellement, comme s’ils étaient des bêtes sans cœur, sans esprit et sans âme. Seuls leurs corps semblaient exister dans les temps plus anciens.

Des personnes racontent parfois à voix basse et presque honteusement leurs malheureuses histoires d’horreurs, à faire dresser les cheveux sur la tête. Ce qui ne peut faire autrement que de sensibiliser les gens à cette cause qui a tout de même évoluée, fort heureusement; quoique les contentions chimiques ont des effets sur l’être humain à ne pas négliger.

Plusieurs femmes ont passé leur vie entière dans des asiles de fous, souvent suite à une dépression survenue après un accouchement. On signait leurs sorties acceptées par les professionnels de la santé seulement si les conjoints consentaient à leurs départs. Quelles graves injustices sociales et humanitaires ! Je soulève aussi les désolantes situations de trop de femmes, d’hommes, d’adolescents (es) et d’enfants qui sont encore aujourd’hui traités comme des malades mentaux, alors que ces gens souffrent de maladies physiques véritables.

Fibromyalgie, douleurs chroniques, Alice Roby et Émile Nelligan

On a qu’à se référer aux personnes qui souffrent de la fibromyalgie, de la douleur chronique, la fatigue chronique, etc. Bien sûr, on a parfois la chance d’entendre ou de lire d’excellents témoignages des rares survivants de ces abominables crimes humanitaires. Je cite madame Alice Roby, qui a eu le courage de nous partager ses années d’enfer à travers ses livres, ses chansons et ses témoignages, ainsi que le film sur sa vie. Cela a contribué à aider énormément la cause des personnes touchées par les maladies mentales. On se souvient tous du célèbre poète Émile Nelligan, qui après avoir demandé l’hospitalisation psychiatrique pour quelques semaines, fut enfermé injustement à l’asile pour le reste de ses jours. Il y a eu aussi la grande cause des enfants de Duplessis. Combien d’autres personnes, peu à peu, sortent heureusement des sentiers de l’ombre.

Reste à souhaiter qu’il existera toujours dans la société des médias professionnels, des groupes sociaux, médicaux, gouvernementaux et religieux, pour les encourager à continuer leurs œuvres, ou assurer leur défense et leurs droits humains. Parce que ces personnes ont tout de même participé à l’avancement de la science médicale psychiatrique, en donnant des organes à la science médicale, tels leur cerveau, leur génie, leur cœur invisible et leur esprit, tout en végétant avec un corps physique souvent en très mauvaise condition. Ce sont nos martyrs vivants ou décédés de l’an 2000.

Ne cessons jamais de se lever debout lorsque vient le temps de les accompagner, de les défendrent ou de se souvenir de leur humble passage silencieu sur terre, ne serait-ce dans mon pays que le jour de la Toussaint, le jour du souvenir, ou à la messe du dimanche, et lors de tant d’autres célébrations commémoratives.

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RÉFLEXIONS PERSONNELLES SUR L’AVORTEMENT

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

RÉFLEXIONS PERSONNELLES SUR L’AVORTEMENT

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Dossiers Avortement, Sexualité.

Dans ma jeunesse, je rêvais d’un monde idéalisé, où il n’y aurait jamais de chicanes, d’indifférences, de vols, de meurtres, d’agressions sexuelles sur des enfants et des femmes, ni de gestes de cruauté envers les animaux domestiques, ainsi que pour les bêtes de toutes sortes. Par la suite, j’ai aussi espérée une terre des hommes, où il n’y aurait plus ni corruption, ni injustices sociales, racismes, et encore moins de guerres ou d’avortements. Après tout, on avait bien enseigné aux enfants que la planète Terre était autrefois le paradis terrestre. Mensonge, utopie ou vérité ?

Heureusement que les êtres humains vivent, occasionnellement seulement et pas très longtemps, des petits coins de paradis. Car plus de deux minutes dans un état aussi angélique, et notre cerveau humain décrocherait de la réalité pour de bon, sans possibilité de revenir à la normale. Alors, ce serait un état de béatitude à longueur de journée, comme, par exemple, chez les personnes trisomiques; elles sont presque toujours souriantes, avec un bel humeur et une candeur admirable, si agréables à côtoyer. Une chatte ou une chienne, par exemple, qui attendent des petits, ne se demandent pas s’ils doivent venir au monde, puisque ceux-ci ne possèdent pas la faculté de choisir librement. La réalité des êtres humains est tout autrement, car rien n’est vraiment facile ni tout prêt à l’avance; surtout lorsque survient un drame dans la vie des adolescentes et des femmes.

Un brin d’humour avec André Sauvé

Pour emprunter l’expression de l’humoriste André Sauvé: je ne suis génétiquement pas construite pour aborder le délicat sujet de l’avortement, mais surtout pour me prononcer. POUR ou CONTRE ? L’ayant promis à Isabelle Bérubé de Rimouski qui a déjà témoignée sur l’avortement, je m’exécute.

Rares sont les occasions de lever mon chapeau aux députés, aux ministres et aux premiers ministres du Québec, du Canada et de tous les pays parce qu’ils ont à méditer souvent sur des sujets délicats comme l’avortement, qui exigenon seulement du cran et de l’humilité, mais aussi d’importantes responsabilités et examens de consciences. Tout comme ils se prononcent souvent sur des sujets peu banals tels, mourir dignement, l’euthanasie pour les personnes agonisantes, l’assistance au suicide aux grands malades chroniques, la sexualité des personnes âgées et handicapées, décriminaliser et légaliser la prostitution, la marijuana, etc.

Docteur Henry Morgentaler

Jusqu’à ce que je traverse ma crise du milieu de la vie, ou crise de la quarantaine, j’entrais dans la catégorie des personnes conservatrices; quoique je possédais des idées libérales sur des tas de sujets sociaux et humanitaires. Sans même réfléchir bien longtemps sur l’avortement, ma réponse était sans hésiter, et ce, jusqu’à l’âge de 40 ans: CONTRE, sans aucune possibilité de changement. Ainsi, ne connaissant que le célèbre Dr Henry Morgentaler, comme professionnel de la santé spécialisé dans les avortements médicaux, je considérais sincèrement que celui-ci et ses aidants médicaux pratiquaient des actes de cruauté physique et mentale sur les femmes, ainsi que des gestes criminels sur les enfants assassinés; rien de plus, rien de moins. Parce qu’une crevette ou une sardine sont bien de la famille des poissons, tout comme les embryons et fœtus sont bien des personnes humaines à part entière.

Tout serait si simple, si toutes mes croyances et valeurs de bases n’avaient pas été entièrement pulvérisées par un spectaculaire volcan. Pire encore, d’importants tremblements de terre évalués souvent à une force de 8.5 à l’échelle Ritcher ont complété les dégâts déjà désastreux. Vu sous ce nouvel angle bousculant, j’ai dû redonné au Dr Morgentaler un titre de très grand médecin humain et professionnel, faisant preuve de vraie humilité, d’une audace hors du commun et courageux dans ses convictions. Pourquoi ?

L’avortement et le milieu médical

Dans le cas d’un avortement, je considère chaque cas comme une situation unique. Si on consent à donner à une femme l’accès à un avortement pratiqué dans un milieu médical sécuritaire, humanitaire et professionnel, on épargne alors la santé et la vie de cette femme qui subit l’avortement. Bien sûr, on vient d’enlever la vie à un enfant. Par contre, si on refuse à cette même femme l’accès à l’avortement, il y a un grand risque de placer en réel danger, non seulement la santé et la vie de cette personne, mais aussi celle de l’enfant. Dans les pires situations, j’opte toujours pour la décision la moins lourde de conséquences. Il est évident que de jouer à l’autruche en continuant d’opter contre l’avortement serait une solution plus facile, du moins au regard des autres. Parce qu’une femme qui désire interrompre sa grossesse se tournera vers les actes chirurgicaux clandestins à des prix faramineux et à hauts risques de dangers pour deux êtres humains plutôt qu’un seul.

L’avortement et les moyens de contraception

Selon ma perception personnelle, le corps d’une femme lui appartient totalement, tout comme un homme est aussi propriétaire de son corps physique. Je ne prône quand même pas l’avortement comme moyen de contraception. Quoique je n’en démords pas, chaque femme a droit à son choix libre, comme elle devrait aussi avoir accès à de l’accompagnement médical et humanitaire avant de faire un choix final éclairé, mature et libre. En cas d’abus à ce sujet, il pourrait y avoir une équipe multidisciplinaire dans les CLSC et les établissements de santé pour venir en aide aux femmes. Il devrait y avoir davantage d’information, de prévention et d’éducation populaire auprès des jeunes étudiants, dès la puberté. Voilà la plupart de mes réflexions sur ce grand débat de société, qui nous concernent tous quelque part.

autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

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