La Shoah par balles, vous connaissez?

Enquêtes

Génocides contres les Juifs

Raymond Viger chronique Valeurs de société

  • Qu’est-ce que Yahad-In Unum?
  • Qu’est-ce que la Shoah par balles?
  • Quelles sont les enquêtes sur les génocides envers les Juifs.

Beaucoup de questions qui pourront être répondu en moins de 2 minutes avec ce vidéo de Julie Philippe.

N’hésitez pas à commenter.

Un quart de siècle d’intervention

D'un couvert à l'autre. 25 ans d'intervention auprès des jeunes.D’un couvert à l’autre

L’histoire complète du Journal de la Rue et de ses projets:

La dernière section du livre présente les artistes réguliers du Ste-Cath:

Pour commander ce livre en édition de luxe, 30 pages couleur pour 23,81$ ou en édition régulière en noir et blanc 19,05$ par Internet, par téléphone (514) 256-9000. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

14 ans et plus. Parental Guidance

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

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Le 14 juillet des Français

La prise de la Bastille

Fête nationale des Français

Avec le nombre de Français qui nous entoure dans notre organisme, pouvions-nous parler d’autre chose aujourd’hui que de la Fête des Français!

Raymond Viger  Dossiers Francophonie , International 

Au Québec, notre bipolarité nous donne 2 fêtes nationales pour ne pas dire 3! Le 24 juin, Fête de la St-Jean Baptiste et le 1er juillet, Fête du Canada. Notre insécurité culturelle et politique nous en a fait rajouter une troisième, la Fête des patriotes qui remplace la Fête de la Reine.

La liste des Français avec qui nous travaillons ou avons des échanges est longue. Suffisamment longue pour que j’en oublie plusieurs. Christine Burtin Lauthe, travailleuse sociale qui a a passé 4 années au Québec avec nous. Nous avons continué un partenariat avec la participation au Forum Jeunesse France-Québec qui se déroule à Bourgogne. Patrick Juan et le blogue du Panda.

Des artistes graffiteurs qui utilisent nos services tels que SBU One et Ensu. Un stagiaire qui a 2 nationalités, Mathieu Boulva.

Présentement, nous avons 2 stagiaires Français: Lucas Gilbert en communication et Lucie Barras en journalisme. Ils ont succédé à Lisa Melia  qui travaille maintenant à Hong Kong comme journaliste pour la communauté francophone de Hong Kong! Estelle Gombaud, Julie Philippe, Nawel Abdoun, Claire Gaillard, Robin Drevet, Morgan Lapeyre, Benjamin Bouillier, Élise, Géraldine et Joseph Elfassi.

Sans oublier nos partenaires de l’Office Franco Québécois pour la jeunesse, Thierry Tulasne et Daniel Camp.

Je sais que j’en ai oublié plusieurs. Ne vous gênez pas pour me rappeler à l’ordre et me le souligner. Il me fera grand plaisir de rajouter.

Entre-temps, bonne Fête du 14 juillet chers amis Français. Au plaisir de vous reparler et d’avoir de vos nouvelles.

Raymond et toute l’équipe de Reflet de Société et du Café-Graffiti.

PS: Grace a une intervention de Ubbergeek, je vous donne la définition du 14 juillet selon Wikipédia:

Voulue par Lafayette, elle commémore la fête de la Fédération en 1790. Le fait étant de marquer notamment la fin de la monarchie absolue ainsi que le centenaire de la prise de la Bastille.

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Électrosensibilité, causes et symptômes

Santé et nouvelles technologies

Les ondes de la discorde

Julie Philippe   Dossier Santé

electrosensibilite_electricite-domestique-sensibilite santé À  cause des nouvelles technologies, David Fancy a tout abandonné. Pour fuir les champs électromagnétiques qui lui occasionnaient des maux très douloureux, il a trouvé refuge 3 années dans les bois. David se dit électrosensible, c’est-à-dire allergique aux ondes émises par les appareils technologiques.

La vie de cet universitaire spécialisé dans les arts du spectacle, écrivain et philosophe, a complètement changé depuis 4 ans. Pour lui, appeler avec un cellulaire ou consulter ses courriels est synonyme de torture.

Maux de têtes, oreilles bourdonnantes, vertiges: autant de symptômes que les électrosensibles associent aux ondes des outils technologiques. Le chercheur pense que son problème est dû à l’apparition de nombreuses antennes relais près de son habitation à Montréal. «Je considère mon trouble comme une forme d’allergie. Tout le monde est soumis aux champs électromagnétiques de façon passive. C’est anti-démocratique!», dénonce-t-il.

L’électrosensibilité, un trouble mal connu ?

Combien sont-ils comme David à ne plus supporter les ondes? Selon Magda Havas, professeure en sciences environnementales à l’Université de Trent en Ontario, 35 % des Canadiens y sont sensibles de façon plus ou moins intense, et 3 % sont sévèrement affectés. La scientifique s’est basée sur ses tests en laboratoire pour avancer ces chiffres. «Nous avons fait des études sur le diabète et constaté que la glycémie est affectée. Nous avons aussi mesuré la fréquence cardiaque et constaté qu’elle change instantanément quand un électrosensible est exposé à des fréquences radio», résume-t-elle.

Des chiffres élevés que Mme Havas ne trouve pas étonnants. Elle pense que la plupart des personnes affectées ne se rendent pas compte de leur problème. «Beaucoup n’ont jamais entendu parler de l’intolérance aux champs électromagnétiques. Les gens associent au stress ou à l’anxiété les symptômes de l’électrosensibilité tels que les insomnies, les maux de tête ou l’irritabilité. Certes, le stress peut causer ces symptômes mais ils disparaissent quand l’individu sensible est dans un environnement sain», assure-t-elle.

Le docteur en physique et consultant pour l’Association des sceptiques du Québec, Alain Bonnier, est d’un tout autre avis. Pour lui, l’électrosensibilité s’apparente à une mode. «L’attribution de certains malaises à des innovations technologiques n’est pas un phénomène nouveau. Chaque innovation a apporté son lot de craintes et de malaises. Qu’on songe par exemple aux premiers trains au XIXe siècle qui se déplaçaient à la vitesse folle de 30 km/h. Certains se plaignaient de malaises reliés au fait de se déplacer à de si grandes vitesses! Il en est de même pour la question des symptômes attribués à l’électrosensibilité qui est apparue il y a une vingtaine d’années», fait-t-il remarquer.

Quoi qu’il en soit, au Québec, les associations d’aide aux personnes dites électrosensibles se développent. La plus importante est Sauvons nos enfants des micros ondes (SEMO). Pour le porte-parole de l’organisme, François Therrien, il est temps que les gouvernements agissent: «Nous tentons de faire reconnaître ce problème par les autorités de santé. Ce n’est malheureusement plus un débat scientifique mais financier et politique», affirme le militant. santé

De plus en plus de gens se considèrent électrosensibles. Pour preuve, l’entreprise d’Expertise électromagnétique environnementale (3E) créée en 2006 et qui aide les Québécois à se protéger des ondes est fortement sollicitée, selon le responsable de l’agence, Stéphane Belainsky. «Depuis quelque temps, la demande est si importante que je peux vivre de mon travail», assure-t-il.

Tensions entre experts

Au Québec, le ministère de la Santé mais aussi l’Institut national de Santé publique du Québec considèrent que les études n’ont pas apporté la preuve d’un danger lié aux ondes électromagnétiques (voir encadré).

Santé Canada est du même avis, comme certains experts dont le physicien Alain Bonnier: «Plusieurs études ont été entreprises depuis 20 ans pour voir s’il y avait un fond de vérité derrière tout ça, ce qui est assez facile à vérifier aujourd’hui. Mais aucune de ces études n’a donné de résultat probant. Si bien qu’aujourd’hui, l’OMS endosse le consensus à l’effet que l’électrosensibilité n’a aucun fondement scientifique.»

Comme de nombreux scientifiques, le professeur Bonnier considère qu’il s’agit plutôt d’un trouble psychosomatique. «Le fait qu’on en parle encore aujourd’hui m’apparaît relever d’un phénomène bien connu de ‘‘croyances induites’’. Ce sont des croyances que l’on induit dans la population à force d’en parler comme si elles étaient fondées. La croyance aux soucoupes volantes en est un bon exemple. De même, lorsqu’on parle d’électrosensibilité dans les médias, certains seront portés à associer des symptômes réellement ressentis à ce facteur plutôt que de tenter de chercher d’autres causes plus plausibles comme celles, par exemple, découlant de leur alimentation, de la qualité de l’air qu’ils respirent, de leur état de santé ou de fatigue, etc.»

Les électrosensibles démentent cette affirmation. Ils peuvent détecter la présence de cellulaires ou de routeurs. C’est le cas de Pascale Lauzier, 34 ans, cofondatrice d’une ligne de vêtements éthiques qui est malade depuis un an. «Certains disent que c’est psychosomatique, pourtant, je ‘‘sens’’ les routeurs lorsque je suis dans une pièce sans que l’on m’informe de leur présence», affirme-t-elle.

Le courant ne passe pas entre tous les scientifiques. Pour Dominique Belpomme, médecin français, professeur de cancérologie et président de l’Association pour la Recherche thérapeutique anti-cancéreuse, les études scientifiques approfondies manquent pour analyser le phénomène. Toutefois, pour lui, le danger des ondes électromagnétiques est loin d’être nul.

Le professeur rencontre depuis septembre 2009 des personnes électrosensibles. «Les données de la littérature scientifique et nos observations chez un nombre croissant de malades nous conduisent à entrevoir la possibilité d’un problème de santé publique majeur si le principe de précaution n’était pas d’urgence mis en œuvre», déclare-t-il.

Pour André Fauteux, «les chercheurs pionniers ont toujours été considérés comme des hérétiques. C’est le cas des docteurs Belpomme et Havas».

Alain Bonnier estime pour sa part qu’il vaut mieux éviter de parler du phénomène. «Si on arrête de parler d’électrosensibilité dans les médias, la croyance disparaît. Les symptômes réellement ressentis, eux, ne disparaissent pas nécessairement pour autant. Mais on évite ainsi de lancer les lecteurs sur de fausses pistes d’explications de ces symptômes», soutient-il.

Faut-il s’inquiéter? Une seule chose est sûre: le sujet n’a pas fini de faire parler.

Des institutions à contre-courant

Le phénomène récent de l’électrohypersensibilité fait l’objet de nombreux débats au sein de la communauté scientifique. Au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) se base sur la position de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui réfute les dangers des ondes: «Compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé», affirme l’OMS sur son site Internet.

L’Institut national de santé publique du Québec, mandaté par le MSSS pour étudier le sujet est arrivé aux mêmes conclusions. Il recommande toutefois d’être vigilant: «Le niveau de risque associé à l’exposition aux champs électromagnétiques pour l’ensemble de la population, s’il est réel, s’avère faible. Néanmoins, du fait que pour certains groupes plus exposés, il peut s’agir d’un risque important, l’Institut national de santé publique du Québec considère que le gouvernement devrait prendre position sur la gestion des champs électromagnétiques (CEMs) et se doter d’une approche de précaution.»

Santé Canada considère «qu’il n’y a pas de preuves scientifiques que les symptômes attribués aux Hypersensibilités électromagnétiques (HSEM) sont réellement causés par l’exposition aux CEMs». Les causes seraient plutôt d’ordre psychologique ou extérieures aux ondes: «Il est suggéré que ces symptômes puissent survenir par l’entremise de facteurs environnementaux non liés aux CEMs. D’autres facteurs possibles incluent une mauvaise qualité de l’air, le stress en milieu de travail ou en milieu de vie, des troubles psychiatriques antérieurs ou des réactions causées par le stress lié aux inquiétudes à propos des effets sur la santé par des CEMs», affirme Santé Canada dans un rapport sur le net.

L’OMS ne reconnaît pas l’électrosensibilité

L’électrosensibilité est controversée. À l’exception de l’Angleterre et de la Suède, le trouble n’est reconnu par aucun pays, ni même par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Seule la leucémie infantile semble être liée aux ondes.

«En 1979, Wertheimer et Leeper ont signalé une association entre des cas de leucémie infantile et certaines caractéristiques du branchement électrique du logement des enfants atteints. Depuis lors, un grand nombre d’études ont été menées sur cette importante question et elles ont été analysées par l’Académie nationale des Sciences des États-Unis en 1996. Selon cette analyse, le fait de résider à proximité d’une ligne de transport électrique pourrait être associé à une augmentation du risque de leucémie infantile (risque relatif RR = 1,5), mais le risque ne serait pas modifié pour d’autres cancers. Une telle association n’a pas été observée chez les adultes», affirme l’OMS.

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Dons de sperme et l’anonymat des pères

Connaître son père biologique est-il fondamental?

L’insémination artificielle

Les enfants issus d’un don de sperme sont de plus en plus nombreux à réclamer la levée de l’anonymat du donneur. Pour certains, connaître leur père biologique est fondamental.

Julie Philippe   Dossier Famille

insémination-artificielle-don-sperme-bebe-eprouvette Quelle serait votre réaction en apprenant que vous devez la vie non pas à votre père mais à un inconnu? Les enfants issus d’un don de sperme sont de plus en plus nombreux à réclamer la levée de l’anonymat du donneur. Pour certains, connaître leur père biologique est fondamental.

Au Québec, l’insémination artificielle par donation anonyme est une technique de fécondation courante, généralement utilisée par les couples infertiles. En grandissant, beaucoup d’«enfants éprouvettes» souhaitent connaître leur parent biologique.

Olivia Pratten, jeune Britanno-Colombienne de 28 ans, aimerait rencontrer son géniteur. Elle pense que cela pourrait expliquer certains de ses traits de caractère et éclairer ses antécédents médicaux. Selon elle, on ne peut pas savoir où l’on va, si l’on ne sait pas d’où l’on vient. En octobre 2008, elle a déposé un recours collectif au nom de tous les Britanno-Colombiens conçus par don anonyme de sperme, d’ovocyte (cellule féminine présente dans les ovaires) ou d’embryon pour empêcher le transfert ou la destruction des dossiers médicaux des donneurs. La Cour suprême de Colombie-Britannique a prononcé une injonction en ce sens. À ce jour, la jeune femme n’a toujours pas reçu de réponse.

Des avis qui divergent

En décembre 2009, la Commission de l’éthique, de la science et de la technologie du Québec a remis un rapport sur l’éthique et la procréation assistée au ministère de la Santé et des Services sociaux. Cette commission est rattachée au Conseil de la science et de la technologie dont la mission est de mettre en discussion des questions éthiques, notamment par voie de forum, pour dégager des orientations. Elle était présidée par Édith Deleury, professeure en droit à l’Université Laval et composée pour l’essentiel, de médecins et spécialistes.

Concernant la levée de l’anonymat des donneurs, les experts ont estimé que la connaissance «des informations insémination-artificielle-don-sperme-bebe-eprouvette-fecondationà caractère médical peuvent être nécessaires à la préservation de la vie et de la santé de l’enfant». La commission a recommandé d’informer l’ensemble de la famille ainsi que le donneur, des effets potentiels du secret sur l’enfant. Elle propose que des conseillers issus des cliniques de fertilité soient chargés de transmettre ces informations. Selon la Commission, la mise sur pied d’un organisme de données à «des fins de surveillance du développement des enfants issus de la procréation assistée» serait une bonne chose.

Édith Deleury revient sur l’un des points essentiels du rapport: «Nous proposons de procéder par étape, il est préférable de laisser la possibilité aux donneurs de briser l’anonymat concernant leur don, plutôt que de proposer une levée complète de l’anonymat». Le rapport suggère néanmoins de donner les mêmes droits aux enfants issus d’un don qu’à ceux qui ont été adoptés. «Comme les enfants adoptés, l’enfant créé par insémination pourrait avoir la possibilité de connaître le donneur si celui-ci y consent», explique Mme Deleury. Depuis la publication de ce rapport, d’autres travaux ont été publiés.

En juin 2010, une étude américaine intitulée  My daddy’s name is donnor a permis de comparer l’expérience et l’opinion d’adultes ayant été conçus par don de sperme à celles de personnes adoptées ou ayant grandi avec leurs parents biologiques. Pour les besoins de l’enquête, 1687 individus ont été interrogés.

Cette étude a été réalisée par Internet pour la Commission sur l’avenir de la condition parentale entre les 10 et 28 juillet 2008. Un groupe d’universitaires et d’experts s’est penché sur «la situation juridique, éthique, sociale et scientifique des parents dans la société contemporaine». 38,5 % des personnes conçues grâce à un don disent ne pas être d’accord avec l’idée qu’on puisse «délibérément concevoir un enfant sans père». De ce nombre, 52 % des hommes et 48 % des femmes estiment même avoir subi un préjudice. Pour 67 % d’entre eux, il faudrait que le don ne soit plus anonyme. Cette fin de l’anonymat est d’ailleurs l’une des dix-neuf recommandations formulées par la Commission sur l’avenir de la condition parentale.

Une annonce choc

La réaction des enfants à l’annonce de leur mode de conception sont variables. Selon Chantal Collard, chercheuse en anthropologie sur l’adoption et la procréation assistée au Québec, «Certains jeunes ont de fortes réactions en apprenant que leur père biologique est un inconnu», constate-t-elle. L’enfant peut se sentir amputé d’une part de lui-même selon Phyllis Creighton, chercheuse sur les questions éthiques, ancienne membre du Comité consultatif sur les techniques de reproduction et de génétique à Toronto.«Le monde est si anonyme qu’on a besoin de connaître son identité. Ces personnes ne cherchent pas un père, mais à connaître d’où leur viennent leurs caractéristiques», soutient-elle.

Pour Shelley Deacon, 30 ans, originaire de Kamloops en Colombie-Britannique, la nouvelle a été fracassante. «Ma mère me l’a dit vers l’âge de 11 ans, ça a été un vrai choc! Malgré tout, c’était peut-être plus facile pour moi que pour d’autres car je n’avais pas de père. J’aimerais savoir qui est le donneur car c’est difficile d’être dans l’ignorance. Une moitié de moi est inconnue. Je n’ai pas choisi, ce n’est pas juste! De plus, je viens d’avoir un enfant. Je suis inquiète par rapport à la méconnaissance de mes antécédents médicaux», confie la jeune femme.

En revanche, la nouvelle de sa conception,  n’a pas posé de problème à Olivia Pratten. «J’ai découvert comment j’avais été conçue à l’âge de 5 ans en demandant à ma mère comment l’on faisait les bébés. Elle m’a expliqué que mon papa n’avait pas assez de graines. Je pensais que j’étais unique, j’étais contente», raconte-t-elle.

Plusieurs experts comme Édith Deleury, conseillent aux parents de ne rien cacher à leurs enfants et d’éviter les non-dits. «Il faut encourager les parents à en parler assez tôt. Il ne s’agit pas, pour les enfants, de renier ceux qui les ont élevés. C’est un besoin de savoir d’où l’on vient qui est surtout ressenti à l’adolescence et au moment de devenir parents», estime Édith Deleury.

Un don du ciel?

Beaucoup de personnes issues d’un don souhaitent avant tout la levée de l’anonymat. «Si le donneur y consent, l’enfant pourrait connaître son identité. Dans les pays où ce n’est plus anonyme, les donations ne sont pas moins nombreuses. Il faut surtout une bonne information et une valorisation du donneur. Il ne faudrait pas qu’il soit simplement considéré comme un instrument mais que son geste soit plus responsable», affirme Mme Deleury. Elle souhaite aussi que les donneurs soient informés. Reste à savoir s’ils accepteront.
Pour Joseph, un Montréalais de 26 ans et donneur occasionnel, il n’est pas question de devenir le père de l’enfant. En revanche, il considère que les parents sont libres d’offrir la possibilité aux enfants de le voir. Suzanne Charland, coordinatrice de la banque des donneurs de la clinique Ovo à Montréal pense que l’absence d’anonymat peut nuire au nombre de donations. «Les donneurs sont difficiles à recruter. Pour 200 hommes à qui l’on va parler, un seul va accepter», mentionne-t-elle.

Rechercher son géniteur n’est pas une priorité pour tous les individus conçus par insémination. Certains s’en moquent complètement. «Des jeunes qui pourraient connaître le donneur ne cherchent pas à savoir qui il est, ou activent la recherche plus tard», déclare Chantal Collard.

Donneurs sollicités

Depuis le 5 août 2010, le Québec est le premier gouvernement d’Amérique du Nord à offrir gratuitement des traitements de procréation assistée aux couples infertiles. Les donneurs de sperme risquent d’être encore plus sollicités. Édith Deleury se demande si ce nouveau service est vraiment une nécessité. «Dans le contexte actuel, avec un manque de personnel au niveau des services de santé, on peut se demander s’il s’agit du moment approprié», déclare-t-elle.

Illustration Renart L’Éveillé

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Regroupement pour pères gagnants

Regroupement pour la valorisation de la paternité

Être un papa s’apprend peu à peu, mais un coup de pouce est parfois le bienvenu. Le Regroupement pour la valorisation de la paternité (RVP) vise à promouvoir le rôle du père dans la famille et dans la société et à conseiller les hommes par l’intermédiaire de plusieurs associations.

Julie Philippe   Dossiers Communautaire, Famille

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

 

regroupement-pour-valorisation-paternite-communautaire Le regroupement rassemble 150 organismes et individus. Ainsi, des chercheurs, des représentants gouvernementaux, institutionnels et communautaires aident et mettent en avant les pères dans leurs divers rôles au sein de la société québécoise. La diversité des structures permet d’aiguiller les hommes qui ont besoin de conseils vers les organismes appropriés. Cela peut être pour favoriser leur engagement paternel ou en cas de difficultés personnelles, lors d’une séparation ou d’un divorce par exemple.

Comme son nom l’indique, le RVP valorise aussi le fait d’être père. Pour ce faire, il organise des congrès et des activités liés à la paternité. Les colloques abordent le thème sous différents angles : avoir des enfants très jeunes ou être un père immigrant au Québec par exemple. Ils sont aussi destinés à sensibiliser les professionnels tels les infirmiers ou les travailleurs sociaux qui sont appelés, dans leur travail, à côtoyer des hommes qui ont des enfants.

La dernière conférence a eu lieu le 16 février 2010 et portait sur la co-parentalité, le partage des obligations parentales entre deux personnes, qu’elles soient en couple ou non.

Elle a réuni près de 200 personnes issues de tous les milieux.

La SU-PÈRE FÊTE fait partie des évènements mis en place par le comité dès 1997. Elle a lieu lors de la traditionnelle fête des pères. Destinée à toute la famille, il s’agit de la plus grande célébration des pères au Québec. Des activités et spectacles gratuits sont proposés tout au long de cette journée. En 2010, 1300 personnes y ont participé dont le comédien Pierre Gendron, qui présente depuis plusieurs mois au Québec le one-man show « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus ».

 

Fier d’être un père

 

À l’origine du RVP, il y a deux hommes : Yvon Lemay et Manuel Prats, intervenants au Carrefour familial et au Centre Local de Services Communautaires (CLSC) d’Hochelaga Maisonneuve. Selon eux, les médias diffusaient trop systématiquement une image négative des pères. « Dès qu’on en parlait, c’était pour évoquer les abuseurs, les violents. Cette représentation avait un réel impact sur les hommes : ils avaient honte de leur paternité. En créant l’organisme, nous avons voulu changer cette image », raconte Manuel Prats.

L’actuel directeur, Raymond Villeneuve, estime que la place de l’homme au sein de la famille a évolué positivement depuis la fin des années 1990, mais que le travail de reconnaissance de la paternité est loin d’être terminé. Les pères sont souvent absents des politiques sociales selon le directeur. Et de donner l’exemple des familles monoparentales. « Au Québec, une famille avec parent unique sur 5 est dirigée par un homme, or, la plupart des services comme l’accès aux logements sociaux sont accessibles uniquement aux femmes », mentionne Raymond Villeneuve.

Il ajoute que tout comme elles, les hommes ont parfois besoin d’être guidés et épaulés lors des moments difficiles.

« Lorsque ma femme m’a quitté, je suis venu dans un organisme membre du regroupement pour avoir des informations sur tout ce qui entourait les enfants lors de divorces. Désormais, je viens dans un centre lors de rencontres bi-hebdomadaires qui réunissent des papas», témoigne Claude Poisson, 60 ans, père d’un petit garçon de 4 ans et d’une grande  fille de 25 ans.

Certains hommes se renseignent aussi auprès du RVP pour accéder à des services encore peu répandus tels les cours prénataux qui leur sont spécifiquement destinés ou le soutien juridique et émotionnel lors des séparations et des divorces.

En 13 ans, le RVP a grandi. « Le petit comité de quartier est à présent une organisation provinciale ! », se réjouit M. Prats. Chaque année, une trentaine de nouveaux membres : particuliers ou organismes, le rejoignent. « C’est désormais une référence ! », s’enthousiasme Raymond Villeneuve.

Le Regroupement pour la valorisation de la paternité ne dispose pas de locaux. Les personnes désireuses de rentrer en contact avec l’organisme et ses membres peuvent le faire via Internet ou le téléphone.

Pour contacter le Regroupement pour la Valorisation de la Paternité:

Téléphone : (514) 528-9227  info@rvpaternite.org  Internet: http://rvpaternite.org/

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Des Français au Québec, stage en journalisme

Stage en journalisme, des Français au Québec

Le départ du Québec d’une journaliste Française

Julie Philippe est une journaliste Française qui a fait un stage de 4 mois au magazine Reflet de Société. Avant de nous quitter, elle nous a adressé un petit mot que j’ai voulu partager avec vous.

Julie Philippe   Dossiers Médias,  Francophonie, Communautaire

Le café Graffiti est un endroit unique où se rencontrent tous les publics

Difficile de trouver les mots appropriés pour le qualifier

Intriguant, tolérant et surtout enrichissant

Un passage en cet espace ne ressemble à aucun autre

En son sein, les cultures se confrontent

Artistes ou marginaux, instruits ou déconstruits

Du Mexique ou d’Outre Atlantique

Une foule de personnages lui donnent sa tonalité si particulière

Ils ne sont pas là par hasard

Ils cherchaient tous un coin à part

S’il vous arrive de passer rue Ste Catherine,

N’hésitez pas à vous arrêter

Le temps, non pas d’un café, mais juste pour un instant de réalité

Dictionnaire pour nouveaux arrivants Français au Québec

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Alphabétisation: le Tour de lire

Alphabétisation

Le Tour de lire

Depuis 1980, le Tour de lire apprend aux personnes analphabètes du quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal à lire et écrire. « Lorsque j’aidais ma fille à faire ses devoirs, je devais ruser. Généralement, c’est son père qui s’en chargeait. Jusqu’au jour où il n’a pas pu être là. Elle s’est alors rendue compte de mon problème d’analphabétisme », confie Nicole Thomas, 36 ans.

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Julie Philippe, Dossier Communautaire, Éducation

(Photo: gracieuseté) Comme cette mère de famille, ceux qui ne savent pas lire et écrire, ont des difficultés à faire face aux actes du quotidien. Le Tour de lire les aide à surmonter ces obstacles.

Un Tour pour apprendre

Depuis 30 ans, le groupe communautaire d’alphabétisation populaire, composé de 3 employés permanents et de 3 à 6 contractuels, s’occupe de la formation des personnes analphabètes. Entre 25 et 45 participants âgés de 19 à 70 ans sont répartis dans plusieurs ateliers. Cours de français, d’informatique ou de bricolage : les « étudiants », majoritairement issus du quartier Hochelaga Maisonneuve, diversifient leurs apprentissages, de façon ludique sur une base de 15 heures par semaine.

« Cette année, nous avons créé une BD sur les allergies alimentaires, ainsi qu’un journal distribué dans les autres groupes d’alphabétisation au Québec. Le mercredi, nous évoquons aussi l’actualité », explique Nicole Thomas, participante au Tour de lire depuis 3 ans.

L’enseignement des cours n’est pas traditionnel. «C’est un centre d’éducation populaire. Il se différencie de la méthode d’enseignement traditionnelle par sa souplesse et son adaptabilité au rythme des gens. À la base, c’était une éducation révolutionnaire inspirée de l’Américaine Latine », explique la responsable de la gestion et de la formation au Tour de Lire, Marie Labonté. Le groupe s’emploie aussi à défendre les droits des personnes analphabètes et à contrer la pauvreté.

L’organisme n’a pas un but lucratif, il reçoit des subventions du ministère de l’Éducation du Québec mais aussi des agences, des députés et des entreprises privées.

Lire et s’estimer

Selon les participants, les bénéfices du Tour de lire sont importants. « Venir au centre m’a aidé à avoir une meilleure estime de moi-même et m’a remonté le moral. Ici on est à l’aise, il n’y a pas de jalousies », témoigne Nicole Thomas.

Désormais, cette mère de trois enfants peut s’occuper de leurs devoirs sans gêne. « Ma fille était fière que je retourne à l’école, elle m’a soutenue. Durant une période nous faisions même nos devoirs ensemble! », s’exclame-t-elle.

En entrant au centre, Nicole Thomas avait le niveau d’une élève de 4ème année de primaire, elle a à présent les compétences d’une étudiante de secondaire.

Pour les analphabètes, leur inaptitude est un vrai tabou. Jerry Ferguson, 45 ans, fréquente le centre depuis 5 ans. Il trouve désormais la force de parler de son incapacité à lire et écrire autour de lui. « Avant je trichais pour ne pas le dire. Tous mes amis l’ignoraient. Même ma petite amie ne le savait pas. Maintenant que je suis au Tour de lire, j’en parle », avoue-t-il.

Après quelques cours, les bénéficiaires sont en mesure de lire et écrire leurs courriers de tous les jours. Cela a changé la vie de Roger Laterreur, 63 ans et participant depuis 10 ans. « Dorénavant je peux me débrouiller avec les factures et les papiers administratifs, avant je devais faire appel à d’autres personnes pour lire et écrire mes lettres. Il arrivait qu’elles fassent n’importe quoi», confie-t-il.

L’analphabétisme ne semble pas sur le point de diminuer, selon une autre responsable de la gestion et de la formation au Tour de lire, Josée Vézina. Elle stigmatise le système d’éducation du Québec qu’elle trouve mal adapté et élitiste. «Une personne analphabète prend la responsabilité sur elle, il faut déconstruire ce mythe : souvent les causes sont structurelles, scolaires, liées au système. », soutient-t-elle

Selon Statistiques Canada, 16 % des Québécois sont analphabètes et 33 % éprouvent de grandes difficultés de lecture.

Le Tour de lire prend ses quartiers d’été cette semaine mais rouvre ses portes le 25 août. Les personnes désireuses de s’inscrire peuvent appeler l’organisme à partir du 10 août.

Le Tour de lire

1691, boulevard Pie IX, Montréal     Tél. : 514 252 4718

Courriel : info@tourdelire.org   Site: www.tourdelire.org

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guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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