Itinérance et toxicomanie

Rencontre avec l’itinérance   

Samir est un jeune polytoxicomane qui a connu l’itinérance. J’ai fait sa rencontre dans un atelier de poésie au centre de jour Spectre de rue.  Samir est probablement un des participants qui s’implique le plus dans les ateliers. Pour ma part, je suis sensible à cette triste réalité qui aurait pu me toucher.

Jean-Simon Brisebois, auteur de poésie urbaine

JS: Depuis combien d’années vis-tu l’itinérance?
Samir: Depuis 5 ans et demi.

JS: Qu’est-ce qui t’a amené à devenir itinérant?
Samir: Le goût de l’aventure, de voir ce que c’est vivre de l’itinérance.

JS: Qu’est-ce qui t’as amené à y rester?
Samir: La drogue, elle m’a amené à m’évader, elle m’amène un certain plaisir qui me donne de l’euphorie, ce qui me pousse à consommer de plus en plus pour oublier ma misère et mon itinérance.

JS: D’où provient cette misère?
Samir: Ma misère part de mon enfance blessée. Elle me donne de la difficulté pour trouver un travail, un logis. Mais en moi,  il y a un grand espoir de m’en sortir.

JS: Quels sont les moyens que tu prends pour t’en sortir?
Samir: Au départ, pour me venir en aide, j’ai fait appel à des intervenants du Centre Dollar-Cormier qui m’aident à comprendre ce qui m’amène à consommer. De plus, je fréquente les ressources du centre de jour de Spectre de rue qui me permettent de me reposer. Ils me confrontent sur mes problèmes de drogues (crack et pot) pour m’aider à m’en sortir.

JS: Quel est le message que tu veux faire passer aux jeunes grâce à ce témoignage?
Samir: Ils ne doivent pas se laisser influencer par les gens qui voudraient les amener pour une raison à consommer des drogues. Ils doivent dire non aux drogues. Il faut suivre le bon chemin de la vie, parce que vivre de l’itinérance n’est pas rose.

Autres textes sur Jean-Simon Brisebois

Lettres écarlates de Jean-Simon Brisebois

Autobiographie de Jean-Simon Brisebois aux Éditions TNT

Lancement du 3e livre de poésie urbaine de Jean-Simon Brisebois

Jean-Simon Brisebois, l’âme de l’ange

Jean-Simon Brisebois, Renaissance et les Éditions TNT

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Internet, journalistes et organismes communautaires

Les impacts sociaux de l’Internet

Raymond Viger     Dossiers Internet, Formation Web

raymond Le Web a été initialement utilisé par des citoyens qui voulaient faire du journalisme. Aujourd’hui, une armada de journalistes se prépare à envahir l’Internet. Les blogues, au départ un passe-temps, deviennent pour certains des emplois.

Notre façon de vivre se transforme. Avec l’augmentation du prix du papier et la baisse des revenus publicitaires et des abonnés, plusieurs entreprises de presse cherchent à définir leur nouveau plan d’affaires Internet pour conserver leur marché et en conquérir de nouveaux. On ne pense plus marketing, on pense Webmarketing.

Les entreprises de presse veulent envahir le Web avec le contenu de leurs journalistes. Les journalistes veulent protéger leurs droits d’auteur. Le Journal de Montréal clame un lock-out? C’est par la bouche des canons du Web que réagissent les journalistes en lançant leur webzine, Rue Frontenac.

Pour les nouvelles internationales ou encore les archives des meilleurs documentaires, l’Internet devient de plus en plus crédible pour de plus en plus de citoyens. Pour les autres, il y a l’horoscope, les travaux scolaires, la météo ou les dernières recettes. On ne voit pas la fin des possibilités du Web. L’Internet va-t-il prendre toute la place?

Impacts de l’Internet sur les organismes communautaires

Des jeunes de la rue et des sans domicile fixe ont une adresse sur le Web. On peut maintenant les rejoindre plus facilement grâce au courriel ou apprendre à les connaître sur My Space. Certains ont même leur site Internet!

Les gens sont déprimés et suicidaires? Ils se retrouvent sur l’Internet. Ils y cherchent des moyens pour se suicider. Ils y trouveront peut-être des solutions à leur détresse, un lieu pour partager leur souffrance, une communauté. Nous n’en sommes plus à attendre leur appel: nous les rencontrons là où ils se trouvent, sur l’Internet.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui s’aventure sur l’Internet, le terrain d’intervention s’élargit. La personne en crise vient peut-être du quartier, mais peut-être aussi de l’autre bout du monde. Doit-on s’empêcher d’aider un être humain qui souffre parce qu’il n’est pas Québécois?

Lorsque j’interviens dans un quartier, je prends des ententes de partenariat avec le CLSC du coin, la police de quartier, un hôpital et quelques organismes communautaires du secteur. Combien de protocoles devrons-nous maintenant préparer et planifier pour servir et soulager tout ce nouveau monde que l’Internet nous amène?

Comment devrons-nous négocier avec les bailleurs de fonds qui sont prêts à investir pour une intervention locale, mais qui ne voudraient pas soutenir une intervention internationale?

L’Internet offre des opportunités d’affaires et de nouveaux revenus pour l’entreprise privée. L’objectif de plusieurs compagnies est de croître au-delà des frontières pour grossir leur marché et diminuer leurs coûts.

Pour le communautaire, ça demande plus d’intervention, donc plus de moyens pour y parvenir. En résumé, des dépenses supplémentaires et encore plus d’argent à trouver.

L’Internet: nouveau terrain d’intervention

Reflet de Société a débuté son travail d’intervention sur L’Internet. Annuellement, c’est plus de 150 000 internautes suicidaires qui lisent un de nos textes sur le suicide. Parmi eux, plus de 10 000 vont être référés aux ressources pertinentes. C’est aussi plus de 3 000 témoignages de détresse que ces internautes nous laissent chaque année. Et ce n’est qu’un début.

Des églises et des partis politiques ont investi pour s’acheter un espace sur des sites comme Second Life. Jusqu’où les organismes communautaires devront-ils investir l’Internet?

Verrons-nous une nouvelle génération de travailleurs de rue du Web? Qui va financer ces interventions qui ne sont plus définies par un secteur géographique mais plutôt par une détresse commune? Un organisme communautaire qui a fait ses preuves devrait pouvoir étendre son aide partout où le besoin se fait sentir. Comme une entreprise peut vendre ses produits là où il y a une demande.

Notre monde se transforme, pas seulement notre économie. L’Internet en est le meilleur exemple.

Autres textes sur Internet

Formation Web

Légendes urbaines ou réalités?

Vente de Branchez-vous à Rogers Media

Faut-il légiférer l’Internet?

Éthique et controverse dans la blogosphère et sur Twitter

Nouvelles technologies dans la presse communautaire

Maurice Jarre, Wikipédia et des journalistes négligents

Formation sur l’art d’écrire un blogue pour être bien référencé

Autres textes sur Média

Huffington Post arrive au Québec

Le Globe, un nouveau webzine au Québec

RueMasson.com le blog du Vieux-Rosemont

Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

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Familles et jeunes du quartier St-Jean-Baptiste

Ressource: Centre Famille Haute-Ville

Depuis juillet 2001, le Centre Famille Haute-Ville accueille les familles du quartier St-Jean-Baptiste et du centre-ville de Québec. En plus d’être un organisme communautaire voué à l’amélioration des conditions de vie des familles, la ressource permet à ses membres de s’approprier leur quartier, de créer un réseau d’entraide et de se donner le pouvoir de changer le monde.

Par Julie Rhéaume               Dossier  Famille 

Malgré tous les services que le Centre Famille Haute-Ville offre à la population, l’organisme ne reçoit aucun financement récurrent pour remplir sa mission. L’existence de cette ressource familiale est menacée.

Mission et services

Le Centre Famille Haute-Ville a vu le jour il y a trois ans, une initiative de jeunes mères du quartier St-Jean-Baptiste. Le but du Centre est de venir en aide aux familles du centre-ville de Québec, de briser leur isolement et de créer des réseaux de solidarité.

Le Centre compte présentement 130 membres. Ce sont principalement des femmes âgées entre 20 et 30 ans. Plusieurs sont aux études. La moitié d’entre elles sont en couple. «Mamans d’un premier enfant, elles changent de situation de vie et se retrouvent isolées», raconte la coordonnatrice, Diane Thibeault.

Au départ, ça ne devait être qu’une joujouthèque, un endroit où les tout-petits peuvent emprunter des jouets. Le centre offre également une foule d’autres activités et services. C’est un lieu de répit parental. Il y a aussi des cafés-discussions avec des intervenants de la communauté, des conférences, des séances de bricolage. On offre également un groupe d’achat d’aliments naturels. Les parents peuvent s’impliquer au sein du conseil d’administration et de divers comités.

La coordonnatrice parle avec fierté des ateliers «Clé magique», qui s’adressent aux parents et aux enfants de deux à quatre ans. «Les parents et les enfants réalisent ensemble un bricolage portant sur un thème touchant à leur situation de vie. Ensuite, les petits préparent une collation et ils font une surprise à leurs parents. Finalement, les parents s’engagent dans une discussion. Cette activité est souvent basée sur l’estime de soi de l’enfant. Le but est de donner du temps de qualité aux parents et aux enfants.»

Difficultés en vue

À la fin d’août, au moment de l’entrevue avec Diane Thibault, coordonnatrice du Centre Famille Haute-Ville, il ne restait que «trois mois à vivre au Centre si on ne trouvait pas de financement», disait-elle. À maintes reprises, le Centre a vu la fermeture de près. Cependant, à chaque fois, à coups de spectacles bénéfices et d’efforts de la part de son équipe et de ses membres, il a continué à offrir ses services aux familles. L’organisme survit depuis trois ans sans financement récurrent. Il a obtenu des sommes provenant d’enveloppes discrétionnaires de la part de députés et de certains ministères mais sans engagement de soutien à long terme. Quelques fondations et la caisse populaire du quartier ont aussi soutenu le Centre mais toujours sans appui récurrent. «Les parents sont préoccupés. Toutefois, tous les espoirs sont là. Nous avons évité la fermeture à plusieurs reprises, mais ça nous prend de nouvelles pistes de financement», explique Diane Thibault. Certaines activités bénéfices étaient d’ailleurs prévues pour cet automne.

On peut joindre le Centre Famille Haute-Ville au (418) 648-1702 ou par courriel au cfhv@webnet.qc.ca

Collaboration avec la Maison Dauphine

Le Centre collabore également à un nouveau projet avec la Maison Dauphine, une ressource pour les jeunes de la rue située dans le Vieux-Québec. L’initiative est d’une durée d’un an et permet l’embauche d’une intervenante qui oeuvre à la Maison Dauphine. Cette intervenante offre des consultations individuelles aux jeunes mères qui fréquentent la Maison. La majorité de ces femmes sont mères d’enfants âgés de moins de un an et demi.

Autres textes : Dossier Famille 

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

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Festival d’expression de la rue à Montréal: punks, hip-hop, jeunes de la rue, policiers

Festival d’expression de la rue à Montréal: punks, hip-hop, jeunes de la rue, policiers

François Richard   Dossiers Festival d’expression de la rue, Jeunes de la rue et Organismes communautaires

Rencontre avec Kim Heynemand, organisatrice du Festival d’expression de la rue (FER)

L’équipe organisatrice du FER a vécu son lot de difficultés cette année. Le Festival aurait bien pu ne pas avoir lieu suite au refus de l’Université du Québec à Montréal d’accueillir l’événement sur son terrain de la Place Pasteur (rue Saint-Denis). Depuis sa création il y a 12 ans, toutes les éditions du FER s’étaient déroulées à cet endroit. Le Festival aura finalement lieu au Parc de la Paix, rue Saint-Laurent, lors du dernier week-end du mois d’août et ses organisateurs peuvent enfin mettre de côté la recherche d’un terrain pour consacrer leurs énergies à la préparation de l’événement. Malgré les délais qui raccourcissent, l’une des organisatrice du FER, Kim Heynemand, a accepté de laisser de côté son travail quelques minutes afin de s’entretenir avec Reflet de Société. Elle nous parle de l’organisation du FER, du milieu des jeunes de la rue auquel il s’adresse et des difficultés de cohabitation entre marginaux et autres citoyens dans le centre de Montréal.

FER, Pairs Aidants, Jeunes de la rue à Montréal

Kim est une Pair Aidante. Les jeunes participant à ce programme ont tous un vécu marqué par la vie dans la rue. Ils sont jumelés avec un organisme communautaire du centre de Montréal et viennent en aide aux jeunes de la rue. Les Pairs Aidants doivent de plus organiser chaque année le FER, un événement mariant spectacles musicaux, projection de films et ateliers sur différentes problématiques telles les maladies transmises sexuellement et les drogues dures. Les organisateurs du FER ont consulté les jeunes de la rue au cours des dernières semaines afin de connaître leurs préférences quant au contenu de l’événement qui leur est consacré. Plusieurs des spectacles présentés au FER mettent d’ailleurs en vedette des jeunes de la rue.

Spectacles, prison, micro ouvert

‘Nous devons avoir une programmation assez souple, car nous sommes souvent confrontés aux imprévus, explique Kim Heynemand. Parfois des jeunes que nous avons embauché sont en prison ou trop éméchés pour jouer quand l’heure de leur spectacle arrive. Le contraire est aussi vrai: des jeunes dont nous n’avions plus de nouvelles refont surface à la dernière minute et veulent participer. C’est pourquoi nous privilégions les soirées de type micro ouvert, comme ça il est plus facile de déplacer des performances au cours d’une soirée.’ Elle précise toutefois qu’une partie importante de la programmation est fixe, notamment les activités de jours comme les kiosques d’information et de sensibilisation.

Hip-Hop, punks, jeunes de la rue

En plus des aléas des horaires de chacun, Kim doit composer avec une difficulté particulière: elle est en charge de l’organisation de la journée hip-hop. Et alors? ‘Bien, dans le comité organisateur, nous sommes tous des punks.’ Kim explique ensuite que de plus en plus de jeunes de la rue adhèrent à la mode hip-hop plutôt que punk. ‘Ça ne créé pas de conflit particulier, mais il y a de grandes différences dans la culture. Contrairement aux punks, les hip-hop ne tirent pas de fierté du fait de vivre dans la rue. Ils ont le même mode de vie, font appel aux mêmes ressources de soutien, mais ils n’en font pas un élément central de leur identité.’

Marqué au FER

La thématique de cette année est ‘Marqué au FER’, en référence à l’attention particulière de la part des policiers dont sont l’objet les jeunes de la rue. ‘Dans le cas des punks, ça m’a toujours semblé évident. Avec les cheveux colorés, les vêtements militaires et les grosses bottes, il est normal qu’ils soient aisément identifiables. J’ai par contre été surprise d’apprendre que les policiers du centre-ville connaissent tous les rappeurs de la rue par leur nom. Quand tu vis dans la rue, tu deviens une espèce de propriété publique. Des tas de gens te connaissent, mais vu le grand nombre de rencontres que tu fais dans une journée, tu ne peux pas te souvenir de tout le monde.’

Expulsion des jeunes, métro de Montréal, UQAM

Paradoxalement, une des raisons pour laquelle les jeunes de la rue deviennent une propriété publique, c’est qu’ils doivent de plus en plus ‘occuper des espaces semi-privés, explique Kim. Les jeunes sont systématiquement expulsés des parcs, ils doivent donc se rabattre sur les entrées de commerce et les institutions, comme l’UQAM ou les stations de métro. Ça exaspère les propriétaires et les utilisateurs, mais on ne peut pas pousser les jeunes dans le fleuve. Si on les bouge d’un lieu, ils en occuperont un autre.’ En ce sens, le déménagement du FER est conséquent. ‘Ça fait des années qu’il n’y a plus de jeunes de rue à la Place Pasteur, l’UQAM les chasse systématiquement de leurs propriétés.’

Jeunes marginaux, satisfaction

Le FER tente d’atténuer les tensions qui surviennent continuellement entre marginaux et autres habitants du quartier. Les résultats sont difficiles à évaluer, selon Kim. ‘Ça peut occasionner de belles rencontres. C’est sûr que pour un non-initié, la soirée punk vers 10-11 heures est peut-être à éviter, mais les activités hip-hop et les ateliers d’après-midi nous permettent de rejoindre un public d’horizons divers.’  Kim affirme que le FER fait un grand bien à des jeunes qui ont des histoires de vie souvent pénibles. ‘Ils peuvent passer trois jours dans un parc sans se faire tasser. Ça les valorise de participer, même si c’est simplement pour donner un coup de main à l’entretien. Ils en parlent encore des mois plus tard.’

                                                                                            ***

Le FER aura lieu les 26-27 et 28 août au Parc de la Paix, situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque. Nous publierons la programmation complète de l’événement lorsqu’elle sera disponible.

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Photographie de rue

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Appareils photos au Café-Graffiti

Le fonctionnement est simple: venez chercher un appareil photo au Café-Graffiti, auprès d’Elodie. Prenez les 24 photos de la pellicule et rapporter le tout à Elodie. Une semaine plus tard, vous recevrez vos photos, qui pourront être publiée sur le site internet du projet. Le tout est entièrement gratuit.

Il n’y a pas de limite, vous pouvez photographier ce que vous voulez, ce que vous aimez, ce que vous voulez exprimer. A vos appareils!

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Le Festival d’expression de la rue à la Place de la Paix les 26, 27 et 28 août

Le Festival d’expression de la rue à la Place de la Paix les 26-27 et 28 août

François Richard   Dossiers Festival d’expression de la rue et Communautaire

La treizième édition du Festival d’expression de la rue (FER) se déroulera à la Place de la Paix, un parc situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque, dans le centre-ville de Montréal, les 26, 27 et 28 août 2009. Cette nouvelle est tout un soulagement pour les organisateurs qui se retrouvaient sans lieu où tenir le FER suite au refus de l’UQAM de l’accueillir sur son terrain de la Place-Pasteur, rue Saint-Denis, où les éditions précédentes avaient eu lieu.

UQAM, Festival Juste pour rire, rentrée scolaire

La décision de l’UQAM de refuser au FER l’accès à son terrain avait d’ailleurs fait l’objet d’une polémique le mois dernier. Les organisateurs du Festival avaient à cette occasion publié une lettre ouverte dans les journaux montréalais et avaient accordés une entrevue à Reflet de Société. Les signataires de la lettre ouverte qualifiait de discriminatoire la décision de l’université sous prétexte que le Festival Juste pour rire pourrait utiliser le terrain dont l’accès leur était refusé. Le profil des participants au FER, soit les jeunes marginaux et itinérants du centre-ville de Montréal, aurait selon eux amené l’UQAM à vouloir se dissocier de l’événement.  La direction de l’université avait réfuté ces allégations lors d’un entretien avec Reflet de Société. L’institution avait plutôt justifié son refus par un simple conflit d’horaire entre la tenue du FER et les activités liées à la rentrée scolaire de septembre.

Arrondissement de Ville-Marie

Après beaucoup d’inquiétude et d’incertitude, la Place de la Paix sera donc prêtée au FER par l’arrondissement de Ville-Marie. Bien que l’arrondissement ne contribue pas financièrement à la tenue de l’événement, il fournit gratuitement un permis d’occupation du parc, dont le coût s’élève normalement à environ 2 500$. La contribution de l’arrondissement se traduit aussi par le prêt de matériel municipal: barrières, tables de pique-nique, fermeture de tronçons de rues, etc.

Gouvernement du Canada, Ville de Montréal et Cirque du Soleil

Si les organisateurs du FER sont soulagés par la confirmation de la possibilité de tenir l’événement au centre-ville de Montréal, toutes les difficultés ne sont pas chose du passé. En raison du retrait d’une subvention du gouvernement fédéral, le FER est toujours à la recherche de 5 000$ afin de boucler un budget total de 16 000$. La Ville de Montréal et le Cirque du Soleil ont fourni chacun 5 000$ sur les 11 000$ que possèdent actuellement les organisateurs du FER. La subvention du Cirque du Soleil est destinée directement aux artistes qui prendront part au FER, leur permettant de toucher un salaire, symbolique, pour leur engagement.

La programmation détaillée du FER sera publié sur ce site dès qu’elle sera publique, soit au cours des prochaines semaines.

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L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

François Richard  Dossiers Festival d’expression de la rueJeunes de la rue et Organismes communautaires

Le Festival d’expression de la rue (FER) se retrouve sans lieu où tenir sa treizième édition. L’Université du Québec à Montréal (UQAM) refuse de rendre disponible la Place Pasteur comme elle l’a fait au cours des douze dernières années.

L’événement est organisé par le Collectif d’intervention par les pairs. Il s’agit d’un groupe de jeunes intervenants qui ont déjà habité dans la rue et qui mettent aujourd’hui à profit cette expérience afin de venir en aide aux jeunes marginaux du centre-ville de Montréal.

Cette aide prend notamment la forme de l’organisation du FER, qui permet pendant quelques jours par année à des jeunes sans domicile fixe de présenter leurs créations artistiques. Des ateliers et des kiosques sur une foule de sujets, tels la prévention du VIH et la réduction des méfaits liés à la consommation de drogue sont aussi présentés. L’événement constitue une occasion d’établir des liens positifs entre les différents occupants du quartier: résidants, commerçants, institutions et jeunes de la rue.

Les organisateurs du Festival se disent surpris et déçus de la décision de l’UQAM, une institution avec laquelle ils ont entretenu de bons liens jusqu’à maintenait. La direction de l’Université explique son refus d’accueillir l’événement par la tenue de festivités en lien avec son quarantième anniversaire.

Victimes de discrimination? Le Festival Juste pour rire!

Les membres du collectif d’intervention par les pairs expriment des doutes sur la justesse de cette affirmation. Ils se questionnent quant au fait que ces mêmes festivités n’ont pas empêché l’UQAM de laisser le Festival Juste pour rire occuper la Place Pasteur, située sur le rue Saint-Denis entre les rues Sainte-Catherine et Maisonneuve.

Dans une lettre expliquant son refus, le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, mentionne le souhait de l’université d’éviter d’être associée à des événements polémiques. Pourtant, les douze dernières éditions de l’événement se sont déroulées sans incident majeur. Le Collectif des pairs aidant dédommage l’UQAM pour les frais liés à l’occupation des lieux, notamment le salaire de gardiens de sécurité supplémentaires sur le campus. Les pairs croient maintenant que l’UQAM refuse simplement de s’associer à des jeunes marginaux par crainte des impacts négatifs que cela pourrait avoir sur l’image de l’Université.

Le Collectif a rédigé une lettre ouverte dénonçant la situation que nous publions ici. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à réagir. Les pairs aidant sont présentement en discussions avec l’arrondissement de Ville-Marie et une des membres du comité, Évelyne Gauthier, dit être confiante que l’événement pourra avoir lieu dans un autre lieu, non confirmé pour l’instant.

Lettre ouverte

Festival d’expression de la rue (FER)

L’UQAM : « Oui, mais… pas dans ma cour »

Cette année, le seul festival montréalais qui peut se targuer de ne pas exclure personne de son territoire se fait lui-même expulser pour des raisons plutôt discutables. En effet, l’Université du Québec à Montréal refuse d’octroyer la Place Pasteur au Festival d’Expression de la Rue (FER) pour la tenue de sa 13e édition.

Or, pendant les douze dernières années, le FER s’est tenu, jusqu’à ce jour, à la Place Pasteur, située sur la rue St-Denis immédiatement à côté de la sortie de métro Berri-UQAM. Cette place, dont l’administration est aujourd’hui assurée par L’UQAM, car située sur son campus, fut léguée à la Ville de Montréal au XIXe siècle par Louis-Joseph Papineau, qui lui décréta alors son statut d’espace public : c’est-à-dire accessible à tous. Cette place reçut ensuite son nom actuel au XXe siècle en l’honneur de Louis Pasteur, homme de science dévoué à l’amélioration des mesures socio-sanitaires et de la santé collective. L’histoire de ce site enchanteur lui confère donc une valeur particulièrement symbolique pour notre événement puisqu’elle s’est enracinée sous un statut d’espace public et qu’elle rejoint de surcroît la mission préventive et sanitaire du festival.

Et parlons-en de ce Festival. C’est le dernier de la saison estivale, celui qui s’impose depuis 1997 après les grands événements clôturés. Organisé par le Collectif d’intervention par les pairs, le Festival d’Expression de la Rue cible principalement les jeunes en situation de précarité et d’itinérance qui fréquentent le centre-ville de Montréal. En ouvrant un dialogue, le FER favorise la cohabitation harmonieuse de ces jeunes avec les résidents, commerçants et passants du quartier tout en démystifiant leur culture.

Fruit de la collaboration annuelle d’une cinquantaine de partenaires et d’organismes communautaires, le FER offre aussi une tribune importante pour les talents artistiques des plus variés. Parallèlement, cet événement sert de plateforme pour sensibiliser les jeunes à la prévention des maladies infectieuses et aux méfaits liés à l’utilisation de drogues, tout en favorisant un développement positif de leur estime de soi.

C’est après 12 ans d’une saine collaboration que l’UQAM refuse délibérément de prêter l’espace. Le Collectif d’intervention par les pairs a rencontré M. Claude Corbo, recteur de l’UQAM, en vue d’en arriver à un compromis, mais le recteur est demeuré inflexible. L’excuse officielle offerte repose entièrement sur la non-disponibilité du terrain de juin à octobre, en raison de la tenue des festivités entourant le 40e anniversaire de l’université. Pourtant, le festival Juste pour Rire nous a confirmé qu’il tiendra encore cette année, certaines de ses activités sur le site même de la Place Pasteur au courant du mois de juillet. Que cache donc l’excuse du quarantième de l’UQAM?

Dans une missive qui nous a été envoyée par le recteur le 25 février dernier, celui-ci indique ses motivations réelles pour refuser ledit terrain : « le rendez-vous festif et stratégique auquel nous sommes conviés en 2009, nous invite à des démarches plus sobres et moins enclines à des polémiques. »

On peut alors se demander : « mais, qu’est-ce qui est polémique? » Si l’image que projettent les jeunes de la rue peut sembler dérangeante pour certains, il faut savoir que l’un des principaux objectifs du festival est justement de favoriser une meilleure cohabitation et une compréhension réciproque entre les jeunes et le reste de la population! De plus, les 12 éditions sans embuche qu’ont connues le Festival ne peuvent que servir la réputation de l’université.

Enfin, pourrait-on penser que l’UQAM a abandonné son statut d’université du peuple, son ouverture et sa mission sociale en préférant que les jeunes marginalisés se retrouvent n’importe où, mais ailleurs que dans sa cour?

Dans les circonstances, il appartient à la Ville de Montréal, l’autre des responsables actuels de la place Pasteur, de trouver un lieu alternatif au FER, à moins que l’UQAM ne daigne sagement revenir sur sa décision. En effet, on est sur le point de démolir une institution communautaire et populaire favorisant l’inclusion de jeunes justement trop souvent victimes d’exclusion dans de multiples sphères de leur vie. Il n’y a pas à dire : Papineau doit très certainement être en train de se retourner dans sa tombe!

Le Collectif d’intervention par les pairs
Kim, Stéphanie, Marc, Marc-André, Bertrand, Isabelle, Marie-Noëlle, Catherine et Evelyne

pairs-aidants@cactusmontreal.org, (514) 847-0067, poste 301

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
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