25 ans d’intervention auprès des jeunes

Au coeur de l’action

25 ans d’animation sociale et culturelle

Raymond Viger  Dossiers

Nous soulignerons nos 25 ans d’intervention lors des Journées de la Culture fin septembre avec le lancement d’un livre qui relate nos expériences auprès des jeunes et des différentes institutions.

Du travail de rue à l’achat d’un Bistro pour financer le communautaire en passant par la création du Café Graffiti, de nos magazines et maisons d’éditions, le livre est une importante mémoire sociale du dernier quart de siècle.

Pour les Journées de la Culture, notre organisme et plusieurs de nos projets seront très actifs pour bien représenter le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Trois jours d’activités interactives, de découvertes et d’appréciation des arts et de la culture, offertes gratuitement à la population.

Les Journées de la Culture visent à sensibiliser la population sur l’importance d’un plus grand accès aux arts et à la culture. Le Ministère Culture et Communications a réuni plusieurs partenaires médiatiques pour orchestrer, une importante campagne publicitaire pour annoncer ce week-end culturel.

Quelques-unes des activités que nous présenterons pour ce week-end spécial :

  • Vendredi, 25 septembre 20h, le Ste-Cath présentera une soirée musicale avec Pascal Dufour.
  • Samedi le 26 septembre 15h, les Éditions TNT lancement de la bande dessinée À peu près temps de Bruno Robitaille.
  • Samedi le 26 septembre 16h, les Éditions TNT lancement du livre Je me ressens de Jean-Simon Brisebois.
  • Samedi, 26 septembre 19h, les Éditions TNT lancement du livre Au cœur de l’action, présentant le premier quart de siècle de notre organisme. Les auteurs et les artistes seront présents.
  • Samedi le 26 septembre 20h, le Ste-Cath, présentera une soirée tout en chanson avec Andréanne Martin (La Voix).
  • Dimanche de 14h à 16h, présentation des jeunes Stars d’Hochelaga-Maisonneuve. Des jeunes de 5 à 11 ans prennent le micro et auront l’opportunité de chanter avec un band.
  • Dimanche de 19h à 21h, rencontres poétiques avec des auteurs tels qu’Éric Arson animateur au 98,5, Jean-Simon Brisebois (7 publications), Bruno Robitaille (3 publications) et Raymond Viger (7 publications). Plusieurs autres poètes seront présents.
  • Tout au long du week-end un band de musique accueillera les différents artistes pour plusieurs prestations de style Jam.

La majeure de ce week-end sera sans contredit le lancement du livre relatant les 25 ans de l’organisme. Les débuts de l’organisme, son implantation dans la communauté artistique et des jeunes, du travail de rue jusqu’à la création du Café Graffiti, d’un magazine francophone et anglophone à une maison d’édition en passant finalement par un bistro.

L’histoire présente les différents évènements que les jeunes ont vécu et créé pour se terminer avec un regard sur les prochaines 25 ans!

En achetant à l’avance votre livre, vous le recevrez avec les autographes des auteurs et des artistes. 25$ taxe incluse. Pour commander, (514) 256-9000.

Admission gratuite pour les évènements des Journées de la Culture. Réservation (514) 223-8116

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com.

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

La programmation 2015 est affichée sur le site du bistro.

Bistro le Ste-Cath

bistro est montréal restaurant où manger quoi faire salle spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Alain Lapointe intervenant en raccrochage scolaire

Jeunes en déroute

Alain Lapointe en centres jeunesse

Guitariste, claviériste et chanteur du groupe B.B., Alain Lapointe est un homme aux plusieurs vies. Il a connu un grand succès avec les B.B. à la fin des années 80. Aujourd’hui, l’homme a mis sa passion au service de sa communauté.

Éléonore Genolhac dossier culture.

Alain Lapointe groupe B.B intervenant jeunes centres jeunesse

Photo: Gracieuseté Alain Lapointe.

Alain Lapointe œuvre depuis une dizaine d’années auprès des jeunes en raccrochage scolaire et intervient depuis un peu plus d’un an au centre de détention de Rivières-des-Prairies. Avec lui, la musique n’adoucit pas seulement les mœurs, elle permet de remettre de nombreux jeunes sur les rails.

Raccrochage scolaire

Chaque année au Québec, près de 25% des 16 à 25 ans quittent le cursus scolaire sans en être diplômés. Les centres d’éducation des adultes (C.E.A.) et les formations générales aux adultes (F.G.A.) dans lesquels officie Alain, sont une des réponses apportées au problème.

Pendant 10 ans, Alain a accompagné des jeunes en raccrochage scolaire en leur donnant des cours de musique. Il s’est d’abord rendu au centre La Croisée de Repentigny durant 5 ans et a par la suite rejoint le centre L’Envol de Joliette. C’est plus de 600 adolescents qu’il a vu défiler dans sa classe. 600 adolescents et autant de chemins de vie différents, d’embûches qui leur sont propres, mais pourtant un même constat, «ces jeunes manquent de repères.»

Intérêt et expression

Comment aider ces jeunes, là où leur famille et l’école ont échoué? «En les intéressant, en suscitant chez eux une passion», croit Alain. «Ces jeunes ont souvent quitté l’école, car le rythme demandé était trop lourd à supporter, qu’ils n’arrivaient plus à dealer entre ça et leurs problèmes.»

Aux centres La Croisée et L’Envol, les journées se divisent en 2 temps: 3 heures sont consacrées à l’apprentissage académique classique et 3 autres sont destinées à des ateliers pédagogiques, comme celui de musique tenu par Alain. L’un ne va pas sans l’autre: la réussite du tronc académique permet aux jeunes de continuer à suivre l’atelier qu’ils ont choisi.

Et c’est là toute la différence. Les élèves de son cours ne sont pas obligés de le prendre. «Ils se sentent libres, sont beaucoup plus intéressés parce que justement, ils ne sont pas obligés», confie Alain. «Avec eux, je me mets à leur service. J’écoute leurs envies et les aide à les réaliser. S’ils ont envie de faire du métal, on fait du métal. Du rap? On fait du rap. J’essaie de composer des pièces musicales sur mesure pour chacun de leur type de personnalité.»

Le cours de musique d’Alain est un endroit d’expression pour ces jeunes qui ont tant à dire. C’est un moyen pour eux «de se défouler», d’évacuer ce trop-plein qu’ils ont à l’intérieur en grattant les cordes de guitares, en tapant les touches du piano ou les tambours de la batterie. Une manière de se vider l’esprit, qui leur permet d’arriver à tête reposée aux cours conventionnels.

Figure du mentor

L’autre rôle d’Alain est d’instaurer un climat de confiance, où le jeune se sente à l’aise, en rompant notamment avec la didactique prof/élève.

«Je ne suis pas un professeur classique, autoritaire que l’élève craint. Au contraire, ils me voient plus comme un mentor, un tuteur, quelqu’un qui est là pour eux.»

Mais sans oublier de leur offrir un cadre, avec des normes à respecter. «Cet atelier, ce n’est pas juste du fun. À travers la musique, je leur offre une structure, des codes auxquels ils doivent se conformer.»

L’atelier de musique d’Alain a fait ses preuves dans les 2 centres. Intéressés et motivés, les jeunes ont évolué plus rapidement quand on se penche sur leurs résultats scolaires. Grâce à la musique.

Réceptivité des jeunes

La même conclusion s’impose au centre de détention de Rivière-des-Prairies dans lequel Alain intervient depuis bientôt 2 ans. Son atelier est plébiscité par les jeunes détenus, à tel point qu’une liste d’attente a dû être créée.

À raison de 10h par semaine, Alain vient donner des cours privés de guitare, de piano, de basse et de batterie à ces jeunes contrevenants. Une façon pour eux de découvrir autre chose. Et notamment cet homme qu’ils ont en face d’eux, lui qui a fait danser les foules, taper dans leurs mains des milliers de gens. Alain leur offre une autre image de l’adulte, celle de quelqu’un de cool, et leur prouve que l’on peut avoir 50 ans et être toujours fun.

Musique comme évasion

Là encore, les résultats ne se font pas attendre. De nombreux jeunes qui ont suivi son atelier en parallèle des cours académiques dispensés au centre ont vu leur peine réduite due à leur comportement irréprochable.

Ils ont également prouvé qu’on pouvait leur faire confiance en dépit des impairs commis. Grâce aux efforts conjoints d’Alain et de l’éducateur, ces jeunes ont désormais accès librement aux instruments de musique dans une salle qui leur est dédiée. Fruit de cette collaboration, un gala a d’ailleurs été organisé le 29 mai 2014 au centre de détention Rivière-des-Prairies.

Que ressent-on d’avoir aidé autant de jeunes quand on a rempli des salles entières de spectacle? «Beaucoup d’émotions et une grande fierté» confie Alain, «c’est encore plus gratifiant.»

Autres textes sur les Jeunes

Une façon originale de soutenir notre intervention auprès des jeunes.

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Forces et faiblesses de l’hypersensibilité

Développement personnel

Confessions d’une hypersensible

Kharoll-Ann Souffrant Dossier Croissance personnelle

croissance personnelle guide cheminement développementPendant mes études d’intervenante psychosociale, on nous a martelé à quel point la profession que nous nous apprêtions à occuper allait nous changer, nous faire grandir et évoluer d’un point de vue professionnel et personnel. J’y croyais, mais n’étant pas encore sur le terrain, cela était flou dans mon esprit. Je ne pouvais pas me douter à quel point cette affirmation est vraie.

Avec quelques années d’expérience professionnelle, je réalise que travailler en relation d’aide, avec une clientèle pas toujours volontaire, me fait découvrir des choses insoupçonnées qui m’ont faît mûrir en un temps record.

Hypersensibilité et vulnérabilité

Ces dernières années, j’ai eu tendance à penser qu’il me fallait rejeter mon côté vulnérable, croyant (consciemment ou inconsciemment) à tort qu’il représentait une menace pour l’équilibre tant chéri que j’ai réussi à acquérir. J’associais vulnérabilité avec faiblesse. Et pourtant, j’acceptais sans jugement celles des autres. Or, je suis toujours beaucoup plus sévère avec moi-même que je ne le suis avec autrui. À mes yeux, il fallait que je sois continuellement forte, que je réagisse toujours de la bonne manière à toutes les situations. J’avais peur de perdre le contrôle si je m’accordais le droit d’être vulnérable.

Puis un jour, une amie française m’a dit que mon côté intuitif et sensible était beaucoup plus fort que mon côté rationnel, même si j’avais tendance à croire le contraire. Je réalise aujourd’hui qu’elle avait raison. Bien que je me sois énormément renforcée et solidifiée au fil du temps, je suis fondamentalement une personne sensible. Une hypersensible. Et bien des gens qui m’ont côtoyée de l’enfance à l’adolescence pourraient le dire. Mon énergie qui allait auparavant dans tous les sens et qui épuisait mon entourage se canalise maintenant vers des objectifs précis. Et ça fait longtemps que l’on m’a dit que j’y parviendrais, même si je n’y croyais pas.

Équilibre et hypersensible

Je réapprivoise cette partie de ma personnalité, et je prends conscience qu’il est possible d’être une personne forte, tout en ayant cette sensibilité. L’un n’empêche pas l’autre, c’est une question d’équilibre. Je réapprends à accepter les moments où je suis touchée, triste ou anxieuse. Je m’accorde le droit d’avoir des mauvaises journées ou des doutes. Et cette amie française qui a toujours les bons mots pour faire réfléchir m’a expliquée que ma sensibilité est une qualité dans mon domaine, et non un handicap. Que je ne devrais pas en avoir honte. Qu’elle fait partie intégrante de qui je suis.

Le fait de travailler avec des familles me fait prendre conscience des mécanismes qui ont régi la mienne, de l’amour inconditionnel que mes parents et autres personnes significatives m’ont porté. Et viscéralement, naît en moi l’envie de transmettre cet amour à d’autres, et plus particulièrement à un enfant. J’ai envie de donner autant que l’on m’a donnée. Et cette pensée, floue par le passé, se précise et devient de plus en plus profonde. Femme de carrière que je suis, la pensée de donner la vie à un être humain commence à rendre moins « essentiel » le besoin de réussite professionnelle que j’ai toujours eu.

Mon travail me fait réfléchir. Jour après jour après jour. Et je sais que ça n’arrêtera probablement jamais. Et c’est bien ainsi, car je ne veux pas que ça s’arrête. Car, c’est lorsqu’on arrête de réfléchir que l’on cesse d’évoluer.

Autres textes sur Croissance personnelle

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres de croissance personnelle et cheminement:

Autres livres pouvant vous intéresser:

Les gangs de rue un remède au suicide?

Est-ce qu’un gang de rue est une alternative au suicide?

Gang de rue et suicide

Les jeunes membres de gang sont présentés comme des voyous violents. Et si derrière cette façade de tough se cachait un être en détresse, en proie aux idées suicidaires? Et si le gang offrait ce refuge pervers qui retient le délinquant de s’enlever la vie? Comment, alors, le sortir de son enfer? Reflet de Société vous présente les gangs de rue sous un angle différent: celui de la détresse, de la désorganisation. Conversation avec Claude Hallé, l’âme dirigeante de la Fondation québécoise des jeunes contrevenants (FQJC).

Dominic Desmarais       Dossiers Gang de rue et Suicide

Fusillade dans un bar entre deux gangs de rue rivaux. Meurtre d’un jeune lors d’une transaction de drogue. Enlèvement, séquestration pouvant mener à la torture, l’ombre des gangs se profile.

Violence expliquée

La gravité des gestes commis par les jeunes membres de gangs, des adolescents de 14, 15, 16 ans, fait froid dans le dos. Cette violence est difficile à justifier. Pourtant, certains de ces jeunes sont aux prises avec le désespoir lorsqu’ils s’engouffrent dans cette violence. «Les jeunes qui ont des idées suicidaires, souffrent d’une dépression, présentent des problèmes de santé mentale, ce sont eux qui se font ramasser par les gangs. Ce sont des gens à risque. Ils sont vulnérables» explique Claude Hallé, coordonateur à la FQJC.

Ce jeune, qui n’a pu être signalé par l’école, la famille et la communauté, trouve un réconfort auprès de sa famille d’adoption, son gang. En y comblant ses besoins, par l’estime et la compréhension de ses pairs délinquants, le jeune tisse des liens qui forment une toile d’araignée. Une toile qui le sécurise et étouffe ses idées suicidaires. Une toile qui rend ses amis de plus en plus indispensables.

Le gang, centre de la vie

«Le gang peut sauver temporairement le jeune du suicide», confirme M. Hallé. La jeune cinquantaine, l’homme s’exprime davantage comme un intervenant qui a passé sa carrière sur le terrain, avec des contrevenants. Son propos est imagé, comme s’il s’adressait à un adolescent. «Pour certains jeunes, la vie c’est comme passer à l’épicerie. Dans le chariot, tu mets l’amour, l’église, le travail, les partys, le sport, etc. Moi, quand je remplis mon panier, je vais prendre un peu de travail, d’amour, de loisir, de party, un peu de spiritualité. Nos gars, ils sont tellement fuckés, déséquilibrés, qu’ils remplissent leur chariot d’une seule chose: le gang.

Le problème, c’est la violence qui y est très présente. Si tu es en dépression, tu risques d’être enrôlé par le gang. Et le gang a un impact externe. Tu vas rebondir sur les gens autour. Comme, dans un cas extrême, tirer sur quelqu’un dans la rue», explique le coordonnateur de la FQJC.

Ces jeunes, déséquilibrés, ont de la difficulté à quitter la famille qu’ils se sont créée. «Les jeunes se sont bâti une société en soi, le gang. Quand on désaffilie un jeune, il faut le réinsérer socialement. C’est la même chose quand tu sors quelqu’un d’une secte.»

Des jeunes fragiles

À l’arrestation du délinquant, le centre jeunesse prend le relais du gang. Sa jeune clientèle souffre de problèmes multiples: consommation, signes précurseurs maniaco-dépressifs ou schizophrènes, idées suicidaires. Plusieurs ont subis des abus ou vivent des situations familiales difficiles. «On ne les a pas placés en centre jeunesse pour rien», s’exclame M. Hallé pour qui le problème criant survient lors du retour à la maison.

Réintégration difficile

Quand il ressort du centre jeunesse, il retrouve le même environnement qu’il a quitté pour quelques mois. «Le jeune va être confronté avec SA réalité. Nous, au centre jeunesse, on va lui dire où trouver un emploi, des amis, des loisirs. Mais il part déjà avec un handicap social: terminer son secondaire et travailler sur son comportement. Et ce double défi va l’amener à commettre des gestes nuisibles», raconte M. Hallé.

«Lorsque le jeune retourne chez lui, dans son milieu, il est laissé à lui-même, avec ses défis et ses réalités. Ça augmente la possibilité de suicide. Souvent, la famille n’est pas ouverte à sa réintégration. On parle de jeunes qui ont commis un délit. C’est un constat d’échec important, au sein de la famille. Les parents se sentent coupables et ils ne veulent pas nécessairement le prendre sur leurs épaules», précise l’ancien intervenant.

Jeune délinquant seul restera jeune délinquant…

M. Hallé considère qu’on demande beaucoup à ces jeunes délinquants dont la vie se résume à quelques années. «Moi, j’ai 51 années d’expérience de vie. Eux, ils en ont 14, 15, 16. C’est peu d’ancienneté pour leur faire porter le poids de leurs choix. Il faut les guider, mieux les appuyer.»

On peut bien aider nos jeunes délinquants pour les réinsérer dans la vie. Mais les laisser seuls, sans appui à 14 -15-16 ans, lorsqu’ils quittent le centre jeunesse, c’est les renvoyer à leur ancienne vie.

Fondation québécoise des jeunes contrevenants (FQJC).

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE  (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 066

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

Autres textes sur Gang de rue

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

L’éducation face à l’intimidation et la violence

Stress et formation des enseignants

Conduites agressives à l’école, formation des enseignants et intervention auprès des jeunes. Quelles sont les meilleures interventions?

Égide Royer  Dossier Éducation, Intimidation

À la fin d’un séminaire de formation que je donnais sur l’intervention auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives à l’école, une enseignante au seuil de la retraite a formulé le commentaire suivant: « Mon Dieu, si j’avais su! » Les manifestations de violence à l’école n’ont cessé d’augmenter depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, je constate que les enseignants ont reçu peu de formation pour faire efficacement œuvre d’éducation auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives.

Les connaissances actuelles sur le sujet indiquent pourtant clairement que certaines interventions sont plus efficaces que d’autres pour prévenir la violence scolaire et composer avec celle-ci. Toutefois, les milieux scolaires ont peu intégré ces savoirs. Lorsque la tolérance zéro, les détecteurs de métaux, la suspension, l’expulsion définitive de l’école et autres approches basées sur la sécurité et la répression sont les seules interventions proposées, il y a de quoi se poser des questions. Dans quelle mesure la formation initiale et la formation en cours d’emploi des enseignants et des autres agents d’éducation leur permettent-elles de faire œuvre d’éducation auprès des jeunes agressifs ou en difficulté de comportement?

Croyances et éducation

Plusieurs réformes et autres politiques mises en œuvre par les gouvernements et les organismes scolaires sont basées davantage sur des croyances et des idéologies que sur des évidences empiriques. Il en est souvent ainsi des pratiques des enseignants, des directeurs d’école et des professionnels lorsqu’ils interviennent pour prévenir la violence à l’école et composer avec celle-ci.

L’explication des problèmes de comportement d’un élève, de ses échecs scolaires ou de ses conduites agressives est fréquemment attribuée à certaines de ses caractéristiques (pauvreté, fonctionnement familial). On remet rarement en question la qualité des services offerts par l’école et encore moins la pertinence de l’utilisation de certaines approches disciplinaires, et ce, même lorsque des données empiriques indiquent leur futilité et quelquefois leurs effets négatifs.

Les enseignants quittent l’université sans même posséder les balises essentielles pour les guider lorsqu’ils doivent faire face aux premières manifestations agressives d’élèves de leur classe ou de leur école. Dépourvus de modèles, ils se retrouvent souvent ailleurs: bien loin de l’objectif visé par leurs interventions. Cet ailleurs peut mener l’élève à l’escalade verbale, à la menace, à l’agression physique, aux crises de colère, à l’intimidation, à la suspension et, éventuellement, à l’expulsion de l’école. Il a donc un impact très négatif sur le jeune, ses apprentissages et son insertion sociale (le taux d’échec scolaire des jeunes en difficulté de comportement dépasse 80%). Cette situation explique en grande partie le stress grandissant associé au métier d’éducateur.

Stress et enseignement

Le stress est devenu une réalité incontournable du métier d’enseignant, tout particulièrement chez ceux qui travaillent avec des jeunes qui manifestent des conduites agressives. Les carences de la formation reçue à l’université sur cette question ne font qu’amplifier la pression ressentie.

J’ai eu l’occasion d’intervenir, en formation continue, auprès de plusieurs milliers d’enseignants ces 20 dernières années. L’évaluation qu’ils font de leur formation initiale ou en cours d’emploi est assez troublante. Les enseignants se plaignent constamment de la non-pertinence des cours qu’ils ont suivis à l’université pour ce qui est de les aider à prévenir les conduites agressives des jeunes ou à composer avec celles-ci. Ils considèrent leur formation universitaire comme inadéquate.

Ils se disent très mal préparés pour gérer les comportements difficiles en classe, ce qui les conduit souvent à adopter une approche autoritaire qui ne fait qu’amplifier ces comportements perturbateurs et créer des situations d’escalade. La formation reçue pour travailler en collaboration avec les parents est également anémique. Le personnel scolaire les considère très souvent comme la cause des problèmes de comportement du jeune et tend à vouloir punir tant la famille que ce dernier.

La qualité de la formation

Il est maintenant urgent que les enseignants puissent enfin développer, dans les facultés d’éducation, leurs connaissances et leurs habiletés pour être en mesure de prévenir les conduites agressives et les manifestations de violence à l’école et de composer avec celles-ci. Les familles ont changé, les jeunes ont changé et les écoles ont changé. Il est grand temps que la formation que nous offrons à nos enseignants leur permette de s’adapter, en tant qu’éducateurs, à cette nouvelle réalité.

L’école a un rôle très important à jouer en matière de socialisation des jeunes et de prévention de la violence. La réalisation de cette mission passe par l’amélioration de la formation initiale et de la formation continue des enseignants quant aux interventions efficaces pour prévenir les conduites agressives des jeunes et composer avec celles-ci. Cette formation est d’abord nécessaire pour améliorer la réussite scolaire et l’insertion sociale de ces élèves. Elle est également indispensable pour améliorer la qualité de vie des enseignants, des parents, mais aussi des autres élèves de la classe.

Lien: www.preventionviolence.ca

Autre texte sur le Intimidation

Intimidation, cyberintimidation, taxage et agressions

Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

Jeune et le taxage

Maxime Collard, Isabelle Marchand et l’intimidation à l’école

Taxage et intimidation chez les jeunes

Les garçons et l’école

Autres textes sur Éducation

Grandir loin de toute scolarisation

École à la maison, caravane étudiante

Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

Kistcisakik: le village sans école

Écoles musulmanes à Montréal

Choisir l’école à la maison

Apprentissages clandestins

Éducation désaccordée

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

.

Internet, journalistes et organismes communautaires

Les impacts sociaux de l’Internet

Raymond Viger     Dossiers Internet, Formation Web

raymond Le Web a été initialement utilisé par des citoyens qui voulaient faire du journalisme. Aujourd’hui, une armada de journalistes se prépare à envahir l’Internet. Les blogues, au départ un passe-temps, deviennent pour certains des emplois.

Notre façon de vivre se transforme. Avec l’augmentation du prix du papier et la baisse des revenus publicitaires et des abonnés, plusieurs entreprises de presse cherchent à définir leur nouveau plan d’affaires Internet pour conserver leur marché et en conquérir de nouveaux. On ne pense plus marketing, on pense Webmarketing.

Les entreprises de presse veulent envahir le Web avec le contenu de leurs journalistes. Les journalistes veulent protéger leurs droits d’auteur. Le Journal de Montréal clame un lock-out? C’est par la bouche des canons du Web que réagissent les journalistes en lançant leur webzine, Rue Frontenac.

Pour les nouvelles internationales ou encore les archives des meilleurs documentaires, l’Internet devient de plus en plus crédible pour de plus en plus de citoyens. Pour les autres, il y a l’horoscope, les travaux scolaires, la météo ou les dernières recettes. On ne voit pas la fin des possibilités du Web. L’Internet va-t-il prendre toute la place?

Impacts de l’Internet sur les organismes communautaires

Des jeunes de la rue et des sans domicile fixe ont une adresse sur le Web. On peut maintenant les rejoindre plus facilement grâce au courriel ou apprendre à les connaître sur My Space. Certains ont même leur site Internet!

Les gens sont déprimés et suicidaires? Ils se retrouvent sur l’Internet. Ils y cherchent des moyens pour se suicider. Ils y trouveront peut-être des solutions à leur détresse, un lieu pour partager leur souffrance, une communauté. Nous n’en sommes plus à attendre leur appel: nous les rencontrons là où ils se trouvent, sur l’Internet.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui s’aventure sur l’Internet, le terrain d’intervention s’élargit. La personne en crise vient peut-être du quartier, mais peut-être aussi de l’autre bout du monde. Doit-on s’empêcher d’aider un être humain qui souffre parce qu’il n’est pas Québécois?

Lorsque j’interviens dans un quartier, je prends des ententes de partenariat avec le CLSC du coin, la police de quartier, un hôpital et quelques organismes communautaires du secteur. Combien de protocoles devrons-nous maintenant préparer et planifier pour servir et soulager tout ce nouveau monde que l’Internet nous amène?

Comment devrons-nous négocier avec les bailleurs de fonds qui sont prêts à investir pour une intervention locale, mais qui ne voudraient pas soutenir une intervention internationale?

L’Internet offre des opportunités d’affaires et de nouveaux revenus pour l’entreprise privée. L’objectif de plusieurs compagnies est de croître au-delà des frontières pour grossir leur marché et diminuer leurs coûts.

Pour le communautaire, ça demande plus d’intervention, donc plus de moyens pour y parvenir. En résumé, des dépenses supplémentaires et encore plus d’argent à trouver.

L’Internet: nouveau terrain d’intervention

Reflet de Société a débuté son travail d’intervention sur L’Internet. Annuellement, c’est plus de 150 000 internautes suicidaires qui lisent un de nos textes sur le suicide. Parmi eux, plus de 10 000 vont être référés aux ressources pertinentes. C’est aussi plus de 3 000 témoignages de détresse que ces internautes nous laissent chaque année. Et ce n’est qu’un début.

Des églises et des partis politiques ont investi pour s’acheter un espace sur des sites comme Second Life. Jusqu’où les organismes communautaires devront-ils investir l’Internet?

Verrons-nous une nouvelle génération de travailleurs de rue du Web? Qui va financer ces interventions qui ne sont plus définies par un secteur géographique mais plutôt par une détresse commune? Un organisme communautaire qui a fait ses preuves devrait pouvoir étendre son aide partout où le besoin se fait sentir. Comme une entreprise peut vendre ses produits là où il y a une demande.

Notre monde se transforme, pas seulement notre économie. L’Internet en est le meilleur exemple.

Autres textes sur Internet

Formation Web

Légendes urbaines ou réalités?

Vente de Branchez-vous à Rogers Media

Faut-il légiférer l’Internet?

Éthique et controverse dans la blogosphère et sur Twitter

Nouvelles technologies dans la presse communautaire

Maurice Jarre, Wikipédia et des journalistes négligents

Formation sur l’art d’écrire un blogue pour être bien référencé

Autres textes sur Média

Huffington Post arrive au Québec

Le Globe, un nouveau webzine au Québec

RueMasson.com le blog du Vieux-Rosemont

Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Sainte-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Dossier Taz: pas juste un skatepark

Dossier Taz, skate park

Pas juste un skatepark

Gabriel-Alexandre Gosselin DOSSIERS Taz roulodomeRoller bladeSkatepark

Plus qu’un formidable terrain de jeu pour les adeptes de sports extrêmes, Le TAZ est aussi un organisme à but non lucratif (OBNL) créé en 1996 dont la mission citoyenne se poursuit encore aujourd’hui. Un skatepark peut-il être socialement responsable et engagé?
taz-skate-park-skateboard-roller-blades-roulodôme Marianne Villandré-Côté faisait de la gymnastique jusqu’à son adolescence. Fatiguée de la compétition, mais toujours avide de sensations fortes, elle se convertit au roller-blade grâce au TAZ.

Le skatepark ferme

Lors de la fermeture du TAZ en 2001, elle y donnait des cours. Elle vient de compléter une technique en éducation spécialisée et s’implique «à 100%», comme elle aime le dire, dans la réouverture du centre. Marianne occupe désormais le poste d’intervenante.

«Nous nous retrouvons avec un nouveau TAZ entre les mains et surtout, nous sommes 8 ans plus tard. Tout est à revoir du côté de l’intervention », explique-t-elle d’entrée de jeu.

Un seul aspect de l’ancien Tazmahal s’est, selon elle, transmis vers sa réplique actuelle située dans le Complexe environnemental de Saint-Michel. «On vise toujours la cohabitation entre les différentes pratiques, ainsi que la cohabitation entre l’esprit jeune du sport extrême et les familles qui viennent dans notre édifice.»

Le nouveau TAZ

Marianne mentionne la différence entre Le TAZ et d’autres skateparks qui donnent des plages horaires fixes selon chaque pratique sportive (skateboard, patins, BMX). Cette façon de faire a ses avantages, comme par exemple d’éviter les confrontations entre athlètes de sports différents, «une guerre qui a toujours existé. Mais c’est justement le genre de défi qu’on recherche au TAZ. On veut créer une communauté plus large, favoriser le respect.»

Ainsi, dans le skatepark, environ six surveillants, techniciens et intervenants sont à l’affût en tout temps. La plupart d’entre eux patrouillent en patins ou en skateboard, une façon de se fondre dans le décor. Leur travail consiste à assurer la sécurité (port d’équipements de protection, circulation) et de gérer les conflits qui peuvent survenir sur les plateformes: les skateboarders et les patineurs qui trouvent que les BMX prennent trop de place et vice versa, les débutants qui ne savent pas circuler dans le skatepark, les plus expérimentés qui prennent trop d’espace et circulent dangereusement se croyant tout permis, des jeunes qui se frustrent parce qu’ils peinent à réussir un truc. «Notre but est de ramener le calme, sans prétendre que l’incident n’a jamais eu lieu. On veut générer la bonne humeur et l’ouverture d’esprit de la part de tout le monde.»

Approcher l’autre

À ce travail général s’ajoute une intervention plus personnalisée. Marianne Vilandré-Côté dit porter une grande attention à cet aspect de son travail. «Je me sens portée vers ceux considérés comme des ‘‘cas à problèmes’’. Dans mes expériences antérieures comme intervenante, j’ai tellement appris d’eux.» Elle souligne le défi de créer un lien de confiance avec certains de ces jeunes. «Ces cas-là ne se règlent pas en claquant des doigts. Ça implique un travail à long terme. Ce que je préconise, c’est de leur donner des objectifs pour les faire revenir. Un jeune peut manquer de motivation à l’école, mais être vraiment branché dans un skatepark. Si venir ici le valorise, tant mieux!»

skate-board-roues-alignees-taz-roulodôme-planches-a-roulettes-skatepark À ce chapitre, Marianne se donne un premier mandat: la rédaction d’un guide d’intervention efficace pour tout le personnel du TAZ. «Sur place, on est deux qui ont la formation comme intervenant, mais toute l’équipe est consciente des réalités du milieu, des situations qui peuvent arriver. J’aimerais les aider à aborder chaque individu avec une approche adaptée.»

Une méthode qui roule

Les méthodes d’intervention ne sont pas établies de façon systématique au TAZ. Elles ne l’ont jamais vraiment été  d’ailleurs. Le personnel du centre cherche plutôt à utiliser la force du milieu du sport extrême et l’intérêt qu’il suscite  chez les utilisateurs pour intervenir.

«À l’époque, ma drogue, c’était Le TAZ! L’endroit a vraiment changé ma vie. Il m’a permis de m’épanouir dans le bon sens du terme. Ça aurait été tellement facile de déraper avec les tendances que j’avais», se souvient l’ancienne rebelle devenue intervenante. Même son de cloche chez Stéphane Julien, utilisateur de longue date du TAZ et aujourd’hui patineur professionnel: «Le temps que je passais ici quand j’étais jeune, c’est du temps que je passais à ne pas faire de conneries. Ou du moins, des conneries qui auraient pu me coûter cher!» Ces deux personnes sont la preuve vivante que l’intervention, ce n’est pas tout. Seule la force d’un milieu bien exploitée peut faire la différence.
Reflet de Société, Vol. 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 14-15

Autres textes sur Taz roulodomeRoller bladeSkatepark

PUBLICITÉshow_image
Après la pluie… Le beau temps.
Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.
Le livre, au coût de 9,95$ est disponible
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :