Graffiti à Fermont pour le Festi-Mur

Graffiti et culture Hip hop en région

Le Café-Graffiti à l’assaut de Fermont

Fermont est un village au nord de Sept-Îles, près du Labrador. C’est une ville minière, protégée des vents violents et des tempêtes de neige par un immense mur de plus d’un kilomètre de long. Tous les commerces, l’école, la bibliothèque, l’hôtel, la piscine et l’aréna se retrouvent à l’intérieur de ce fameux mur.

Martin Ouellet   Dossiers Hip-Hop, Graffiti

À l’occasion du Festi-Mur de Fermont, trois délégués du Café-Graffiti, DJ Mini Rodz, Naes (DJ et graffiteur) et Back175 (graffiteur), ont été invités par la maison de jeunes de l’endroit pour animer cette ville nordique. Nous les avons rencontrés à leur retour afin qu’ils nous parlent de leur expérience d’ambassadeurs de la culture hip-hop…

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris que vous étiez invités à Fermont?  Aviez-vous déjà entendu parler de cet endroit-là?

DJ Mini Rodz: Évidemment, on était super enthousiastes!  Raymond Viger (le directeur du Café-Graffiti) nous avait déjà parlé du mur de Fermont et ça nous avait pas mal intrigués. Le Café-Graffiti est depuis longtemps en contact avec la maison de jeunes là-bas. Ils ont été parmi les premiers abonnés du Journal de la Rue en 1992 et ils étaient déjà venus à Montréal, visiter le Café en 2000. Suzanne, la coordonnatrice, a donc pensé aux artistes du Café-Graffiti pour animer la Fête du Mur. Et comme nous sommes toujours prêts à relever de nouveaux défis, nous avons accepté immédiatement!

Comment s’est passé le voyage en avion?

Dj Mini Rodz: Je n’avais jamais pris l’avion de ma vie et j’avais très hâte de voler! Le vol durait cinq heures, avec une escale à Québec et une autre à Sept-Îles. Ensuite, nous avons atterris à Labrador City et de là, une voiture nous attendait pour nous amener à Fermont. Pour un baptême de l’air, c’en était tout un: trois décollages et trois atterrissages!  En plus, au décollage, Naes a renversé son café sur moi. Résultat: le vol a été retardé de près d’une heure pour nettoyer les bancs. Disons qu’à mon arrivée, j’empestais pas mal le café!

En parlant de Dj Naes et de café, j’ai une autre anecdote pour toi! Imagine-toi donc que durant notre séjour, Dj Naes a acheté du café à l’épicerie. Jusque-là, ça va. Sauf que, distrait comme d’habitude, il avait oublié de moudre les grains!  Le lendemain matin, aux petites heures, il a eu beau rouspéter, nous l’avons obligé à retourner avec son petit sac de grains à l’épicerie faire ce qu’il avait oublié de faire la veille!

Dj Naes: Pour en revenir au voyage en avion, tout s’est bien passé, sauf que nous avons eu des sueurs froides en constatant que les cannettes de peinture pour les murales n’étaient pas arrivées à destination. Elles étaient restées à Sept-Îles. Heureusement, après plusieurs coups de fil, nous les avons récupérées à temps et tout est rentré dans l’ordre.

Vous deviez contraster pas mal avec les gens de la place à votre arrivée à Fermont?

Dj Mini Rodz: Disons qu’on ne passait pas inaperçus! On portait tous une combinaison hip-hop identique, avec le logo d’un commanditaire, et la tuque de Naes intriguait pas mal les curieux. La mode vestimentaire hip-hop n’existe pas à Fermont, alors, on attirait forcément les regards. Tout le monde savait, juste en nous voyant, qu’on était les animateurs de Montréal. Dans les différents endroits où nous sommes passés, les gars surveillaient leur blonde de près… Ceci dit, les réactions étaient très positives, les jeunes étaient contents de recevoir de la visite et de découvrir la culture hip-hop, à laquelle ils n’ont pas accès habituellement autrement que par la télévision.

En quoi consistait votre contrat d’animation?

Dj Naes: Nous avons animé une première soirée le vendredi, à la maison de jeunes. Durant l’après-midi, Rodz a complètement redécoré le local, qu’il trouvait un peu terne, déprimant. Il a installé une boule disco, a réaménagé l’espace pour donner une ambiance de «party». Devant une quarantaine de jeunes de 18 ans et moins, qui n’avaient, pour la plupart, jamais vu de DJ’s à l’œuvre, DJ Big Rodz et moi, on a «spinné» et j’ai réalisé une murale de 12 pieds de long avec Back175. Tout le monde était hyper enthousiaste et tripait. Même les rockers dansaient!

Le lendemain, nous avions le mandat d’animer un autre «party», à l’aréna, cette fois. Il y avait plus de monde présent et également davantage d’ambiance, car la soirée était aussi ouverte aux adultes. Des gens se sont même déplacés de Labrador City pour y assister. Nous avons donné un cours de DJ à deux jeunes filles de la place et nous avons permis à un jeune MC de 12 ans, Yoan Castillou originaire de Montréal, mais résidant à Fermont, de devenir une star d’un soir en lui cédant le micro! Disons que ses camarades étaient pas mal impressionnés, surtout qu’ils ne le prenaient pas très au sérieux avant… Dommage quand même, que ça prenne la reconnaissance d’artistes de l’extérieur pour faire respecter le talent local…

À l’aréna, j’ai également fait une murale avec Back175 sur des panneaux géants. Notre œuvre représentait le nom de la ville de Fermont, avec dans le O stylisé un mineur en train d’opérer un marteau-piqueur. Les mineurs nous ont regardé «graffer» avec beaucoup d’intérêt. Nous avons même entendu dire, entre-temps, que les panneaux avaient été exposés au centre d’achat de Fermont!

Est-ce que c’est différent de faire bouger les jeunes d’une ville comme Fermont?

Dj Mini Rodz: Premièrement, les gens sont beaucoup plus attentifs, ils participent davantage que dans les grandes villes, où le monde est un peu blasé. Là-bas, ils ne connaissent pas beaucoup le hip-hop, il n’y a jamais de spectacles et les jeunes s’ennuient car il y a peu d’activités pour eux. C’était donc un super beau défi pour nous autres de venir les divertir et leur faire partager notre culture.

Ensuite, au niveau du choix musical, nous n’avons pas mixé avec les mêmes vinyles que d’habitude. Il fallait nous adapter à notre public, c’est pourquoi nous avons opté pour des «hits», des valeurs sûres, des morceaux qui ont tourné à Musique Plus, par exemple, et moins de nouveautés.

Vous êtes vous demandés comment ça serait d’être jeune et d’habiter un endroit comme Fermont?

Dj Mini Rodz: J’imagine que j’aurais fait comme les autres jeunes de la place, je serais parti à dix-sept ans, pour poursuivre mes études ailleurs! Ou, qui sait, peut-être que je serais devenu travailleur de rue ou pourquoi pas propriétaire d’une des deux tavernes de la place!!!  Sans blague, il y a peu d’options possibles au niveau de l’emploi à Fermont. Tous les hommes travaillent à la mine, les femmes travaillent dans les commerces, les restaurants, les services, les bars, les services publics…

Pensez-vous que ça peut aider à la croissance du hip-hop d’aller animer en région?

Dj Mini Rodz: Tout à fait. Ça aide à promouvoir la culture. Les gens sont heureux qu’on se déplace pour aller les rencontrer chez eux et leur présenter notre art. Ça suscite la curiosité et c’est sûr qu’il va y avoir des retombées. Déjà, des jeunes de la place nous ont demandé une liste de CD’s qu’ils vont commander à leur disquaire. Malheureusement, il est difficile pour eux de se tenir au courant des parutions récentes, car il n’y a pas de scène locale et même la radio accuse un certain retard. Les jeunes ont presque tous internet, on imagine qu’ils «downloadent» (téléchargent) pas mal de MP3, mais nous sommes contre ça. Sauf que présentement, ils n’ont pas tellement le choix.

Dj Naes et Dj Mini Rodz: En finissant, on voudrait offrir un  «Big up» à Nady Sirois, Kathy Laplante et Suzanne Synott, les responsables de la Maison de jeunes de Fermont!  Gros merci également à tous les jeunes et aux parents qui sont venus fêter avec nous!  À la prochaine!

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Le financement des organismes communautaires

Merci de visiter notre Boutique équitable

L’économie sociale, une nouvelle vision du communautaire

Carrefour Tiers-Monde

Le financement des organismes communautaires demeure ardu et complexe. Nous avons eu notre lot de téléthons. Cette stratégie en a aidé quelques-uns. Mais le Québec est une terre fertile en organismes d’aide et de soutien à différentes causes. Comment réussir à les financer lorsque le gouvernement cherche à se désengager financièrement?

Raymond Viger   Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire 

Un nouveau virage a vu le jour ces dernières années: l’économie sociale. En quelques mots, cette nouvelle philosophie est de lier des organismes communautaires à une activité commerciale générant des profits qui pourront être investis dans la cause sociale. Pour faire connaître les nouvelles initiatives en ce domaine, le Journal de la Rue part en tournée. Nous vous présenterons d’un numéro à l’autre certains succès qui méritent d’être connus.

Aider au financement d’un organisme communautaire en vous logeant dans un hôtel lors de vos prochaines vacances. L’Autre Jardin est le premier hôtel d’économie sociale au Québec. Il est la propriété de Carrefour Tiers-Monde, un organisme communautaire oeuvrant en éducation du public au développement international. L’organisme a comme mission de faire grandir la solidarité internationale. Il défend la nécessité d’un développement digne, équitable et durable. Grâce aux profits générés par l’Autre Jardin, Carrefour Tiers-Monde peut poursuivre son travail de sensibilisation.

Au Jardin d’Antoine

Les propriétaires de l’hôtel « Au Jardin d’Antoine » à Montréal, M. Antoine Giardina et Mme Francine Gaudreault, ont, par leur expertise et leurs conseils judicieux, contribué à la naissance de L’Autre Jardin à Québec. Un bel exemple que l’entreprise privée peut être un moteur important pour le communautaire. Pourquoi se limiter à un don ou une commandite ponctuelle? L’économie sociale est une façon de rendre autonome les organismes communautaires.

L’Autre Jardin, c’est un jardin à Québec, une auberge résolument urbaine et contemporaine. Situé au cœur du quartier St-Roch, le centre-ville de Québec, l’Autre Jardin fait également référence au Jardin St-Roch situé à proximité de l’auberge et qui a été l’élément moteur de la revitalisation de ce quartier de la ville de Québec.

Économie sociale et le commerce équitable

Vous avez sûrement entendu parler du café équitable. Un café qui est vendu pour soutenir les paysans du Sud. Le café est acheté directement aux petits producteurs regroupés collectivement afin d’éliminer les intermédiaires. Les coopératives favorisent la participation démocratique et l’organisation communautaire au sein du regroupement. Une aide est offerte pour favoriser l’accès au crédit afin d’éliminer le chantage et la manipulation de créanciers peu scrupuleux.

Ce principe de commerce équitable se retrouve à la boutique Équimonde et pas juste pour du café. Plus de 150 produits d’artisanats, en provenance de quelque trente pays tels que le Mozambique, le Rwanda, le Burundi, Haïti, le Pérou, le Chili… Cette boutique est aussi propriété de Carrefour Tiers-Monde. Une façon originale de sensibiliser le public à la réalité internationale tout en faisant découvrir la richesse et le talent des gens qui y habitent.

La recherche de la fortune n’est pas la motivation des entrepreneurs en commerce équitable. Certes, il faut développer le marché et rentabiliser l’entreprise mais, dans l’équité et la justice sociale avant tout. La boutique Équimonde est un lieu d’implication sociale où des bénévoles contribuent au développement du commerce équitable.

Projet Kose pour le financement d’organismes communautaires

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Misericordia, mode équitable et bioéthique

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Quand l’exotisme nous tue

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Mois de l’histoire des Noirs

Mois de l’histoire des Noirs

François Richard             Dossier Ville de Vancouver, Mois des Noirs

Afin de souligner le Mois de l’histoire des Noirs, Le Journal de la Rue vous offre une série de quatre articles portant sur des personnages d’origine africaine marquants, souvent méconnus, de l’histoire nord-américaine. Premier personnage, James Douglas, premier gouverneur de la Colombie-Britannique.

1. James Douglas, 1803-1877

À un an de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Vancouver, il est pertinent de rappeler que le premier gouverneur de la Colombie-Britannique était un homme d’ origine africaine, élevé parmi les esclaves de la plantation de son père écossais en Guyane britannique, colonie située dans le nord-est du continent sud-américain.

Compagnie de la Baie d’Hudson

Après des études en Angleterre, le jeune James Douglas s’installe au Canada à l’âge de 16 ans, en 1819, afin d’entamer une carrière de négociant dans le commerce des fourrures. Ses talents de gestionnaires lui valent d’ être nommé, à l’âge de 37 ans, responsable du District du Pacifique de la Compagnie de la Baie d’Hudson, devenant du coup responsable d’un immense territoire s’ étendant du Yukon à la Californie, à une époque où la région est dépourvue de gouvernement .

Gouverneur de la Colombie-Britannique

Au cours des ans, alors que l’Empire britannique s’ investit progressivement dans le développement du nord ouest de l’Amérique, James Douglas détiendra une autorité commerciale, puis politique, lui conférant des pouvoirs énormes. En plus d’ être responsable de la Compagnie de la Baie d’Husdson, qui détient un monopole sur les activités commerciale de la région, il occupe le poste de Gouverneur de la Colonie de l’île de Vancouver de 1851 à 1864, puis devient le premier gouverneur de la Colonie de la Colombie-Britannique lors de sa création en 1858. Il occupera ces postes jusqu’à sa retraite en 1864.

Colonisation et guerre

Durant ses années à la tête de la future Colombie-Britannique, James Douglas a dirigé l’installation des premiers cultivateurs dans la région et a été, plus souvent qu’il ne l’aurait souhaité, au centre des nombreux et sanglants conflits qui opposaient cultivateurs et prospecteurs d’or aux nombreux habitants autochtones de l’extrémité ouest du continent. Sans soutient conséquent des autorités britanniques, James Douglas a parfois dû recourir à une justice expéditive afin d’éviter que les antagonismes entre les différents habitants du territoire sous sa gouverne ne dégénèrent en guerre ouverte.

Esclavage et Canada

La politique d’installation de colons, notamment des Noirs américains fuyant l’esclavage, de James Douglas a fortement aidé le futur Canada à conserver le territoire de la Colombie-Britannique lors du tracé de la frontière canado-américaine, en 1846.

La vie de James Douglas illustre la richesse et la complexité de l’Histoire des Noirs en Amérique du Nord et permet de mieux comprendre l’apport des descendants d’Africains à notre société. Un apport de bâtisseur, et non une simple présence en tant que victimes.

Jackie Robinson

Le personnage présenté la semaine prochaine sera Jackie Robinson (1919-1972),  premier Noir à jouer dans la American Major League Baseball et militant pour les droits des Noirs.

Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

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Deux Français en stage au Journal de la Rue, Reflet de Société et au Café-Graffiti

Deux Français en stage au Journal de la Rue, Reflet de Société et au Café-Graffiti

Le Journal de la Rue, le magazine Reflet de Société et le Café-Graffiti sont heureux d’accueillir, trois nouveaux stagiaires dont deux sont originaires de la France. Il s’agit d’Élodie, de Nawelle et de Benjamin. Commençons par démêler le tout.

Élodie débute un emploi comme intervenante pour le Journal de la Rue, organisme de prévention et d’intervention. Elle a la responsabilité de soutenir et d’accompagner des jeunes dans leur réinsertion psycho-sociale.

Dans les moyens utilisés par le Journal de la Rue, nous retrouvons le Café-Graffiti, un milieu de vie pour les jeunes pour expérimenter leur citoyenneté et prendre leur place par les arts et la culture. C’est dans ce cadre que Nawelle, une Française, vient faire son stage en animation culturelle. Elle participe à plusieurs projets qui la font triper au plus haut point:

– Réalisation du livre de poésie urbaine de Jean-Simon Brisebois;

– Bandes dessinées pour le magazine Reflet de Société de septembre ainsi que le numéro spécial sur le stage en journalisme international des étudiants d’Art et technologies des médias (ATM) du Cégep de Jonquière qui sera publié le 1er octobre;

– Porte-folio et documents de présentation pour les divers contrats réalisés par les artistes graffiteurs du Café-Graffiti;

– Étiquette pour présenter les créations Denise Simard, un artisan du Saguenay:

– Et un paquet d’autres choses que j’ai oublié.

Faut dire que Nawelle est très en demande par tous les départements du Journal de la Rue et du Café-Graffiti. Avec un stage de seulement 2 mois, elle ne pourra jamais faire tout ce qu’elle aurait voulu. Mes sympathies Nawelle.

Finalement, le Journal de la Rue publie le magazine d’information et de sensibilisation, Reflet de Société. C’est là que nous retrouvons Benjamin pour 6 mois. Stagiaire de Lyon en France, il vient se joindre à Marc-Antoine Biron au département de marketing de la revue Reflet de Société. Le message est lancé haut et fort. C’est le temps d’encourager nos stagiaires. Appeler Benjamin et Marc-Antoine pour réserver votre espace publicitaire dans Reflet de Société (514) 251-4709.

Pourquoi prendre une publicité dans Reflet de Société? Pour être lu par près de 500 000 lecteurs à travers le Québec. Des lecteurs sensibles aux causes sociales et impliqués dans leur communauté. Pour rehausser et maintenir votre image d’entreprise consciencieuse et socialement responsable. Pour faire parti des acteurs de changements sociaux et, finalement, pour soutenir un organisme communautaire qui s’implique auprès des jeunes et qui travaille très fort pour les soutenir.

Vous ne connaissez pas le magazine Reflet de Société? Dépêchez-vous d’appeler au (514) 256-9000 pour vous abonner. Il nous fera plaisir de vous compter parmi nos fidèles lecteurs de notre magazine.

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Publicités sociales incohérentes, Éduc-Alcool et Loto-Québec

Publicités sociales incohérentes    

Raymond Viger             Dossier Société

La dernière publicité reçue au Journal de la Rue a créé un grand débat et tout un émoi. Pouvions-nous prendre le risque de l’accepter?

Une page pleine en couleur. Wow! C’est plaisant pour aider à payer une partie de la facture d’imprimerie qui commence à être salée. À première vue, l’annonceur a une mission qui se rapproche de la nôtre: Éduc-alcool.

La publicité arrive sur mon bureau. Elle soulève un problème de conscience. J’imagine mes amis, membres de différentes fraternités telles que les Alcooliques Anonymes qui arriveraient face à face avec cette publicité dans le Journal de la Rue. La question est lancée. Je ne peux prendre seul la décision de l’accepter et je profite d’une réunion du comité de lecture pour la présenter.

 

Mission d’Éduc-Alcool

Certains se questionnent sur la pertinence de dire à des jeunes que l’alcool n’est pas un problème si elle est prise avec modération. Il faudrait parler des signes de dépendance, de perte de contrôle. D’autres considèrent aussi que la présentation visuelle de l’annonce donne soif par l’attrait de toutes les sortes de verres présentés. Même le fond de la publicité est associé à un verre de bière format géant!

Nous sommes obligés de nous questionner sur la vocation d’Éduc-Alcool. Étant financé par les producteurs d’alcool, quel est le mandat précis de cette institution: éviter les abus d’alcool ou de favoriser sa consommation? Est-ce que ce genre de publicité tente de nous donner bonne conscience et d’éviter de regarder la réalité d’un problème social?

Loto-Québec et les publicités sociales

Ce questionnement s’est ensuite transporté à d’autres publicités sociales. Loto- Québec termine ses annonces de loteries en disant qu’il faut avoir 18 ans pour acheter des billets de loteries. Le fruit défendu ne devient-il pas un incitatif à faire comme les grands? Ce genre d’avis a-t-il un impact réel pour ne pas inciter les jeunes à acheter des loteries?

Avons-nous trouvé le meilleur moyen de promouvoir une société plus humaine et plus sensibilisée aux causes sociales? Jusqu’où les annonceurs ont un devoir d’agir en bon père de famille? Les petits caractères sous les publicités de fabricants automobiles mentionnent : «Ce que vous voyez est réservé à des pilotes professionnels sur des pistes d’essai.» Encourageons-nous les excès de vitesse, la conduite dangereuse et la rage au volant? On tente de nous vendre un véhicule en nous montrant les performances qu’elle peut atteindre mais qu’il serait illégal et dangereux de tenter!

Responsabilités des annonceurs

Si chaque annonceur prenait sa responsabilité au sérieux, si chaque annonceur agissait en bon père de famille, nous pourrions, tous ensemble, promouvoir une société où il ferait bon de vivre ensemble. Les organismes communautaires n’ont ni le budget, ni la capacité de concurrencer la violence ou l’attrait de certaines annonces publicitaires.

Il existe des fonds d’investissements verts pour protéger l’environnement, des fonds d’investissements éthiques pour favoriser des entreprises plus respectueuses. Est-ce que ces fonds analysent l’impact social des publicités véhiculées par ces entreprises?

Pour tenter de solutionner le problème, nous avons demandé à Éduc-Alcool de nous proposer une autre publicité. Une qui respecterait mieux la sensibilité de nos lecteurs et susceptible d’être présenté au grand public. Ils ont refusé. Depuis sept ans, ils présentent cette publicité dans plusieurs médias. C’est la publicité qui représente la mission d’Éduc-Alcool. Nous avons vérifié auprès d’un média communautaire qui travaille avec des gens qui ont des difficultés avec l’alcool. Ils n’ont reçu aucune plainte et n’ont pas hésité à publier cette annonce.

Pouvons-nous risquer d’accepter de présenter cette publicité? Même si des agences de communication nous disent rechercher le bien-être de notre société, cette publicité le fait-elle vraiment?

Nous avons décidé de faire paraître cette annonce d’Éduc-alcool. Nous voulons connaître vos commentaires. N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires.

Certains l’ont déjà dit: la modération n’existe pas pour ceux qui ont des problèmes d’alcool.

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Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

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Jean-Simon Brisebois, Renaissance et les Éditions TNT

Jean-Simon Brisebois, Renaissance et les Éditions TNT

Jean-Simon est un jeune qui a fréquenté le Café-Graffiti dès les premières années de son ouverture en 1997. Remarquant qu’il y avait un magazine d’information et de sensibilisation, le Journal de la Rue (qui devînt Reflet de Société), il voulût y écrire. Quelques textes de positions, quelques poèmes ont été publiés. Jean-Simon prît goût à l’écriture.

Jean-Simon remarque que dans les projets du Journal de la Rue, il y avait les Éditions TNT. Ce projet, permettant à des jeunes de publier des CD de musique, des vidéos, des cartes postales et autres. Il décide qu’il voulait que sa poésie soit publiée et présentée au grand public. Il voulait être un auteur des Éditions TNT.

Avec courage, ténacité et persévérance, après presque 10 ans, le livre de poésie urbaine, Renaissance, voit le jour. C’est avec beaucoup de fierté que j’ai assisté Jean-Simon dans son cheminement pour réaliser son rêve.

Le livre de poésie urbaine Renaissance est disponible auprès du Journal de la Rue au coût de 5$. Il est même disponible en librairie. Même si je dois mettre souvent mes limites face à Jean-Simon, je dois souligner son courage et sa détermination. Avec fierté, il se promène dans les rues de Montréal et offre son recueil à tous et chacun. Il fait partie de ceux qui ont l’adrénaline de leurs rêves.

Bravo Jean-Simon. Il prépare l’écriture de son deuxième recueils de poésie. Je serais encore présent pour la continuité.

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
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