Sites d’injection supervisée (SIS), un long débat

Depuis plus d’un quart de siècle, les travailleurs de rue sillonnent les rues pour échanger les seringues souillées des personnes toxicomanes et leur remettre du matériel propre et adéquat. Cela fait partie d’une intervention de réduction des méfaits, autant pour la personne toxicomane que pour la société en général.

Un texte de Raymond Viger – Dossier Toxicomanie

Les deux lieux autorisés par Santé Canada pour l’ouverture d’un SIS ne s’est pas fait par hasard. Cactus, et Dopamine sont des organismes qui font partie des pionniers dans ce genre d’intervention. En choisissant d’y ouvrir un SIS, on ne déplace pas les personnes toxicomanes dans un nouveau secteur. Elles y sont déjà présentes depuis très longtemps.

En 2003, Vancouver voit l’ouverture du premier SIS en Amérique du Nord: Insite. Les intervenants qui ont soutenu ce projet en ont arraché pour y arriver. Et ils doivent encore et toujours se battre pour conserver leurs acquis.

Être présent auprès d’une personne toxicomane lors de sa consommation permet de réagir rapidement lors d’une overdose.

En 2008, malgré l’opposition du gouvernement de la Colombie-Britannique, de son ministère de la Santé, de la municipalité de Vancouver et des corps policiers, le gouvernement de Stephen Harper tente de le fermer. Un débat juridique qui durera trois années et qui est passé par la Cour d’appel de la Colombie-Britannique et la Cour suprême du Canada.

En 2011, cette saga judiciaire avait fait reculer le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, ainsi que le Premier ministre Jean Charest, sur l’ouverture prévue de ces centres au Québec.

En 2017, six années après que les avocats de Stephen Harper aient mordu la poussière en Cour suprême, le gouvernement de Philippe Couillard autorise finalement l’ouverture de trois SIS au Québec.

Faut-il se satisfaire de cette avancée sociale? Bien sûr qu’un SIS répond à plusieurs besoins sociaux criants. Mais à Montréal, contrairement à Vancouver, nous avons oublié le principal.

Bienfaits d’un site d’injection

Être présent auprès d’une personne toxicomane lors de sa consommation permet de réagir rapidement lors d’une overdose. Cela peut faire une très grande différence, permettant de diminuer les risques de complications et parfois d’éviter le décès de la personne.

Il arrive trop souvent qu’un junkie utilise de l’eau malpropre ou des seringues souillées pour s’injecter. En fournissant du matériel adéquat, nous évitons la propagation de plusieurs maladies.

Certains diront pourquoi s’en inquiéter, ce ne sont que des junkies et tant pis pour ceux qui auront une relation sexuelle avec ce «genre» de personnes. Peut-être. Mais on sait que plusieurs de ces toxicomanes se prostituent. Et leurs clients peuvent se retrouver dans toutes les sphères de la société. Et une gentille jeune fille pourrait bien avoir une relation sexuelle avec un beau jeune homme qui aurait eu une relation avec une de ces personnes toxicomanes. Personne ne peut se sentir 100% à l’abri.

De plus, il ne faut pas oublier qu’en récupérant le matériel utilisé, les SIS permettent de diminuer le nombre de seringues souillées trouvées dans nos rues et dans nos parcs, protégeant ainsi nos enfants.

Quand un junkie se pique tout croche un peu partout dans les membres, il y a un risque majeur d’infections qui parfois nécessitent une amputation. On ne peut ignorer une aggravation des infections et des amputations qui signifient le recours au 911, des transports en ambulance, des admissions aux urgences ainsi que des soins médicaux coûteux. Cette stratégie de prévention permet de diminuer les taxes nécessaires à couvrir ces frais médicaux et légaux. De plus, toutes ces interventions faites auprès des toxicomanes directement dans un lieu de consommation réduisent le temps d’attente aux urgences.

Avec certaines drogues, quand le junkie vient tout juste de s’injecter, il peut perdre contact avec la réalité. Il peut sortir en courant d’une ruelle et se jeter involontairement devant un véhicule. Résultat, un mort et un conducteur et ses passagers traumatisés par un évènement évitable.

Dans un SIS, le toxicomane prend un instant de répit avant de retourner dans la tourmente de sa vie. Un instant pour décompresser, un instant pour prendre contact et peut-être établir une relation avec une personne qui lui offrira une alternative à son mode de vie.

Qu’a-t-on oublié à Montréal?

À l’Insite de Vancouver, au 2e étage, il y a un centre de désintoxication. Un lieu sécurisé permettant de ne pas avoir à retourner à la rue en attendant une place permanente dans un centre de thérapie. La personne toxicomane a juste à dire «oui, je le veux» et elle se retrouve immédiatement dans le centre de thérapie. Si elle devait retourner dans son milieu de vie, son revendeur ou son proxénète réduirait à néant sa volonté d’aller en thérapie et de changer de mode de vie.

L’arrêt de consommation fait partie intégrante du processus de réduction des méfaits. Même s’il ne pourrait exister sans les premières étapes, le 2e étage de l’Insite en est un élément clé très important. Montréal a-t-elle oublié d’inclure un 2e étage à ces SIS ?

Il est vrai que les SIS au Québec ont des ententes privilégiées avec des centres de réadaptation. Il y aurait un protocole de prise en charge et des ententes avec différents partenaires d’intervention. En moins d’une heure, un transport est censé venir chercher la personne intoxiquée pour l’amener dans un centre de thérapie temporaire en attendant une place à plus long terme.

Une heure d’attente dans la vie d’une personne toxicomane… Ça peut paraître une éternité. Même accompagné d’un intervenant, en sortant dehors pour se rendre au véhicule, risque-t-elle de croiser le regard des gens de son milieu de consommation? Un regard qui pourrait faire fondre toute intention de changer de mode de vie ?

Autres textes sur Toxicomanie

Philippe Couillard, la Santé alternative et les médias

L’ombre du ministre de la Santé

Le retour de Philippe Couillard

Je me souviens! Philippe Couillard a été ministre de la Santé sous le règne de Jean Charest. Pendant plus de deux années nous avons demandé une entrevue au ministre de la Santé.

Raymond Viger | Dossiers Politique, Philippe Couillard

philippe-couillard-ministre-de-la-sante-quebec_elections quebecPhilippe Couillard se présente comme chef du Parti Libéral. Une ombre au tableau. Philippe Couillard a déjà été ministre de la Santé.

Ministre de la Santé au moment où notre magazine, Reflet de Société, signait un dossier sur les coopératives de santé.

Pendant plus de 2 ans, Reflet de Société a demandé à Philippe Couillard une entrevue pour compléter notre dossier sur les coopératives de santé.

De 6 mois en 6 mois, le personnel de Philippe Couillard recule la date d’une entrevue éventuelle… jusqu’au jour où Philippe Couillard quitte la politique en 2008.

Maintenant, Philippe Couillard part en élections. Il rêve de devenir Premier ministre du Québec avec le Parti Libéral.

Peut-on accepter qu’un politicien qui brigue le poste de Premier ministre refuse une entrevue à un média comme le nôtre?

Que s’est-il passé depuis 10 ans, où il n’y avait que quelques coopératives de santé qui répondaient aux besoins des citoyens de leur quartier et aujourd’hui où la prolifération maladive des coopératives de santé ne ressemblent qu’à une façon détournée de privatiser la santé?

Mais comment peut-on répondre à la question lorsque le principal intéressé de l’époque, le ministre de la Santé Philippe Couillard a refusé nos demandes d’entrevue?

P.S. Il est vrai que Philippe Couillard attaque Pierre-Karl Péladeau parce qu’il détient des actions d’un énorme conglomérat médiatique. Serait-ce que Philippe Couillard voit les médias du même oeil que Stephen Harper?

Autres textes sur Politique

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Après la pluie… Le beau temps

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Autres livres pouvant vous intéresser

Comment faire un titre pour être bien référencé par les moteurs de recherche

Importance du titre dans le référencement

Titre, sous-titres et surtitres

Le titre est votre adresse pour être reconnu par les internautes et par les moteurs de recherche. Il crée l’intérêt de l’internaute d’aller lire votre texte. Il permet à l’internaute de voir votre texte en le classant dans les premières pages des moteurs de recherche. 

Raymond Viger | Dossier Référencement

Les titres sont très importants pour votre référencement. En plus d’être au début de votre texte et d’être la première phrase que les internautes vont lire de votre billet, votre titre est l’adresse URL de votre texte. Les mots clés inscrits dans l’URL bénéficient d’une grande importance pour les moteurs de recherche.

Il s’agit évidemment d’y placer les mots clés pour lesquelles vous voulez être retracé par le moteur de recherche. Quand on travaille pour un magazine, on cherche de beaux titres, on utilise des synonymes, on fait référence à des titres de chanson ou d’expression… Pour un blogue, si on veut être vu par le moteur de recherche et éventuellement lu par les internautes, on doit être beaucoup plus direct.

On veut un titre qui contient nos mots clés, qui a le moins de mots inutiles de façon à augmenter la densité de nos mots clés. Nous allons mettre le plus près possible les associations de mots sur lesquelles nous voulons être reconnus.

Comment faire un bon titre référençable

Faire un bon titrage efficace pour le blogue est un art. Quand je pense au titre que je dois trouver, je pense à Sergio Leone avec son film : Le bon, la brute et le truand. Trois mots clés en 7 mots. Pour augmenter la densité, pour un blogue, on aurait pu écrire : Bon, brute et truand. Trois mots clés en quatre mots. Une série de trois mots clés est déjà un bon début. Si on a des tendances plus compulsives, certains billets peuvent nous permettre d’en mettre plusieurs. La limite est celle de la capacité de votre internaute à trouver votre titre acceptable.

Dans votre titre, vous pouvez aussi inclure la catégorie dans laquelle votre billet se retrouve. Si j’écris un billet sur les poêles à gaz dans un contexte environnemental, je peux inclure le mot environnement dans mon titre. Si je parle des derniers spéciaux en magasin sur les poêles à gaz, je peux y inscrire le mot spécial ou meilleur achat. Si j’en parle en fonction de la protection du consommateur, je vais aussi l’inscrire. Cela permet autant à l’internaute qu’au moteur de recherche de connaître la teneur de votre billet. L’objectif demeure une meilleure compréhension de votre billet pour l’internaute et le moteur de recherche. On ne cherche pas à les duper. Nous cherchons à être le plus précis possible.

Le surtitre

Un peu comme les magazines mettent des surtitres, cette technique peut permettre d’augmenter le nombre de mots clés tout en facilitant la navigabilité. Le surtitre est fort possiblement un thème que vous présentez régulièrement. Vous pouvez alors faire un hyperlien vers la catégorie ou votre page d’archives de ce thème. Exemple :

Arts et Spectacle

Bon, brute et truand

Évidemment, si votre billet parle d’un film ou d’un livre, vous ne pouvez pas vous amuser à déformer le titre choisi par les auteurs.

Proximité des mots

Un autre exemple de titre que l’on peut créer. Un billet qui parle de Jean Charest et de sa position sur la malbouffe et des jeunes. Premier titre qui nous vient en tête :

Jean Charest : la malbouffe et les jeunes.

Pour en augmenter la densité nous pouvons enlever les articles. Ce qui donnerait :

Jean Charest: malbouffe et jeunes

Nous pourrions aussi écrire

Jean Charest : jeunes et malbouffe

Ici, je cherche à gagner de la proximité entre Jean Charest et jeune plutôt que malbouffe. Tout en étant Premier ministre, Jean Charest était aussi le ministre responsable de la jeunesse. Ces deux mots risquent d’être recherchés beaucoup plus souvent ensemble que la malbouffe.

Cependant, si mon blogue traite de nutrition et que je cherche à m’adresser aux jeunes ou leurs éducateurs, il aurait été préférable d’écrire :

Malbouffe : jeunes et Jean Charest

Placer au début de votre titre, les mots sont plus remarqués par les internautes et les moteurs de recherche. La proximité des mots crée aussi une relation qu’il ne faut pas négliger.

Bon titre!

Autres textes sur les techniques de référencement

Autres textes sur Internet

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Dominic Champagne : pour une nouvelle démocratie

Le gouvernement invisible

Engagement des citoyens et démocratie véritable 

Normand Charest – chronique Valeurs de société | Dossiers Politique, Économie, Environnement

valeurs de société débats sociaux réflexions sociales socialeLe metteur en scène Dominic Champagne a publié un petit livre en août 2012 intitulé Le gouvernement invisible qui commence sur cette formidable citation du président américain Theodore Roosevelt, rédigée en 1906 :

« Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas fidélité au peuple et ne reconnaît aucune responsabilité. Anéantir ce gouvernement invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même corrompue, tel est le devoir de l’homme d’État. »

Rien n’a changé

On est surpris de voir, plus d’un siècle plus tard, que la situation n’a pas changé et que les racines du gouvernement invisible et de la corruption sont aussi pérennes et persistantes que celles du chiendent ou du pissenlit.

Comme nous le démontrent en ce moment les histoires d’horreur de la commission Charbonneau, ainsi que toutes les dérives, les patinages de fantaisie et l’impossibilité des politiciens à nous donner des réponses claires. Comme des petits garçons qui ne souhaiteraient pas avouer leurs vols de bonbons ou de monnaie, et qui tenteraient de détourner l’attention des parents.

« Les raisons de nous indigner ne manquent pas », écrit Dominic Champagne, « spoliation de nos ressources, accroissement des inégalités, appauvrissement de la classe moyenne, dégradations de nos milieux de vie, privilèges fiscaux, corruption érigée en système, investissements militaires démesurés, convergence médiatique, perte de démocratie. »

Et cela donne le ton de ce véritable pamphlet.

Pour un gouvernement des citoyens

Dominic Champagne a surtout œuvré au théâtre, comme dramaturge et metteur en scène. Il vient de recevoir, en octobre de cette année, le Prix Gascon-Thomas de l’École nationale de théâtre. En 2006, il a mis en scène le spectacle Love à Las Vegas, basé sur des chansons des Beatles et produit par le Cirque du Soleil en collaboration avec Apple Corps.

Mais c’est « la saga du gaz de schiste » qui l’a « amené à prendre parti sur l’échiquier politique, en faveur des citoyens contre la domination de cette industrie prête à prendre le risque de sacrifier la qualité de vie des gens sur l’autel du développement à tout prix, au profit d’une minorité ». Car « Nous ne vivons pas que de pain », écrit-il. « Nous avons aussi soif de vérité et de justice. »

Dans son livre, Dominic Champagne plaide pour  un retour à la social-démocratie, à une économie qui serve les citoyens et non l’inverse. On a accusé la social-démocratie de tous les maux et prétendu que seul le néo-libéralisme était viable.

Une solution taillée à notre mesure

Mais pourtant, nous dit l’auteur, on parle peu des solutions nouvelles mises de l’avant par la Norvège, la Suède ou la Finlande et des surplus engrangés par ces pays, alors que le reste de l’Europe vit des heures difficiles.

Or, chacun de ces pays a trouvé une solution différente, taillée à sa mesure, adaptée à ses ressources et à ses besoins. Le Québec doit faire de même, nous dit Dominic Champagne, car nous ne manquons ni de créativité, ni de ressources naturelles.

Ce petit livre offre, en moins de 80 pages, une multitude de courts chapitres qui se lisent aussi facilement qu’un journal ou que des articles sur le Web.

Et l’auteur y ratisse large. Le Plan Nord, le gaz de schiste, les régions et les ressources. Éducation, culture. Démocratie. Protection du français, mais aussi diversité culturelle, recherche d’une voie commune avec les anglophones, les allophones et les Premières Nations.

La vigilance et l’implication des citoyens sont essentielles

Mais avant tout, son message souligne qu’il ne faut plus attendre des gouvernements ou des partis politiques qu’ils résolvent tous nos problèmes, puisque toutes ces organisations ont les mains liées par les finances.

La situation actuelle demande plutôt un engagement des citoyens, comme cela s’est fait pour le gaz de schiste. La vigilance et l’engagement constant des citoyens sont essentiels pour parvenir à une véritable démocratie.

Bien sûr, cette publication est un pamphlet, un manifeste dans lequel l’auteur exprime son opinion de citoyen, en se basant sur son engagement et ses expériences personnelles.

D’autres pourraient réfuter ses arguments, mais ces autres trouvent déjà leurs tribunes dans les pages financières et politiques des journaux et des autres médias.

Tandis que cet écrit fait une belle synthèse d’idées intéressantes qui peuvent inspirer notre réflexion et stimuler une plus grande implication sociale.

Cette implication et cette vigilance représentent la meilleure façon de réduire les abus, le laisser-aller et la corruption des administrations. Ou à l’inverse : le désintéressement et le laisser-faire sont les meilleurs moyens de se faire abuser.

Notes

  • Il faut signaler, au passage, une petite erreur en page 51 où il écrit : « Jacques Attali disait que le 21e siècle serait spirituel ou qu’il ne serait pas ». Cette phrase n’est certainement pas de Jacques Attali. On l’attribue généralement à André Malraux, et même dans ce cas, l’attribution est contestée.
  • Autre détail : ce livre est un pamphlet contre le gouvernement libéral de Jean Charest. Depuis sa publication, les Libéraux ont perdu le pouvoir et l’ancien Premier ministre s’est retiré de la vie politique. Mais outre ce détail, tout le reste du livre n’a rien perdu de sa pertinence.
  • Livre cité : Dominic Champagne, Le gouvernement invisible, éd. Tête première, 2012.

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Le Bureau de consultation jeunesse se mobilise pour les jeunes

La place des jeunes

Mobilisation pour les jeunes avec le BCJ

En réaction à l’absence des jeunes dans les grands enjeux sociaux, le Bureau de consultation jeunesse (BCJ) se lance dans l’organisation d’un grand projet de mobilisation citoyenne pour la jeunesse à travers le Québec. L’organisme a également monté une exposition rassemblant des œuvres conçus par les jeunes qui témoignent de leurs talents artistiques et de leur volonté de s’impliquer dans la société.

Anders Turgeon | Dossier Jeunes

À la suite d’une résolution adoptée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2010, 2011 a été désignée Année internationale de la jeunesse. Cette proclamation a été décrétée sous le thème « Dialogue et compréhension mutuelle ». Au Québec, cette initiative des Nations Unies n’a eu que peu d’effets puisque aucune action n’a été prévue pour les jeunes.

En plus de l’absence de reconnaissance pour les jeunes, le gouvernement de Jean Charest décrétait l’abolition du Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) en 2010. Ses activités se retrouvaient intégrées au Secrétariat de la jeunesse dont le Premier ministre a la responsabilité. La disparition de l’organisme paragouvernemental a causé surprise et incompréhension chez les jeunes et les autres organismes jeunesse.

Un projet de Sommet des jeunes pour mobiliser la jeunesse

Face à cette absence de voix sociale pour les jeunes au Québec, le BCJ entreprend un projet afin d’exposer les réflexions de la jeunesse sur sa place au sein de la société. « Le projet a pour objectif de susciter, dans l’espace public, dans les médias et dans la sphère politique, un débat sur la place qu’on accorde, dans notre société, aux jeunes et à la jeunesse en général », expose le BCJ.

Ce projet se veut une réponse à une représentation « négative » des jeunes dans les médias ainsi qu’à « l’inexistence » d’une « vraie politique jeunesse au Québec », fait valoir le BCJ. Il est présenté comme étant une plate-forme divisée en deux volets : une tournée de consultation des jeunes à travers le Québec et un Sommet des jeunes qui est prévu pour mars 2013.

La tournée des jeunes à travers la province débute en août 2012 suite aux activités du BCJ entourant la Journée internationale de la jeunesse le 12 août. Prenant la route, des jeunes s’adressent ainsi à d’autres jeunes pour leur présenter le projet et les outils dont ils auront besoin pour le Sommet. S’en suivra un travail de réflexion, de la part des jeunes et des organismes jeunesse impliqués dans le projet, sur la place actuelle et idéalisée qu’occupe la jeunesse dans les espaces social, politique et médiatique au Québec.

Après la tournée se tiendra le Sommet des jeunes en mars 2013. Cet événement consiste en une grande rencontre au cours de laquelle se tiendront des ateliers, des débats, des conférences, des spectacles ainsi que d’autres manifestations sur le thème de l’implication citoyenne et sociale des jeunes. Le Sommet se terminera par la mise en commun du travail effectué par les jeunes, durant la tournée, pour la rédaction d’une politique jeunesse par et pour les jeunes.

L’expression artistique de la jeunesse

Avant que ne débute la tournée des jeunes du Québec, le BCJ dévoile des œuvres produites par des jeunes ayant pris part au Camp d’orientation 2012 de l’organisme. Dans le cadre du camp, ces œuvres sont le mode d’expression de ces jeunes invités à se prononcer sur les différents projets de l’organisme et sur ce qui les préoccupe dans la société : le racisme, l’homophobie, etc.

Les réalisations artistiques des jeunes sont regroupées sous la forme d’une exposition intitulée « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime ». Les responsables du BCJ ont donné ce nom à l’exposition en raison de la multitude de médiums artistiques utilisés par les jeunes (peinture, photos, poésie, rap, breakdance, etc.) et de la vitalité de ces derniers quant à la vision de leur place dans la société. Vous pouvez visiter l’exposition au Centre de documentation du BCJ en plus de regarder la vidéo tournée durant le camp.

Pour rejoindre le Bureau de consultation jeunesse

Pour plus de renseignements sur le projet relatif au Sommet des jeunes de 2013 ainsi que sur l’exposition « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime », l’adresse du BCJ est le 5355, rue Wellington, à Verdun. Vous pouvez également visiter le site web du BCJ ou contacter Mathieu Marcotte, 514-274-9887, courriel : mathieu.marcotte.bcj@gmail.com

Que votre désir d’en savoir plus sur les motivations sociales des jeunes soit éclairant et enrichissant!

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_imageOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Autres livres pouvant vous intéresser

La démocratie, le scrutin proportionnel et le manque de couilles des partis politiques

Élections provinciales 2012

Les mensonges des partis politiques

En 2003, Jean Charest, Bernard Landry et Mario Dumont s’étaient engagé à instaurer le scrutin proportionnel au Québec.

Raymond Viger | Dossier Politique

Depuis 2003, Jean Charest ne cesse de  »gouverner » majoritairement le Québec avec parfois seulement 24% des votes. C’est une des grandes lacunes de notre système politique actuel. C’est une des raisons pour laquelle plusieurs citoyens ont décroché de la politique. Seulement 57% des électeurs ont été voté aux dernières élections.

Une monarchie élective

Avec un gouvernement majoritaire qui peut faire ce qu’il veut, comment peut-on prétendre être un état démocratique? Un gouvernement majoritaire, c’est un gouvernement qui peut se faire élire avec une série de menteries qu’il ne sera même pas tenu de respecter. Parce que le gouvernement n’est pas imputable. Il nous promet n’importe quoi et il fait ce qu’il veut.

Le seul pouvoir qu’on laisse aux citoyens c’est de placer un X à côté du nom d’une personne ou de son parti politique. Après, la démocratie va se coucher pour les 4 années suivantes. Que nous ne soyons pas d’accord avec les orientations que prend le gouvernement en cours de mandat, nous sommes impuissants, sans aucun outil démocratique pour faire changer la donne.

Le gouvernement peut vendre le Mont Orford aux amis du pouvoir, il peut vendre nos ressources naturelles autant dans le Grand Nord qu’aux Îles de la Madeleine… Le gouvernement peut, en toute impunité, dépouiller le Québec à son avantage personnel et personne ne peut rien faire.

Ni les partis d’opposition, ni les journalistes, ne peuvent changer la situation devant un gouvernement majoritaire. Tout comme le simple citoyen, ils sont impuissants devant un gouvernement qui peut déraper comme il le veut.

Un système politique désuet et dépassé depuis plus d’un siècle

Notre système politique facilite la fraude, sous toutes ses formes. Depuis 1908, notre système politique est décrié. Depuis 1908, différents penseurs proposent de changer notre système politique pour le rendre plus démocratique et le diminuer sa vulnérabilité aux fraudes et aux mainmises sur le pouvoir. Parce qu’il n’est pas logique de donner le contrôle absolu du pouvoir à un parti politique qui ne reçoit que 24% des votes.

Des aberrations peuvent survenir tel que l’Union Nationale qui en 1944 et en 1966 avait pris le pouvoir majoritaire avec moins de votes que les libéraux! René Lévesque avait connu ce genre d’expérience lorsqu’en 1970, avec 23% du suffrage, il n’obtient que 7 députés élus. En 1973, avec 30% des votes, il n’en obtient que 6! Quand on pense que Jean Charest a obtenu un gouvernement majoritaire avec 24%, notre système politique en est renversante.

Les promesses des politiques non respectées

En 1998, quand Lucien Bouchard a pris le pouvoir au détriment du Parti Libéral, le nouveau chef du Parti Libéral, Jean Charest s’est fait un ardent défenseur d’un changement de système politique. Dès la création du Parti Québécois, son programme incluait de changer notre système politique.

Jean-Pierre Charbonneau et Claude Béland ont été responsable des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques. Jean-Pierre Charbonneau a été journaliste et homme politique, ministre et président de l’Assemblée nationale. Claude Béland a été le président du Mouvement Desjardins. Un rapport a été déposé en 2003 proposant le scrutin proportionnel mixte.

Les chefs politiques Jean Charest, Bernard Landry et Mario Dumont ont endossé les changements proposés dans le mode de scrutin. .

On aurait pu penser qu’avec cette volonté politique commune, un changement dans notre système politique aurait déjà été fait et terminé. Malheureusement, non. Nous sommes encore dans un statu quo. Le Parti Québécois a même enlevé de son programme cette volonté de changer le mode de scrutin.

Parce que les partis politiques s’engagent avec des paroles en l’air. Parce que les partis politiques font des changements en fonction de ce qui les avantagent.

Jean-Pierre Charbonneau dans ses différentes allocutions cite Louis-Joseph Papineau l’Institut canadien en 1880:

Il n’y a pas de gouvernement légitime s’il n’est pas l’émanation de la majorité du peuple.

Ce n’est malheureusement que dans d’extrêmement rare cas que notre système de scrutin nous ait permis d’avoir des gouvernements légitimes.

Références

Pour que chaque vote compte – la proportionnelle mixte

La proportionnelle mixte pour :

  • rétablir la confiance envers le processus électoral et les élus;
  • corriger les trop grandes distorsions entre les votes reçus par chaque parti et le nombre de candidats élus;
  • éviter les renversements de volonté populaire, où le parti qui remporte le plus de votes n’est pas celui qui obtient le plus de sièges (comme en 1944, en 1966 et en 1998);
  • améliorer les chances des petits partis d’être représentés;
  • respecter le sentiment d’appartenance régionale des citoyens.

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Politique et réseaux sociaux: un monde hermétique

Des politiciens me signalent comme indésirable sur Facebook

L’actualité me censure sur ses blogues

Suite à ma petite étude de la semaine dernière, des politiciens se choquent et veulent me clouer le bec jusqu’après les élections.

Raymond Viger | Dossiers Politique, Internet

facebook censure compte bloque reseaux sociaux internetLes politiciens qui se préparent pour les élections provinciales 2012 se sont lancés corps et âmes dans les réseaux sociaux. On les voit émettre leurs messages.

Je me questionnais sur la qualité de l’écoute de nos politiciens dans les réseaux sociaux et les blogues. Les résultats sont disponibles: Les partis politiques et les réseaux sociaux.

Mario Asselin avait été le seul politicien à commenter une de mes interventions. Il me confirmait que la modération des 4 blogues des politiciens sur le site de L’actualité avait été faite par le personnel de L’actualité et qu’il n’avait jamais pris la décision de ne pas publier mon commentaire. Décision éditoriale des gens de L’actualité.

Je respecte la décision de L’actualité, mais je trouve dommage qu’ils présentent des acteurs comme étant des blogueurs mais que finalement, ces politiciens ne jouent pas le jeu et ne viennent pas commenter leur propre blogue. Il faudra trouver un autre nom pour ce genre d’espace Internet qui n’entre pas dans la définition d’un blogue.

Nouveau revirement intéressant dans mon étude des politiciens dans les réseaux sociaux. Suite à mes questions dans Facebook à 5 politiciens, je reçois ce message de Facebook:

Certains de vos messages ont été signalés comme étant du contenu indésirable. Afin d’éviter le blocage de votre compte, veuillez vérifier que vos messages respectent les standards de la communauté Facebook. Le blocage restera actif pendant encore 20 jours et 19 heures.

Dans les 6 derniers mois, je n’ai envoyé que 5 messages sur Facebook à 5 politiciens, soit: Léo Bureau Blouin, Pauline Marois, Françoise David, Amir Khadir ainsi que Jean Charest. Parmi ces 5 politiciens qui se sont lancés dans les réseaux sociaux, il y en a au moins un qui a signalé ma question comme étant du contenu indésirable.

Vraiment intéressant cette ouverture politique, en période politique, de discuter d’une réforme politique.

Voici les Standards Facebook selon lesquels j’ai été bâillonnés:

  • Violence et menaces
  • Suicide ou blessures à son propre encontre
  • Intimidation et harcèlement
  • Discours incitant à la haine
  • Nudité et pornographie
  • Hameçonnage et courrier indésirable

La définition du courrier indésirable: s’abstenir de contacter les utilisateurs à des fins commerciales sans leur consentement.

J’aimerais bien que le ou les politiciens qui ont bloqués mon compte Facebook commencent par s’identifier et m’expliquent en quoi, un question sur la réforme politique est un usage commercial de Facebook.

Étant maintenant muselé pendant 20 jours sur Facebook, cela veut donc dire que je vais retrouver mon droit d’envoyer des messages sur Facebook le 4 septembre prochain en soirée, soit après que les citoyens auront exercés leur droit de vote pour les prochaines élections provinciales. J’espère d’ici là pouvoir connaître l’identité du politicien qui me considère comme indésirable.

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