Taxes sur la récupération, les magazines et Protégez-Vous

En matière de récupération

Le complexe des magazines

Durant l’été 2012, le directeur général de Protégez-Vous publia une lettre ouverte à l’ancien ministre du Développement durable, Pierre Arcand. À cette occasion, il soulignait le caractère «injuste» et «exorbitant» de la redevance Éco Entreprises. Mais connaissons-nous son fonctionnement?

Delphine Caubet   Dossier Médias, Politique, Environnement

Sur le marché, des entreprises sont émettrices de matières résiduelles, comme le papier. Pour les responsabiliser, le gouvernement du Québec a mandaté des organismes privés pour collecter les redevances des émetteurs. À l’image du pollueur-payeur.

L’autre objectif est de soulager les municipalités des frais de recyclage. Les entreprises émettrices de matières résiduelles paient une redevance proportionnelle à leurs émissions. Depuis 2010, 100% des coûts de recyclage sont remboursés par les entreprises.

2011, année de bouleversements

Mais en 2011, le projet de loi 88 vint bouleverser la législation. Avant cette date, les journaux et les magazines constituaient les «médias écrits». Ils étaient ainsi soumis à la même législation. Suite à ce projet de loi, les magazines ont été relégués au rang des «imprimés». La différence n’est pas que sémantique, elle est économique.

D’après la législation, entre 2010 et 2013, les «imprimés» remboursent 30% des frais aux municipalités, contre 10% pour les journaux. De plus, seuls les journaux gardent la possibilité de payer une part de leur contribution en espaces publicitaires. À noter qu’à partir de 2013, ils devront rembourser la moitié de leur contribution en argent.

Que sont les «imprimés»?

Les magazines sont séparés des journaux pour être assujettis comme «imprimés». Cette catégorie regroupe les matières qui ne sont ni les journaux, ni les contenants et emballages. Concrètement, ce sont les annuaires téléphoniques, publications, brochures… Soit des matières visiblement présentes dans les bacs à recyclage.

Ce transfert des «médias écrits» aux «imprimés» voulait mettre fin au paiement des magazines par les espaces publicitaires. Mais de ce fait, ils doivent rembourser une dette plus importante.

Système à deux vitesses

Les journaux possèdent donc plusieurs avantages économiques en matière de responsabilité environnementale. Lorsque David Clerk s’est prononcé l’année dernière, il venait de recevoir la facture: 122 000 dollars de frais (rétroactif à 2010)! Pour un bénéfice annuel de 136 000 dollars.

Notre magazine a pris contact avec «Recyc-Québec», responsable du recyclage dans la province, pour comprendre la différence entre journaux et magazines. L’organisme a effectué une étude des bacs à recyclage, et aurait constaté que 10% du contenu serait des journaux et 30% des «imprimés». Nous avons souhaité obtenir un document officiel de l’organisme, attestant des résultats. Mais cette dernière n’est pas encore accessible au grand public.

Dans un même temps, nous avons contacté le ministère de l’Environnement pour obtenir des éclaircissements sur le projet de loi 88. Leur réponse est qu’il existe une volonté de restreindre la compensation en espaces publicitaires aux journaux. Comme en Ontario. Aucune réponse plus précise n’a été fournie.

Néanmoins, à partir de 2013, les imprimés compenseront 20,5% des frais des municipalités, soit une diminution de 9,5 points. Les journaux voient leurs contributions augmentées de 0,4 point.

Loi obscure

Les raisons de la disparité entre journaux et magazines ne sont pas claires. Payer pour le recyclage des matières résiduelles n’est pas le fond du problème. Les magazines le font depuis plusieurs années. Ce sont les changements du projet de loi 88, avec leurs conséquences économiques, qui sont interrogés. Les magazines publient moins fréquemment que les journaux, mais ils doivent compenser des frais supérieurs à ces derniers.

Alors pourquoi ces gros joueurs se voient-ils offrir un double avantage économique? À l’heure actuelle, aucune réponse concrète n’a été fournie par les différentes instances.

«Protégez-Vous» rejoint l’international

Autres textes sur Environnement

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Abonnements aux journaux sur le Web

Les journaux, du papier au numérique

Faut-il vraiment s’abonner ?

Si vous avez l’habitude d’acheter un journal selon votre fantaisie, attiré par un article ou un dossier qui vous intéressent, et si vous n’aimez pas vous sentir lié par des abonnements, vous n’êtes probablement pas attiré par les offres actuelles des journaux numériques.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossier Média

débats société réflexions socialesRappelons les faits. Les médias numériques remplacent graduellement les imprimés, depuis qu’on a accès aux nouvelles gratuites sur le Web et qu’on peut les lire chez soi le matin devant un café, avant même d’être présentable. Des nouvelles publiées à Montréal, New York, Londres, Paris ou Delhi ; peu importe ce qui nous intéresse, on a le choix.

Mais la gratuité des journaux sur le Web est en voie de disparaître, puisqu’il faut bien que les journalistes gagnent leur sel. Après tout, on nous l’avait bien dit : cette gratuité n’allait être que temporaire, comme une sorte de promotion d’un nouveau produit.

London Times texte dégradé média quotidien journal journalisme

En ce moment, Le Devoir réserve déjà une bonne partie de ses articles à ses abonnés. Le New York Times ne permet pas de lire plus de dix articles par mois sans payer. Le London Times n’offre que les premières lignes de ses textes à ceux qui ne sont pas abonnés (remarquez le dégradé sur l’image).

Les informations en ligne n’ont pas à être gratuites, on le comprend bien. Le London Times demande deux livres sterling par semaine (l’équivalent de 3,23 dollars canadiens) pendant les trois premières semaines de l’abonnement. Le New York Times, 5 dollars par semaine pendant les 4 premières semaines (après, les prix atteignent de 15 à 35 dollars). Le Devoir coûte 17,75 $ par mois.

magazine journal édition quotidien journalismeMais nous sommes surpris par le fait que les journaux électroniques n’offrent que l’abonnement en guise de solution, au lieu de l’achat à la pièce comme on peut encore le faire pour les journaux de papier. Pourquoi ne pas faire de même avec les formats numériques, et à prix moindre parce qu’on n’a pas besoin de les imprimer et de les distribuer physiquement aux commerces ou aux maisons ?

C’est beaucoup demander d’être fidèle à un journal et de s’engager par abonnement, à une époque où même les couples hésitent à s’engager. Et alors que leurs compétiteurs, les journaux gratuits, pullulent à la porte des stations de métro et dans les boîtes aux lettres.

Les journaux ne devraient-ils pas s’adapter aux besoins de leurs lecteurs pour survivre, plutôt que de les obliger à choisir entre l’abonnement ou rien du tout ? Ne risquent-ils pas de trop perdre ainsi ? Le pari me paraît hasardeux, en tout cas.

NDLR: Parce que nous considérons que le partage des connaissances et des informations est important, notre magazine Reflet de Société a toujours offert ses articles gratuitement sur l’Internet et va continuer de le faire. L’information ne doit pas se limiter aux citoyens capable de se payer un abonnement, papier ou Internet.

Autres textes sur Journalisme

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Normand Charest se joint à Reflet de Société

Presse communautaire

Un nouveau journaliste

Reflet de Société est fier de présenter Normand Charest, un nouveau journaliste qui se joint maintenant à son équipe de journalistes.

Raymond Viger Dossier Média

Normand-Charest-journaliste-media-communautaire-presse-ecriteJe me suis toujours intéressé parallèlement au dessin, à la peinture et à l’écriture. Bien sûr, je rêve d’être «reporter» depuis mes lectures de Tintin, et je conserve toujours un carnet à portée de la main. Je collabore entre autres, depuis une dizaine d’années, à la rédaction d’un magazine ainsi qu’à un site Web.

Je me suis joint – avec beaucoup de plaisir – à l’équipe de Reflet de Société en juillet 2012, en tant que pigiste. C’est un honneur pour moi de travailler avec des gens qui s’engagent si vaillamment dans leurs actions au cœur de notre société, et cela à tous les niveaux. De plus, j’apprends beaucoup dans ce nouveau travail.

Après un atelier de formation sur l’art d’écrire un blogue pour être bien référencé donné par Raymond Viger, j’ai aussi entrepris un blogue sur WordPress : http://normandcharest.wordpress.com.

Vous aurez l’occasion de lire des articles de Normand Charest dans le prochain numéro de Reflet de Société qui sera disponible début septembre. Normand signera des articles sur l’environnement et les murales de Fanny Aïshaa.

Pour rejoindre Normand Charest: journal@journaldelarue.ca

Autres textes sur Média

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Throll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livre Maintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

Pour commander le livre, par Internet aux Éditions TNT, par téléphone au (514) 256-9000 au coût de 9,95$ ou encore pour les dates des prochaines formations.

Autres livres pouvant vous intéresser:

La presse communautaire se renouvelle

Une vague de jeunes artisans pour la presse communautaire

Les jeunes envahissent les médias communautaires

Le week-end dernier avait lieu le 31e Congrès des médias communautaires à Rivière-du-Loup. À la surprise générale, le Congrès a été envahit de poussettes et d’enfants qui accompagnaient leurs parents.

Raymond Viger Dossier Culture, Média

Depuis plusieurs années, plusieurs membres de l’Association des médias écrits communautaires (AMECQ) craignaient pour la relève dans leurs médias. L’âge moyen des artisans de la presse communautaire ne cessait d’augmenter à un rythme plus que rapide.

La tendance vient de s’inverser. Les médias écrits communautaires viennent de prendre un coup de jeunesse. Une série de jeunes artisans décidés de s’impliquer et de prendre la relève se sont présenté au Congrès de Rivière-du-Loup avec des poussettes et des jeunes d’âges préscolaire et du primaire.

Il y avait tellement de jeunes présents qu’il a été proposé pour le Congrès de l’an prochain d’installer un service de garde pour accueillir ces jeunes familles et leur faciliter leur présence.

Dans une période où Québécor et Transcontinental tentent de prendre le contrôle des médias locaux, nous avons maintenant la conviction que les médias communautaires sont là pour rester, garder leur place auprès de leur communauté et de résister aux grands empires.

La presse communautaire ne s’est jamais aussi bien porté! Bienvenu à tous et bonne continuité pour le bien-être de nos communautés.

Autres textes sur  Média

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Le coming out des lecteurs au Salon du livre de Montréal

Magazine et revue

Sortir du placard et de sa bibliothèque!

Pour la 19e année consécutive, j’étais présent au Salon du livre de Montréal de novembre dernier au kiosque de notre organisme. Un évènement incontournable.

Raymond Viger Dossiers   CultureMédias

rapper dali rap music hiphop lac st-jean culture urbaineAvec une fréquentation de 120 000 visiteurs et des sondages nous donnant 7% de la population qui lisent notre magazine Reflet de Société, nous pouvons dire que 8 400 lecteurs de notre revue passent devant notre kiosque.

Le Salon du livre de Montréal devient un moment privilégié pour saluer chaleureusement et individuellement nos lecteurs qui, nous l’espérons, utilisent notre magazine dans leur vie personnelle ou professionnelle.

Les écoles et le Salon du livre de Montréal

general-blood-gang-de-rue-montreal-nord-gangs_thumbLes journées scolaires amènent un nombre considérable d’élèves et de professeurs qui peuvent bénéficier de nos textes de prévention et de sensibilisation. C’est sans compter la journée des professionnels du livre qui attire de nombreux bibliothécaires qui mettront notre magazine à la disposition de leurs membres.

Vous pensez peut-être que je me présente au Salon pour vendre des abonnements. Désolé, mais je ne suis pas un vendeur. Je me présente au Salon du livre de Montréal pour permettre aux abonnés de faire leur coming out!

Sortir du placard

couverture_Sept[1]J’offre un magazine à un visiteur du Salon du livre. Avec grand sourire et plaisir, la personne me mentionne qu’elle est déjà abonnée. La personne qui l’accompagne lui demande ce que c’est au juste. Elle se fait expliquer par notre abonné qu’il adore nos textes, qu’il lit la revue d’une couverture à l’autre, que les reportages ont un côté humain qu’elle ne retrouve nulle part ailleurs… Après quelques instants à entendre ce qui fait notre différence et le plaisir que les gens ont à nous lire, la sœur, la voisine, la mère… qui accompagnent cet abonné prend une copie du magazine et promet de s’abonner.

Ma présence permet à une personne qui nous lit depuis des années de sortir du placard et de dire à ses proches qu’elle est une fière lectrice du magazine.

Pourquoi attendre pour son coming out?

Pourquoi attendre le prochain Salon du livre pour faire son coming out? Pourquoi ne pas parler de votre abonnement dès aujourd’hui et permettre à vos amis de commencer à nous lire plus tôt?

Que vous soyez un lecteur ou un fidèle abonné, c’est maintenant l’heure de sortir du placard, d’afficher vos couleurs et votre appartenance à Reflet de Société.

Merci de sortir du placard. Cela aide les jeunes que nous accompagnons à sortir du leur!

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Impacts sur la famille et conséquences du gambling

Impacts et conséquences du gambling

Mon père a joué ma tirelire

J’étais toute petite. En jaquette, je suis sortie de ma chambre. Des inconnus étaient dans la maison le soir. Notre mère nous a demandé de retourner à nos chambres. Le lendemain, il n’y avait plus d’auto ni de piano.

Témoignage de Aude              Dossier Gambling et jeu compulsif

jeu_compulsif_gambler_gambling_joueurs_pathologiques_casino_poker Il y a 4 ou 5 ans, on a commencé à parler de ça. Depuis l’âge de 12 ans, je découvrais peu à peu que quelque chose n’allait pas, mais je ne savais pas ce que c’était.

De 12 à 14 ans, ma soeur et moi, on travaillait. On «passait» des journaux, on gardait chez des voisines. Notre père nous empruntait des 20$ par-ci par-là. Mon frère, ma sœur et moi, on ne s’en parlait pas. Il nous disait à chacun: «tu n’as pas besoin d’en parler». Imaginez: tu as 12 ans et ton père t’emprunte de l’argent qu’il ne te remet jamais…

C’était quand même un bon père… Il était serviable. Mais il avait toujours besoin d’argent. À 12 ans, on ne le prenait plus au sérieux. Tout ce qu’il disait, on pensait que c’était de la bullshit. Notre mère nous cachait le problème, ne sachant pas qu’il faisait ces tractations avec nous.

Quand j’étais en 6e année, il a perdu la maison. On a vécu par la suite dans des 3 et 1/2. On a eu des appartements à St-Henri, à Ville LaSalle, on ne payait pas les loyers. On a eu des maisons sur la Rive-Sud (il faisait des coups d’argent, semble-t-il), puis il fallait partir.

Mon père nous laissait dans la voiture le samedi matin, avec des chips et des bonbons. Il disait avoir des commissions. Il allait jouer au vidéopoker. Ça ne durait pas plus de deux heures. J’ai une amie, en France, qui est restée toute une nuit dans la voiture alors que sa mère jouait au casino…

Des billets de loterie en cadeau

casino_poker_gambling_jeu_compulsif_joueurs_pathologiques À Noël, il y avait un rituel. Il nous donnait des billets de loterie. Mais un soir de Noël, il est arrivé à une heure du matin, prétextant avoir aidé quelqu’un sur la route.

Je suis partie de la maison à 16 ans. J’ai eu des problèmes de drogue. J’en ai vendu. Quand il l’a su, il a cherché à m’emprunter de l’argent. Ma sœur a quitté l’école jeune. Les compagnies de cartes de crédit la harcelaient d’offres. Mon père l’a convaincue d’en prendre une et de l’utiliser pour lui refiler de l’argent.

Un père malade

J’ai eu un enfant à 19 ans. Un jour, je suis allée me reposer à la campagne. Mon père s’est offert pour nourrir mon chat pendant mon absence. Il est venu me reconduire, à condition que je paie l’essence. De retour, j’ai découvert qu’il avait encaissé mon retour de TPS. Il avait eu une crevaison, s’est-il défendu. Jeune maman, j’avais besoin de cet argent. Je me suis dit: «t’es un malade, mon gars!» C’est alors que j’en ai parlé à ma mère. Ce fut un choc. Elle a décidé de le laisser. J’ai eu le divorce sur les épaules. Il me doit beaucoup d’argent. J’avais reçu 5000$ de mes grands-parents. Il a vidé mon compte de banque.

Depuis deux ans, il a l’air d’aller mieux. Il est revenu avec ma mère, avec le soutien de Gamblers Anonymes. Je suis allée en thérapie. Je suis devenue menteuse compulsive. Ça venait tout seul. Je m’inventais facilement une autre vie. Aujourd’hui, notre père est retourné à l’église. Il nous fait souvent la morale. Mais, depuis peu, il nous donne de bons conseils.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Qu’ont en commun les Émirats arabes, la Caisse de dépôt et le gouvernement du Québec?

Qu’ont en commun les Émirats arabes, la Caisse de dépôt et le gouvernement du Québec?

Annie Viger              Dossier Économie

Suite à un voyage à Dubaï, le chroniqueur économique Jean Gagnon remarque les différences et aussi les ressemblances entre nos deux systèmes. Les gouvernements et les marchés financiers d’Émirats arabes unis n’ont aucune transparence. Il est très difficile d’avoir des informations et d’en avoir des bonnes. Il est impossible de contester leurs dires.

Au Québec, nous avons la liberté d’expression et la transparence des gouvernements mais, l’avons-nous vraiment? Les dirigeants d’Air Canada nous disent que tout va bien, tout comme la Caisse de dépôt et le gouvernement du Québec refuse une Commission d’enquête sur les pratiques mafieuses dans la construction que pour en nommer que quelques-uns.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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