Comment mieux faire: comprendre la langue française

safe_image.php.jpegLe lancement des capsules linguistiques s’est déroulé lors de Nuit blanche.
 
Les artistes qui ont participé:
  • le poète en résidence de Radio-Canada, Jean-Paul Daoust,
  • le rappeur MC June,
  • le Slameur Le Grand Slack,
  • l’humoriste Fred Dubé,
  • le beat boxer Emmanuel.
Plusieurs poètes ont pris le micro,
  • Normand Lebeau,
  • Brigitte Therrien,
  • Jean-Simon Brisebois.
 
Comment Mieux Faire – Portail éducatif social-communautaire est une initiative partenaire du Café Graffiti, du magazine Reflet de Société et de l’organisme Survivre

Des mots venus d’ailleurs

Le français de chez nous

Une mondialisation plus ancienne qu’on ne le croit

Normand Charest – chronique Valeurs de société, dossier Francophonie

Logo_chronique 2 (ajusté)On fêtait en 2012 le centenaire de la Commission de toponymie, qui publie à cette occasion, en collaboration avec l’Office québécois de la langue française, un livre intitulé Parlers et paysages du Québec – Randonnée à travers les mots d’ici, qui souligne la variété du vocabulaire populaire et des noms de lieux du Québec.

On peut déjà ressortir de beaux termes seulement en consultant la table des matières : aulnière, brûlé, bûché, herbé, mitan, ravage, renversis ; baissière, maringouinière, mocauque, plé, vasière ; dégelis, frimassé, rigolet ; barachois, caye, échouerie, marigot ; buttereau, cabourne, morne ; coulée, déboulis, rochière

Métissage culturel : des noms venus d’ailleurs

mappemonde ancienne francophone francophile français histoireCertains de ces termes ont circulé entre les colonies françaises, au 17e siècle, apportés d’un lieu à l’autre par les marins. Ainsi, les termes boucane, coulée, îlet, maringouin, morne, quatre-chemins ne viennent pas de la Nouvelle-France, mais plutôt des Antilles, de l’Amérique du Sud, de La Réunion, etc., et ils étaient souvent empruntés aux langues indigènes. Ainsi, le mot maringouin vient de mbarigui, de la langue tupi-guarani d’Amérique du Sud. Comme quoi le métissage culturel ne date pas d’aujourd’hui !

Samuel_de_Champlain_Carte_geographique_de_la_Nouvelle_France francophone histoireAu Québec, on peut retrouver certains de ces termes dans les noms de lieux Ruisseau de la Boucane, Montagne de la Coulée, L’Islet-sur-Mer, Montée des Quatre-Chemins, par exemple. Les noms de lieux suivants, par contre, ont une saveur typiquement locale : Lac de la Menterie, Lac Magané, Rivière-Qui-Mène-du-Train, sans parler du Lac aux Cinquante-Six-Roches.

Cela donne parfois des noms très poétiques, comme le Rigolet des Abîmes. Et mon préféré, le Trompe-Souris, « un rang où les paysans avaient de bien maigres récoltes ».

Autres textes sur la Francophonie

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

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Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

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Protégeons le français… mais contre qui ?

L’envahissement de l’anglais

Protégeons notre langue… mais contre qui ?

chronique société presse communautaire média écrit journalismeMais qui est vraiment responsable de cette menace contre notre langue française ? Peut-être bien nous-mêmes…

Normand Charest – Chronique Valeurs de société. Dossier Francophonie

Au Québec, nous voulons protéger notre langue, qui est menacée de toute part par la domination de l’anglais. Or, quand on pense à cette menace, beaucoup l’imagine venir de l’extérieur. Des Anglos qui ne veulent pas reconnaître nos droits, des nouveaux immigrants qui glissent trop facilement vers l’anglais…

Mais si l’ennemi se terrait plutôt en nous, bien caché derrière notre nationalisme et notre fierté fleur-de-lysée, passé le jour de la Fête nationale ?

Un exemple de cela nous est offert par les contre-cultures (souvent associées aux jeunes, mais pas seulement à eux) qui ont souvent été de grandes consommatrices d’anglais. Génération après génération, nous y sommes tous passés.

Menacée de l’intérieur

francophonie drapeau logo francophone francais langue francaise francophileQu’il s’agisse de nos pères ou grands-pères qui prenaient déjà des surnoms anglais, des hippies avec leurs groovy, too much, out of sight, en passant par le chill d’aujourd’hui… nous avons toujours été friands de mots anglais à la mode, toujours influencés sans remords par les cultures anglo-saxonnes.

La situation n’a pas changé de nos jours, et le hip-hop ne fait pas exception. Les pseudonymes anglais des artistes en font foi, les termes spécifiques aussi : battles, writers, graff, old-school, free style ; stump, waacking, krump, popping, breakdance… Et les gens du milieu adhèrent à ces courants sans se poser de questions sur la place de l’anglais dans leur vie.

Au bout du compte, quelle que soit leurs justifications pour agir de la sorte, la soumission à l’anglais y est préoccupante. On se demande bien comment défendre cette anglicisation, tout en imposant aux Anglos une loi sur l’affichage en français.

Reprocher aux autres de menacer notre langue, alors qu’on la mine soi-même de l’intérieur ? Il y a là une contradiction qui devrait nous donner au moins un peu d’urticaire.

Pendant ce temps, chez les « Français langue seconde »…  

Pendant ce temps, dans l’actualité, ce sont des étudiants d’un collège anglophone de Montréal, le collège Vanier, qui ont été choisis pour représenter le Québec au « Goncourt des lycéens » en 2012 (le 4e prix littéraire de France, après le Goncourt proprement dit, le Renaudot et le Femina). Et cela, au grand bonheur de leur professeure de français, Catherine Duranleau.

Des  anglophones qui passent avant des étudiants  francophones ? « Sobering », comme on dit en anglais. Même si certains prétendent qu’il s’agit là d’une exception peu significative.

Le retour de la poésie orale en français par le slam

Sur une note plus encourageante, soulignons le retour de la poésie orale, par le biais du slam. Le slam est d’origine américaine. Mais le bonheur, c’est qu’on le pratique parfaitement bien en français, et avec beaucoup de créativité.

Disons-le franchement, c’est un souffle d’air frais, un souffle de vrai sur la poésie française. Voilà comment la contre-culture peut apporter du sang neuf à la langue, sans faire appel aux termes anglo-saxons.

À ce propos, Grand Corps Malade nous en fournit des exemples éclatants. Si on ajoute à cela son action sociale dans des quartiers difficiles, par le biais de cours de slam offerts à des gens de tous âges et de toutes origines… on peut le saluer bien bas, pour le rôle positif qu’il joue à l’intérieur de la francophonie.

Alors, qui dit que l’on doit s’angliciser pour être dans le coup, pour être de son temps, pour exprimer la réalité urbaine actuelle ? Qui dit qu’on ne peut le faire en français… ou en arabe, en russe, en espagnol, en innu ou en inuktitut ?

  • Voir l’article « Goncourt des lycéens – Un collège anglophone pour représenter le Québec », par Fabien Deglise, dans Le Devoir du 29 septembre 2012.
  • En écrivant ces mots, j’écoutais le CD déjà classique mais toujours inspirant de Grand Corps Malade, Midi 20 (2006).

Autres textes sur la Francophonie

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Francophonie: être francophone en milieu anglophone

Isolement des francophones hors-Québec

Les jeunes francophones de Windsor, Ontario

Windsor est une ville ontarienne qui a bien des choses en commun avec le petit village gaulois d’Astérix. En effet, cette petite communauté de francophones hors-Québec, reliée à Détroit par un pont, a une position de résistance de plus en plus difficile à défendre.

Par Martin Ouellet        Dossier Francophonie

Le Festival franco-jeunesse de Windsor en est à sa 10e édition. Le Festival franco-jeunesse de Windsor a pour objectif de favoriser l’estime de soi des jeunes et leur présenter des modèles de gens qui se développent et évoluent dans des milieux francophones.

Pour souligner cette 10e édition, nous présentons ici un reportage de Martin Ouellet réalisé lors de la 1ere édition.

Les arts et la francophonie

De nombreuses activités dont des concerts, des ateliers d’illustration, de création littéraire, de vidéo, de gestion de projets, de croissance personnelle et d’arts visuels étaient au programme. Sarah Hall, artiste-peintre, et Jean Labourdette, graffiteur, ont fait partie des invités du centre communautaire. Ils sont allés rencontrer des élèves finissants de l’école secondaire Lessard pour échanger avec eux, les encourager à poursuivre leurs études en français et les aider à se valoriser à travers la création. Voici le portrait assez particulier de l’endroit qu’ils nous ont dépeint…

Style de vie

À Windsor, ne cherchez pas de films en français à l’affiche dans les cinémas ni de livres francophones dans les libraires, il n’y en a pas. La télévision et la musique parlent anglais aussi. La diversité ethnique est à peu près inexistante. À l’école secondaire Lessard, si les cours et les ateliers se déroulent en français, dès que la cloche sonne pour la pause, on n’entend que de l’English dans les corridors.

Le rythme de vie y est beaucoup plus strict. Chaque matin, on récite une prière en classe, suivie de l’hymne national du Canada et d’une minute de silence! «C’est comme si la vie s’arrêtait! Les retardataires n’osent même pas entrer en classe avant la fin de la minute de silence!», nous confie Jean. Les enseignants sont plus formels et rigides, plus centrés sur le rituel que sur la motivation et la passion des jeunes.

Les finissants du secondaire sont confrontés à un choix: poursuivre leurs études en anglais (à Ottawa, Toronto ou Détroit) ou s’exiler à Montréal pour continuer en français. Pourtant, ces jeunes n’ont pour la plupart jamais eu de contact avec Montréal, qui se situe à plus de dix heures en automobile.

Suicide et drogue

Cette communauté francophone n’a pas réussi à trouver la potion magique qui a fait la force des gaulois d’Astérix… La proportion de suicide chez les étudiants francophones est sensiblement plus élevée et la consommation de drogues est anormalement supérieure aussi.

L’ennemi numéro un: l’ennui. «Les jeunes passent leur temps à travailler dans une shop, à fumer du pot, à se battre, à traîner dans les restos 24 heures et à faire des cascades débiles comme dans l’émission Jackass.», nous dit Jean. «Ils n’ont rien à faire, ils regardent leurs parents démotivés, matérialistes, et ils se résignent à mener une vie sans ambition, comme eux autres.», ajoute Sarah.

Sans automobile, les jeunes restent cloîtrés, dépendants de leurs parents ou du transport en commun déficient. La routine, le manque de motivation et d’exemples positifs en font un milieu propice pour les drogues et la violence.

Immersion

Il existe un sentiment général de fatalité. Les jeunes préfèrent travailler chez un constructeur automobile que de continuer à s’ins-truire. Le travail s’effectue en anglais, que ce soit dans la ville de Windsor elle-même ou aux États-Unis, de l’autre côté du pont. Le travail bien rémunéré en usine procure un confort matériel, ce qui rend l’immersion tentante et plus facile.

Art et culture

Le défi était de taille pour arriver à faire participer ces étudiants réputés pour leur manque d’initiative et leur manque de motivation. Pourtant, les deux animateurs ont rapidement compris qu’il fallait créer un contexte moins formel, amener les jeunes à se sentir libres et créer un lien de respect mutuel, sans rapport d’autorité. «On a créé des circonstances favorables pour les aider à trouver la force du changement en eux-mêmes. On a réveillé une énergie dormante en eux.», explique Jean.

En attribuant les tâches selon les compétences et, après quelques notions techniques, les artistes ont amené les finissants à prendre la place qui leur revenait. Le thème de l’œuvre collective était l’estime de soi. «Ce qui m’a impressionnée, c’est de rencontrer des jeunes en crise et de leur faire réaliser qu’ils peuvent se prendre en main.», mentionne Sarah.

Les professeurs ont été étonnés de voir le travail artistique que Sarah et Jean ont réalisé avec leurs jeunes. Les finissants, perçus comme des délinquants, se sont montrés très responsables. Il n’y a eu aucun vol, pas un tag. «J’ai perdu mon cahier de sketches un moment donné, raconte Jean. Il m’a vite été rapporté. Ils nous ont même amené du café la deuxième journée!».

«Pendant le ramassage, il pleuvait et les jeunes étaient encore dans l’échafaud, à peinturer!», se souvient Sarah. Les animateurs ont prodigué conseils et énergie, aidant les élèves à prendre conscience à quel point les arts et le processus de création peuvent être valorisants, porteurs de réflexion. «On leur a laissé des canettes pour qu’ils puissent continuer leur œuvre et on les a incités à négocier avec leurs profs pour obtenir un mur, un espace de liberté pour créer. On a semé des graines, on espère qu’elles vont pousser…», s’interroge Jean.

«Un lien s’est créé entre nous. On leur a apporté quelque chose, mais eux aussi, en retour, nous ont donné beaucoup: de la gratitude, des remerciements. C’était vraiment enrichissant», conclut Sarah.

Quel message pour les jeunes de Windsor?

Quand je lui demande ses souhaits pour les jeunes de Windsor, Sarah répond spontanément: «Soyez fiers d’être franco-ontariens! Si vous restez à Windsor, essayez d’influencer votre milieu. Si vous vous en allez, partez découvrir autre chose et revenez pour enrichir votre milieu de votre expérience. Vous êtes la relève, ne l’oubliez pas!».

Quant à Jean, il recommande la prise de pouvoir: «Reconnaissez vos talents, vos forces, vos intérêts. Prenez contact avec votre propre personnalité et osez prendre des risques. Ne subissez pas l’avenir, revendiquez-le!».

Selon Charles Castonguay de l’Université d’Ottawa, après une étude de 30 années de statistique: «l’assimilation des francophones hors Québec progresse».

Autres textes sur la Francophonie

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009   Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Dictionnaire pour nouveaux arrivants Français au Québec

Un lexique pour se comprendre entre Québécois et Français

Amis Gaulois, vous envisagez de vous rendre dans la Belle Province? Ce qui suit, peut donc vous être utile, et oui, les Québécois parlent certes le français, mais un français parfois incompréhensible à nos oreilles de franchouillards. Petit décryptage des mots et expressions québécois les plus couramment utilisés

Julie Philippe    Dossier  Francophonie 

Bienvenue

Les Québécois sont sans contexte des gens accueillants mais lorsqu’ils vous disent bienvenue, cela signifie tout simplement qu’ » il n’y a pas de quoi  ».

Ainsi, ne répondez pas à leur bienvenue sous peine d’y passer du temps.

Exemple : vous achetez une carte de téléphone, le vendeur vous rend votre monnaie, vous remerciez, il vous répond : «  bienvenue  ». Vous répondez à ce chaleureux accueil : «  merci  », le commerçant vous dit de nouveau «  bienvenue  » de crainte que vous n’ayez entendu le premier. Vous répliquez une nouvelle fois : «  je vous remercie  », et là, le boutiquier vous regarde vraiment bizarrement…

Tu vas tu bien?

Chose étrange, le «  tu  » est partout. Il est très facile d’être tutoyé et ce, par tout le monde. Ce «  tu  » semble si apprécié des Québécois qu’on le retrouve dans de nombreuses questions grammaticalement étranges : exemple de question fréquemment utilisée : «  t’es tu correct?  »

Correct

Le terme «  correct  » est un peu comme notre «  ok  » gaulois. Il est souvent mis à toutes les sauces.

C’est bon, vous êtes corrects? Vous avez compris?

Débarbouillette

Un mot que je trouve très mignon. Selon, le site québécois Rabaska, il s’agit d’ » un petit carré de serviette ( ratine ) dont on se sert, principalement, pour se laver la figure  ». Il peut désigner le sopalin par exemple.

Déjeuner – dîner – souper

Il s’agit respectivement de nos : petits déjeuner, déjeuner et dîner. Attention, les Québécois ont l’habitude de souper très tôt, vers 18 heures et non à l’heure espagnole comme beaucoup de Français (ah ces latins!)

C’est écœurant!

Si un Québécois vous lance : «  c’est écœurant!  » avec un grand sourire en désignant votre demeure, ne vous offusquez pas! Ce qui apparaît comme une insulte en France ne l’est pas au Québec, Cela signifie plutôt «  c’est magnifique  ». L’afflux de beauté est peut être si grand, que le cœur, région des émotions est submergé et devient donc écœurée… (hypothèse parfaitement réfutable).

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Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

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Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

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Histoire de français pour une tête carrée

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Témoignage d’une tête carrée

Histoire de français

Lorsque vous avez été isolé du monde par un long séjour en prison, vous cherchez des façons de vous reconnecter à la vie que vous avez laissée derrière vous. Cette soif d’appartenance peut prendre plusieurs formes. L’une d’elles implique un jeu télévisé que je regarde depuis mon adolescence.

Colin McGregor, prison de cowansville  Dossier Prison, Criminalité, Francophoniefrancophone francophonie francophile français langue française

En grandissant dans l’enceinte d’une école où j’ai aussi été éduqué, à Westmount, je n’ai eu accès que très rarement à la langue de Molière telle qu’elle est parlée au Québec. L’école Selwyn House est aujourd’hui mieux connue pour ses professeurs que j’ai eus et qui étaient des pédophiles. On ne parle pas de la piètre qualité de son éducation.

Selwyn House

Des portraits de la Reine ornaient les murs des corridors et pas une syllabe de joual ne devait être entendue dans l’enceinte de ces couloirs marbrés. En effet, Selwyn House recrutait ses professeurs francophones partout sauf au Québec pour ne pas être contaminée par l’accent régional. Ainsi, ma classe a parlé une année un français marqué par l’accent du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre: «Bon-jurrr…». Puis, pendant deux ans, alors que notre professeur de français était une princesse russe, nous prononcions le subjonctif avec un chuintement guttural.

Plus tard, nous sommes tombés entre les mains d’un professeur venant de Lyon qui, dès son premier jour, nous a dit que dans la Rome antique, les esclaves faisaient office de professeurs pour les enfants fortunés et qu’il n’avait pas l’intention de s’abaisser à être traité comme un auxiliaire embauché pour servir une bande de gosses gâtés.

Des chiffres et des lettres

francophone francophonie francophile francophilie français Bientôt, nous nous sommes mis à parler comme de petits bouquinistes des bords de Seine en cravate rayée jaune et blanche. On nous a demandé d’éviter d’écouter les émissions télévisées dans lesquelles les gens du coin parlaient un mauvais français québécois populaire. Quand la télévision câblée nous a finalement relayé «Des chiffres et des lettres», on nous a toutefois dit qu’il était acceptable de la regarder. Ce que j’ai fait. J’ai participé au jeu dans ma tête, et j’ai constaté avec fierté qu’un ti-gars tête carrée comme moi pouvait égaler ou même surpasser les candidats en parvenant à extraire un mot français à la fois étrange et exotique des neufs lettres tirées au hasard et disposées sur une étagère étroite.

J’ai regardé cette émission longtemps après avoir quitté Selwyn House. Je la regardais l’été que j’ai passé en Champagne, envoyé là-bas pour renforcer mes adorables «r» roulés et échapper au péril que représentait le français de Robert Charlebois. Je l’ai regardée lorsque j’étais à McGill.

Au cours de mon emprisonnement à vie, voilà qu’apparaît sur le câble télévisé de la prison, courtoisie de TV5, ce que j’ai reconnu comme un souvenir de jours meilleurs et libres. Une chose à laquelle me raccrocher, une demi-heure pendant laquelle je pouvais faire ce que je faisais jadis, avant de devenir un numéro. Je la regarde aussi souvent que possible depuis la saleté et l’isolement de ma prison.
Chaque jour, les animateurs présentent deux «duels», des casse-têtes envoyés par des auditeurs. Un jour, j’ai envoyé mon propre casse-tête. J’ai écrit que j’étais un «condamné à vie» emprisonné dans un pénitencier canadien et que je regardais leur émission tous les jours.

Environ un mois plus tard, pendant le premier des deux duels du jour, un des juges de l’émission a fixé ses pieds, presque honteux : «Vous savez, il y a des gens dans les prisons qui nous regardent tous les jours. Des moins chanceux que nous.» La co-animatrice a esquissé un sourire charitable. «Oui, a-t-elle dit, C’est vraiment très triste. Nous pensons souvent à eux. Nous recevons souvent du courrier de détenus à travers le monde. On ne leur souhaite que le meilleur», a-t-elle ajouté en secouant la tête.

Je ne suis pas mort!

Ils avaient l’air attristés, comme s’ils venaient d’apprendre la mort d’un des leurs ou une tragédie semblable. Je me suis adressé au téléviseur, souhaitant presque attirer leur attention: «Mais je ne suis pas mort», ai-je dit. «Je suis juste ici et je vous regarde tous les jours.» Jamais mon isolement ne m’a paru aussi total.

Le lendemain, ils ont utilisé mon idée. Mon nom n’a pas été mentionné. Je regarde toujours l’émission les soirs de semaine, lorsque la journée de travail à l’usine de la prison est terminée. Je n’ai jamais envoyé d’autres suggestions. De nos jours, elles arrivent toutes par courriel de toute façon et les détenus n’ont pas accès à Internet.

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Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

La qualité du français dans la blogosphère

La qualité du français dans la blogosphère

Raymond Viger                     Dossier Francophonie

1067843_29644623 La qualité du français est quelque chose qui me tient à coeur. La première moitié de ma vie professionnelle s’est passée en anglais. Pas par choix, mais par obligation.

J’ai débuté par une carrière scientifique. Dans les années 1970, les meilleurs livres de science étaient en anglais. Suivie de cinq années dans l’aviation. Une époque où un pilote francophone avec un co-pilote francophone qui parlait à un contrôleur francophone et où tout le monde devait parler en anglais. Je me suis battu pour le droit de parler français dans les airs. Nous avons gagné notre cause dans les années 1980, époque où j’ai quitté l’aviation. J’ai eu le temps de me rendre compte qu’après cinq années à parler en anglais dans le cockpit, j’étais incapable de le faire en français.

Cinq années à travailler avec les Inuits dans le Grand Nord, en anglais, enseigner à McGill en anglais, j’ai aussi eu plusieurs contrats nationaux d’intervention, en anglais, dans le privé, j’ai ouvert un magasin de meubles dans le West Island… Travailler en anglais pendant une vingtaine d’années ne change pas le monde mais a possiblement changé le mien. Jusqu’à ce que je débute une relation avec Danielle, une Saguenéenne unilingue francophone, j’écoutais uniquement des films en version originale en anglais.

Test de français à l’université

Lors de mon entrée à l’université, il y avait un test d’aptitude pour le français. Je l’ai passé avec 87%. Pas que je suis fier de la qualité de mon français. Parce que le test était désuet et pas assez sévère. Nous avions à écrire un texte de trois paragraphes. Nous avions droit à un dictionnaire et une grammaire! La liberté d’expression que nous avions à cet examen me permettait de changer un mot qui me causait une difficulté ou encore de changer le verbe que je n’étais pas sûr de bien conjuguer. Un vrai test aurait été une dictée. Les mêmes mots et mêmes difficultés pour tout le monde, sans échappatoire.

Je considère qu’on aurait dû exiger de moi un cours d’appoint en français. Ce ne fut pas le cas.

Correction d’épreuves

Dans un livre ou pour un magazine, il y a une personne qui fait la correction finale des textes. La qualité du français de l’auteur n’est donc pas montrée au grand jour. Depuis que je suis auteur sur un blogue, j’écris directement, sans me relire, et je mets en ligne mes textes. Constat: il y a plusieurs erreurs évidentes de français.

Mes études en science et en aérotechnique ne m’auront pas donné les bases essentielles d’une bonne maîtrise du français. J’ai donc décidé aujourd’hui de faire un changement dans ma vie. Je vais demander à notre stagiaire du Cégep de Jonquière, Valérie Carrier, qui aime bien faire de la correction, de corriger mes deux derniers billets. Non pas pour faire les corrections en ligne et bien faire paraître mes billets, mais plutôt pour faire ressortir les erreurs que j’ai faites et me donner la liste des règles de français qui les concernent.

Cet exercice devrait pouvoir m’aider à améliorer ce point faible et présenter aux internautes des textes dans un français de meilleur qualité.

Merci Valérie pour ce travail. Les internautes qui liront mes prochains billets auront tous une petite pensée pour toi.

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Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

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show_imageConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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