Underpressure et Meeting of Styles, conventions internationales graffiti

Underpressure et Meeting of Styles, conventions internationales graffiti

Raymond Viger     Dossier Graffiti, Hip-hop

20080717-075900-g C’est la saison des gros festivals: Juste pour rire, Francofolies, Festival de Jazz… Certains événements sont moins connus, mais tout aussi important pour la scène culturelle de Montréal.

Underpressure est une grosse convention internationale graffiti qui se déroule à Montréal. Les 8 et 9 août prochain se dérouleront la 14e édition de cette rencontre des meilleurs graffiteurs à travers le monde. Le tout débutera au Peace Parc, sur St-Laurent au coin du boulevard de Maisonneuve entre Ste-Catherine et René-Lévesque pour le 8 août, tandis que le 9 août l’événement se déplace à l’arrière des Foufounes Électriques (ste-catherine coin de bullion). Pour l’occasion, les murs de la Société d’art technologique (SAT) seront peinturés encore une fois aux couleurs des bonbonnes aérosols.

Même si les adeptes connaissent très bien cette importante rencontre annuelle, le publictftf participe aussi et est présent à Underpressure. Pourquoi les murs des Foufounes électriques sont recouverts de tant de murales graffiti? Parce que la convention Underpressure s’y retrouve depuis fort longtemps.

Une convention graffiti, ce sont les meilleurs graffiteurs qui s’exécutent en direct dans des échafauds pour vous montrer leur art. Les breakdancers seront aussi présents ainsi que des DJ et des rappeurs. Une ambiance urbaine en plein jour pour prendre sa place comme artiste et se faire reconnaître.

Malgré la marginalité de la culture Hiphop et du graffiti, certains artistes de Montréal ont maintenant près de 20 années d’expérience! Des jeunes dont certains sont mariés, ont des enfants et sont propriétaires de maisons.

1891055820_1a2dc21ccf Montréal est devenu une plaque tournante importante pour le graffiti. Une 2e convention internationale s’est installée à Montréal. Meeting of Styles qui en est à sa 3e année. Cette convention est spéciale parce qu’il y a plus de 26 éditions de cette convention à travers le monde dans une même année. Un week-end à Montréal, un autre à New-York, ensuite la France, Meeting of Styles fait le tour du monde pour permettre aux artistes de sortir de l’ombre. Meeting of Styles est présenté les 4 et 5 septembre.

Vous êtes entourés des murales graffitis, des agences de communication utilisent le graffiti et ses artistes pour passer leur message, des galeries tel que Yves Laroche dans le Vieux-Montréal se spécialise maintenant dans la présentation d’artistes graffiteurs…

Des conventions telles que Under Pressure ou encore Meeting of Styles sont de belles occasions pour rencontrer directement les artisans de la culture graffiti et ainsi de mieux comprendre leur art.

Pour de plus amples informations sur les conventions internationales graffiti, contacter le Café-Grafffiti, (514) 259-6900.

PS 25 juillet 17:00 heures: Merci à Simon pour les corrections. Les événements Under Pressure ainsi que Meeting Of Styles recherchent des bénévoles.

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

Entrevue réalisée pour Reflet de Société

ives laroche

Une nouvelle galerie ouvre ses portes. Une galerie qui dérange, qui sort de l’ordinaire. Son propriétaire, Yves Laroche, ne mâche pas ses mots. Celui qui préfère passer pour un fou plutôt que de manquer le bateau est direct dans ses propos: C’est l’agonie de la cabane à sucre et des paysages Charlevoisien, le déclin des scènes florales et des petits enfants que l’on peint. L’art urbain fait son entrée officielle en galerie.

Quand tu visites des régions telles que Charlevoix ou Baie St-Paul, c’est tellement beau, c’est normal qu’un touriste veuille acheter un paysage. Mais un souvenir, ça ne vaut pas le prix d’un tableau de collection. L’art trop commercial va cesser d’être une décoration à gros prix. Ça ne vaut pas le prix qu’ils demandent.

Présentement, il y a des artistes de la nouvelle génération qui vendent leurs oeuvres pour quelques centaines de dollars, c’est quasiment donné. Je regarde les jeunes de moins de 40 ans, ce sont des gens réveillés, qui voyagent sur Internet avec des piercing et des tatous. C’est pas à eux qu’on va vendre des cabanes à sucre. Les clients se désintéressent et veulent autre chose.

Yves Laroche est déjà propriétaire de deux galeries dans le Vieux-Montréal: L’Orange et La galerie Yves Laroche. Ce n’est normalement pas la mission de notre magazine de couvrir les galeries. Malgré ses 53 ans, les côtés visionnaire et rebelle d’Yves Laroche ont réussi à piquer notre curiosité. Il prépare un projet inusité qui mérite notre attention: l’aménagement du sous-sol de sa galerie va être baptisé L’autre galerie.

Il y a 30 galeries d’art dans le Vieux Montréal: de la peinture commerciale, toute la même chose. Les gens se plaignent que les chiffres d’affaires ne sont pas bons et que c’est la grande misère. Ils s’inventent toutes sortes d’excuses. Les événements du 11 septembre, le taux de change qui n’est pas en notre faveur… C’est le retour du balancier. Il y a eu la révolution tranquille qui nous a donné la culture Hippie et les Beatles. Maintenant c’est l’art urbain qui prend sa place.

Il y a maintenant de jeunes artistes de 35 à 45 ans prêts à prendre la relève. Les prix sont en conséquence et laissent place à d’excellents placements. Des artistes qui n’ont peut-être pas de diplôme, mais qui possèdent une grande sensibilité dans leur travail, des artistes qui ont de grands messages à livrer. Des artistes qui pratiquent leur art avec le fond de leur cœur, pas avec le fond du portefeuille.

L’important c’est l’émotion que l’artiste véhicule à travers son œuvre, le message et sa sensibilité. C’est comme l’écriture, l’important ce n’est pas le comment tu le dis, mais ce que tu dis. Croire à cette forme d’art, c’est un peu être comme un apôtre. J’ai arrêté d’en parler avec d’autres directeurs de galeries, je passais pour un illuminé.

Il y a beaucoup trop de directeurs de galeries, autant à Montréal qu’en région, qui ne connaissent pas du tout l’art et qui disent n’importe quoi. Ils ne sont pas capables de parler d’art international. Ils disent que leur artiste est un futur Riopelle. Si je savais qui serait le prochain Riopelle, j’achèterais toutes ses oeuvres. Ils ont un «speech» pour vendre, ils sont très mal informés et plusieurs sont des machines à dire des niaiseries. C’est aberrant. Ils veulent juste faire de l’argent pour leur retraite. On devrait les excommunier. Il n’y en a pas 5 qui connaissent l’art commercial.

Yves Laroche voit venir les coups d’avance. C’est lui qui a fait entrer le photographe David Hamilton au Canada en 1979. Il y a 20 ans, il a su bien représenter des artistes tels qu’Armand Vaillancourt et Serge Lemoyne. Il n’a pas négligé non plus Jean-Paul Lemieux ou encore Riopelle.

Sa clientèle, aussi diversifiée qu’exigeante, comprend des gens tels l’économiste Jarislowsky, des firmes d’avocats, des multinationales telles Power Corporation en passant par une chirurgienne française de 63 ans. Ses yeux s’illuminent quand il nous parle de Nick Heidfeld, pilote allemand de Formule 1, et de sa femme.

Lorsque j’ai vu Nick Heidfeld pour la première fois, alors âgé de 26 ans, je pensais me trouver devant un adolescent pas de barbe. À ma grande surprise, il est reparti avec deux toiles de Zilon sous le bras. Sa femme est revenue à plusieurs reprises acheter d’autres toiles. Elle a hâte d’avoir des nouvelles de L’autre galerie.

Pour mieux comprendre le marché, Yves Laroche n’hésite pas à se rendre à New-York, Los Angeles ou en Europe.

Les galeries américaines s’intéressent de plus en plus aux artistes canadiens. Des centaines de galeristes internationaux viennent en vacances à Montréal, ce qui donne un avantage marqué et stratégique au Vieux-Montréal pour les recevoir. Et le marché des collectionneurs est un monde en plein changement. Il y a maintenant un noyau de jeunes de 30 à 40 ans qui prennent leur place dans le marché des collectionneurs. Ces jeunes nous amènent des cabanes à sucre et des paysages reçus en héritage et veulent les vendre. Ça fait baisser les prix .

Même si les Américains sont en avance sur nous, par principe, Yves Laroche tient à garder un minimum de 50% de contenu canadien. Cet art urbain qu’il nous présente avec grande fierté représente une multitude de sous-cultures, à savoir l’art urbain, le graffiti et les bandes dessinées alternatives pour ne nommer que celles-là. Plusieurs des artistes représentés sont sous contrat avec Walt Disney ou font des illustrations pour de grands magazines. Les rebelles et les marginaux ont trouvé une place qui leur est propre. Bonne visite à L’autre galerie, celle de l’underground et de l’art urbain, une galerie qui a une vision d’avenir.

Pour une visite de la Galerie Yves Laroche.

Portrait de la peinture au Québec avec Marc de Roussan

Commentaire de Renart L’Éveillé sur la culture.

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La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

Entrevue réalisée pour Reflet de Société

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Quand tu visites des régions telles que Charlevoix ou Baie St-Paul, c’est tellement beau, c’est normal qu’un touriste veuille acheter un paysage. Mais un souvenir, ça ne vaut pas le prix d’un tableau de collection. L’art trop commercial va cesser d’être une décoration à gros prix. Ça ne vaut pas le prix qu’ils demandent.

Présentement, il y a des artistes de la nouvelle génération qui vendent leurs oeuvres pour quelques centaines de dollars, c’est quasiment donné. Je regarde les jeunes de moins de 40 ans, ce sont des gens réveillés, qui voyagent sur Internet avec des piercing et des tatous. C’est pas à eux qu’on va vendre des cabanes à sucre. Les clients se désintéressent et veulent autre chose.

Yves Laroche est déjà propriétaire de deux galeries dans le Vieux-Montréal: L’Orange et La galerie Yves Laroche. Ce n’est normalement pas la mission de notre magazine de couvrir les galeries. Malgré ses 53 ans, les côtés visionnaire et rebelle d’Yves Laroche ont réussi à piquer notre curiosité. Il prépare un projet inusité qui mérite notre attention: l’aménagement du sous-sol de sa galerie va être baptisé L’autre galerie.

Il y a 30 galeries d’art dans le Vieux Montréal: de la peinture commerciale, toute la même chose. Les gens se plaignent que les chiffres d’affaires ne sont pas bons et que c’est la grande misère. Ils s’inventent toutes sortes d’excuses. Les événements du 11 septembre, le taux de change qui n’est pas en notre faveur… C’est le retour du balancier. Il y a eu la révolution tranquille qui nous a donné la culture Hippie et les Beatles. Maintenant c’est l’art urbain qui prend sa place.

Il y a maintenant de jeunes artistes de 35 à 45 ans prêts à prendre la relève. Les prix sont en conséquence et laissent place à d’excellents placements. Des artistes qui n’ont peut-être pas de diplôme, mais qui possèdent une grande sensibilité dans leur travail, des artistes qui ont de grands messages à livrer. Des artistes qui pratiquent leur art avec le fond de leur cœur, pas avec le fond du portefeuille.

L’important c’est l’émotion que l’artiste véhicule à travers son œuvre, le message et sa sensibilité. C’est comme l’écriture, l’important ce n’est pas le comment tu le dis, mais ce que tu dis. Croire à cette forme d’art, c’est un peu être comme un apôtre. J’ai arrêté d’en parler avec d’autres directeurs de galeries, je passais pour un illuminé.

Il y a beaucoup trop de directeurs de galeries, autant à Montréal qu’en région, qui ne connaissent pas du tout l’art et qui disent n’importe quoi. Ils ne sont pas capables de parler d’art international. Ils disent que leur artiste est un futur Riopelle. Si je savais qui serait le prochain Riopelle, j’achèterais toutes ses oeuvres. Ils ont un «speech» pour vendre, ils sont très mal informés et plusieurs sont des machines à dire des niaiseries. C’est aberrant. Ils veulent juste faire de l’argent pour leur retraite. On devrait les excommunier. Il n’y en a pas 5 qui connaissent l’art commercial.

Yves Laroche voit venir les coups d’avance. C’est lui qui a fait entrer le photographe David Hamilton au Canada en 1979. Il y a 20 ans, il a su bien représenter des artistes tels qu’Armand Vaillancourt et Serge Lemoyne. Il n’a pas négligé non plus Jean-Paul Lemieux ou encore Riopelle.

Sa clientèle, aussi diversifiée qu’exigeante, comprend des gens tels l’économiste Jarislowsky, des firmes d’avocats, des multinationales telles Power Corporation en passant par une chirurgienne française de 63 ans. Ses yeux s’illuminent quand il nous parle de Nick Heidfeld, pilote allemand de Formule 1, et de sa femme.

Lorsque j’ai vu Nick Heidfeld pour la première fois, alors âgé de 26 ans, je pensais me trouver devant un adolescent pas de barbe. À ma grande surprise, il est reparti avec deux toiles de Zilon sous le bras. Sa femme est revenue à plusieurs reprises acheter d’autres toiles. Elle a hâte d’avoir des nouvelles de L’autre galerie.

Pour mieux comprendre le marché, Yves Laroche n’hésite pas à se rendre à New-York, Los Angeles ou en Europe.

Les galeries américaines s’intéressent de plus en plus aux artistes canadiens. Des centaines de galeristes internationaux viennent en vacances à Montréal, ce qui donne un avantage marqué et stratégique au Vieux-Montréal pour les recevoir. Et le marché des collectionneurs est un monde en plein changement. Il y a maintenant un noyau de jeunes de 30 à 40 ans qui prennent leur place dans le marché des collectionneurs. Ces jeunes nous amènent des cabanes à sucre et des paysages reçus en héritage et veulent les vendre. Ça fait baisser les prix .

Même si les Américains sont en avance sur nous, par principe, Yves Laroche tient à garder un minimum de 50% de contenu canadien. Cet art urbain qu’il nous présente avec grande fierté représente une multitude de sous-cultures, à savoir l’art urbain, le graffiti et les bandes dessinées alternatives pour ne nommer que celles-là. Plusieurs des artistes représentés sont sous contrat avec Walt Disney ou font des illustrations pour de grands magazines. Les rebelles et les marginaux ont trouvé une place qui leur est propre. Bonne visite à L’autre galerie, celle de l’underground et de l’art urbain, une galerie qui a une vision d’avenir.

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La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

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Entrevue réalisée pour Reflet de Société

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Quand tu visites des régions telles que Charlevoix ou Baie St-Paul, c’est tellement beau, c’est normal qu’un touriste veuille acheter un paysage. Mais un souvenir, ça ne vaut pas le prix d’un tableau de collection. L’art trop commercial va cesser d’être une décoration à gros prix. Ça ne vaut pas le prix qu’ils demandent.

Présentement, il y a des artistes de la nouvelle génération qui vendent leurs oeuvres pour quelques centaines de dollars, c’est quasiment donné. Je regarde les jeunes de moins de 40 ans, ce sont des gens réveillés, qui voyagent sur Internet avec des piercing et des tatous. C’est pas à eux qu’on va vendre des cabanes à sucre. Les clients se désintéressent et veulent autre chose.

Yves Laroche est déjà propriétaire de deux galeries dans le Vieux-Montréal: L’Orange et La galerie Yves Laroche. Ce n’est normalement pas la mission de notre magazine de couvrir les galeries. Malgré ses 53 ans, les côtés visionnaire et rebelle d’Yves Laroche ont réussi à piquer notre curiosité. Il prépare un projet inusité qui mérite notre attention: l’aménagement du sous-sol de sa galerie va être baptisé L’autre galerie.

Il y a 30 galeries d’art dans le Vieux Montréal: de la peinture commerciale, toute la même chose. Les gens se plaignent que les chiffres d’affaires ne sont pas bons et que c’est la grande misère. Ils s’inventent toutes sortes d’excuses. Les événements du 11 septembre, le taux de change qui n’est pas en notre faveur… C’est le retour du balancier. Il y a eu la révolution tranquille qui nous a donné la culture Hippie et les Beatles. Maintenant c’est l’art urbain qui prend sa place.

Il y a maintenant de jeunes artistes de 35 à 45 ans prêts à prendre la relève. Les prix sont en conséquence et laissent place à d’excellents placements. Des artistes qui n’ont peut-être pas de diplôme, mais qui possèdent une grande sensibilité dans leur travail, des artistes qui ont de grands messages à livrer. Des artistes qui pratiquent leur art avec le fond de leur cœur, pas avec le fond du portefeuille.

L’important c’est l’émotion que l’artiste véhicule à travers son œuvre, le message et sa sensibilité. C’est comme l’écriture, l’important ce n’est pas le comment tu le dis, mais ce que tu dis. Croire à cette forme d’art, c’est un peu être comme un apôtre. J’ai arrêté d’en parler avec d’autres directeurs de galeries, je passais pour un illuminé.

Il y a beaucoup trop de directeurs de galeries, autant à Montréal qu’en région, qui ne connaissent pas du tout l’art et qui disent n’importe quoi. Ils ne sont pas capables de parler d’art international. Ils disent que leur artiste est un futur Riopelle. Si je savais qui serait le prochain Riopelle, j’achèterais toutes ses oeuvres. Ils ont un «speech» pour vendre, ils sont très mal informés et plusieurs sont des machines à dire des niaiseries. C’est aberrant. Ils veulent juste faire de l’argent pour leur retraite. On devrait les excommunier. Il n’y en a pas 5 qui connaissent l’art commercial.

Yves Laroche voit venir les coups d’avance. C’est lui qui a fait entrer le photographe David Hamilton au Canada en 1979. Il y a 20 ans, il a su bien représenter des artistes tels qu’Armand Vaillancourt et Serge Lemoyne. Il n’a pas négligé non plus Jean-Paul Lemieux ou encore Riopelle.

Sa clientèle, aussi diversifiée qu’exigeante, comprend des gens tels l’économiste Jarislowsky, des firmes d’avocats, des multinationales telles Power Corporation en passant par une chirurgienne française de 63 ans. Ses yeux s’illuminent quand il nous parle de Nick Heidfeld, pilote allemand de Formule 1, et de sa femme.

Lorsque j’ai vu Nick Heidfeld pour la première fois, alors âgé de 26 ans, je pensais me trouver devant un adolescent pas de barbe. À ma grande surprise, il est reparti avec deux toiles de Zilon sous le bras. Sa femme est revenue à plusieurs reprises acheter d’autres toiles. Elle a hâte d’avoir des nouvelles de L’autre galerie.

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La Maison Simons, des skates et des vitrines

La Maison Simons, des skates et des vitrines.

Dossier Graffiti

Suite à l’exposition Street Camp organisé en juin dernier par L’autre Galerie dans le Vieux Montréal, La Maison Simons avait trouvé l’idée originale cette exposition de skates peints par des artistes urbains.

Mme Vincent, de La Maison Simons contacte le propriétaire de la galerie, M. Yves Laroche pour transporter l’exposition de skates dans les vitrines des magasins Simons. La galerie de M. Laroche ayant une excellente clientèle, la majorité des skates étant vendus, M. Laroche réfère Mme Vincent au Café-Graffiti.

En peu de temps, une entente permet la réalisation de 36 skates créés par 20 artistes de l’art urbain. Ceux-ci se retrouvent exposés dans les vitrines des magasins Simons de Montréal, Laval et St-Bruno.

Les artistes ont adoré l’expérience et ont appris beaucoup. Mme Vincent nous a fait parvenir les premières photos des installations. Les artistes n’en revenaient tout simplement pas. Leur porte-folio sera enrichi d’un souvenir inoubliable.

Pour donner une continuité à ce projet dynamique, le Café-Graffiti a décidé de nommer la collection Simons/Café-Graffiti. Chacun des skates qui sera vendu sera remplacé par une nouvelle oeuvre d’un artiste urbain.

Les vitrines seront installées du 1er août jusqu’au 11 septembre prochain. Une exposition de la rue gratuite et originale qui mérite le déplacement. La collection Simons/Café-Graffiti se déplacera ensuite à l’Église St-Nom-de-Jésus pour le Festival Orgue et couleurs.

Avec Danielle, la co-directrice de l’organisme, je vais faire la tournée des magasins Simons. Je vais prendre des photos pour agrémenter le blogue.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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https://raymondviger.wordpress.com/2007/09/24/la-maison-simons-refait-ses-vitrines/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/07/30/du-graffiti-a-la-maison-simons/

Textes sur le graffiti et le Hip Hop.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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