Itinérance, photographies et exposition

Des photos pour être solidaire des itinérants à Montréal

Les itinérants à Montréal

Corrid’Art, galerie créée pour les artistes féminines par Compagnie F, organise une exposition de photographies intitulée « Un regard solidaire sur l’Itinérance ». Cette exposition lève le voile sur le quotidien des itinérants et veut nous sensibiliser sur leur présence et leur vécu.

Anders Turgeon  Dossier Itinérance

itinérance montréal itinérants photo exposition photographiesLorsque nous nous déplaçons à travers Montréal, nous croisons des itinérants sur le coin d’une rue, devant un magasin ou dans le métro à l’occasion. La plupart du temps, nous ne faisons que peu ou pas attention à leur présence. Pourtant, ils font partie de notre société et vivent à proximité de nous.

«Ils pourraient bien être nos proches, nos amis, nos frères et sœurs, ils sont sans-abris… Ils n’ont pas choisi de dormir dans la rue. Nous voulons leur dire que nous pensons à eux, d’où vient l’idée de les photographier et de les faire parler à propos de leur vie», expose Erika Arrieta, l’instigatrice du projet sur l’itinérance.

Afin de nous sensibiliser à la réalité et au quotidien des itinérants, Erika a rassemblé ses amis, une équipe de six jeunes professionnels de tous les milieux, pour l’aider à aller rencontrer ces personnes vivant dans la rue. Durant ces rencontres, la professionnelle et son équipe ont photographié et recueilli les témoignages émouvants de plusieurs itinérants montréalais.

L’itinérance en photo

itinerant-itinerance-montreal-exposition-photosVous pouvez observer le résultat de ces rencontres à travers les différents clichés captant l’itinérance sur le vif, textes à l’appui de chacun d’entre eux. Les photos présentent un message clair : les itinérants vivent à côté de nous! Cette exposition offre une opportunité de comprendre davantage le phénomène de l’itinérance et de respecter ceux qui en sont victimes. Et, qui sait, vous pourriez contribuer à changer leur sort…

Du 12 au 26 septembre, aux bureaux de Compagnie F, 6323, rue Saint-Hubert, (métro Beaubien).

Informations Tamara Kvintradzé: 514-381-7333, poste 203.

Autres textes sur Itinérance

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Itinérance des femmes dans le Quartier St-Roch

Femmes et itinérance à Québec

Quartier St-Roch et Limoilou, femme et itinérance

La revitalisation du quartier St-Roch, à Québec, repousse non seulement les itinérants vers Limoilou, mais elle les appauvrit encore plus en augmentant la précarité chez les femmes qui y résident. Telles sont les conclusions auxquelles est arrivée la sociologue Fanny Bourgeois dans son mémoire de maîtrise.

Catherine Boisclair Agence Science Presse

Dossiers ProstitutionSexualité et Itinérance

L’itinérance au féminin prend une forme particulière, selon l’étudiante de l’Université Laval. Contrairement aux hommes, les femmes risquent le viol si elles itinérance prostitution escorte putain rue put prostituées dorment dehors. Tout l’argent qu’elles possèdent est donc investi dans leur stratégie de survie numéro un: avoir un toit. C’est le cas des 44 femmes que la chercheuse a interviewées.

Les itinérantes de St-Roch sont ainsi directement touchées par l’augmentation des prix des loyers, poussée par la forte demande locative des nouveaux arrivants attirés par la revitalisation. Parfois forcées de déménager loin des ressources d’aide et sans moyens d’y revenir, les femmes deviennent encore plus vulnérables.

Répression policière dans le quartier St-Roch

La répression policière dans le quartier, en hausse depuis la revitalisation, rend encore plus vicieux le cercle de la pauvreté pour celles qui restent, conclut la sociologue. La prostitution, principal gagne-pain de ses interlocutrices, est sanctionnée par l’interdiction de revenir dans le quartier, sans quoi elles se verront remettre des contraventions.

Les femmes itinérantes continuent malgré tout de fréquenter St-Roch, qui demeure leur lieu de résidence, de socialisation et de travail, puisque « les clients vont là pareil », assure Fanny Bourgeois. Endettées par l’accumulation de contraventions, « elles vont faire un peu de prison. Avec un casier judiciaire, comment peuvent-elles se trouver un emploi? », questionne la chercheuse. Elle constate aussi que les femmes adoptent des comportements beaucoup plus à risque pour éviter de se faire prendre lors de la sollicitation. Pressées de trouver preneur, « elles vont être moins attentives aux signes qui indiquent qu’un client est violent » ou qu’il refusera le condom.

La sociologue espère un meilleur financement des organismes communautaires. Ceux-ci devront éventuellement déménager vers Limoilou, tout en laissant des gens dans le besoin dans St-Roch.

Un mal pour un bien?

Guy Mercier, géographe de l’Université Laval, rappelle que l’urbaniste est en quelque sorte l’ennemi des populations marginalisées. « La revitalisation d’un quartier va chasser les gens qui vont là parce qu’ils ne peuvent pas aller ailleurs », soutient le professeur. « Il ne faut pas croire aux miracles sociaux de l’urbanisme », conclut-il.

Autres textes sur Toxicomanie

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pour ou contre l’avortement?

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Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Canicule, eau et itinérants

Cirque du Soleil et Old Mission Brewery

Le Cirque du Soleil s’implique auprès des itinérants de la Old Mission Brewery en fournissant une grande quantité de bouteilles d’eau. Sous prétexte que les itinérants ne recyclent pas, cette eau ne leur a pas été donné!

Raymond Viger Dossiers Fondation One Drop  , Cirque du Soleil  , Itinérance  , Environnement

fondation-one-drop-bouteilles-d-eau-guy-laliberte-cirque-du-soleilGuy Laliberté avec le Cirque du Soleil ont créé la Fondation One Drop dont l’eau est au coeur de sa mission. Le Cirque du Soleil a fait embouteiller de l’eau. Un don d’une grosse quantité de bouteilles d’eau a été fait à la Old Mission Brewery pour donner aux itinérants. Avec la canicule, il est important d’avoir accès à de l’eau.

Une seule condition accompagnait ce généreux don. Les bouteilles de plastique devaient être recyclées. Pour éviter une mauvaise presse, le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop ne voulaient pas avoir cette impressionnante quantité de bouteille traîner dans les rues de Montréal.

Itinérance et recyclage

bouteilles-d-eau-fondation-one-drop-cirque-du-soleil-guy-laliberte-environnementPuisque les itinérants n’ont pas d’habitude de recycler les bouteilles qui ne sont pas consignées, la direction de la Old Mission Brewery a donc décidé de ne pas remettre les bouteilles d’eau aux itinérants! Ce sont donc les employés qui les utilisent tranquillement.

On veut aider les itinérants pour éviter que la canicule les affectent mais puisqu’ils ne recyclent pas, cette aide leur est refusée. Peut-on faire des omelettes sans casser des oeufs? Aurait-on pu trouver des alternatives à ce problème de conscience?

Intervention et recyclage

Aurions-nous pu identifier les bouteilles données par le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop et remettre un dépôt à chaque itinérant qui ramène sa bouteille d’eau? Pour 10 000 bouteilles avec un dépôt de 5 sous, cela aurait nécessité un commanditaire de 500$ pour cette opération. Cela aurait pu être une façon de rendre accessible l’eau aux itinérants, leur donner un peu d’argent, s’assurer que les bouteilles sont recyclées. Cela aurait même pu être une occasion de sensibiliser les itinérants à l’importance du recyclage. Après tout, les itinérants qui vivent dans la rue, si c’est plein de bouteilles vides, cela les affectent autant que nous.

D’autres solutions auraient pu être trouvé. Mais celle d’empêcher les itinérants d’avoir accès à ces bouteilles d’eau était possiblement la moins acceptable de toutes!

Autres textes sur la Fondation One Drop 

Guy Laliberté, Fondation One Drop et Gaia

Le Cirque du Soleil réinvente le communautaire avec One drop

Guy Laliberté et le Cirque du Soleil; Prix Nobel de la Paix

Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Le Frapru et le logement social

Front d’action populaire en réaménagement urbain

Le Frapru et le gouvernement

Le FRAPRU est sans doute un des organismes ayant monté le plus souvent aux barricades pour les personnes à faible revenu. Après un quart de siècle de revendications, ce groupe communautaire est devenu un incontournable pour toutes les questions touchant le logement social au Québec.

Anne Lamothe  Dossier Communautaire, Itinérance

Le FRAPRU a été créé en 1978 par un comité de citoyens du Centre-Sud de Montréal pour établir un rapport de force avec le gouvernement en matière de logement. D’abord, des besoins ont été ciblés du côté de la rénovation urbaine, principalement pour défendre les programmes fédéraux, provinciaux et municipaux ayant pour but de permettre aux gens de demeurer le plus longtemps possible dans leur quartier.

Dès le début des années 80, le FRAPRU amorce un premier virage, et devient l’ardent défenseur du logement social que l’on connaît. François Saillant qui a pris la coordination quelques mois seulement après la fondation de l’organisme explique ainsi ce virage: «Déjà, sous le gouvernement péquiste, on avait des signes inquiétants pour l’avenir des HLM (habitation à loyer modique), car l’État voulait se tourner vers l’aide à la personne au lieu d’apporter une allocation au logement. Nous avons décidé de surveiller de plus près les visées de l’État pour ne pas que les personnes à faible revenu soient brimées dans leurs droits.»

Le Frapru et le logement social

Il y a 20 ans, l’appellation logement social était méconnue. Non seulement le FRAPRU en a fait son fer de lance, mais il a veillé à l’inculquer aux paliers de gouvernement fédéral et provincial. Aujourd’hui certaines municipalités ont également ajouté le logement social parmi leurs priorités.

Depuis sa fondation, l’organisme a intensifié sa force de frappe. À ses débuts, six groupes membres provenant de Montréal, Québec, Sherbrooke et Verdun se penchaient sur les orientations. Aujourd’hui, le FRAPRU compte près de 90 membres associés dont une trentaine de membres participants. «En 1986, nous avons voulu élargir nos appuis. Même si les groupes associés n’ont pas le droit de vote, ils nous font partager leur expertise dans leur domaine respectif. C’est un moyen pour nous de nous développer.»

Au fil des années, le conseil d’administration a constaté que pour que la concertation soit judicieuse, il fallait laisser aux groupes leur autonomie dans l’action. Selon le coordonnateur, des organismes ayant des missions différentes ou complémentaires peuvent cohabiter sous un même regroupement. «Une coopérative et un HLM n’ont pas toujours les mêmes intérêts au sein du regroupement. Nous ne pouvons pas leur demander de poser les mêmes actions que nous, mais la présence de chacun a sa raison d’être.»

Le Frapru et les coupures du gouvernement

Durant toutes ces années, le FRAPRU s’est rendu sur la place publique pour dire non aux coupures d’allocations au logement annoncées par le gouvernement provincial et il a été entendu. Plus récemment, il s’est battu pour faire retirer dans la loi la possibilité que les assistés sociaux soient saisis à la source pour le paiement de leur loyer.

Les actions revendicatrices de l’organisme ont porté fruits: «Le Québec est le seul endroit en Amérique du Nord et au Canada où le pourcentage des revenus consacré au loyer est évalué à 25%. Ailleurs, il atteint 30%,» indique M. Saillant.

Le Frapru, présent dans les quartiers

Selon M. Saillant, le FRAPRU joue un rôle dynamisant en épaulant les associations des quartiers dans leurs revendications, notamment auprès de la métropole. Comme le nombre de personnes touchées par la problématique de logement social augmente chaque année, les gouvernements ne peuvent plus ignorer les comités de logement. «Il y a quand même des hauts et des bas dans nos rapports. Le gouvernement fédéral s’était durci, mais il semble avoir une ouverture, nous allons en profiter pour poursuivre les pourparlers.»

Après 25 ans d’existence, la mobilisation des troupes demeure un défi permanent au FRAPRU: «Les mal-logés et les sans-logis sont les premiers porteurs de nos revendications, mais ce sont aussi les personnes les plus difficiles à joindre et à mobiliser. Ces gens ont tellement d’autres problèmes à régler en plus de celui de se loger qu’il est difficile de les impliquer. Nous travaillons actuellement sur la façon de les amener à se mobiliser», nous dit M. Saillant.

À l’approche de la commission parlementaire sur la politique d’habitation du gouvernement Charest prévue en novembre, le FRAPRU est d’attaque: «Nous attendons depuis 30 ans cette politique et le fait que les mots logement social n’apparaissent nulle part jusqu’à présent dans les textes est inquiétant. Nous craignons que le plan de modernisation du gouvernement crée des iniquités et nous fasse perdre les acquis gagnés au fil des ans», conclut M. Saillant.

Le Frapru a été un leader en ce qui touche la concertation pour faire adopter la Loi contre la pauvreté. Ils ont fait une campagne et présenté une pétition avec plus de 100 000 noms de personnes appauvries. Malgré tout, tel que nous le rappelait Michel Venne dans une chronique du Devoir traitant de l’actuel gouvernement: «La philosophie innovatrice visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale est littéralement balayée sous la langue de bois et les préjugés.»

Autres textes sur Itinérance

France Labelle et Dan Bigras du Refuge des jeunes et une recherche de Christian Levac sur les jeunes de la rue

Santé mentale, l’itinérance et les ressources

Ville de Montréal et ses itinérants

Itinérance et toxicomanie

Val d’Or; itinérance, jeu compulsif, alcool et drogue

Recours collectif des sans-abri contre le gouvernement du Québec?

Faux itinérants et détournement de fonds

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Les projets de Spectre de rue

Toxicomanie, prostitution et itinérance

Une visite au Spectre de rue

Sophie Moreau-Parent, Dossiers ToxicomanieProstitutionSexualité, Itinérance

Je suis allée visiter le Centre de jour Spectre de rue dans l’après-midi du jeudi 8 janvier 2009. Suite à ma participation à un de leurs ateliers de poésie, j’ai pu me familiariser avec l’organisme et ses différents services. Au Spectre de rue, il y a un centre de jour, un centre fixe, du travail de rue, du travail de milieu, le projet TAPAJ et le projet Hépatite C. Tous ces services se retrouvent au même endroit, soit au coin de la rue Ontario et De la Visitation.

Cet organisme naît dans les années 1980 sous un autre nom et se transforme jusqu’en 1994, où l’ajout du site fixe et du centre de jour le font renaître sous le nom de Spectre de rue. Ce centre a plusieurs mandats: «Prévenir et réduire la propagation des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), du VIH/Sida et des diverses formes d’hépatites; sensibiliser et éduquer la population et le milieu aux réalités de ces personnes pour favoriser leur cohabitation et soutenir les démarches de nos membres vers la socialisation et l’intégration sociale (Spectre de rue, 2009).»

Sensibiliser la rue

La clientèle du Le Spectre de ruesont des personnes marginalisées de 16 ans et plus qui habitent le territoire du centre-ville de Montréal et qui ont des difficultés liées à la toxicomanie, à la prostitution, à l’itinérance et à la santé mentale. Le centre de jour est un endroit de répit ou les gens de la rue peuvent venir passer du temps, poser des questions et répondre à des besoins divers. Il y a une infirmière qui est présente 2 après-midi par semaine.

Le site fixe s’occupe de la distribution de matériel d’injection/d’inhalation afin de prévenir la propagation d’infections transmises par le sang. De plus, ils récupèrent les seringues utilisées dans les rues de Montréal. Les intervenants du volet travail de rue se plongent directement dans le milieu des individus qui vivent des problèmes et les accompagnent dans leur cheminement.

De la rue à la communauté

Le travail de milieu diffère grandement du travail de rue. Cet axe de l’organisme le représente au sein de la communauté en général. Ces intervenants informent et sensibilisent les gens sur les phénomènes qui sont vécus par les gens qui fréquentent Le Spectre de rue.

D’autre part, TAPAJ est un projet divisé en trois étapes qui permet aux gens de la rue de faire du travail rémunéré à la journée. De cette manière, ils peuvent subvenir à leurs propres besoins. Même si cet argent n’est suffisante pour répondre à leurs besoins que pour une courte période de temps, cette aide est grandement appréciée par les bénéficiaires et permet de les encourager à continuer à gagner leur propre sous. Enfin, le projet Hépatite C offre des activités d’information et de sensibilisation pour vivre en santé même s’ils sont atteints de cette maladie.

Une intervention valorisante

Ma visite au Spectre m’a été très agréable. J’ai pu discuter avec plusieurs personnes qui ont vécus des expériences très différentes de moi et qui en ont long à raconter. L’approche de réduction des méfaits et d’empowerment valorisés par cet organisme m’ont beaucoup plue. La réduction des méfaits, pour être plus exact, c’est une «approche centrée sur la diminution des conséquences négatives de l’usage des drogues plutôt que sur l’élimination de l’usage. (Spectre de rue, 2009)» Tandis que l’empowerment, c’est d’intervenir de sorte à redonner le pouvoir aux gens qui ne croyaient pas nécessairement en avoir. En fait, c’est de les aider à réaliser qu’ils ont le pouvoir de décision et de choix, qu’ils sont les acteurs les plus importants dans leur vie.

La valorisation de ces deux approches est très réaliste et efficace en ce qui concerne le milieu et la clientèle du Spectre de rue. Tous les intervenants m’ont accueillie à bras ouverts et remplie d’enthousiasme. Même extrêmement occupés, ils ont pris un moment pour m’expliquer leur rôle dans l’organisme. J’ai pu percevoir les efforts constants de ces intervenants et tout le temps qu’ils consacraient aux gens qui fréquentent le centre. Je compte y retourner au printemps pour offrir mon aide lorsqu’ils ramasseront les seringues souillées du quartier. Faute de temps, je ne sais pas si je pourrai retourner passer des après-midi en compagnie de ces charmants individus. Par contre, je peux assurément affirmer que j’ai passé de beaux moments à jaser de tout et de rien, à bricoler et à faire de la poésie avec les gens du centre.

Centre de jour Spectre de rue, centre de jour, centre fixe, travail de rue, travail de milieu, projet TAPAJ et projet Hépatite C.

autres textes sur sexualité

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Autres textes sur Toxicomanie

LETTRE D’UNE MÈRE À UN JEUNE TOXICOMANE

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Itinérance et toxicomanie

Rencontre avec l’itinérance   

Samir est un jeune polytoxicomane qui a connu l’itinérance. J’ai fait sa rencontre dans un atelier de poésie au centre de jour Spectre de rue.  Samir est probablement un des participants qui s’implique le plus dans les ateliers. Pour ma part, je suis sensible à cette triste réalité qui aurait pu me toucher.

Jean-Simon Brisebois, auteur de poésie urbaine

JS: Depuis combien d’années vis-tu l’itinérance?
Samir: Depuis 5 ans et demi.

JS: Qu’est-ce qui t’a amené à devenir itinérant?
Samir: Le goût de l’aventure, de voir ce que c’est vivre de l’itinérance.

JS: Qu’est-ce qui t’as amené à y rester?
Samir: La drogue, elle m’a amené à m’évader, elle m’amène un certain plaisir qui me donne de l’euphorie, ce qui me pousse à consommer de plus en plus pour oublier ma misère et mon itinérance.

JS: D’où provient cette misère?
Samir: Ma misère part de mon enfance blessée. Elle me donne de la difficulté pour trouver un travail, un logis. Mais en moi,  il y a un grand espoir de m’en sortir.

JS: Quels sont les moyens que tu prends pour t’en sortir?
Samir: Au départ, pour me venir en aide, j’ai fait appel à des intervenants du Centre Dollar-Cormier qui m’aident à comprendre ce qui m’amène à consommer. De plus, je fréquente les ressources du centre de jour de Spectre de rue qui me permettent de me reposer. Ils me confrontent sur mes problèmes de drogues (crack et pot) pour m’aider à m’en sortir.

JS: Quel est le message que tu veux faire passer aux jeunes grâce à ce témoignage?
Samir: Ils ne doivent pas se laisser influencer par les gens qui voudraient les amener pour une raison à consommer des drogues. Ils doivent dire non aux drogues. Il faut suivre le bon chemin de la vie, parce que vivre de l’itinérance n’est pas rose.

Autres textes sur Jean-Simon Brisebois

Lettres écarlates de Jean-Simon Brisebois

Autobiographie de Jean-Simon Brisebois aux Éditions TNT

Lancement du 3e livre de poésie urbaine de Jean-Simon Brisebois

Jean-Simon Brisebois, l’âme de l’ange

Jean-Simon Brisebois, Renaissance et les Éditions TNT

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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