Prison: quand la souffrance rassemble

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Chronique du prisonnier

Les enfants handicapés de l’établissement Leclerc

Si le sens moral des détenus est parfois élastique, il y a des moments où le besoin d’aider son prochain refait surface.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison, Criminalité

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-cowansvilleLe plus connu est sans doute l’organisation biannuelle d’une journée consacrée aux enfants handicapés de l’établissement Leclerc.

Pour réaliser cet événement, tous les détenus joignent leurs efforts dans un élan de solidarité afin de rendre ce moment inoubliable. Cette activité est financée directement par les détenus avec leur minuscule salaire.

Ainsi, les enfants, qui arrivent en fin de matinée, passent une journée à s’amuser avec des détenus déguisés en clowns. De plus, à l’aide d’une tombola, on offre des cadeaux à tous ces enfants prisonniers à l’année longue de leur handicap. Cette fête donne un peu de répit aux parents de ces enfants dont les soins nécessitent un travail exigeant.

Lors de cette journée, tous les détenus, sans exception, contribuent solidairement à faire oublier le handicap. Les prisonniers, comme les jeunes, retirent des enseignements personnels; leurs propres blessures deviennent subitement insignifiantes.

Concerné et impliqué

Dans d’autres établissements, comme le Centre fédéral de formation, le Leclerc et à la prison de Cowansville, les détenus procèdent à des collectes de fonds avant la période des Fêtes. La somme ramassée sert à acheter des sacs de provisions pour les familles les plus pauvres de la région.

La conscience collective est également ressentie à travers la participation d’enfants de certaines écoles qui conçoivent des cartes de souhaits avec des dessins et des messages d’encouragement. Elles sont remises aux détenus pendant les fêtes.

Les détenus réalisent qu’ils ne sont pas complètement oubliés par les gens du dehors. Tout le monde n’est pas indifférent à leur sort.

Aussi, les bénévoles qui donnent de leur temps pour nous rendre visite au pénitencier contribuent à élargir l’expression de cette solidarité humaine. La chapelle et le socioculturel sont deux endroits de rassemblement pour ceux qui désirent comprendre ou ressentir ce qui s’est passé dans leur vie afin d’apporter les correctifs nécessaires.

Un soutien, une communauté, une fraternité

Les laïcs qui communiquent leurs cheminements spirituels contribuent à augmenter notre conscience. Tout comme les membres des fraternités qui comptent pour beaucoup dans le soutien que reçoivent les détenus lors de leur remise en question. Pour la majorité d’entre nous, les expériences d’entraide sont pratiquement inexistantes. C’est pourquoi il est si difficile de reproduire un comportement que l’on ignore.

Mais ce qui unit ou rassemble le plus la communauté carcérale, c’est la souffrance vécue sous toutes ses formes. En commençant par celle que plusieurs vivent secrètement dans la honte. Oser rechercher de l’aide, de la compréhension ou du soutien serait un aveu de notre incapacité à surmonter la difficulté. Pourtant, cette souffrance devrait être le maillon principal pour nous entraider. Peut-être que la fragilité, la vulnérabilité que peuvent ressentir les détenus font resurgir un passé où la demande d’aide fut cataloguée comme de la faiblesse, trop souvent associée à la lâcheté.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Visite à l’institut Leclerc

De la prison à la maison

Lettre à ma fille

Danielle et moi avons fait du bénévolat à l’institut Leclerc. Nous y avons rencontré des gens sensationnel. Un de ceux-ci, Robert Joncas, nous a demandé de publier une lettre pour sa fille.

Robert Joncas, Dossier Prison

À ma fille,

Comme j’aimerais te voir, te parler, te prendre dans mes bras. Ça fait 5 ans que l’on ne s’est pas vus. Tu me manques beaucoup. Peut-être est-ce ma faute? Je n’avais pas à partir comme ça et te laisser seule.

J’ai ma part de responsabilité dans ce temps perdu. 9 ans d’incarcération, ça fait des dommages. On aurait pu aller à la Ronde, faire du camping, aller à la pêche, faire un voyage… Toutes ces années gaspillées par ma faute.

Ce qui me fait le plus mal, c’est de ne pas savoir ce que tu fais. J’imagine le pire : la drogue, les mauvaises fréquentations, les mauvaises influences… Quand j’avais ton âge, je ne pensais qu’à tripper avec mes amis. Mon père me disait de ne pas conduire vite, de ne pas consommer de drogue, de ne pas voler, de travailler honnêtement… Ça ne me rentrait pas dans la tête. À 20 ans, il fallait que je bouge, il me fallait de l’action. Sans émotions fortes, je n’étais pas bien. La gang de chums, les parties, les femmes, c’est ce qui comptait. Maintenant, c’est à mon tour de faire comme mon père et de te dire la même chose.

Trop d’alcool, de drogue, le jeu et autres dépendances ne sont qu’illusions. Quand vient le jour où l’on se retrouve seul, tu diras: «Je me suis fait avoir, mon père avait raison.» Si tu penses que je ne t’aime pas, alors tu dois t’aimer toi-même. N’écoute pas ceux qui veulent t’entraîner dans le négatif. Tu dois rester forte. Je sais que ce n’est pas facile.

Ne scrape pas ta vie comme moi. Parce qu’un jour, après avoir haï tout le monde autour de toi, tu vas finir par te haïr toi-même. Et là, ça va faire mal. Comme moi présentement, je me hais parce que je suis en prison et que je n’ai pas été là pour tes 16, 17, 18 ans… Toutes ces années perdues par ma faute. Crois-tu que je ne le regrette pas? Je sais, tu me diras: c’est ma vie, on est en 2012, on n’est plus dans ton temps, 1970-80-90.

Je veux te dire, ma fille, que les problèmes de drogues, d’alcool et une vie criminelle n’apportent rien de bon. Un faux bonheur éphémère, un monde de misère, d’illusions qui mènent inévitablement à l’hôpital, en prison ou à la morgue. Les époques se succèdent mais les problèmes restent les mêmes : la pauvreté, la misère, la criminalité changent de visage mais c’est toujours la même bêtise humaine.

Maintenant, c’est à toi. Que vas-tu faire avec tout ce que je dis ? La même chose que moi quand j’avais ton âge ? Au moins, je te l’aurai dit. Tu es avertie. J’ai fait de mon mieux. Je t’ai dit ce qu’un père doit dire à son enfant. À toi de faire tes bons choix.

Je t’aime. Ton père.

Autres textes sur Prison

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Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Relais Famille, pour soutenir les familles d’un prisonnier

Un nouveau départ

Relais Famille

Quoi faire quand votre conjoint est incarcéré à Port-Cartier et que vous demeurez en Abitibi? Ou encore votre mère est à Tanguay et vous demeurez à Chicoutimi. Votre enfant se retrouve à Cowansville et vous à Québec?

Raymond Viger  Dossiers Prison, Criminalité

relais famille prison conjoint parent enfant prisonnierAprès avoir fermé ses portes pendant un an, tel un Phoenix, l’organisme Relais Famille renaît de ses cendres.

Relais Famille vient en aide aux familles ayant des proches en instance de détention, en détention ou en libération à la suite d’un emprisonnement.

Les objectifs sont de valoriser la relation parent-enfant, briser l’isolement, renseigner sur l’univers carcéral et favoriser la  réinsertion sociale.

Relais Famille offre un service d’écoute soit par téléphone (numéro sans frais pour tout le Canada) soit dans leur bureau à Montréal dans le quartier Villeray.

Pour celles et ceux qui se sentent perdus dans le  monde judiciaire et carcéral ou qui ont de la difficulté à rééquilibrer leur vie, Relais Famille propose un service de références et de ressources. Bientôt des conférences et des activités familiales compléteront les services offerts. Une façon pour que les membres puissent partager leur réalité, se sentir mieux outillé et se détendre dans un cadre agréable.

Fermeture de prisons

Au moment où on parle de fermetures de prison et de projet de loi impliquant la détention de  demandeurs d’asile (Loi C-31 au fédéral), il devient important d’offrir aux familles présentement isolées une ressource pour sortir de l’ombre et obtenir le support dont elles ont besoin.

Relais Famille 660, rue Villeray, local 2.103. Montréal. Tél 514-419-6632 Sans frais 1-855-419-6632 relaisfamille1@gmail.com

Témoignage d’une mère à la recherche de son garçon

Autres textes sur Prison

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

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