Des ministres qui se vident le coeur

Nouvelle vision de la politique

Justice et équité sociale

Raymond Viger Dossiers PolitiqueJustice

Si j’étais Ministre… de la Santé

Si vous pensez que nos routes sont en mauvais état… vous n’avez pas vu l’état de notre système de Santé !

Les coupures dans le système de Santé créent de grandes violences. Les personnes psychiatriques sont maintenant refusées dans les hôpitaux psychiatriques et se retrouvent à l’urgence. Avec une diminution du personnel, il faut intervenir avec plus de gens et plus de cas lourds. La violence a augmenté dans les urgences. Il faut protéger autant le personnel soignant que les patients.

Si j’étais Ministre de l’Éducation

Qu’on arrête de faire une obsession de faire terminer le Secondaire à tous les jeunes. C’est un échec sur toute la ligne. Ce n’est pas de terminer son secondaire qui est important mais de terminer ses études.

Qu’on donne accès à des métiers à nos jeunes qui veulent travailler. Donnons du bois à un ébéniste et du métal à un forgeron. Qu’on garde les sinus et cosinus aux jeunes qui veulent continuer au Cégep.

Si j’étais… Ministère des Finances

Dire à Loto-Québec de gérer le jeu et d’arrêter d’en faire une obsession de le vendre.

Si j’étais… Ministère de la Culture

Revendiquez les budgets culturels de Loto-Québec, Hydro-Québec. La Culture doit être géré par le Ministère de la Culture. Pas par une Société d’État qui a une vision mercantile.

Quand Loto-Québec finance les événements culturels et communautaires c’est une façon indirecte de contrôler les gens. Ferme ta gueule sinon je te coupe les finances.

Si j’étais… Premier Ministre

J’implanterais des élections à date fixe pour éviter qu’un gouvernement tente de contrôler la démocratie en déclenchant des élections quand les sondages lui sont favorables.

Présentement mon vote est en conflit d’intérêt. Il représente autant le Parti que je veux au pouvoir que le député de mon comté. Je changerais le système de vote pour avoir un vote pour le premier ministre et un autre pour le député.

Et il y a tant d’autres idées que l’on peut mettre sur pied pour obtenir une société juste et équitable.

Merci de nous partager les vôtres.

Autres textes sur Politique

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

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Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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Avocats pro bono recherchés, pour une justice sociale

Pour mettre de l’ordre dans notre société

Mordre des mollets

Raymond Viger  Dossiers JusticePolitique

Jean_Drapeau_et_Pacifique_Plante_1954Malgré plusieurs efforts pour nettoyer la corruption, je ne suis pas convaincu que notre société fonctionne pour le meilleur.

Après Jean Drapeau et Pacifique Plante dans les années 1950 qui ont tenté de nettoyer Montréal, toutes sortes de commissions d’enquête ont suivi telles la CECO en 1972 ou plus récemment la Commission Charbonneau.

On y voit et entend d’énormes scandales. De quoi faire dresser le poil sur tout mon corps. Des crimes gros comme le bras, mais sans jamais d’accusation formelle. Des réseaux criminels qui continuent leurs opérations en toute impunité. En bout de ligne, ces efforts de nettoyage sont-ils vain et inutiles?

Certains diront que pour chaque tête mafieuse coupée une autre prendra aussitôt sa place. Peut-être. Mais à force de faire du ménage, on peut espérer que le crime organisé s’affaiblira, n’aura pas le temps de s’incruster. De plus, combien de combines illégales sont possibles parce que des fonctionnaires se disent que c’est la façon de faire, que tout le monde le fait, que personne ne se fait prendre, que même s’ils se font prendre ils auront eu le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour que ça en vaille la peine? En nettoyant régulièrement mais surtout énergiquement, certains fonctionnaires n’oseront peut-être pas se mouiller, rendant plus difficile certains abus.

utopistes-economie-finance-revolte-bourse-seat-in justiceSi on veut une société juste et équitable, c’est la Justice qui doit être notre outil pour atteindre l’objectif. Il nous faut donc avoir accès à des avocats pour taper sur les doigts de ceux qui les ont trop long. Une façon légale et démocratique de montrer notre mécontentement quand le gouvernement ne réussi pas à le faire.

Parce que si nous ne pouvons pas avoir accès à des moyens légaux pour faire entendre nos voix, il ne restera que des moyens violents pour atteindre une justice sociale.

Lorsqu’il n’est pas payant pour les autorités politiques de légiférer et d’agir pour atteindre une justice sociale, il faut que la démocratie les force à revenir à leur mandat premier. Une saine gestion de la société dans un objectif d’équité et de justice.

Ce ne sont pas les armes qu’il nous faut lever contre l’autorité. Cela ne ferait que justifier la répression et l’usage de la force policière.

C’est une armée d’avocats qu’il nous faut lever.

Archimède voulait un point d’appui pour soulever le monde. Moi je veux des avocats pour le changer.

Autres textes sur Justice

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

La Cour suprême impose de discriminer les autochtones

Discrimination autochtone

Principe et rapport Gladue

Un homme passe devant le juge, ce n’est pas sa 1re comparution. En réalité, il est dans le système judiciaire depuis ses 13 ans, mais ce n’est que maintenant qu’une information importante émerge: il est à demi autochtone. Un rapport Gladue est demandé…

Delphine Caubet dossiers JusticeAutochtoneCriminalité.

Le principe Gladue fait référence à l’alinéa 718.2e) du Code criminel. Selon la loi, les autochtones doivent être confrontés à une discrimination systémique de la part du système judiciaire. Il s’agit d’une disposition réparatrice vis-à-vis des préjudices qu’ont connus les Premières nations par le passé.

Principe Gladue

Concrètement, cela signifie que pour diminuer la surreprésentation des autochtones en prison, les juges sont invités à modifier leur mode de détermination de sentences.

D’après le jugement Ipeelee de la Cour suprême du Canada, «la détermination de la peine est un processus individualisé», et le principe Gladue doit «encourager le juge à aborder la détermination de la peine dans une perceptive corrective.» L’objectif est de protéger la société, tout en réadaptant le contrevenant et en l’aidant à se réinsérer dans la collectivité.

Les juges doivent changer leur pratique de détermination de la peine pour répondre aux besoins des délinquants autochtones et de leur collectivité. Ils doivent porter une attention particulière aux circonstances dans lesquelles se trouve le contrevenant.

Les tribunaux doivent également prendre connaissance des valeurs du délinquant, de sa communauté, de l’Histoire de cette dernière et des traumatismes qu’elle a connus. Car si ces évènements sont anciens, les conséquences sont actuelles avec un faible de taux de scolarisation, de graves problèmes d’alcool, de chômage et de violence.

Dans l’arrêt Ipeelee, les juges de la Cour suprême précisent que «ne pas tenir compte de ces circonstances contreviendrait au principe fondamental de la détermination de la peine.» À noter que d’après ce jugement, rien n’empêche de tenir compte de ces mêmes facteurs historiques et systémiques pour les délinquants non autochtones.

Rapport Gladue

Toutes ces informations concernant le contrevenant sont la responsabilité de son avocat. Elles doivent être dans un rapport, appelé rapport Gladue. Ce document est préparé par l’agent de probation, le conseiller parajudiciaire ou l’avocat de service. Les informations nécessaires au processus de détermination de la peine sont: l’histoire et les circonstances du prévenu, et des mesures pénales de rechange à l’incarcération.

Toutes ces recherches et alternatives autour de la spécificité des autochtones ne réduisent pas nécessairement leur peine.

Lors du jugement de la Cour suprême dans l’affaire Gladue, les juges précisent que «l’alinéa 718.2e) ne doit pas être considéré comme un moyen de réduire automatiquement la peine d’emprisonnement des délinquants autochtones. Il ne faut pas présumer non plus que le délinquant reçoit une peine plus légère pour la simple raison que l’incarcération n’est pas imposée.» Les juges de la Cour suprême stipulent également dans l’arrêt Ipeelee que la «sanction pénale est le dernier recours.»

Malgré cette théorie, sur le terrain, seul le juge est à même d’utiliser adéquatement le rapport Gladue. D’après Lyne St-Louis, directrice de Taïga Vision (organisme de soutien aux communautés autochtones), «il est parfois frustrant de constater l’utilisation du rapport par les juges.»

Ces derniers, de même que les avocats, peuvent être mal informés sur la réalité autochtone et mal comprendre les problématiques. Les sanctions peuvent en conséquence être mal adaptées au contrevenant.

Contexte global

Malgré que la Cour suprême du Canada ait réitéré en 2012 sa volonté de diminuer la surreprésentation carcérale des autochtones, le contexte politique empêche de voir la réalisation de ses volontés.

Le magazine National constate que «le gouvernement fédéral a incorporé dans la loi des peines minimales obligatoires et limité le pouvoir discrétionnaire des juges à imposer des peines d’emprisonnement avec sursis qui permettent aux délinquants de purger leur peine dans la collectivité.»

Concrètement, même si le taux de criminalité est à son plus bas en 40 ans, la population carcérale, elle, augmente. Le jugement Gladue de la Cour suprême du Canada date de 1999, pourtant en 10 ans, le taux de femmes autochtones en prison a augmenté de 90%.

Autres textes sur Autochtone

Autres textes sur Justice

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Renoncer à son innoncence pour être libre!

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Incohérence du système carcéral

Quand la Justice nous demande de mentir

Suite à une condamnation à vie pour meurtre, deux détenus (appelons-les Pierre et Paul) qui croyaient dur comme fer en la justice sont tombés des nues lorsqu’ils ont entendu le verdict de culpabilité à leur endroit.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison

prisons-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-cowansvilleComme tous les autres prisonniers, ils devront passer par une gare de triage appelée communément le Centre régional de réception. Ce pénitencier est conçu spécialement pour étudier et tenter de comprendre le mode de fonctionnement des nouveaux arrivants. L’administration tente de départager les différents types de criminels en leur faisant passer une batterie de tests.

Profil du prisonnier

Ainsi, elle arrive à déterminer un profil individuel. Avec les problématiques identifiées, elle trace un plan de redressement: quels programmes, suivi psychologique ou étude devront être complétés avant qu’il puisse accéder à une forme ou une autre de libération.

Mais avant tout ça, tous les condamnés sans exception doivent reconnaître inconditionnellement leur culpabilité pour toutes les accusations auxquelles ils furent condamnés autrement, ils auront de l’embrouille au menu pendant un sacré bout de temps.

Lorsque vous avez compris le principe et accepté de vous conformer aux règles, vous pourrez alors purger votre peine sans être brimé. Les détenus sont périodiquement rencontrés et peuvent demander une amélioration de leur condition de détention s’ils ont respecté les objectifs attribués. Les détenus qui trempent dans une magouille subissent un prolongement de leur durée d’emprisonnement. C’est le principal moyen utilisé pour contrôler et contraindre la population carcérale à suivre les règles.

Honnête en prison ou menteur en liberté?

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-cowansvilleDans les deux cas dont il est question, le seul reproche que nous puissions faire à Pierre ou Paul est, pour l’un, une honnêteté irréprochable (ce qui n’est pas vraiment une qualité en prison) et pour le second, la conception artisanale de repas longuement cuisiné avec un minimum de moyens à sa disposition. Ce qui dénote une débrouillardise hors du commun. Il n’y a absolument rien de reprochable chez ces deux individus ultra-conformistes qui pourrait justifier un traitement aussi différent des autres.

J’ai vu des motards féroces, des pimps (proxénètes) violents et des trafiquants, loin d’être revenu sur la bonne voix, qui pourtant furent condamnés après eux et libérés avant eux, alors qu’ils représentaient de véritables menaces pour la sécurité publique.

Pour éclaircir le mystère, j’ai fait plus ample connaissance avec ces messieurs. Ils possédaient sûrement une explication, une raison qui aurait expliqué le pourquoi d’un traitement aussi particulier à leur endroit.

Une fondation pour aider les prisonniers injustement condamnés

J’ai  examiné l’historique de ces deux cas particuliers. Après avoir consulté une documentation officielle qui jouait en leur faveur, des soupçons commençaient à prendre forme. Ces deux quinquagénaires furent acceptés, après un examen approfondi de leur cas, par une fondation reconnue qui regroupe ceux qui furent injustement condamnés.

La fondation AIDWYC (Association in Defence of the Wrongly Convicted, Toronto; Association pour la défense des personnes injustement condamnées), créée en 1993, est un regroupement d’avocats et de bénévoles qui défendent des condamnés.

Avant d’être représenté par eux, il faut de sérieux éléments qui prouvent que des choses furent dissimulées, modifiées ou fabriquées avant ou durant le procès et qui auraient conduit à une condamnation injuste. Des condamnés, incapables de présenter une défense viable, car au-dessus de leurs moyens, font aussi partie de leur clientèle. Cette fondation cherche à réparer ces injustices en prenant la défense uniquement de cas où les condamnés ont des éléments de preuves vérifiables par un tribunal non arbitraire, le Comité de révision des condamnations criminelles (CRCC), avant de faire appel pour une révision judiciaire. Des cas très connus, médiatisés partout au Canada, ont prouvé le sérieux de cette association. Roméo Phillion (*) condamné en 1972 et acquitté 32 ans plus tard, Steven Truscott condamné en 1959 et acquitté en 2007, Robert Baltovick, James Driskell, Anthony Hanemaayer, etc.

Ces deux hommes ne boivent pas, ne fument pas, ne magouillent pas et ne se chamaillent jamais. La seule chose qui les distingue des autres condamnés, c’est qu’ils font appel à leur jugement. Voilà ce qui pourrait expliquer pourquoi ils sont traités aussi arbitrairement. Malgré des habitudes de vie dignes de moines, ils demeurent traités plus sévèrement que des multirécidivistes. Pourquoi des hommes aussi effacés, paisibles et conformistes doivent-ils subir une approche aussi punitive?

Reconnaître sa culpabilité

Rien  n’a progressé dans leur cas. Leurs dossiers demeurent positionnés au même endroit après 14 ans de prison! Plusieurs détenus, avec des condamnations identiques mais ayant plaidé coupables, furent libérés ou coulent doucement leur peine dans des pénitenciers à sécurité moindre.

Les prisonniers doivent obligatoirement reconnaître leur culpabilité, sinon ils sont tablettés ou envoyés aux oubliettes. Un comportement positif et exemplaire n’y changera rien. Pas tout à fait équitable comme traitement, pour des hommes sans antécédent judiciaire!

L’explication habituellement avancée par les agents de libérations conditionnelles à ceux qui demandent des comptes est: «Une personne qui ne reconnaît pas sa culpabilité ne peut pas être réhabilitée!»

Les prisonniers qui font appel subissent une seconde injustice en n’ayant pas accès à un traitement équitable durant leur détention. Qu’est-ce qui pourrait bien inciter les fonctionnaires à agir aussi cavalièrement?

Faire appel au jugement

Dans les cas d’appel, il peut s’écouler des années, sinon des décennies, avant qu’une demande ne soit entendue par un tribunal. Est-ce une stratégie pour décourager les détenus de faire respecter leurs droits? Une menace à peine voilée? Allez en appel et vous vous morfondrez très longtemps en prison sans accès aux possibilités de libération ou d’allégement de peine qui s’offrent à ceux qui ont plaidé coupables sans faire appel. Plus que cela, ceux qui osent remettre en question la validité d’un jugement seront catalogués comme des récalcitrants, des contestataires.

Le gouvernement doit débourser de gros montants pour dédommager les victimes d’erreurs judiciaires. Il gagne à durcir le ton. Les délais aussi longs que coûteux pour obtenir une révision de condamnation en découragent plusieurs. Parlez-en à Claude Robinson dans l’affaire Cinar.

Au pénitencier, des innocents préfèrent plaider coupables pour sortir le plus rapidement possible. Et ce, en perdant tout recours possible en dédommagement. Le temps passé derrière les barreaux est beaucoup trop précieux pour être compensé par un montant quelconque ou de plates excuses. Il est irrécupérable.

Nous sommes impressionnés par des cas spectaculaires de prisonniers qui ont clamé leur innocence haut et fort durant des décennies, et ont fini par obtenir gain de cause devant les tribunaux. Cependant, ils ne sont pas représentatifs de la majorité qui, découragés, épuisés, écoeurés et désillusionnés préfèrent mentir sur leur culpabilité plutôt que d’attendre indéfiniment que l’appareil judiciaire leur donne raison.

Combien se sont découragés et ont fini par se suicider, parce qu’ils se sentaient incapables de compléter une condamnation. Combien ont sombré dans l’alcool, la drogue ou la médication par désillusion? Ils se savent innocents mais incapables d’obtenir justice. Nous avons tous des limites. Ceux qui conçoivent les règles et les lois le savent aussi très bien. Les utilisent-ils contre nous de manière honteuse?

On dit que le temps nous donne toujours raison! Mais la raison ne résiste pas toujours au temps.

* Roméo Phillion, injustement condamné pour meurtre, a déjà déclaré que «les libérations conditionnelles sont réservées aux coupables». On peut trouver un reportage à son sujet réalisé par Radio-Canada.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Justice et valeurs sociales autochtones

La justice et les Premières Nations

Des valeurs qui peuvent nous inspirer

Normand Charest Dossiers Autochtone, Environnement, Santé

Logo_chronique 2 (ajusté)Pour comprendre des valeurs culturelles différentes, il est nécessaire de sortir de notre « zone de confort » et des valeurs habituelles que nous avons tendance à croire universelles.

Pour comprendre l’autre, il faut véritablement l’écouter sans préjugés, c’est-à-dire sans le juger d’avance. Dans le cas des Premières Nations, nous nous sommes côtoyés et influencés mutuellement depuis des siècles, tout en nous méconnaissant.

Les Autochtones sont soumis, comme nous tous, aux lois du pays. Mais ils ne se reconnaissent pas dans ces lois « coloniales » et dans les valeurs de la société « blanche » en général.

autochtone indienRupert Ross est procureur de la Couronne auprès des communautés autochtones du Nord-ouest ontarien, des communautés ojibways et cris. Dans son livre Dancing with a Ghost (1992, 2006), un bestseller au Canada anglais, il raconte ses expériences et ses efforts pour comprendre les comportements, à première vue inexplicables, des Amérindiens lors de leurs contacts avec la Justice.

C’est ainsi qu’il a découvert une manière d’être et des valeurs sociales totalement différentes des nôtres et de notre approche judiciaire, sans la connaissance desquelles il ne pouvait que mal interpréter le comportement des victimes, des témoins et des criminels.

Parmi ces comportements qui pouvaient mener à de fausses conclusions, il mentionne des témoins qui refusent le contact visuel, des victimes qui ne veulent pas témoigner devant l’accusé et des parents qui n’interviennent pas lorsque leurs enfants agissent mal.

Les règles traditionnelles

Avec l’aide d’enseignants spirituels, il a pu apprendre les règles traditionnelles, qu’il résume en cinq points : non-intervention, ne pas montrer sa colère, respect de la gratitude, prendre le temps d’observer ou d’écouter avant d’agir, attendre le bon moment.

On peut aussi noter quelques éléments de ce que l’on pourrait appeler la « justice à l’amérindienne » :

  • Une recherche du consensus dans la communauté, plutôt que l’imposition d’une solution ;
  • Un sentiment de responsabilité de la communauté envers l’individu (« Qu’avons-nous fait ou omit de faire pour qu’il devienne ainsi ? ») ;
  • Pour celui qui est trouvé coupable d’un crime : guérison plutôt que punition, compensation plutôt que châtiment.

La lecture de ce livre nous enrichit de deux manières. Premièrement, en nous aidant à mieux nous comprendre mutuellement, et ainsi à nous rapprocher. Deuxièmement, en nous montrant des valeurs sociales amérindiennes que nous pourrions très bien transposer dans notre société pour le bien de tous, comme ce pourrait être le cas pour les trois éléments précédents.

Car, en définitive, tout en conservant nos différences locales et culturelles, notre monde est constamment en train de se métisser et de partager des valeurs. De plus, les traditions des peuples autochtones comportent des sagesses naturelles utiles à tous. Des traditions que nous avons peut-être délaissées, au cours de notre évolution technologique qui nous éloignait de la nature.

Illustration de Normand Charest

Autres textes sur Autochtone

Boutique des jeunes artistes

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

Visitez la boutique de Fanny Aïshaa. Fanny y présente des reproductions de quelques-unes de ses oeuvres. Que ce soit avec une affiche 8.5 » X 11 » à 5$, une carte de voeux à 4$, un T-Shirt à 20$ ou encore un Sweat-Shirt à 40$, les reproductions de Fanny sont une façon originale de la soutenir dans ses différents projets de création avec les peuples autochtones tout en ayant une partie de son oeuvre chez vous.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

 

Le ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud attaqué par un tagueur!

Prix Droits et Libertés

Un tag sur le ministre Bertrand St-Arnaud

Le photographe Juan s’est amusé à tagguer le ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud et les récipiendaires du prix Droits et Libertés 2012 de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

Raymond Viger Autres textes: Remise du prix, annonce du prix

ministre justice bertrand st-arnaud prix droits libertés commission droit de la personne jeunesseJe vais commencer par souligner que le nom complet de la commission est: Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Je me suis fais chicaner sur Facebook par une employée de la commission des droits de la jeunesse lors de la fusion avec la commission des droits de la personne.

Il ne faut pas oublier les jeunes et le respect de leurs droits. Pour notre organisme qui intervient auprès de jeunes, c’est une évidence. Mais cela ne l’est pas nécessairement pour tous.

D’où l’importance de revenir à la base et d’utiliser le nom complet.

prix droits libertés commjssion droits personne droit jeunesseL’humour d’un photographe

Une centaine de personnes s’étaient réunis pour la remise du Prix Droits et Libertés 2012 à notre organisme, Journal de la Rue – Café Graffiti. Pour compléter mon allocution, Juan nous avait préparé un petit montage de témoignages de jeunes et d’anciens jeunes qui ont passé par le Café Graffiti. Lorsque la présentation a été terminé, le responsable a laissé une image fixe à l’écran.

Notre ami Juan en a profité pour faire quelques photos en se servant de cette image fixe. Il a dû agir rapidement pour prendre la photo du ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud. Rien n’était planifié à l’avance et il a dû faire vite pour réussir à taguer le ministre!

Une attaque au tag lumineux. Personne n’a été blessé!

Autres textes sur Communautaire

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

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  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Patrick Prophète: conduire sous influence du GHB et cocaïne

Arrestation de Patrick Prophète

1600$ d’amende est-ce responsable?

Patrick Prophète, intoxiqué au GHB et à la cocaïne se retrouve avec son véhicule dans le champ. 1600$ d’amende et un an sans conduire est-il suffisant?

Raymond Viger Dossiers  Drogue , Toxicomanie

La vidéo de Patrick Prophète dans son véhicule, complètement intoxiqué au GHB et à la cocaïne était très explicite. Complètement hystérique et avec des instants de complète perte de conscience comment peut-on s’imaginer que Patrick Prophète, quelques instants auparavant se retrouvaient sur la route conduisant son véhicule.

S’il avait tué quelqu’un avec son véhicule, il aurait été tenu criminellement responsable et on l’aurait retrouvé derrière les barreaux pour un bon bout de temps. Parce que, par hasard ou par pure chance pour les citoyens qui se trouvaient dans le secteur, personne n’a été tué ou blessé. L’incapacité de conduire son véhicule est pourtant la même. Pourquoi la conséquence serait moindre?

Tuer ou ne pas tuer… voilà la question!

Si je fais un vol à main armé. J’entre dans un dépanneur. Je pointe mon pistolet sur la tempe du caissier et prend tout l’argent. Je sort du dépanneur et la police me ceuille. Est-ce moins criminel que si j’avais pu sortir du dépanneur et réussi à prendre la fuite?

Doit-on attendre qu’un enfant se fasse frapper par un chauffard pour sévir? Patrick Prophète a conduit un véhicule sans en être en état de le faire. Qu’il ait tué ou non quelqu’un, l’incapacité de conduire son véhicule était criminelle et plus qu’évidente.

La justice au Québec est parfois très discutable et très molle.

Pour voir la vidéo de Patrick Prophète.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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