Rap et homosexualité: intimidation dans le rap music

Le rap n’aime pas les gais

En février 2009, Reflet de Société publiait le témoignage du rapper Lunatique. Le jeune homme faisait sa sortie du placard officielle. Homosexuel dans un milieu, le Hiphop, qui dénigre cette orientation sexuelle, le coming out de Lunatique a eu un impact lourd de conséquence pour le rapper Dali qui a collaboré avec lui.

Dominic Desmarais

Dossiers Rap, Homosexualité, Hip-hop, Intimidation

rapper dali rap music hiphop lac st-jean culture urbaineDali, originaire du Lac Saint-Jean, emménage à Montréal à 17 ans pour rejoindre son père. Grand fan de hip-hop québécois, le jeune jeannois veut vivre sa passion.

À 20 ans, en passant devant les locaux de CHOQ.FM, la radio de l’Université du Québec à Montréal, il aperçoit un adulte habillé en hip-hop. C’est Ricardo, l’animateur de l’émission de rap Trinité Radio, que Dali écoute religieusement. L’enthousiasme du jeune homme, et sa grande connaissance du rap québécois, lui valent une offre d’emploi.

Il m’a pris comme co-animateur! Même si je n’avais aucune expérience, que je faisais des fautes de français.

Dali remplace Lunatique, un rappeur nomade qui est parti vivre un temps au Saguenay. Lorsque le voyageur revient à Montréal, à l’hiver 2008, il reprend sa place à Trinité Radio aux côtés de Ricardo et de cet animateur qui connaît tout de la culture hip-hop.

On était les 3. Mais Lunatique et moi, on ne s’entendait pas super bien. Pour lui, j’étais un étranger. Il n’appréciait pas trop ma présence.

Ricardo avait prévenu Dali de l’orientation sexuelle de Lunatique.

Ça ne me dérangeait pas, qu’il soit gai. Pour moi, un homosexuel, c’est quelqu’un d’efféminé. Alex Perron, des Mecs Comiques, c’est l’image que j’avais d’un gai. Lunatique ne correspondait pas à cette idée préconçue que j’avais. En fait, je ne connaissais rien!

Homosexuel, une image qui colle

rapper dali rap music hip-hop lac st-jean musique art urbainParallèlement à ses émissions de radio, Dali fait des spectacles, écrit des chansons. Il veut se faire connaître. Il flaire l’opportunité de collaborer avec Lunatique dont la réputation est plus solide que la sienne dans le paysage québécois du hip-hop.

Certaines personnes m’ont dit de ne pas collaborer avec Lunatique parce que l’homosexualité n’est pas acceptée dans le hip-hop. Mais en 2008, les gens ne savaient pas qu’il était gai.

Afin de promouvoir son album qu’il entend sortir en avril 2009, Dali fait des vidéos de ses chansons qu’il met en ligne sur YouTube et qu’il envoie via Facebook. En mai 2009, la vidéo de Maître du destin est diffusée. Deux mois après la sortie du placard officielle de Lunatique dans les pages de Reflet de Société, la vidéo attire 14 000 curieux qui veulent voir l’homosexuel, cet être qui détruit l’image du hip-hop.

Ça s’est déchaîné. Sur les forums Internet, il y avait beaucoup de préjugés qui discriminaient Lunatique. On disait que les homos n’ont pas leur place dans le hip-hop. On se posait des questions sur mon orientation sexuelle. Sur les forums d’échange, Lunatique se défendait. Et ça m’incluait. Parce qu’il y avait plusieurs commentaires désagréables à mon endroit. Que ce soit sur ma collaboration avec un homosexuel ou sur mes textes et ma façon de les rendre.

rapper lunatique homosexuel rap music homosexualite hiphopDali passe des moments difficiles. Lui qui ne cherchait qu’à prendre sa place dans le hip-hop est conspué et ridiculisé par le milieu.

À Montréal, dans les ligues de battle de rap, certains parlaient de nous dans leurs textes. T’es en arrière de Dali quand Lunatique échappe son savon. T’es en sandwich entre Dali et Lunatique. T’es juste connu dans le milieu gai.

Les rappeurs s’en donnent à cœur joie. Ils déversent leur homophobie contre Lunatique et Dali. C’est la folie. Sur les forums, dans les battles et même dans des chansons de rap, on dénigre les deux artistes.

Rap et homophobie

Dali est étiqueté gai. Il essuie les remarques désobligeantes de jeunes dont la passion est de parler, de s’affirmer. Il doit se défendre seul alors que Lunatique part pour quelque temps à Calgary.

Il n’a pas quitté Montréal parce que c’était trop dur pour lui, mais parce qu’il est un nomade. Mais avant qu’il ne s’en aille, il s’est bousculé avec un autre rappeur, dans un bar. C’était un geste homophobe.

Plus tard, lors d’un évènement hip-hop, j’ai revu celui qui avait poussé Lunatique. Je suis allé le voir pour lui demander pourquoi. ‘‘Parce qu’il m’énervait et parce que les gais n’ont pas leur place dans le hip-hop au Québec’’ a été sa réponse. Ça s’est terminé en engueulade. Après, un de ses amis m’a donné un coup de coude au visage. Le gars disait que j’encourageais l’homosexualité dans le hip-hop, que ce n’était pas normal, les homosexuels. Moi, je ne suis pas gai. Je ne peux pas défendre Lunatique. Mais je donnais mon point de vue. Qu’on avait une émission de radio ensemble. Que je m’entendais bien avec lui. Qu’il avait habité au Saguenay alors que je venais du Lac Saint-Jean.

Ça a atteint ma réputation à travers le Québec. Ce n’est pas plaisant. On m’en parle encore aujourd’hui. Ce n’est pas mon orientation sexuelle mais on m’y associe. Je n’ai pas de remords. Et ce n’est pas ce qui va m’empêcher de continuer à faire de la musique. Même si ce n’est pas une situation agréable, ça m’a fait connaître. Ça m’a donné de l’exposure. Les gens ont été voir la vidéo. Et dans mes chansons, je m’en inspire. Je vais continuer même si on ne m’aime pas.

Tourner la page

rapper dali rap music lac st-jean hiphop art urbain cultureDali est persévérant. Malgré les insultes et le mépris qu’on lui adresse, il ne se terre pas chez lui. Il aime le hip-hop et continue de se présenter aux évènements.

Des artistes se sont excusés. Ils m’avaient nommé dans des battles ou des chansons. Mais parce que j’ai continué à supporter le mouvement, ils savent que je ne quitterai pas la scène. Si un artiste fait un spectacle et qu’il a été dur envers moi, il va quand même me voir à son évènement si je sens qu’il a tourné la page. Maintenant, je veux m’imposer plus dans mes chansons. Ils savent qui est Dali. Ça m’a fait connaître. À moi d’en profiter pour qu’ils écoutent ma musique.

Dali a reçu un appui de Caya, un rappeur qui a été intervenant jeunesse à Longueuil.

Il est connu à travers le Québec. Il organise plusieurs spectacles sur la Rive-Sud. On a une bonne chimie. Il me donne son appui. Il a collaboré sur mon 3ème CD. Il y a des gens qui lui avaient dit ne pas le faire, puisque j’étais associé à Lunatique. Il s’en est foutu. Mais le milieu est encore homophobe. Ça n’a pas changé.

Quant à Lunatique, Dali ne le voit plus.

Il n’est plus dans le hip-hop. Il ne va plus dans les bars. Il est plus tranquille qu’avant. Je ne sais pas si c’est à cause de son coming out. Mais je ne collaborerai plus avec des artistes homosexuels. J’ai une réputation à préserver. J’ai eu trop de mauvaises expériences. Je n’ai pas envie de replonger dedans. Je n’ai rien contre eux. Je suis pour leur liberté, pour qu’ils puissent vivre comme ils l’entendent. Mais j’ai eu plus de difficultés à me trouver une place dans les spectacles à cause de ça.

Dali n’est pas amer. Mais il se serait passé de ces histoires qui l’ont fait souffrir. Comme tout jeune de son âge, comme tous les membres de la culture hip-hop, il cherche à être reconnu par ses pairs. Ces artistes qui l’ont insulté n’ont pas réussi à le pousser hors de sa passion. Dali reconnaît que certains sont meilleurs que lui en rap «mais je n’arrêterai pas pour eux.»

Les 3 reportages sur le rapper Dali:

Le rap du Lac-St-Jean

Un rapper a les blues

Rap et homosexualité: intimidation dans le rap music

Autres textes sur le Rap:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs!

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logoVotre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en bleu, rouge, noir ou blanc. Ou encore votre Sweat-shirt disponible en gris pour seulement 29,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/t-shirts.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900.

Bénévolat au Lac-St-Jean

Bénévole de St-Félicien

50 ANS d’implication bénévole

En feuilletant le dictionnaire, la surprise est totale. Sous le définition de  »bénévole », nulle mention de Louis-Philippe Tremblay. Celui qui, depuis 50 ans, a redéfini l’art du don de soi, aurait mérité meilleur sort.

Dominic Desmarais   Dossier Bénévolat

À St-Félicien, au Lac Saint-Jean, Louis-Philippe Tremblay est de toutes le causes. Jeunes, loisirs, tourisme, aînés, sports, santé; tout l’intéresse.  »Pour ma ville de St-Félicien, sans le bénévolat, ça coûterait trop cher » avoie celui qui, avant de prendre sa retraite de Bell, travaillait jour et nuit pour concilier travail et bénévolat.

L’histoire débute dans les années 1950.

J’ai commencé comme pompier volontaire. Il n’y avait pas de brigade d’ambulanciers St-Jean…J’ai décidé d’en former une », explique-t-il avec simplicité.

Signe de sa réussite, de Dolbeau et Roberval, on vient le voir pour son savoir-faire. M. Tremblay ne s’arrête pas en si bon chemin. Co-fondateur du CLSC de sa ville, il préside l’Association québécoise de judo pendant quatre ans et ouvre trois écoles pour travailler avec les jeunes.  »Ils n’avaient pas de discipline, alors j’ai commencé ça… »

Le bénévole de St-Félicien interrompt la conversation. Il questionne son épouse sur ses implications à lui. Sa feuille de route, en 50 ans, est impressionnante. Il ne se souvient plus de tout.  »J’avais une petite roulotte. J’ai parcouru tout le Canada. Mais je trouvais qu’il manquait un club dans la région… Un regroupement de gens, de familles. » Aussitôt qu’une idée germe dans sa tête, M. Tremblay passe aux actes. Pour combler ce besoin, il fonde le Club camping-caravaning Saguenay.  »Aujourd’hui, il y a 200 à 250 membres.

De partout dans la région, on l’appelle à la rescousse. La Coop de la Solidarité, un organisme de 90 employés aidant les démunis, accumulait les déficits. De l’ordre de 50,000 à 60,000$ selon le bénévole. M. Tremblay redresse la barre. “Aujourd’hui, nous avons un surplus de 100,000$”, dit-il fièrement.

La Fondation Chanoine Lanoie, une des premières popotes roulantes de la province, avait des difficultés. Ils sont venus de voir. J’étais libre. On s’est dit qu’en donnant un bon repas par jour, on pouvait prolonger le séjour è domicile chez les personnes âgées et celles qui sortent à peine de l’hôpital. En même temps, en les visitant à tous les jours, on voyait si elles avaient des problèmes.

Les presbytères se vident?  »On m’a demandé d’aider. J’ai eu une autre idée. Je voudrais faire un musée touristique sur l’histoire de St-Félicien. » L’homme ne connaît pas de répit. Le conseil de la ville l’a nommé pour représenter St-Félicien pour les Archives de Roberval. Sa réponse?  »Je trouvais que c’était une bonne idée… »

Rapidement, M. Tremblay est victime de son succès. Reconnaissant son implication, les gens de son quartier lui demandent de les représenter. Il deviendra président de quartier pour ensuite exaucer le vœu de ses pairs: se présenter au poste de conseiller de la ville. Fonction qu’il occupera plus de 20 ans. « En 22 ans, j’ai eu deux élections seulement. » Personne n’osait se mesurer à cet homme apprécié de tous.

Père absent

M. Tremblay s’est dévoué corps et âme aux dépens de sa santé et de sa famille, reconnaît-il.  »Il y a des périodes, dans sa vie, ou j’avais de 300 à 325 réunions dans une année. Ma santé s’en ressent un peu…Une chance que j’ai une femme compréhensive, parce que partir à tous les soirs… » La phrase est dirigé vers son épouse. Un signe de reconnaissance ou une demande de pardon?

C’était pénible de toujours laisser ma femme et ma fille. Ma femme m’a aidé beaucoup C’était une épouse en or, d’avoir enduré tout ça. Mais j’ai pas vu grandir ma fille… La voix trahit sa culpabilité.

Difficile de réussir dans tout, même pour un surhomme. Pourtant, Théréza, qui habite en Outaouais, marche dans les pas du paternel.

Elle fait beaucoup de bénévolat. Avec les jeunes de la rue, elle tient quasiment une auberge de jeunesse.

En dépit de ses absences prolongées, M. Tremblay a transmis sa fibre bénévole à sa progéniture.

Autres textes sur le Bénévolat

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

Jeunes bénévoles et personnes âgées

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Un grand brûlé

Accident avec un poêle à propane

Gérald Dufour du Lac-St-Jean

Reflet de Société vous offre le témoignage de Gérald Dufour, un citoyen du Lac-St-Jean de 56 ans qui s’est battu contre la mort. Avec l’amour de sa famille et de sa conjointe, il doit aujourd’hui réapprendre à vivre. Voici l’histoire de ce miraculé.

Dominic Desmarais  Santé

grands-brules-gerald-dufour-sante-hopital Le 21 août 2009 restera longtemps gravé dans la mémoire de Gérald Dufour. Cette journée-là, sa vie a basculé à jamais. Ce quinquagénaire de Sainte Jeanne d’Arc, au Lac Saint-Jean, prévoyait se détendre dans l’un des nombreux campings de la région. C’était un début de journée comme les autres. Gérald préparait son café matinal. L’eau bouillait sur son poêle au propane dans sa roulotte. Gérald ne sait pas trop ce qui a causé l’accident: une fuite de gaz, une cigarette allumée au mauvais moment au mauvais endroit. Une explosion le projette 100 pieds plus loin. Malgré la secousse, Gérald demeure conscient. «J’étais en état de choc. Sur l’adrénaline au boutte», dit-il d’une voix détachée, comme si l’accident s’était passé dans une autre vie. Le Jeannois sent son corps s’enflammer. Pour apaiser le feu qui lui brûle les pieds, il saute dans des flaques de boue. Il crie sa douleur, marche pour trouver de l’aide. Il avance ainsi sur 1km avant d’être aperçu par de bons samaritains qui le transportent en voiture jusqu’à l’ambulance qu’ils ont appelé. Gérald est emmené à l’hôpital de Dolbeau. Il n’est jamais débarqué de l’ambulance. «On m’a intubé pour me mettre en coma artificiel. L’ambulance a pris le chemin de Québec pour m’emmener au Centre des grands brûlés, à Québec. Je n’ai rien vu du voyage.» Gérald se réveillera 3 mois plus tard, en novembre.

Entre la vie et la mort

C’est en préparant son souper que Jeanine Dufour, sa mère, apprend la triste nouvelle. La police lui parle au téléphone. À l’hôpital de Dolbeau, on lui dit que son fils est déjà en direction de Québec.

grand-brule-gerald-dufour-sante-hopital Jeanine, 77 ans, et son mari, 80 ans, se tournent vers leur garçon Normand qui habite Montréal. «Mon mari et moi, on ne pouvait pas y aller tout de suite, explique-t-elle, évoquant les 7 heures de route qui les séparent de la capitale. On était vraiment sur les nerfs. C’était très très dur de penser à ce qui lui était arrivé.» L’attente est interminable pour les Dufour. Quand Normand les rappelle de l’hôpital, ils encaissent tout un choc: leur fils est brûlé aux 2e et 3e degrés sur 60% de son corps.

Six jours plus tard, Mme Dufour reçoit un appel de Normand en fin de soirée. Il lui intime de descendre au plus vite. L’état de Gérald s’aggrave. Son mari et elle font le trajet de nuit. Quand elle voit son enfant, sur son lit d’hôpital, elle subit un autre choc. «Il faisait vraiment pitié. Il ressemblait à une momie. On voyait juste son visage. Il était tout croûté. Pas brûlé, croûté.» Réjeanne Dupérré, la conjointe de Gérald, est aussi sur place. «Mon cœur s’est arrêté raide. Lui, il ne s’en rendait pas compte, il était dans le coma. Tu pleures, tu ne sais pas à quoi t’attendre. Tu ne sais pas s’il va survivre à la fin de semaine.»

C’est que les reins du blessé ont lâché. Son médecin traitant ne sait pas s’il va passer la fin de semaine. Gérald est placé sous dialyse. Son état est inquiétant. Le weekend passe. Gérald se bat pour rester en vie. La famille est invitée à repartir. Il demeure toujours inconscient, mais au moins il est en vie. «Le médecin a dit à ma famille: Il se bat. C’est terrible comme il se bat. Il veut vivre. Alors on va tout faire pour l’aider», explique le miraculé qui se l’est fait raconter par ses proches.

Tous les jours de la semaine, son frère Normand appelle l’hôpital le matin à 5h avant de se présenter au travail. S’ensuit une chaîne téléphonique au sein de la famille pour transmettre les nouvelles. Le vendredi, après son travail, il se rend à Québec pour accompagner son frère jusqu’au dimanche. Les autres membres de sa famille, plus éloignés, se relaient aux deux semaines.

Gérald est toujours dans le coma. La famille passe son temps à l’hôpital. Elle y prend ses repas à la cafétéria. «Il ne nous parlait pas. Il ne nous voyait pas. On se relayait pour aller le voir dans sa chambre», se souvient Réjeanne Dupérré, sa conjointe qui revenait toujours bouleversée de ses séjours à Québec. «Une chance que j’avais mes petits-enfants et l’amour de mes trois garçons. C’est ça qui me gardait en vie. Ma petite-fille de 7 ans me disait: si tu as de mauvaises nouvelles de Gérald, on ne veut pas le savoir.  Si tu en as des bonnes, oui! J’avais l’impression qu’elle avait 100 ans», rappelle-t-elle avec gratitude.

Une nuit de trois mois

Gérald s’est réveillé au mois de novembre, trois mois après son accident. «Quand je me suis réveillé, je savais pourquoi j’étais à l’hôpital. Mais je pensais que c’était arrivé la veille.»

Le Jeannois apprend avec consternation qu’il a eu deux arrêts cardiaques et qu’on lui a posé un pacemaker. Ses  saucettes dans la boue, pour apaiser ses pieds en feu, lui ont coûté 3 orteils. Ses reins avaient de la difficulté à fonctionner seuls. Tous les jours, une ambulance l’emmenait dans un autre hôpital pour être placé sous dialyse pendant 4 heures. On le faisait manger à la cuillère. Il n’était pas assez fort pour marcher. La trachéo faite à sa gorge l’empêchait de parler.

Mais le plus dur, pour lui, c’était les cauchemars. Il se voyait exposé dans son garage, l’endroit où il a tant aimé travailler. Les gens venaient le voir et refermaient la porte derrière lui. Sinon, on le transportait dans une usine pour le garder à l’œil. Les gens travaillaient sans vraiment lui porter attention. «Je m’en souviens comme si c’était hier», raconte-t-il avec un frisson dans la voix. Puis il se souvient d’un moment important, alors qu’il était dans le coma. «J’aurais dû décrocher. Mourir. Je voyais une grande chaîne qui tournait. Quand j’arrivais tout en haut, elle tournait de l’autre côté, vers le bas. C’était la fin. Mais j’ai repris mon souffle et je suis redescendu du bon côté. J’avais qu’un soupir à lâcher et j’étais fait. Je basculais.»

La mort rôde

Gérald sort finalement des soins intensifs pour être placé au Centre de réhabilitation François-Charron. Il réapprend à marcher, à parler, fait de la physiothérapie pour déplier ses membres. Plusieurs fois, découragé, il pense tout abandonner. Il se sent comme un enfant qui doit recommencer à zéro. Il s’accroche à son être suprême, comme il l’appelle. «C’est ça, ma motivation. Il y a quelqu’un de plus fort que moi qui ne veut pas que je meure.»

Le jour arrive où Gérald peut enfin prendre congé du Centre François-Charron. Il retourne auprès des siens, chez sa Réjeanne, après 7 mois passés dans un hôpital. «Quand je suis sorti, j’ai eu peur de tout. De conduire, que le feu prenne. J’avais peur d’aller en physiothérapie. Je ne sentais plus mon être suprême. Je me sentais seul dans l’univers.» Gérald rencontrait un psychiatre au Centre François-Charron pour l’aider à composer avec l’explosion qui résonnait sans cesse dans sa tête. «C’était infernal. J’y pense encore, c’est certain. Faut que je vive une journée à la fois. Et si c’est trop, je prends ça deux heures à la fois. Et j’affronte la journée suivante.»

Gérald est trop faible. En juillet, il fait une double bronchite, une double pneumonie. Sa jambe est atteinte de cellulite. Il retourne aux soins intensifs pour deux semaines. «J’ai perdu totalement confiance. J’avais encore peur de tout.» Quatorze jours plus tard, alors chez sa conjointe qui l’héberge, il rechute. Toujours fatigué, ses journées se résumaient à prendre ses médicaments et dormir. Il tombait, étourdi. Réjeanne a appelé l’hôpital. Gérald est retourné deux autres semaines aux soins intensifs.

Le goût de vivre

Gérald vient à peine de regagner sa maison après un an d’absence. Il éprouve de la difficulté à marcher. Il monte et redescend les marches qui mènent à sa chambre de côté. Il peine à rester debout plus de 2 minutes. Il a cependant recommencé à se faire à manger, lui qui était aide-cuisinier dans son autre vie. Il doit retourner voir un plasticien à Québec qui va vérifier les greffes qu’il a aux bras et aux jambes. Il s’attend à recevoir des injections aux doigts qui restent figés, une fois pliés. Il enfile tous les jours ses vêtements compressifs au mercure qui lui serrent la peau pour faciliter la circulation du sang. Mais il s’accroche. Il rend visite à ses parents pour dîner, passe ses fins de semaine avec Réjeanne. Il se bat pour sortir de sa torpeur, pour accepter son nouveau rythme de vie.

Chez lui, seul, il écoute de la musique, il lit. «C’est la lecture qui me tient. Je lis des témoignages de gens qui s’accrochent à un être suprême. Ça me fait du bien.»

Gérald est passé bien près de la mort. Malgré la douleur et les rechutes, malgré le temps qui parfois s’éternise, il se bat. Pour demain, quand il ira mieux. Pour l’instant, il savoure le miracle de sa sainte trinité qui l’a maintenu en vie: la médecine, sa famille et sa volonté.

Autres textes sur Santé

Un grand brûlé

Nouveau regard sur les vieux et le système de santé

Un médecin récalcitrant

Trop de médecins au Québec?

Homosexuels et la santé fédérale: don d’organe prohibé

Les prisons, le Sida et l’hépatite C

Jonquière Médic

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logo Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en bleu, rouge, noir ou blanc. Ou encore votre Sweat-shirt disponible en gris pour seulement 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/t-shirts-promotionnels-et-personnalise.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

Point de vue d’une jeune sur la drogue et l’alcool

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Point de vue d’une jeune sur la drogue et l’alcool

Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes.

J’ai composé un texte qui exprime mon point de vue sur la drogue et l’alcool. Je vous l’envoie afin que vous puissiez le publier dans Reflet de Société. Ne vous gênez pas pour faire vos commentaires. Je lis tout les numéros du magazine et je l’apprécie grandement.

Amicalement,                                   Carolann Bouchard, 13 ans,  Lac-St-Jean

drogue alcool centre thérapie désintoxication toxicomane Il y a beaucoup de monde qui consomme juste pour se penser hot. Dans ce domaine, il y a toute sorte de monde. Le monde tendance qui fume à tous les jours. Ils ont 15 ans. Ils te disent qu’ils peuvent arrêter quand ils veulent et qu’ils ne sont pas accros. Ensuite, tu les voit grandir avec leur cochonnerie. Mais là, c’est trop tard pour remédier à la situation. Chaque fois que leur merde n’est plus assez forte pour eux, ils en essayent de nouvelles, plus puissantes. À la longue, ce n’est même plus drôle de les voir agir tellement ils sont finis. Mais ils continuent quand même.

Cela amène surtout des problèmes: la perte d’êtres que nous aimons (parents, amis…). Parce que cette routine est devenue leur quotidien. Ils se tiennent avec du monde de ce nouveau milieu. Si tu fais leur connaissance et que tu es à jeun, ils risquent de te dire: «T’é pas in!»

Je te conseille de pas toucher à ça. Si tu décides d’essayer, bîn crime, deviens pas accro. Il y a des personnes qui se croient cool en disant: «Yo man, j’ai pris ça hier. Pis, hahaha, j’ai pas dormi d’la nuit. C’tait trop l’fun, faut que j’te fasse essayer ça!». Comme si, plus tu prends de la shit, plus t’es cool! Juste pour se faire dire: «Yo man, t’é trop malade. T’é mon idole. Tu me donneras tes trucs!». Maintenant, pour ces gens, c’est devenu une corvée de prendre d’la drogue. Ils n’ont plus de vie. Ils ne pensent qu’à ça, sans jamais prendre conscience de ce qu’ils prennent. Ça leur amènera jamais rien de bon. Tout ça pour dire que c’est leur choix. Quand tu deviens accro, ta vie devient automatiquement de la belle shit. Sad thing but it’s the truth.

Concernant l’alcool, je ne suis pas une experte. À ceux qui boivent pour éviter la réalité: eh bien sachez que même si vous buvez, la réalité ne s’effacera pas. Et quand vous redeviendrez sobres, le passé sera seulement plus dur à suppor-ter. Il restera toujours là, en empirant, encore et encore. N’oubliez jamais cela!

Beaucoup trouvent ça cool de se droguer, de boire à se fendre le foie. Ce n’est pas parce que tout le monde prend de la drogue que tu es obligé de suivre cet exemple. Mais c’est tellement irréaliste. Il n’y a aucun mal à prendre UNE bière entre copains. Mais n’abusez pas.

La vie est beaucoup plus belle à jeun.

Autres textes sur Alcool et drogue.

Autres textes sur Toxicomanie

LETTRE D’UNE MÈRE À UN JEUNE TOXICOMANE

PUBLICITÉ

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres de croissance personnelle et cheminement:

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Genèse des gangs de rue

Genèse des gangs de rue

Dominic Desmarais     Dossier Gang de rue

Le phénomène des gangs de rue s’amplifie à Montréal, touchant 10% des jeunes. Apparus dans les années 1980, ces groupes partent désormais à la conquête de la province. Ils attirent des jeunes rêvant de pouvoir et de richesse.

Le visage fraîchement rasé, les cheveux coupés courts, la chemise soigneusement repassée, l’inspecteur-chef Jean Baraby, de la police de Montréal, ressemble au bon père de famille typique. Seule la présence d’une attachée de presse dans son bureau rappelle la délicatesse du sujet. Le phénomène des gangs de rue, c’est du sérieux. De sa voix chaleureuse, le policier transmet ses connaissances: «Dans les années 1980, c’était des ados. C’était des batailles en dehors des écoles, dans les parcs. Il n’y avait pas d’activités criminelles. Si je fais un parallèle, dans les années 1960–1970, les francophones se battaient contre les anglophones.»

Prévention gang de rue dans les écoles

Alain Clément est également policier. Depuis cinq ans, tous les mercredis, il se rend à l’école secondaire Henri-Bourrassa pour prévenir les élèves de secondaire I des méfaits d’adhérer aux gangs de rue. «Avant, tu pouvais trouver un gang qui volait des voitures. Ils ne faisaient pas d’argent. Ils se sont rendus compte qu’il y avait de l’argent à faire et ont dit aux plus jeunes comment faire.» Mais voilà, ces jeunes de la première génération ont vieilli, se sont endurcis. Ils ont emprunté la voie de la criminalité, offrant de nouveaux modèles pour les jeunes frères, les cousins. «Maintenant, tu peux faire carrière dans les gangs de rue. Il y a des modèles. Les plus jeunes regardent ça et se disent “wow, je peux faire comme eux!’’, explique l’inspecteur Baraby. Les jeunes se réunissaient par besoin de valorisation, par désir de constituer une famille. Les intervenants pouvaient alors combler leur besoin d’affection. Les choses ont évolué, le roi dollar a pointé le bout de son nez. «La valeur, aujourd’hui, c’est l’argent. Le jeune a tout ce qu’il veut dans la vie. Il est millionnaire. Il a les filles, la drogue. Comment dire au jeune qu’il est un mauvais modèle?», explique Harry Delva, coordonnateur des projets jeunesse à la Maison d’Haïti depuis 13 ans. L’homme en connaît un rayon. Il s’occupe d’un projet de patrouilleurs de rue composé de jeunes dont certains ont flirté avec des gangs. Ils essaient de conseiller leurs pairs dans le quartier Saint-Michel à Montréal.

M. Delva reconnaît qu’il est aujourd’hui plus difficile de ramener les membres de gangs dans le droit chemin. «Entre 1997 et 2000, des jeunes, qui ne faisaient pas nécessairement partie de gangs, se sont enrichis avec des fraudes. Ils ont encouragé nombre de jeunes ayant envie d’adhérer à un gang. Maintenant, ces jeunes ne cherchent plus une famille mais une richesse, explique M. Delva. En voyant des jeunes qui ont réussi, les gangs se sont dit qu’ils pouvaient y arriver.»

Les jeunes à risque d’adhérer à un gang de rue

Quel jeune éprouve le besoin de s’intégrer à un gang? À en croire l’inspecteur Baraby, tous les jeunes sont susceptibles d’être recrutés. Chantal Fredette, criminologue et spécialiste des gangs de rue au Centre jeunesse de Montréal, apporte des précisions. Les plus à risque viennent de familles dont l’un des membres fait déjà partie d’un gang. Une très grande majorité des jeunes qui ont déjà des problèmes y trouvent leur niche, explique la chercheure. «Le défi, c’est d’identifier, parmi les jeunes des gangs, les 10 à 20% qui vont constituer le noyau dur, qui sont très criminalisés. Un des facteurs, c’est la précocité. Celui qui fréquente tôt les gangs, par exemple à neuf ans, va être plus à risque. Le 10% du noyau dur a la perception que la vie est dangereuse, qu’il y a deux côtés: les gagnants et les perdants. Pour gagner, il faut imposer», s’exclame la jeune femme tout en gesticulant. «Pour une minorité de jeunes au Québec, en 2005, le gang de rue offre une meilleure perspective de vie que tout autre chose», constate la criminologue qui a rencontré une trentaine de ces jeunes pour rédiger un rapport sur le sujet.

Violence extrême et gang de rue

L’univers des gangs est extrêmement violent, a observé Chantal Fredette dans ses recherches. Il faut être tolérant à la violence pour supporter ce climat. Il y a un 20% des jeunes qui ont cette tolérance», note-t-elle.

Dans ses visites à la polyvalente Henri-Bourrassa, le sergent Alain Clément a senti lui aussi l’apparition de ce problème: «Depuis les 5 dernières années, je constate autant d’événements, mais ils sont de plus en plus violents.» L’accès facile aux armes expliquerait l’intensité des altercations. «C’est plus facile pour eux d’acheter une arme qu’un paquet de cigarettes», dit Harry Delva d’un ton détaché de celui qui a tout vu. Les jeunes ont les moyens de s’outiller. D’autant plus qu’ils ont un réseau de drogue, de prostitution, d’extorsion à protéger.

«Ça ressemble au temps d’Al Capone. Ce qu’on voit, ce sont des règlements de compte entre gangs pour un territoire. Maintenant, ils sont partout. Parce que les motards ont libéré certains secteurs, les gangs de rue décident d’occuper et d’agrandir leurs territoires. Quand ils se rencontrent au centre-ville, ils se tirent dessus», décrit M. Delva.  Accroupi, les coudes sur les genoux, il se relève, esquissant une mimique d’impuissance. Attirés par le gain, les gangs de rue reluquent les territoires délaissés par les motards, affaiblis à la suite de l’opération policière Printemps 2002 qui a permis de mettre derrière les barreaux plusieurs Hells Angels et Rock Machines.

Gang de rue en région: Gaspésie, Lac St-Jean, Sherbrooke…

Libérés de cette concurrence, les gangs s’exportent. «Ce qu’on constate, c’est que les membres de gangs s’installent en périphérie de Montréal et vont faire des activités plus éloignées comme le trafic de stupéfiants, la prostitution juvénile. On en a retrouvé en Gaspésie, au Lac St-Jean, en Outaouais et à Sherbrooke. Ils ne sont pas encore rendus à s’y installer», avoue l’inspecteur Baraby, qui rajoute du même souffle la mise sur pied d’une escouade de choc. Pour contrer cette expansion, la Police de Montréal, de Laval, la Sécurité du Québec et la GRC ont uni leurs forces.

Cette nouvelle union policière sera-t-elle suffisante pour contrer le phénomène? Probablement pas, de l’aveu de l’inspecteur. «Tant qu’il y aura l’appât du gain, il va toujours y avoir des jeunes qui vont s’y intéresser. On a pas la prétention de penser qu’on va enrayer le problème. Comme la prostitution, on travaille fort, mais on peut pas l’empêcher.» Réaliste, le coordonnateur de la Maison d’Haïti n’en pense pas moins. «C’est un phénomène qui est là pour rester, croit-il. Autour, on a la vente de drogues, la prostitution. C’est de l’argent facile. Ça fait partie de notre société. Mais on peut baisser ça, prévenir, diminuer le nombre de gens qui entourent les gangs.»

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

%d blogueurs aiment cette page :