Mediator: conséquences et effets secondaires sur la santé

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Le laboratoire Servier connaissait depuis 1995 les effets mortels du Mediator

Coupe-faim  qui cause 2 000 décès en France

Selon des documents que s’est procuré Le Monde, le laboratoire Servier savait, depuis au moins le début des années 1990, que son médicament, le Mediator, était nocif.

Patrick Juan, correspondant Français. Dossiers Santé, Protection du consommateur

médiator coupe-faim nocif décès effets secondaires Les chercheurs des laboratoires Servier étudiaient, depuis le début des années 1990, les composés produits dans l’organisme par le Mediator, médicament interdit depuis 2009 et qui aurait provoqué de 500 à 2 000 décès en France.

Parmi eux, la norfenfluramine, identifiée en 1995 comme responsable de la toxicité de coupe-faims de Servier, l’Isoméride et le Pondéral, tous deux interdits en 1999.

Une parenté que le laboratoire s’est toujours obstiné à minimiser, notamment dans ses documents.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES

Une étude menée en 1993 par deux chercheurs de la filiale britannique de Servier quantifie la présence dans le sang de la norfenfluramine, en concentration, le deuxième composé dans lequel se transforme le Mediator.

Or, la norfenfluramine est également le produit actif de deux coupe-faims de Servier, Isoméride et Pondéral, dont une étude démontre en 1995 qu’ils entraînent des effets secondaires graves : une hypertension artérielle pulmonaire, responsable d’insuffisances cardiaques.

Le laboratoire Servier ne pouvait donc ignorer, au moins depuis 1995, que le Mediator pouvait être suspecté de produire lui aussi des effets secondaires graves. Au lieu de quoi, il a toujours affirmé que le Mediator avait des activités pharmacologiques radicalement différentes de celles de l’Isoméride et du Pondéral et que sa tolérance cardiovasculaire était satisfaisante.

Le Mediator, le médicament utilisé comme coupe-faim à l’origine de 500 à 2 000 morts, a coûté environ 1,2 milliard d’euros de remboursement à la Sécurité sociale, affirme Le Figaro .

Le seul remboursement de cet antidiabétique, dont quelque 145 millions de boîtes ont été vendues en trente-trois ans, a coûté 879 millions d’euros, selon une note confidentielle de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), citée par Le Figaro.

Les ventes du Mediator n’ont, en effet, cessé de progresser entre 1983 et 2005, un pic ayant été atteint en 2005 avec plus de 9 millions de boîtes vendues.

COÛT DE LA PRISE EN CHARGE DES COMPLICATIONS MÉDICALES

Le coût de la prise en charge des complications médicales liées à ce médicament, destiné aux diabétiques en surpoids et largement détourné comme coupe-faim, représente, en outre, au moins 315 millions d’euros. Cette estimation part du principe que 1 750 patients ont subi une intervention chirurgicale cardiaque.

La Caisse Nationale d’Assurance-Maladie (CNAM) n’a en revanche pas calculé le coût des arrêts de travail liés au Mediator, ni les primes d’invalidité. Elle n’a pas non plus pris en compte les 663 000 courriers envoyés par l’Agence du médicament aux patients ayant pris du Médiator ainsi que les consultations et les échocardiographies qui ont suivi, raconte le quotidien, précisant que d’autres calculs sont en cours. Contactée par Le Figaro et l’AFP, la CNAM n’a pas souhaité commenter cette information.

Commercialisé en France par les laboratoires Servier de 1976 à novembre 2009, le Mediator, qui a été utilisé par 5 millions de personnes, a été retiré du marché en raison des risques cardiaques qu’il faisait courir aux patients.

Selon l’Agence France Presse, plusieurs centaines de plaintes ont été déposées à ce jour. La CNAM avait décidé en février 2011 de déposer plainte contre les laboratoires Servier pour escroquerie et tromperie aggravée.

Si le laboratoire Servier reste le responsable direct dans l’affaire du Mediator, et donc appelé à systématiquement indemniser les victimes, les médecins pourront également être appelés à rentrer dans la procédure et donc à participer à l’indemnisation des victimes s’il est établi après expertise médicale qu’ils ont une part de responsabilité, indique le ministère de la santé.

Une expertise médicale, réalisée par un comité d’experts placé auprès de l’Oniam (Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales), sera chargée de déterminer l’étendue des préjudices et d’identifier les responsabilités pour chaque cas.

BOUCS ÉMISSAIRES

Le syndicat de Médecine Générale France accuse le gouvernement de chercher des boucs émissaires dans cette affaire à travers les médecins prescripteurs. J’aimerais bien que l’on finisse de rechercher les responsabilités, bien entendu du fabricant, mais aussi de toutes les autorités qui ont accepté qu’on enregistre un produit qui n’était, en fait, pas du tout un antidiabétique lorsqu’il était prescrit en toute bonne foi de la part des médecins. Nous avons des documents qui montrent que lorsque des médecins ont eu des doutes et ont interrogé le laboratoire, on leur a répondu que ce produit ne posait aucun problème particulier, a-t-il ajouté.

Un avocat de victimes a abondé dans son sens en estimant que les médecins ne sont pas responsables parce qu’on leur a menti.
Me Charles Joseph-Oudin s’indigne également que le projet d’indemnisation ne dise rien sur la responsabilité des politiques. Il dénonce en outre une complexification de la procédure, manœuvre dilatoire dans l’intérêt du laboratoire Servier.

MAINTENIR LA PROCÉDURE EN CITATION DIRECTE

Pour le député du Parti Socialiste Gérard Bapt, ancien cardiologue et particulièrement en pointe sur ce dossier, la décision de l’État revient à se tirer une balle dans le pied. Le député insiste sur l’importance du maintien jusqu’à son terme de la procédure en citation directe pour tromperie aggravée engagée contre le laboratoire Servier devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre. Les premières audiences sont inscrites en septembre et octobre 2011.

Il apparaît en effet que sans engagement rapide de la procédure pour tromperie, les médecins prescripteurs hors AMM [autorisation de mise sur le marché] pourront être mis en cause, y compris ceux des CHU qui ont maintenu les prescriptions de Médiator à la sortie des services de cardiologie, relève-t-il. Ce sont alors les Hôpitaux qui supporteront la charge des procédures. L’État lui-même, au travers de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, sera mis en cause.

Inutile de dire que les seuls victimes en la circonstance sont les morts, leurs proches, familles et les profiteurs à vous de déduire.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Pacte de suicide entre 2 femmes sur Internet

Pacte de suicide entre 2 femmes sur Internet

Dossier  Suicide, Internet

Deux jeunes femmes suicidaires qui ne se connaissent pas font des recherches pour trouver des moyens pour se suicider. À partir d’un site Internet, elles prennent contact ensemble, se rencontrent et planifient leur suicide. Samedi le 20 septembre, l’événement tragique est complété.

Je reçois un commentaire d’Emy sur l’un de mes billets intitulé «Comment se suicider. Moyens pour se suicider»:

Après avoir terminé de lire l’article de journal Le détective, paru le 1er octobre en page 24 et 25, je viens vous rendre visite. Ces deux pages vous concernent. Le procureur de la République, ainsi qu’un Colonel de la gendarmerie ont évoqué la fermeture prochaine du site Internet par le biais duquel les jeunes femmes se sont rencontrées. Il s’agit de la jeune Hassina (sous le pseudo de Sina08) et d’une autre appelée Anne… Après s’être rencontrées sur ce forum, elles se sont toutes deux données rendez-vous pour mettre un point final à leurs vies.

J’ai été ébranlé par cette nouvelle. J’ai demandé à une amie Française, Christine, de me faire parvenir l’article en question qui n’était pas disponible sur l’Internet. À la lecture de l’article, nous pouvons voir des commentaires laissés par Sina 08 sur mon billet.

Médias et pacte de suicide

En faisant des recherches, ma conjointe Danielle a pu retracer plusieurs articles décrivant les événements. Pour n’en référer que quelques uns: L’Union, Le Post, Le Figaro, L’Express.fr, 20minutes.fr, France2.fr, Libestrasbourg

Je ne vous cacherais pas que de lire tous ces articles, en faire la référence et essayer de démêler toute l’histoire n’est pas chose évidente pour moi. Il ne faut pas oublier que l’organisme communautaire pour lequel je m’investis m’occupe déjà 7 jours semaines.

Je ne pourrais pas, dans un seul billet, tout commenter. Je commencerais par offrir mes plus sincères condoléances aux proches et amis d’Hassina (sous le pseudo de Sina08) et Anne. Perdre un proche est souffrant, le perdre par suicide, encore plus.

Incitation au suicide

Dans les articles il est question de sites Internet incitant les gens à se suicider et ayant permis une rencontre entre Hassina et Anne pour faire un pacte de suicide. Il est vrai qu’Hassina est venu partager sa détresse sur mon site, et ce, jusqu’au 26 juin. Mais aucune trace de Anne et aucun échange ne permettant une rencontre.

Maintenant, allons plus loin dans la réflexion. Est-ce que mon billet et ses commentaires sont des incitatifs au suicide? Pourquoi l’avoir intitulé «Comment se suicider. Moyens pour se suicider»?

moyens pour se tuer suicidaire se suicider vouloir mourir suicide intervention prevention Si une personne suicidaire cherche une ressource pour l’aider, un organisme de prévention du suicide, elle va les trouver. Si une personne suicidaire cherche des moyens pour se suicider, où va-t-elle aboutir? Sur des forums valorisant le suicide. Des sites pour lui fournir des moyens pour se suicider et peut-être même la motiver à passer à l’acte.

J’ai décidé de faire de la prévention du suicide auprès des gens qui cherchent des moyens pour se suicider. En leur offrant un billet avec le titre qu’ils cherchent. Mais ils y trouverons quelque chose de différents les ressources pouvant les aider et les soutenir, autant par téléphone que par Internet et ce, pour plusieurs pays.

Si ces gens ont besoin de s’exprimer, ils pourront laisser un commentaire et ils recevront une réponse. Une réponse pour tenter de les soutenir dans leurs démarches, les référer aux ressources pouvant les aider, dans une recherche pour trouver des gens de confiance à qui s’ouvrir et exprimer leur détresse. Le billet n’a pas été écrit pour valoriser le suicide, mais participer à sa prévention en intervenant auprès des personnes concernées.

Les qualifications pour intervenir

Est-ce que j’ai les qualifications pour le faire?  Pour ceux qui ont besoin de justifications scolaires et professionnelles, depuis maintenant plus de 16 ans que je suis un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. J’ai intervenu dans différentes communautés, différentes cultures, différentes lintervention crise suicidaire prévention suicide se suicider vouloir mourir moyens comment faireangues. J’ai enseigné pendant 5 ans l’intervention de crise à l’Université McGill et été intervenant pour plusieurs institutions. Le suicide est ma première spécialité suivi par l’intervention  auprès de personnes toxicomanes et aussi de joueurs compulsifs. J’ai pris ma retraite en 2000 pour mieux m’investir dans un organisme communautaire.

Au-delà de toutes ces justifications, j’ai développé ma sensibilité à intervenir auprès des personnes suicidaires parce que plusieurs personnes proches se sont suicidés et que j’ai moi-même fait 2 tentatives de suicide.

En 2003, nous avons commencé à offrir des textes de prévention et de sensibilisation sur l’Internet avec des forums de discussions pour des sujets tels que suicide, drogue, prostitution, gang de rue, jeu compulsif… Ces lieux permettent à tous et chacun de prendre sa place et d’exprimer ce qu’il vit et de trouver les ressources pouvant l’aider et le réconfort d’une écoute anonyme. Sur mon blogue et celui de l’organisme, nous avons plus de 3 000 billets s’adressant à différentes personnes et touchant différentes problématiques.

Résultats de l’intervention auprès de personnes suicidaires

Est-ce que les résultats de cette démarche sont positifs? Est-ce que le pacte de suicide qu’Hassina a fait veut dire que le site est un échec? Que dire des 78 500 Internautes qui ont passé par ce billet en moins d’une année? Que pensez des 3 925 Internautes qui ont cliqués sur un des sites des ressources en prévention du suicide présentés dans le billet. Sans compter les milliers de commentaires et partages reçus sur ces billets? À vous de juger.

Personnellement, je fais du mieux que je peux avec ce que j’ai. Une personne qui se suicide, c’est une de trop. À chaque année, il y aurait près de 30 000 suicides en France, 1 500 au Québec.

Si vous souffrez au point d’envisager le suicide, si vous avez un parent ou un ami qui pense à se suicider autour de vous, ne restez pas seul. N’hésitez pas à demander de l’aide.

vouloir se suicider crise suicidaire se tuer moyens pour mourir comment faire prévention intervention Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

Merci de votre soutien.

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Mtl, Qc. H1V 1X6

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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