Art et culture communautaire

Coopérative de producteurs et diffuseurs artistiques

Le communautaire par les arts et la culture

Le Complexe Méduse, situé au centre-ville de Québec, est une coopérative de producteurs et diffuseurs artistiques, culturels et communautaires. C’est aussi un lieu d’accueil pour plusieurs artistes en résidence.

Julie Rhéaume  Dossiers Culture, Communautaire

«Lorsque Méduse a vu le jour il y a 11 ans, on voulait créer des espaces pour les centres d’artistes, des lieux plus adaptés aux besoins des artistes et groupes. Cela a aussi permis de créer un contexte où l’on trouvait sous un même toit une rencontre possible de plusieurs langages artistiques.»

Le principe de la coopérative: «vivre ensemble, mais rester indépendant tout en partageant des espaces et des facilités techniques communes», répond Émile Morin de Recto-Verso, un groupe de création et de diffusion en art multidisciplinaire.

Pour André Gilbert, de VU, un centre d’artistes qui se consacre au développement de la photographie contemporaine, la vocation première du complexe est d’être un lieu de création et de travail pour les artistes. «Ce sont des ateliers avec des équipements que les artistes ne peuvent acquérir sur une base individuelle. Les artistes qui désirent venir travailler ici deviennent alors membre de la coopérative à un coût très modique et, ensuite, peuvent utiliser ces équipements à des tarifs subventionnés.»
Certains groupes de Méduse proposent des espaces d’exposition destinés au public, tandis que des spectacles peuvent être aussi présentés dans des espaces polyvalents situés à même ce complexe artistique.

Synergie entre les groupes

Les groupes de Méduse travaillent souvent à des projets communs. «Rien n’est forcé. Il s’agit d’une synergie qui module, qui varie, selon le bon vouloir des membres. Ça vient de notre cohabitation. On parle de nos projets et il y a des croisements qui s’opèrent. On travaillerait dans des bâtiments séparés et on se verrait quand même… Québec, ce n’est pas grand, sauf qu’ici il existe un contact quotidien qui permet des rencontres, des discussions sur ce qu’on fait», explique Émile Morin.

«Ce qui est intéressant, ce sont les résidences internationales, telles les pépinières européennes (de jeunes artistes qui sont ici pour trois mois). Ces gens profitent de tout le potentiel de Méduse.

L’artiste peut avoir accès aux ressources dont il a besoin: studio de son, de vidéo, atelier de métal. Pour les Européens, cette possibilité de passer les frontières (entre disciplines, types de ressources et groupes) si facilement est assez exceptionnelle. Entre groupes de Méduse, ce genre de croisement est aussi possible. C’est la force et l’intérêt de Méduse», ajoute M. Morin.

Difficultés

«Au départ, Méduse a connu des difficultés financières. Sa construction a coûté plus cher que prévu, comme tout grand projet. On construisait le long de la côte d’Abraham, ce qui a entraîné des contraintes supplémentaires. Beaucoup d’argent a été dépensé juste pour tenir la côte.

Finalement, on est arrivé en bout de course avec des espaces superbes, une belle coque, mais il y avait tout un plan d’achats d’équipements qui n’a pas pu être réalisé. Il a fallu des années pour rattraper ce retard», raconte M. Morin.

Méduse a aussi connu quelques difficultés à assumer le coût des taxes municipales, qui était trop élevé et non adapté à une coopérative sans but lucratif.

«Pendant des années nous avons contesté une politique de taxation qui nous jugeait comme un centre commercial. Nous aurions fermé le lendemain si nous avions payé toutes les taxes. Finalement, nous avons eu gain de cause», souligne M. Morin.

L’avenir

«Méduse n’est pas une entité seule. Son évolution est issue du dynamisme des 10 groupes qui y logent. Il y a une nécessité de se questionner sur la nature des centres d’artistes au Québec: leur impact sur les artistes, les manières de présenter les choses. C’est inévitable. Dans le milieu des arts, on ne peut faire comme si nous étions des galeries privées ou des centres de production traditionnels. Nous sommes supposés être avant-gardistes, de faire une certaine recherche, d’amener de nouvelles approches sur le terrain.

Il est nécessaire pour tous les groupes de continuer cette recherche, de ne pas s’asseoir sur son cul en se disant qu’on fait bien nos choses et que ça va», soutient Émile Morin.

«Si Méduse obtient l’aide financière pour acheter les équipements dont elle a besoin, je vois l’avenir de Méduse de manière très positive. Les groupes se portent tous très bien. Ils se sont tous développés positivement au cours des dernières années. J’ose croire que tout cela va se poursuivre», conclut quant à lui, André Gilbert, sur une note optimiste.

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Le bénévolat qui tue

Les limites de l’implication bénévole

Le bénévolat, moteur d’action?

Un jeune se suicide. Son père n’accepte pas de voir que des jeunes souffrent et qu’il n’y a pas assez de ressources pour les aider. Il crée une association pour venir en aide aux jeunes. En moins d’une année, épuisé devant le travail que cela représente, il se suicide lui-même. Par respect pour ses proches, je garderai le nom de cet homme sous silence.

Raymond Viger    Dossiers SuicideBénévolat

  • Tuerie à la Polytechnique. La sœur d’une des victimes, Heidi Rathjen, part en croisade pour le contrôle des armes à feu.
  • Pacte de suicide de deux filles, sur une voie ferrée, Rive-Sud de Montréal. La mère, Lise Mondor, crée une fondation pour faire de la prévention dans les écoles.
  • Mélanie Cabay, une petite fille, est enlevée, agressée et retrouvée morte. Sa mère crée la fondation Mélanie Cabay, pour venir en aide aux parents et aux proches d’enlèvements.
  • Le petit Daniel Durocher est tué lors d’une escarmouche entre deux bandes de motards rivales. Jusqu’à ce que la maladie l’emporte prématurément, sa mère tient à bout de bras une fondation pour venir en aide aux victimes des groupes criminalisés…

Des histoires comme celles-là, il y en a plus que l’on pense. Au Québec, le bénévolat aura été longtemps motivé par des convictions religieuses. Pour certains, il est une forme d’autothérapie pour faire le deuil d’un être cher, d’une situation injuste et que nous ne voulons pas voir arriver à d’autres. Pour plusieurs d’entre nous, le bénévolat est une question de survie, une façon de donner un sens à un événement traumatisant, un besoin viscéral de changer le monde dans lequel nous vivons.

À la suite d’une grande dépression qui m’a poussé vers deux tentatives de suicide, j’ai erré dans les rues de Montréal. J’ai tellement erré que je suis devenu travailleur de rue. En 1992, avec le père André Durand, nous étions deux bénévoles au Journal de la Rue à parcourir les rues de la province pour aider les jeunes marginalisés. Nos motivations étaient différentes, mais nous avons réussi à développer une complicité dans notre missionnariat.

Être bénévole, pour certains, ce n’est pas seulement donner du temps. C’est aussi mettre à contribution les équipements que l’on possède. C’est aussi, ponctuellement ou d’une façon permanente, refuser un salaire pour son travail, de façon à s’impliquer encore plus. Dans certains cas, il faut même payer pour faire du bénévolat. Une façon d’aider un jeune et d’aider l’organisme à poursuivre sa mission. Pour d’autres, le bénévolat devient un prétexte pour se rencontrer, échanger, éviter d’être seul à la maison.

Quelques grands bénévoles

Au cours des années, nous avons tenté de vous faire découvrir quelques grands bénévoles du Québec. Louise Gagné qui a participé à la création de plus d’une trentaine d’organisme communautaire. André Paradis de l’Estrie, un jeune bénévole de 76 ans. Laurent Pontbriand du Cap-de-la-Madeleine et sa bonne humeur contagieuse. Éléonore Mainguy, ancienne croupière qui dénonce les abus de Loto-Québec envers les joueurs. Did Tafari Bélizaire, ce joueur compulsif qui a sauté en bas du pont Jacques-Cartier et qui est devenu conférencier dans les écoles en prévention du jeu compulsif. Docteure Christiane Laberge que nous avions proclamé personnalité de l’année.  Jacqueline Blais de Sept-Îles avec la médaille du gouverneur et l’ordre du mérite. Chéli Sauvé-Castonguay,  vidéojockey de Musique Plus. Alain Dubois qui se dévoue corps et âme pour la cause des joueurs compulsifs. Julie Rhéaume à la radio communautaire de Québec. Ou encore les 50 ans d’implication de Louis-Phillipe Tremblay de St-Félicien. Des gens qui méritent qu’on écoute le message qu’ils ont à nous livrer et qu’on les soutienne dans leurs actions.

Le bénévolat est aussi important pour les gens qui le font que pour la société. Trop souvent, des bénévoles se brûlent à vouloir changer le monde. Parce que le changement demande du temps, de la patience, de la persévérance… De l’organisation aussi.

Des bénévoles sont prêts à faire des conférences dans les écoles auprès de jeunes. Il faut avoir une ligne téléphonique, répondre aux informations, trouver l’argent pour le transport, prendre une journée de congé (souvent pas payée) pour se rendre dans l’école… Beaucoup de temps de gestion. En plus, ce n’est pas facile pour un bénévole de dire non, de mettre ses limites.

Prenons le temps de soutenir les bénévoles qui se donnent corps et âme pour une société meilleure, de les aider à éviter le burnout, de définir avec eux les limites qu’ils doivent s’imposer. Reconnaissons le travail qu’ils font auprès des jeunes. Merci à vous tous pour votre engagement. Merci pour votre générosité.

C’est en informant et en sensibilisant les jeunes que nous allons réussir à changer le monde, à bâtir une société plus humaine, plus juste et plus équilibrée.

Autres textes sur le Bénévolat

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Quand le bénévolat mène au travail

L’implication bénévole comme expérience de travail

Le bénévolat, un tremplin pour le travail

Le bénévolat dans des organismes communautaires peut ouvrir des portes et aider à démarrer une nouvelle carrière.

Julie Rhéaume   Dossier Bénévolat.

À la suite d’une perte d’emploi, j’ai commencé à animer et produire un magazine culturel sur les ondes d’une radio communautaire de Québec. Je voulais remplir un agenda un peu trop vide à mon goût et continuer à œuvrer dans mon secteur d’activités. Je ne savais pas encore que les contacts établis me serviraient dans ma future carrière de pigiste pour un magazine artistique grand public.

Février 2004, mon poste au journal Droit de parole, publication de gauche bien connue à Québec, est aboli. C’est le désarroi. Le seul boulot qui s’annonce, ce sont mes collaborations à Reflet de Société. Je n’ai absolument rien devant moi. Je passe quelques entrevues pour de gros médias. J’obtiens quelques contrats de rédaction à la pige ici et là mais le découragement s’installe.

Bénévole à la radio

Afin de briser ce cycle de quasi-inactivité et relever de nouveaux défis, je propose un projet d’émission culturelle à la radio communautaire CKIA. Je veux y faire des entrevues avec, entre autres, des artistes alternatifs, pop, néo-trad, rock; y donner des suggestions d’activités; des comptes-rendus de spectacles et plus encore.

Mon projet est accepté: mon émission, Qulture, entre en ondes fin mai 2004. Je fréquente les conférences de presse, je vois des spectacles, je m’y fais des contacts avec des intervenants du milieu culturel et des relationnistes de boîtes de communications qui s’occupent de la venue d’artistes à Québec. Je courre partout! Même si je le fais bénévolement, ça me sauve de la déprime. Mon implication a des effets bénéfiques sur ma vie professionnelle, sociale et ma santé mentale!

J’anime Qulture par plaisir. J’y interview tout autant des artistes de la relève que de gros noms comme Ariane Moffat ou Luck Mervil. Du travailleur communautaire que je rencontre pour Reflet de Société à la méga vedette, tout le monde est égal pour moi. Je traite tous les gens avec le même respect.

Retombées de l’implication bénévole

L’été dernier, j’ai envoyé plusieurs CV à des magazines populaires dans le but d’offrir mes services comme pigiste ou salariée. L’un d’eux, orienté sur le milieu artistique et la mode, m’appelle. Depuis la mi-juillet, je collabore régulièrement à cette publication. Sans les contacts établis dans le cadre de l’émission Qulture, mes relations avec le milieu artistique auraient été plus difficiles. Il faut savoir à quelles portes frapper. Il faut gagner la confiance des divers intervenants. Mon expérience comme productrice et animatrice de mon émission culturelle m’aura apprise à naviguer à travers les dédales du showbiz et de connaître plein de gens.

Mon conseil aux étudiants, jeunes diplômés en recherche de travail dans leur domaine et à toute personne en recherche d’emploi: impliquez-vous! N’ayez pas peur du bénévolat. Déterminez combien de temps vous pouvez y consacrer par semaine et contactez des organismes qui vous intéressent. Vous pourrez y acquérir de l’expérience professionnelle. Vous ferez des contacts et si vous vivez l’isolement, vous y rencontrerez des gens ayant des intérêts communs.

CKIA 88,3FM

Née en 1984 à Québec, CKIA 88,3FM est une station communautaire progressiste, ouverte sur le monde, éprise de justice sociale et orientée sur la diversité musicale. Quelque 150 artisans donnent vie à une soixantaine d’émissions. La centaine d’heures de programmation hebdomadaire de CKIA-FM offre un métissage d’information locale, internationale, féministe, écologique, culturelle, artistique et musicale. On y retrouve des émissions en créoles destinées à la communauté haïtienne, d’autres en espagnol et même une en mandarin!

CKIA propose une programmation de qualité assumée par des producteurs, des animateurs, des chroniqueurs et des techniciens à la mise en ondes bénévoles. Elle fait des miracles avec des moyens limités et une toute petite équipe de salariés.

Autres textes sur le Bénévolat.

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Familles et jeunes du quartier St-Jean-Baptiste

Ressource: Centre Famille Haute-Ville

Depuis juillet 2001, le Centre Famille Haute-Ville accueille les familles du quartier St-Jean-Baptiste et du centre-ville de Québec. En plus d’être un organisme communautaire voué à l’amélioration des conditions de vie des familles, la ressource permet à ses membres de s’approprier leur quartier, de créer un réseau d’entraide et de se donner le pouvoir de changer le monde.

Par Julie Rhéaume               Dossier  Famille 

Malgré tous les services que le Centre Famille Haute-Ville offre à la population, l’organisme ne reçoit aucun financement récurrent pour remplir sa mission. L’existence de cette ressource familiale est menacée.

Mission et services

Le Centre Famille Haute-Ville a vu le jour il y a trois ans, une initiative de jeunes mères du quartier St-Jean-Baptiste. Le but du Centre est de venir en aide aux familles du centre-ville de Québec, de briser leur isolement et de créer des réseaux de solidarité.

Le Centre compte présentement 130 membres. Ce sont principalement des femmes âgées entre 20 et 30 ans. Plusieurs sont aux études. La moitié d’entre elles sont en couple. «Mamans d’un premier enfant, elles changent de situation de vie et se retrouvent isolées», raconte la coordonnatrice, Diane Thibeault.

Au départ, ça ne devait être qu’une joujouthèque, un endroit où les tout-petits peuvent emprunter des jouets. Le centre offre également une foule d’autres activités et services. C’est un lieu de répit parental. Il y a aussi des cafés-discussions avec des intervenants de la communauté, des conférences, des séances de bricolage. On offre également un groupe d’achat d’aliments naturels. Les parents peuvent s’impliquer au sein du conseil d’administration et de divers comités.

La coordonnatrice parle avec fierté des ateliers «Clé magique», qui s’adressent aux parents et aux enfants de deux à quatre ans. «Les parents et les enfants réalisent ensemble un bricolage portant sur un thème touchant à leur situation de vie. Ensuite, les petits préparent une collation et ils font une surprise à leurs parents. Finalement, les parents s’engagent dans une discussion. Cette activité est souvent basée sur l’estime de soi de l’enfant. Le but est de donner du temps de qualité aux parents et aux enfants.»

Difficultés en vue

À la fin d’août, au moment de l’entrevue avec Diane Thibault, coordonnatrice du Centre Famille Haute-Ville, il ne restait que «trois mois à vivre au Centre si on ne trouvait pas de financement», disait-elle. À maintes reprises, le Centre a vu la fermeture de près. Cependant, à chaque fois, à coups de spectacles bénéfices et d’efforts de la part de son équipe et de ses membres, il a continué à offrir ses services aux familles. L’organisme survit depuis trois ans sans financement récurrent. Il a obtenu des sommes provenant d’enveloppes discrétionnaires de la part de députés et de certains ministères mais sans engagement de soutien à long terme. Quelques fondations et la caisse populaire du quartier ont aussi soutenu le Centre mais toujours sans appui récurrent. «Les parents sont préoccupés. Toutefois, tous les espoirs sont là. Nous avons évité la fermeture à plusieurs reprises, mais ça nous prend de nouvelles pistes de financement», explique Diane Thibault. Certaines activités bénéfices étaient d’ailleurs prévues pour cet automne.

On peut joindre le Centre Famille Haute-Ville au (418) 648-1702 ou par courriel au cfhv@webnet.qc.ca

Collaboration avec la Maison Dauphine

Le Centre collabore également à un nouveau projet avec la Maison Dauphine, une ressource pour les jeunes de la rue située dans le Vieux-Québec. L’initiative est d’une durée d’un an et permet l’embauche d’une intervenante qui oeuvre à la Maison Dauphine. Cette intervenante offre des consultations individuelles aux jeunes mères qui fréquentent la Maison. La majorité de ces femmes sont mères d’enfants âgés de moins de un an et demi.

Autres textes : Dossier Famille 

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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Ouverture d’esprit sur les différences sexuelles

Ouverture d’esprit sur les différences sexuelles

Julie Rhéaume                             Dossier Homosexualité, Sexualité

L’homophobie fait encore des ravages. On croit la société plus ouverte, mais les préjugés demeurent. Dans les écoles, plusieurs jeunes, gais ou non, continuent de se faire traiter de «fifs»! Les formateurs des Groupes de Recherche et d’Intervention Sociale (GRIS) vont dans les écoles ou rencontrent des professionnels de la santé afin de démystifier l’homosexualité et de lutter contre les préjugés. Entretien avec Karine, intervenante du GRIS de Québec.

«GRIS-Québec, c’est une communauté d’apprentissage. C’est merveilleux, humain. Ce n’est pas un groupe de services. Quand on commence à s’y impliquer, on vit une prise de conscience rapide. On y retrouve plusieurs modèles homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels ouverts», explique Karine, une intervenante sociale dans la vingtaine, qui se définit comme bisexuelle.

La jeune femme, qui détient un baccalauréat en travail social et un certificat en sexualité humaine, a débuté comme bénévole dans la région Chaudière-Appalaches il y a deux ans. Elle faisait de la démystification dans les écoles et y rencontrait des jeunes pour parler de son cheminement. «On ne parle pas de sexe, on parle d’amour. On doit d’abord parler d’amour», explique Karine.

En juin 2004, elle a été embauchée comme intervenante au Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale gais et lesbiennes de Québec, afin de donner de la formation aux professionnels de la santé et des services sociaux. En même temps, Karine vivait une relation avec une fille et a commencé à fréquenter la communauté gaie. Elle est salariée, mais fait toujours du bénévolat pour l’organisme. «Le travail me donne davantage que ce que, moi, je donne au travail», lance la jeune femme.

Homophobie et homosexualité

La société québécoise peut sembler plus ouverte, mais l’homophobie sévit toujours. Ça peut aller de «l’hétérosexisme», le fait de présumer qu’une personne est automatiquement hétéro, explique Karine, jusqu’à la violence et aux insultes.

«Au Québec, on a fait des choix politiques sur la définition du mariage, par exemple. Les gens pensent donc que la société est plus ouverte. Ce n’est que de la tolérance!

Les jeunes, qui sont le reflet de la société, pensent que celle-ci est par conséquent plus ouverte, ils font donc leur coming-out jeunes… Sauf qu’ils n’ont pas encore les outils pour accepter les conséquences de cette sortie au grand jour.

Modèles gais positifs

Les jeunes ont besoin de modèles positifs. Un jeune, gai ou non, qui se fait traiter de fif va connaître des problèmes émotifs. Les garçons vivent davantage de la violence physique: l’homosexualité fait référence à la féminité, et donc, à la faiblesse. Et les plus homophobes, ce sont ceux qui ont peur d’être gai!»

«Du côté des filles, la violence est davantage verbale. Chez les filles homosexuelles, on associe la notion de force.»

Les professionnels de la santé et des services sociaux doivent solliciter de façon individuelle les services et les formations du GRIS Québec. Cependant, certains ont encore des préjugés ou sont tout simplement débordés et décident de ne pas suivre les formations. De telles ressources constituent pourtant un atout majeur pour tout intervenant qui veut être mieux outillé pour répondre aux besoins de sa clientèle.

GRIS Québec

Le GRIS de Québec a été fondé en 1996, deux ans après celui de Montréal, pour démystifier l’homosexualité et contrer l’homophobie. Les activités et services offerts peuvent varier selon les régions.

Le GRIS de Québec propose des activités dans les écoles secondaires, auprès des professionnels de la santé et des services sociaux, et dans le milieu universitaire. Il compte plusieurs bénévoles, qui participent à l’accueil, la formation et aux activités de démystification.

Ressources Homosexualité

L’Accès: un milieu de vie où les jeunes de 14 à 25 ans, gais, lesbiennes, bisexuels, ou en questionnement, peuvent se rencontrer, discuter et faire des activités.
Les réseaux Alliés: professionnels de la santé, des services sociaux, de l’éducation et des organismes communautaires pour l’accompagnement et le soutien.
Les groupes OSER (Orientation Sexuelle, Estime de soi et Respect), qui sont des groupes de discussion et d’entraide.

GRIS Québec: (418) 523-5572 info@grisquebec.org

GRIS Saguenay-Lac-Saint-Jean http://www.rc02.com/gris02

GRIS Chaudière-Appalaches http://www.francite.com

GRIS Montréal: (514) 590-0016 http://www.gris.ca

Autres textes sur Homosexualité

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