De combattants à acteurs sociaux : les policiers aiment-ils leur nouveau rôle?

Ghyslain Vallières compte 22 ans d’expérience dans la police. Il a été patrouilleur, préventionniste et agent spécialisé dans la lutte à l’exploitation sexuelle. Aujourd’hui, il est relationniste à la police de Longueuil, tout en continuant à travailler sur le terrain. Depuis le début de la pandémie, l’agent Vallières a mis à l’épreuve le rôle de policier RÉSO qui incarne bien la volonté de créer une police plus humaine au Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Un texte de Marie-Claude Savard publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

Plutôt que combattant du crime, le policier RÉSO est un acteur social qui veille sur les gens vulnérables de concert avec les organismes d’aide de son territoire. Il travaille dans la communauté près des personnes souffrant de problèmes de santé mentale, de pauvreté, d’itinérance, de dépendance ou autres. Il apprend à connaître les réalités des différents milieux et crée des liens de confiance. Il identifie les fragilités, évalue les besoins et agit avant qu’il y ait une crise. L’agent Vallières travaille depuis mars auprès des itinérants.

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Liberté – Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieur

Un livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

Une police à échelle humaine

Le policier doit se détacher de son rôle de combattant du crime et se rapprocher de ses citoyens. C’est du moins ce que croit le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) qui, depuis plusieurs mois, travaille à implanter une approche plus humaine dans son fonctionnement. De nouvelles équipes d’intervention ont été créées. La plus récente est l’Équipe de soutien en intervention psychosociale (ÉSIP), qui mise sur le dialogue et les solutions alternatives à la judiciarisation.

Un texte de Marie-Claude Savard publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

En 2019, 88 000 appels ont été faits au 911. De ces interventions, 70% n’étaient pas reliées à des infractions criminelles. Ainsi, dans quelque 61 600 interventions, les patrouilleurs ont répondu à des appels relatifs à la détresse humaine plutôt qu’à l’activité criminelle.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Autres textes sur Santé mentale

Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueil

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Un livre que vous pouvez commenter et où vous pouvez présenter vos propres créations. Vous pouvez y laisser votre commentaire et même vos propres textes. Chaque commentaire est lu et obtient sa réponse.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000 et en région: 1-877-256-9009 ou par Internet. Éditions TNT : 625 Avenue de la Salle, Montréal, QC H1V

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Milieu carcéral, des prisons ouvertes à la réhabilitation

Prisons sans barreaux, détenus sans menottes, gardes souriants se liant d’amitié. Les prisons ouvertes et «humanisées» pourraient quasiment passer pour des lieux de villégiature. Mais pourquoi avoir adopté ce modèle? Favorise-t-il la réhabilitation et un risque moindre de récidive chez les criminels? Plusieurs exemples semblent le prouver.

Un texte de Justine Aubry – Dossier Justice


Construite en 2010, la prison norvégienne de Halden, surnommée «la plus humaine du monde», fonctionne selon le principe d’une incarcération ouverte appuyée par une «humanisation des pratiques carcérales». Ce système est aujourd’hui utilisé dans d’autres centres de détention à travers la Scandinavie. En Finlande, ce type de prisons existe depuis le milieu des années 1930. Plusieurs principes ont semé le doute dans l’esprit des défenseurs d’un système rigide: absence de cellules et de barbelés, prisonniers sans menottes et gardes sans armes.

Dans la prison à sécurité minimale de Bastoy, située sur une île norvégienne de 2,6 km², les 115 criminels (du trafiquant au meurtrier) vivent dans de jolies petites maisonnettes en bois. Ils évoluent dans un environnement similaire à celui d’une vie normale en société, la surveillance étant uniquement électronique.

Les détenus sont libres de circuler à pied ou à vélo, s’ils le souhaitent. Ski de fond, baignade et randonnée sont également au menu à la fin d’une journée de travail dans les champs ou à la serre. Ils ont la belle vie, ces criminels, diront certains. Pourtant, depuis les années 1960, des chercheurs scandinaves étudient l’efficacité de la sanction punitive sur la propension à reproduire des actes criminels. Et selon eux, aucune réelle corrélation ne peut être établie. La réhabilitation constituerait une solution beaucoup plus favorable autant pour le détenu que pour la société.

Selon plusieurs spécialistes, il y aurait effectivement moins de récidives de la part de prisonniers ayant fréquenté une prison ouverte aux valeurs humanistes. Le docteur John Pratt, enseignant en criminologie à l’Université de Wellington en Nouvelle-Zélande, est aussi de cet avis. Les statistiques rapportées par le chercheur sont révélatrices: le taux de récidive avoisinerait les 20% pour les résidents de ce type de prisons alors qu’il frôlerait les 65% pour un prisonnier purgeant une peine aux États-Unis. Au Canada, les récidivistes représenteraient plus de 50%.

Mais si ce fonctionnement est réellement aussi efficace, à quand un modèle similaire pour les prisons canadiennes? Depuis plusieurs années, elles sont en constante surpopulation. Alors que le taux de criminalité diminue, les milieux carcéraux débordent toujours.

Pourquoi? Principalement parce que les libérations conditionnelles sont souvent limitées et que beaucoup de criminels récidivent. Les politiques punitives ont pourtant été de maintes fois démontrées comme non concluantes.

Selon le Service correctionnel du Canada (SCC), «des efforts pour mieux préparer les détenus à réintégrer la société dans le but ultime de réduire le recours à l’incarcération comme principale mesure correctionnelle» seraient déployés en plus de la mise en place d’un programme favorisant «les aptitudes et le comportement compatibles avec la réinsertion sociale». Mais la situation ne s’améliore pas. Le Protecteur du citoyen constate la détérioration des conditions de détention des établissements carcéraux québécois alors que le ministère de la Sécurité publique (MSP) du Québec ne sait plus où donner de la tête pour trouver des places supplémentaires.

La solution résiderait peut-être dans une réforme pénale qui cesserait progressivement de voir l’emprisonnement comme une fin en soi. Mais plutôt de considérer cette phase comme un passage obligé vers la réhabilitation et la réinsertion. L’amélioration de la transition vers les centres résidentiels communautaires (CRC) à la suite d’une libération pourrait également être la clé contre la récidive.

En complément à Reflet de Société +

Retrouvez ce reportage de France 24 sur les prisons ouvertes en Finlande.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Avocats pro bono recherchés, pour une justice sociale

Pour mettre de l’ordre dans notre société

Mordre des mollets

Raymond Viger | Dossiers JusticePolitique

Jean_Drapeau_et_Pacifique_Plante_1954Malgré plusieurs efforts pour nettoyer la corruption, je ne suis pas convaincu que notre société fonctionne pour le meilleur.

Après Jean Drapeau et Pacifique Plante dans les années 1950 qui ont tenté de nettoyer Montréal, toutes sortes de commissions d’enquête ont suivi telles la CECO en 1972 ou plus récemment la Commission Charbonneau.

On y voit et entend d’énormes scandales. De quoi faire dresser le poil sur tout mon corps. Des crimes gros comme le bras, mais sans jamais d’accusation formelle. Des réseaux criminels qui continuent leurs opérations en toute impunité. En bout de ligne, ces efforts de nettoyage sont-ils vain et inutiles?

Certains diront que pour chaque tête mafieuse coupée une autre prendra aussitôt sa place. Peut-être. Mais à force de faire du ménage, on peut espérer que le crime organisé s’affaiblira, n’aura pas le temps de s’incruster. De plus, combien de combines illégales sont possibles parce que des fonctionnaires se disent que c’est la façon de faire, que tout le monde le fait, que personne ne se fait prendre, que même s’ils se font prendre ils auront eu le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour que ça en vaille la peine? En nettoyant régulièrement mais surtout énergiquement, certains fonctionnaires n’oseront peut-être pas se mouiller, rendant plus difficile certains abus.

utopistes-economie-finance-revolte-bourse-seat-in justiceSi on veut une société juste et équitable, c’est la Justice qui doit être notre outil pour atteindre l’objectif. Il nous faut donc avoir accès à des avocats pour taper sur les doigts de ceux qui les ont trop long. Une façon légale et démocratique de montrer notre mécontentement quand le gouvernement ne réussi pas à le faire.

Parce que si nous ne pouvons pas avoir accès à des moyens légaux pour faire entendre nos voix, il ne restera que des moyens violents pour atteindre une justice sociale.

Lorsqu’il n’est pas payant pour les autorités politiques de légiférer et d’agir pour atteindre une justice sociale, il faut que la démocratie les force à revenir à leur mandat premier. Une saine gestion de la société dans un objectif d’équité et de justice.

Ce ne sont pas les armes qu’il nous faut lever contre l’autorité. Cela ne ferait que justifier la répression et l’usage de la force policière.

C’est une armée d’avocats qu’il nous faut lever.

Archimède voulait un point d’appui pour soulever le monde. Moi je veux des avocats pour le changer.

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Autres textes sur Protection du consommateur

Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Poser des questions comme les enfants

La puissance du pourquoi

Toute invention, toute créativité découlent de la question que posent si souvent les enfants : « Pourquoi ? » Une habitude créative que les adultes devraient retrouver, que nous devrions tous retrouver.  

Normand Charest – chronique Valeurs de société | Dossiers Famille, Croissance personnelle

Logo_chronique 2 (ajusté)À la radio de CBC, le pendant anglophone de Radio-Canada, le 31 décembre 2012, on interviewait Amanda Lang, l’auteure du livre The Power of Why, la puissance du pourquoi, qui soulignait l’importance de la curiosité à la base de toute créativité.

« Tous les enfants de cinq ans sont créatifs », affirmait-elle. « Ils n’ont pas d’ego. Pour eux, aucune question n’est stupide, toutes les questions sont fascinantes parce qu’elles représentent le début d’une aventure. »

Selon elle, les inventions proviennent du pourquoi, et donc du fait de remettre en question les manières convenues de faire les choses. Un pourquoi suivi le plus souvent d’un comment : comment améliorer une situation, comment trouver une solution à un problème identifié par le questionnement.

C’est ainsi que l’on a inventé les vêtements pour se protéger du froid, en récupérant en premier lieu les fourrures des animaux. C’est ainsi que l’on a inventé des semelles pour pour marcher. Que l’on a découvert comment conserver le feu qui réchauffe et qui éclaire.

Redevenir comme des enfants

dessin d_enfant famille familiale parent enfants jeunes père mèreTous les enfants dessinent et chantent, alors que beaucoup d’adultes n’osent plus le faire. Parce qu’ils dessinent mal, parce qu’ils ne savent pas chanter, pensent-ils. Alors que les enfants n’ont pas peur de se tromper. Ils dessinent avec bonheur des bonshommes pas très ressemblants et chantent sans se poser de question sur la justesse de leurs chants.

Les enfants n’ont pas encore ce genre d’orgueil pour les entraver. Ils comprennent qu’ils sont en apprentissage et cette souplesse leur permet d’écouter, d’observer et d’apprendre tout en s’amusant.

Rien ne nous empêche de les prendre en exemple. Au contraire, nous avons tout à gagner en « redevenant comme des enfants » en cette matière. En retrouvant la curiosité, la créativité de l’enfance… et le bonheur qui les accompagne.

Et en rejetant les affirmations du genre : « On a toujours fait les choses de cette manière » ou « Je suis trop vieux pour changer » qui nous empêchent d’évoluer.

Amanda Lang disait aussi, dans cette interview : « On se plaint du fait que les enfants posent trop de questions, mais le meilleur moyen de les faire taire, c’est bien de leur répondre ! » Ce qui nous amène à beaucoup travailler sur nous-mêmes, lorsque nous réalisons que nous n’avons pas toujours réponse à leurs demandes.

Et voilà déjà deux énigmes, deux questions importantes que beaucoup d’entre nous se posent en tant qu’adultes :

  • Pourquoi l’injustice sociale ?
  • Pourquoi vivons-nous sur Terre ? Ou en d’autres mots : Quel sens pouvons-nous trouver à notre vie d’être humain ?

Pourquoi l’injustice sociale ?

Pour autant qu’on observe un peu, on s’aperçoit forcément qu’il y a des inégalités sociales. On doute vite de l’existence du Père Noël dès qu’on réalise que nos cadeaux n’ont pas tous la même valeur.

On se pose des questions lorsqu’on voit d’une part le gaspillage de certains riches, et d’autre part les besoins des gens qui meurent de faim et de froid, couchés sur les trottoirs.

Pourquoi faut-il constamment baisser les salaires des ouvriers et augmenter la productivité, tandis que la petite minorité des très riches s’enrichit constamment ? Aux États-Unis, les républicains prétendent que seul l’enrichissement des riches peut relancer l’économie.

On pose beaucoup de questions sur la raison d’être des inégalités sociales et aucune réponse ne nous satisfait. Puisque les très riches dominent l’économie, ils dominent aussi la politique et ainsi, les réponses qu’on nous donne ont un petit quelque chose de biaisé qui les favorise toujours.

Les riches nous disent qu’ils méritent leur richesse, que celle-ci découle de leur travail et de leur créativité, qu’ils sont créateurs d’emplois, qu’ils font rouler l’économie. Ce qui laisse sous-entendre que les pauvres sont, à l’opposé, paresseux, sans créativité et qu’ils méritent leur indigence.

egalite famille familiale parent père mère jeune enfantLa vie en société repose sur l’empathie, c’est-à-dire sur la « capacité de se mettre intuitivement à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s’identifier à lui », selon le dictionnaire du correcteur Antidote.

En se mettant à la place de l’autre, on comprendra que personne n’aime se retrouver dans une situation de passivité où on doit dépendre de la charité et de l’aide sociale, tout en continuant de vivre dans la misère. Une telle situation va à l’encontre d’une saine estime de soi et d’une confiance en la vie nécessaires à l’épanouissement de la créativité.

Sans estime de soi, sans confiance, sans espoir d’amélioration, l’aide monétaire donnée aux démunis risquent effectivement d’être détournée vers la bière, le tabac, les drogues, c’est-à-dire vers des évasions qui sont en fait des moyens d’autodestruction ou de suicide progressif.

Une meilleure répartition des richesses signifie plutôt de redonner aux pauvres des chances d’améliorer leur sort par le travail, par les études qui permettent d’accéder au travail, par un milieu de vie stimulant, etc. Autrement dit, il s’agit de redonner non seulement des biens, mais plutôt des chances égales à tous.

On pourrait nous dire que nous rêvons, qu’il s’agit d’une utopie, d’un idéalisme naïf. Et c’est vrai que la situation ne semble jamais s’améliorer de façon durable. C’est vrai que le chemin est long qui mène à une meilleure justice sociale et qu’on n’en voit pas le bout. Mais c’est le seul chemin qui vaille, le seul chemin qui puisse mener à une paix sociale et à une vie digne d’un être humain.

Pourquoi vivons-nous ? Comment trouver un sens à notre vie ?

famille parents enfants père mère jeunesNous souhaitons tous mener une vie créative qui puisse nous satisfaire. Mais nous nous rendons bien vite compte que nous ne pouvons pas être heureux seul et de manière égoïste. Tout bonheur naît d’un partage, et donc aussi d’une justice sociale.

Dès le départ, la vie repose sur la collaboration. Tout participe au grand échange naturel. L’énergie du soleil, l’air et les minéraux du sol permettent la formation des plantes. Et les plantes à leur tour nourrissent les animaux, puis les humains et ainsi de suite.

La plupart des organismes s’insèrent dans le mouvement de la vie sans se poser de questions. Seul l’homme le fait grâce à sa conscience. Une conscience qui lui permet d’avoir une grande influence sur son entourage, sur l’environnement, sur le monde.

Mais l’être humain ne peut trouver le bonheur de manière égoïste. Il ne peut le trouver que dans l’union, la collaboration, et donc dans le partage et l’empathie. En d’autres mots : par l’amour dans son sens le plus large. Empathie et amour pour ses semblables, mais aussi pour l’univers au complet, un univers qu’il doit de toute façon respecter pour survivre.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4


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Origines de la Bourse et son histoire

La Bourse ou la vie?

Pendant que des milliers et des milliers de citoyens font du seat-in devant les différentes instances économiques à travers le monde, retour sur les origines de la Bourse.

Raymond Viger | Dossiers Économie, Justice

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La Bourse trouve ses origines au 12e siècle. Elle permettait de réguler et contrôler les dettes des communautés agricoles envers les banques.

En 1602, la Bourse s’officialise avec une première entreprise qui émet des actions et des obligations. L’objectif de la Bourse est de permettre le financement des entreprises avec l’émission de ces actions et obligations. La Bourse permet ainsi le développement de projets qui n’auraient pu se financer seuls.

Pour pallier les risques du marché, les produits dérivés ont été créés. Ceux-ci permettaient à un manufacturier de sécuriser les prix des matières premières essentielles à sa production. Pour un manufacturier ayant des clients ou des fournisseurs internationaux, les produits dérivés lui permettaient de se prémunir contre les variations des devises étrangères.

Les taux d’intérêts font aussi partie des risques que les manufacturiers devaient sécuriser. Les produits dérivés peuvent se résumer comme étant des ententes d’achat et de vente à des prix fixés à l’avance pour protéger les manufacturiers des variations de leurs coûts.

La bourse: outil de développement

Jusque-là, la Bourse est un outil économique permettant de conserver un équilibre et une meilleure continuité des affaires. La Bourse est un lieu d’échange entre un épargnant qui prend le risque d’investir ses économies pour faire un profit honnête et une entreprise qui veut évoluer et prendre de l’expansion.

Au 18e siècle, les marchés boursiers se multiplient avec la révolution industrielle, une période d’intense développement manufacturier et financier.

En 1970, en France, apparaissent les actions sur titres ou stock-options. Une rémunération pour les dirigeants d’entreprise payée en options d’achat. Le dirigeant peut, à une date ultérieure, acheter des actions de l’entreprise qui l’emploie au prix d’aujourd’hui.

Deux objectifs motivent l’apparition des stock-options. D’une part, permettre aux entreprises qui démarrent d’engager de bons prospects et de les payer avec la plus-value qu’ils vont générer. D’autre part, permettre que la rémunération des hauts dirigeants soit proportionnelle aux résultats financiers qu’ils atteindront. Plus le dirigeant sera performant, plus ses actions prendront de la valeur.

La bourse: outil de perversion

Les abus sont ici tentants. Les gains en capital de vos actions sont moins imposés qu’un revenu d’emploi. Cela devient rapidement une évasion fiscale. De plus, quand le dirigeant qui exerce son option achète une action, son employeur collecte de l’argent de cette vente. Le dirigeant revend ensuite ses actions au simple citoyen.

Les salaires exorbitants des dirigeants ne sont pas payés par l’entreprise mais par le simple épargnant qui essaie de planifier une éventuelle retraite. J’ai beaucoup de difficultés à accepter et comprendre pourquoi un salaire n’est pas payé par l’entreprise mais par l’émission d’actions. J’ai encore plus de difficultés à accepter que l’entreprise collecte de l’argent avec la vente de ses actions. Avoir un employé est censé être un poste de dépense… pas de revenus!

Le dirigeant qui connaît bien son entreprise et qui sait qu’il va vendre ses actions va tout faire pour que la valeur de ses actions soit au maximum. Il n’a plus comme objectif la santé à long terme de l’entreprise, mais une plus-value à court terme, même si cela hypothèque son développement futur. Le citoyen qui achète cette action pour une plus-value à long terme se fait-il léser par une telle opération ?

Même si les stock-options répondaient à un besoin honnête de pouvoir engager un dirigeant performant et de l’évaluer en fonction des résultats, nous sommes rapidement passés à une génération de dirigeants qui ne pensent qu’au rendement à court terme de l’entreprise, prête à sacrifier le long terme pour avoir un rendement rapide.

Scandales en prime

Dans les années 1990, c’est l’euphorie totale. La bulle financière s’intensifie jusqu’en 2001 avec les scandales financiers d’Enron et de Worldcom. Suite aux abus que les stock-options ont provoqués, de nouveaux règlements sont votés en 2002 par le Congrès américain sous Georges W. Bush. Par la suite, les administrateurs sont de moins en moins enclins à accepter des pratiques contestables dans l’utilisation des stock-options.

Malgré tout, en 2006, un autre scandale financier éclate. Des entreprises antidataient, sans en avertir les actionnaires, la date de distribution des stock-options pour les faire coïncider avec le cours le plus bas de l’action.

Erik Lie de l’Université de l’Iowa a étudié les attributions d’actions à des dirigeants de 7 774 entreprises entre 1996 et 2005. Sa recherche estime que 29,2 % des sociétés étudiées, soit 2 200 d’entre elles, ont antidaté leurs remises. De plus, Erik Lie souligne n’avoir découvert qu’une minorité des firmes coupables.

Toujours selon le chercheur Lie, un autre stratagème utilisé serait de faire coïncider la vente des stock-options juste après l’annonce de bonnes nouvelles concernant l’entreprise. Et qui décide de publier les bonnes nouvelles? Le dirigeant qui va vendre ses actions!

D’autres manipulations boursières font mal aux petits épargnants. Les courtiers, ces intermédiaires entre l’épargnant et les actionnaires, sont payés à la commission sur les achats et les ventes. Leurs priorités ont été trop souvent non pas le bien-être financier de leurs clients, mais l’achat et la vente pour faire plus de commission.

Les spéculateurs se retrouvent partout. Même du côté des banques. Attirés par le gain rapide et facile nous nous retrouvons avec des scandales tels que le papier commercial et autres illusions spéculatives.

Occupy… la Bourse

En 2011, des citoyens se rallient et occupent des espaces devant Wall Street et d’autres institutions financières à travers le monde. Bien que la Bourse ait été créée pour soutenir les emplois et le développement économique de notre société, ses vrais objectifs sont détournés aux mains de spéculateurs et de profiteurs. Parce que malgré les lois qui tentent de régir et d’encadrer cette Bourse, des spéculateurs, tels des serpents, continuent de s’y faufiler.

Le nombre de victimes de ces spéculateurs est encore plus grand que ce que nous pouvons voir en face de Wall Street et des instances financières mondiales. Avez-vous réservé votre siège pour le seat-in?

Autres textes sur Économie

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L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Troll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livre Maintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

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Le blog day, Jimmy St-Gelais et les 7 du Québec

Raymond Viger | Dossiers Internet et Économie

Le blog day approche à grand. Le 31 août. Une journée de fête où les Internautes de toute la blogosphère présentent 5 blogues qu’ils aiment, qu’ils lisent ou encore qu’ils viennent de découvrir.

L’an dernier, j’ai participé au blog day avec une journée de retard. Pour me faire pardonner, et trouvant le temps trop long avant de revenir à la 2e édition du Blog Day, j’avais refêter le Blog Day au printemps suivant!

Pour me racheter cette année, je vais commencer immédiatement à faire les présentations de mes blogues invités. Cela devrait me permettre d’arriver à temps pour le 31 août. Si je remplis mon mandat, le 31 août je n’aurais qu’à faire un lien sur les différents blogueurs que j’aurais présenté dans les semaines avant.

Avec le titre présenté, vous avez compris qu’aujourd’hui, je fais l’intronisation de Jimmy St-Gelais dans ma blogoliste, tout aussi célèbre que le temple de la renommé du hockey ou de tout autre association du genre.

J’ai cyber-croisé Jimmy St-Gelais sur le média libre Cent Papiers. Lui et moi y sommes de fidèles rédacteurs. J’avais vu son nom passer, mais, désolé, je n’avais pas eu le temps de lire. Parce que je n’ai pas le temps de lire tout ce que le cyberespace nous fournit.

Récemment, un nouveau projet surgit dans ma vie. Pourtant, je ne manque pas de nouveaux projets sur ma table de travail. Mais en bon cyberdépendant, je me retrouve dans un nouveau projet, Les 7 du Québec. Je ne vous en dirais pas plus sur ce projet pour l’instant, c’est encore confidentiel. Vous avez cependant compris que le hasard de la vie a réuni Jimmy St-Gelais et votre humble serviteur dans ce groupe des 7 du Québec. J’ai donc pris le temps d’aller visiter le blogue de Jimmy St-Gelais et de le lire. Je ne pourrais pas me permettre d’introniser un blogueur sans avoir fait acte de lecture. Quand même!

Puisque je vous le présente aujourd’hui, c’est que j’ai apprécié sa plume et les sujets débattus sur son blogue: Politique, économie, écologie et justice sociale. C’est évidemment le thème de la justice sociale qui me rejoint le plus. Mais, souvent il faut malheureusement passer par la politique et l’économie pour tenter de faire fleurir la justice en ce bas monde.

Je vous invite donc à visiter le blogue de Jimmy St-Gelais. Profitez du blog day pour lui laisser un petit commentaire sur son blogue et le saluer de ma part.

PS 15 juin 2009. Pierre Schneider et Yan Barcelo ont maintenant joint l’équipe des 7 du Québec.

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L’amour en 3 Dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
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