Médias, drogue et prostitution; un mélange indigeste

Médias, drogue et prostitution; un mélange indigeste

Raymond Viger    Dossiers Drogue, MédiasProstitution et Sexualité.

prostitution média escorte call girl médias prostituées journaux érotiques Les médias présentent de façon cyclique des débats sur la légalisation de la prostitution en faisant le lien avec la légalisation des drogues. On cite quelques spécialistes qui réfèrent à leurs recherches, on se matraque avec des arguments punchés. Mais faisons-nous le tour de la question pour autant? Sommes-nous capables, comme citoyens, de prendre une position éclairée sur la question? J’en doute. Le débat télévisé est limité alors que les médias écrits cherchent à présenter des positions tranchantes. On oublie trop souvent le contexte. La réalité est souvent beaucoup plus nuancée que ce que les médias nous exposent.

Plusieurs intervenants en toxicomanie sont en faveur de la légalisation des drogues. Avec pour objectif la promotion de la santé et l’aide aux personnes aux prises avec des problèmes de dépendance. Selon eux, la légalisation des drogues permettrait de contrôler la qualité du produit, enlever la pression des groupes criminalisés, offrir des alternatives à la consommation de substances dangereuses, diminuer l’accessibilité à certaines drogues et aider à gérer la consommation.

Prostitution: l’humain n’est pas un produit

On en vient à croire que si légaliser les drogues permettait d’aider les personnes toxicomanes, légaliser la prostitution aiderait les personnes qui se prostituent. Il n’y a pourtant aucun lien à faire entre ces deux débats. Avec la prostitution, le “produit” est un être humain. Le contexte n’est pas le même, rien à voir avec les drogues!

Quand on utilise les arguments en faveur de la légalisation des drogues en l’appliquant à la prostitution, c’est comme si on comparait une personne qui se prostitue à un joint… J’ai entendu un animateur grande-gueule prendre position en faveur de la légalisation de la prostitution pour mieux contrôler la “qualité des prostituées” avec des examens médicaux obligatoires.

Lors du même débat, la représentante d’un organisme communautaire se disait aussi pour la décriminalisation de la prostitution, mais sans aucun contrôle et, surtout, aucune ingérence médicale dans le “choix” de se prostituer. Assises côte à côte, ces deux personnes s’exprimaient comme si elles étaient dans le même camp. Pourtant, elles avaient des positions diamétralement opposées.

Dans ce genre de débat, on finit toujours par faire le constat qu’il faut changer les lois. On parle de politique. En politique, on parle de compromis, d’alliances, de tractations. On en arrive à voir des gens de convictions différentes tenter de faire passer la même idée. On est bien loin des besoins des gens qui se retrouvent à la rue, que ce soit pour des raisons d’abus de drogues et/ou de prostitution.

Objectifs des débats sur la prostitution

Mais qu’est-ce qui devrait nous motiver dans le débat de la prostitution? L’objectif n’est-il pas d’aider les personnes qui se prostituent? Qu’est-ce qui nous empêche de les aider maintenant? Nous n’avons pas besoin d’un changement de loi pour nous impliquer, pour investir plus d’argent en promotion de la santé.

Pendant que nos politiciens tergiversent sur la décriminalisation de la prostitution et que des animateurs et des chroniqueurs vedettes s’amusent en parlant de sexe pour faire vendre de la copie, le public peine à comprendre les vrais enjeux du débat sur la prostitution.

Arrêtons de chercher un consensus sur la légalisation de la prostitution. Mobilisons-nous plutôt pour apporter de l’aide à ceux et celles qui en ont besoin.

Dossier Prostitution et Sexualité.

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On a légalisé la prostitution!

On a légalisé la prostitution!

Dossier  Prostitution et Sexualité. Christine B. LAUTHE

legaliser-prostitution-legalisation-legalise-prostitution-escorte «Et pourquoi ne légaliserait-on pas la prostitution? Ça résoudrait tous les problèmes! Une fois légalisée, les prostituées pourraient choisir leurs conditions de travail, leurs clients; elles passeraient des contrats de travail avec des employeurs, travailleraient au chaud dans des maisons, auraient une prise en charge sociale… Bref, ça serait parfait!»

Cette réflexion je l’ai entendu souvent et parfois même de la bouche des personnes prostituées. C’est aussi ce que soutenaient les féministes australiennes dans les années 90 lorsqu’elles cherchaient des solutions à l’exploitation et au trafic des femmes dans l’industrie du sexe. Aujourd’hui, ce sont les mêmes qui crient «Au secours» devant les effets dévastateurs que la légalisation de la prostitution a engendré dans leur pays et plus particulièrement dans la province de Victoria en Australie.*

Politique et prostitution

Ces femmes font le cruel constat qu’«aucun législateur n’est capable de prévoir les formes diverses d’exploitation sexuelle que des industriels du sexe vont pouvoir mettre en place pour en tirer un maximum d’argent.»*

La libéralisation de la prostitution facilite l’expansion massive, la diversification de l’industrie et l’explosion des formes d’exploitation. Une fois que la prostitution est légitimée dans un pays comme une pratique commerciale acceptable, peu de barrières morales existent pour empêcher les formes nouvelles et brutales de l’asservissement de la personne – trafic d’enfants et de femmes qui alimentent les «bordels» locaux; services sexuels exigeant toujours plus de la personne et ceci dans des conditions toujours plus à risques – parce que dans cette industrie comme dans les autres «tout se vend, tout s’achète». On constate que le jeu de l’offre et de la demande, bien connu dans le commerce et dans l’industrie, fait prospérer les réseaux de trafiquants de femmes et d’enfants.

Violence et prostitution

Ce qui devait être une solution à l’insécurité, à la violence, au crime – situation auxquelles les personnes prostituées sont confrontées chaque jour dans la rue – s’est avéré être un cercle infernal d’esclavage dans lequel la violence, la consommation de drogues, la peur se sont conjuguées au rejet et à l’exclusion pour finalement renvoyer à la rue toutes les personnes prostituées qui n’étaient plus «rentables et efficaces».

Légalisation de la prostitution

La légalisation de la prostitution a des conséquences pour les personnes qui vivent dans et de la prostitution, mais elle en a aussi dans les rapports, plus généraux, entre les hommes et les femmes. À Victoria, une génération d’hommes, a appris depuis la légalisation de la prostitution qu’il est normal et acceptable de traiter des femmes comme des objets sexuels qui n’ont d’autre utilité que celle de leur propre «consommation».

Toutes les sociétés qui ont légalisé l’industrie du sexe et en vivent en tirent de très gros profits. Du temps de l’esclavage, des fortunes ont été amassées du fait du trafic d’esclaves. Mais alors pourquoi revenir en arrière?

Les féministes australiennes conjurent toutes les femmes des autres pays d’éviter la situation dramatique qu’elles connaissent, «de ne pas se lancer dans le chemin de la légalisation de la prostitution*». Elles invitent les décideurs qui se soucient du bien-être des femmes à décriminaliser les personnes prostituées et à maintenir la criminalisation des bordels et des souteneurs.

Ce constat australien doit nous interpeller et nous faire réagir face à des solutions qui, sous le couvert de supprimer la prostitution de rue et d’assurer le mieux-être des résidents, donne aux clients le droit à des demandes illimitées et aux proxénètes le droit à un esclavagisme mercantile.

Qui sont les grandes perdantes de la légalisation de la prostitution? Les femmes, toutes les femmes! Lorsqu’un pays légalise la prostitution ce sont toutes les femmes qui sont concernées… et tous les hommes. C’est dans le respect et l’égalité que nous pouvons et devons cohabiter.

*La légalisation de la prostitution n’est pas la réponse: l’exemple de Victoria; Coalition contre le trafic des femmes (CATW); Mary Sullivan et Sheila Jeffreys. 2001.

Dossier Prostitution et Sexualité.

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Certaine formes de prostitution sont plus légales que d’autres

Certaine formes de prostitution sont plus légales que d’autres

Dossier Prostitution et Sexualité.     Par Martin Ouellet

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostituees-erotisme-danseuses-nues Dans le débat autour de la légalisation de la prostitution, une chose me sidère à chaque fois que le sujet est débattu: de quoi parle-t-on, au juste?! La prostitution, c’est déjà légal, non? C’est la sollicitation qui ne l’est pas.

J’exagère peut-être, mais avouez avec moi que plusieurs activités de l’industrie du sexe que l’on pourrait associer à une forme de prostitution se pratiquent ouvertement, au vu et au su de tous. Par exemple, vous n’avez qu’à regarder le nombre impressionnant d’agences d’escortes dont les publicités envahissent les Pages Jaunes, les annonces classées, etc. Plusieurs d’entre elles ont pignon sur rue, acceptent les cartes de crédit, énumèrent la liste des filles disponibles, leurs mensurations, leurs caractéristiques personnelles (sensuelle, forte poitrine, bouche magique, etc.). Si la sollicitation pour se prostituer est illégale et que l’on arrête les filles qui font le trottoir, pourquoi ne pas arrêter les responsables des agences qui manifestement servent de lien à des prostituées de luxe? Si j’offrais mes services comme tueur à gages dans le journal, style «spécialiste des armes blanches, se déplace, 2e victime à moitié prix, spécial prix de groupe, etc.», combien de temps ça prendrait pour que la police débarque chez moi?

Production films et vidéos érotiques

Une autre contradiction à mon avis: si vous voulez faire affaire avec une prostituée (ou plusieurs pourquoi pas?), plantez une caméra dans la salle où vous comptez faire votre partouze et improvisez-vous réalisateur. Vous voilà non plus un criminel, mais un pornographe, ce qui est non pas un crime, mais un métier! Quant aux femmes et hommes que vous payez pour leurs performances sexuelles très explicites et hardcore, ce ne sont plus des prostitués mais des acteurs! Filmez le tout, distribuez la cassette et le DVD, les clubs vidéos se les arracheront. Votre œuvre se retrouvera partout et vous ferez des tonnes et des tonnes d’argent!

Lignes de téléphone érotiques

Vous pouvez aussi vous tourner vers les lignes érotiques (1-976), ouvrir un salon de massage érotique, un club de danseuses avec cabines privées, un site de webcams ou encore une boîte échangiste où quelques professionnelles travailleront à l’insu de tout le monde parmi les swingers.

Pourquoi se cacher quand on peut devenir riche en s’y prenant de la bonne façon? Tout ce qu’il faut, c’est de l’imagination et une bonne connaissance des lois, question de mieux les enfreindre. Serait-ce que la seule prostitution qui nous dérange est celle qui n’est pas encore une business assez payante pour s’acheter une raison sociale et une image d’entreprise respectable?

Les différentes activités de la prostitution

Je trouve très hypocrite de stigmatiser une certaine partie des activités de prostitution, quand à côté, d’autres font aussi le commerce du sexe sans se voir inquiéter le moins du monde. Pour moi, si socialement on accepte les formes de prostitution légale que sont la pornographie et les agences d’escortes, il faut arrêter de réprimer les prostitués de rue qui constituent un maillon de la chaîne des diverses formes de prostitution. Mais il semble qu’encore dans ce domaine, l’argent lave plus blanc…

Dossiers Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

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Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Définition et historique de la prostitution

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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Effets pervers de la légalisation de la prostitution

Effets pervers de la légalisation de la prostitution

Recherche de Daniel Lauzon et Richard Morris  Dossier Prostitution et Sexualité.

jeune sexualité jeunes relations sexuelles sexe éducation sexuelle Les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Australie ont légalisé la prostitution depuis maintenant 10 ans. Que conclure de leur expérience? La Coalition against trafficking in women (CATW) a pris position, ainsi que Yolande Geadah dans son livre «La prostitution, un métier comme un autre?». Reflet de Société vous a préparé un court résumé des attentes initiales et de la réalité qui en a découlé après 10 années de légalisation de la prostitution.

Redonner une dignité aux femmes prostituées ainsi qu’un statut professionnel

La légalisation ou la décriminalisation du sexe redore le blason de l’industrie du sexe et les femmes demeurent à la merci des opérateurs du système.

Aider à mettre fin à l’exploitation de femmes immigrantes victimes de la traite aux fins de prostitution

Selon un rapport de recherche, 80% des femmes qui sont dans les établissements de prostitution légale des Pays-Bas ont fait l’objet d’un trafic d’immigrants. Selon des organismes communautaires, un an après la légalisation des maisons closes aux Pays-Bas, le nombre de victimes de la traite avait augmenté. En Allemagne, plus de 85% des prostituées proviennent de l’immigration et ont reçu une aide pour entrer sur le territoire allemand (coût du billet d’avion, papiers officiels…). Ces femmes se retrouvent souvent en dette envers leurs employeurs qui facturent des intérêts et des frais administratifs. Cette dette permet à l’employeur de garder un contrôle sur ces femmes pendant des années. En Australie, depuis la légalisation de la prostitution, il est devenu difficile, voire impossible, de s’attaquer à la traite des femmes.

Contrôler l’expansion de l’industrie du sexe

L’industrie du sexe a progressé de 25% aux Pays-Bas. À toute heure du jour et de la nuit, des femmes de tous les âges et de toutes origines sont exposées quasiment nues, derrière les tristement célèbres vitrines des établissements. En Australie, la prostitution est une activité qui suit la hausse du tourisme et l’expansion des casinos. Le nombre de bordels a triplé! En Suisse, le nombre de maisons closes a doublé en quelques années après la légalisation partielle de certains quartiers réservés à la prostitution. Les riverains se sentent envahis par cette activité et sont confrontés au va-et-vient permanent même dans des zones où la prostitution n’est pas autorisée.

Faire disparaître les prostituées de la rue

Plusieurs femmes refusent le contrôle et l’exploitation par ces nouveaux «hommes d’affaires». Elles se retrouvent à la rue. De plus, en augmentant le nombre de bordels et de prostituées dans les pays où il y a eu légalisation, lorsque celles-ci ne répondent plus aux normes de leurs employeurs, elles n’ont pas d’autres choix que de se retrouver à la rue pour survivre. Elles deviennent vite en compétition avec de la viande fraîche plus facilement disponible par l’immigration, ce qui les amène de plus en plus tôt à la rue.

Supprimer le contrôle des groupes criminalisés et les importants revenus rattachés à la prostitution

En Australie, la prostitution s’est véritablement développée dans le secteur illégal. Pensons-y bien. Du jour au lendemain on légalise la prostitution. Qui a les moyens pour se trouver un prête-nom et trouver rapidement les sommes nécessaires pour aménager des centres commerciaux pour la vente du sexe? Ce sont les groupes criminalisés qui bénéficient de cette nouvelle réglementation. Au lieu d’enrichir les groupes criminalisés, ramener des taxes et des impôts aux gouvernements pour investir dans la prévention et le soutien aux femmes.Malgré les revenus générés, en Australie, les institutions en place n’ont ni les moyens, ni le personnel suffisant pour enquêter sur les maisons closes, faire le nettoyage de la corruption installée et poursuivre les directeurs illégaux. L’augmentation des revenus de l’état ne compense pas l’augmentation des dépenses pour les corps policiers et les institutions qui doivent contrôler la prostitution. Ceci laisse libre cours à toutes sortes d’abus dont les groupes criminalisés s’amusent à profiter.

Protéger les femmes prostituées contre les abus et la violence

Certaines études réalisées auprès de victimes d’exploitation sexuelle commerciale démontrent que les établissements de prostitution, qu’ils soient légaux ou non, se préoccupent des clients et non de protéger les femmes. De plus, malgré la légalisation de la prostitution en Australie, la prostitution enfantine a augmenté de façon dramatique.

Faire la promotion de la santé des femmes

Dans les maisons closes contrôlées, une politique pour l’usage du préservatif est en place. Malgré tout, selon une étude, 47% des clients demandent des rapports sexuels sans préservatif. Les trois quarts de ces clients proposent même de payer plus cher un rapport sans préservatif et presque la moitié des prostituées ont été agressées si elles insistaient pour que l’homme utilise un préservatif. C’est donc dire, que malgré la légalisation de la prostitution, les femmes demeurent impuissantes et vulnérables face aux 15% d’hommes violents. Les promoteurs de la commercialisation de la femme ne les protègent en rien. Avec la légalisation de la prostitution, il y a une augmentation du nombre de relations non protégées.

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Les lendemains de la prostitution

Les lendemains de la prostitution

Christine Burtin-Lauthe     Dossier Prostitution et Sexualité.

prostitution-escorte-prostituées-danseuses-nues-prostitution-de-rue-prostitution-en-plein-jour Arrêter la prostitution par soi-même, sans aide et sans accompagnement, c’est ce que Coralie a fait il y a plus de 10 ans. Salariée le jour et prostituée la nuit, ce qu’elle acceptait de faire pour avoir plus d’argent lui apparaît maintenant bien dérisoire, au regard de ce qu’elle devait endurer pour quelques dollars de plus. Enfin en paix avec elle-même, elle parle de la rupture et de «l’après» qu’elle doit vivre.

Prostitution, sujet tabou

Il y a peu encore, Coralie ne voulait pas parler de cette période de sa vie. «En parler, ça me faisait revivre des émotions, des souvenirs que je n’étais pas capable d’assumer. Je me disais qu’il avait fallu que je sois bien nounoune pour faire tout ça! De raconter, ça me donnait un coup au moral. Pour un bon moment. Mais d’un autre côté, en parler avec des gens compréhensif, ça m’a permis d’analyser et, de prendre un peu de recul. Du temps a passé et aujourd’hui, je me sens plus forte, plus confiante.»

Ses débuts dans la prostitution

Sans travail, seule à Montréal, Coralie a commencé à se prostituer pour subvenir à ses besoins, et parce qu’une amie le lui a proposé. En même temps, elle continuait à se chercher du travail. «Je disais que je faisais n’importe quoi: caissière, réceptionniste, 2 à 3 jours par semaine, mais je ne voulais pas devoir répondre à ceux qui me demandaient ce que je faisais dans la vie: je suis prostituée! Je voulais pouvoir leur répondre: j’ai un travail.» Être Coralie le jour avec travail, appartement, animaux et pas de consommation de drogue et Stéphanie la nuit avec beaucoup d’argent, la drogue, le stress, les bars et la rue, est devenu trop difficile à vivre. «Il fallait que je choisisse entre ces deux mondes et que je choisisse le bon! Lorsque j’étais Stéphanie, j’avais beaucoup d’argent et je dépensais beaucoup. Une paire de lunettes à 300$, c’est pas un problème, puisqu’il te suffit de faire des clients pour te les payer. Je me sentais jolie, attirante, admirée, et ça me valorisait. D’un autre côté, la vie normale de Coralie, avec une certaine valorisation dans le travail, c’est ce que je recherchais. Alors, quand j’ai comparé entre les avantages et les inconvénients de chacun, j’ai bien compris que, dans la prostitution, il n’y avait que l’argent. La valorisation, oublie ça. Y’en a pas! T’es juste un bout de viande!»

Fin de la prostitution

Contrairement à d’autres, Coralie arrête tout. Elle ne conserve pas de clients. Elle change de quartier, coupe les liens avec ses amies, rompt avec son chum, et prend un emploi à plein temps. Petit salaire, juste ce qu’il faut pour se payer les besoins de base. C’est le dur retour à la réalité et à la vie de monsieur et de madame Tout le Monde. Pas d’aide d’associations; pas de thérapie à 40$ la séance (qu’elle aurait payée comment, d’ailleurs?). Juste une amie qui va lui donner des conseils pour gérer son budget. «C’est ce qui a été le plus dur. J’ai mis un an à y arriver. Dans la prostitution, je faisais de l’argent en fonction de ce dont j’avais besoin. Là, je devais vivre avec ce que j’avais. Fini le luxe et le gaspillage. J’ai dû apprendre à compter, à me restreindre. Je me suis rééduquée, et ça n’a pas été facile. Mais, j’y suis arrivée et je suis devenue une experte de la consommation gratuite ou à rabais. Je suis pas mal bonne dans le domaine!»

Aucune aide pour sortir de la prostitution

Coralie s’en est sortie toute seule. Sa patience et sa persévérance lui ont permis de s’insérer dans la société. Combien d’autres ont eu besoin d’aide sans en trouver? «Quand j’ai cherché de l’aide, je n’en ai pas trouvé. Je me suis débrouillée par moi-même. Je me suis renseignée. Je sais aujourd’hui qu’il n’y en a pas beaucoup plus. Si tu enlèves une fille de la rue pour l’y remettre pas longtemps après, c’est pas la peine! Des lieux d’accueil pour prostituées, où elles pourraient trouver des réponses à leurs besoins de base, y’en a pas! Des formations pour qu’elles travaillent à autre chose que le salaire minimum, où sont-elles? La volonté pour faire de la prévention ou de l’insertion, j’en vois pas!»

Même si Coralie regrette parfois les gros revenus et le luxe obtenu, elle assure qu’elle préfère sa vie d’aujourd’hui avec toutes ses difficultés, mais aussi ses petits bonheurs.

Dossiers Prostitution et Sexualité.

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Premiers pas vers la prostitution

Premiers pas vers la prostitution

Christine Burtin-Lauthe   Dossier Prostitution

prostitution-prostituées-légaliser-prostitution-bordel-legal-maison-close-escorte-legalisation-decriminalisation «Chacune a une histoire de son entrée dans la prostitution, affirme Laura. Lorsque je regarde des reportages sur le sujet, ça m’énerve un peu, parce que je trouve ça caricatural. Mon histoire, c’est ma réalité à moi. Elle peut ressembler à celle d’une autre, mais c’est quand même la mienne.»

Laura m’a confié son histoire de prostitution. Pour comprendre ce qui l’a fait entrer dans la prostitution, il nous a fallu remonter à son enfance. En regardant le document sur les «Facteurs associés à l’entrée dans la prostitution»*  Laura a compris pourquoi elle est devenue prostituée. Contrairement à la classification présentée, elle n’avait pas été abusée sexuellement dans son enfance. Elle n’avait pas de parents séparés. Là où elle se reconnaissait, c’est d’avoir souffert très durement de carences affectives: «Le rejet et le manque d’amour, ça arrive en premier.»

Sa mère avait abandonné ses trois premiers enfants et ne voulait pas d’elle. Lorsque Laura est née, sa mère a voulu la confier à un membre de sa famille pour adoption. Elle a finalement rencontré un homme qui aimait les enfants. Elle garde Laura. «Toute mon enfance, j’ai pensé qu’elle le regrettait. Je me sentais comme un paquet qu’on trimballe.»

Imprévisible, stressante, se fâchant pour des riens, criant beaucoup, sa mère lui faisait vivre l’enfer. Elle se souvient d’une enfance solitaire (sa sœur est née cinq ans plus tard). Elle était laissée à elle-même. Elle avait peur de cette mère violente. «Je me disais que c’était de ma faute, que c’était moi qui n’était pas correcte. Pourtant, lorsque j’allais en visite, les gens me trouvaient gentille, calme, bien élevée. J’étais très raisonnable.»

Une tante lui raconte l’enfance de sa mère qui a été orpheline à deux ans, abusée et battue par son père. «Ma tante me parlait beaucoup. À 10-11 ans, je savais ce qu’avait vécu ma mère. Ça m’a aidée à ne pas la détester et peut-être à l’excuser». Son père adoptif n’arrive pas à s’interposer, à la protéger. «Il voyait bien ce qui se passait, mais il ne disait rien. Il avait eu une enfance miséreuse. Immigré,  travaillant fort, sa faiblesse était la boisson. Il ne nous a jamais tapées. Il jouait avec nous, ses filles, et le soir nous attendions son retour avec impatience. Heureusement qu’il était là.»

Prostitution urbaine

À 18 ans, elle n’en peut plus de l’ambiance stressante de la maison. «Même dans mon lit, j’étais stressée!» Elle part seule pour trouver la tranquillité. Pendant un an, elle a son appartement, un petit boulot, et se débrouille pas mal. Puis, elle vient à Montréal et pense s’en sortir aussi bien.

Dans la grande ville, la réalité est tout autre. La vie en ville est dure. Sans travail, l’aide sociale ne suffit pas. Sa voisine de palier semble avoir beaucoup d’argent et mener une belle vie. C’est elle qui propose à Laura son premier client. «Mon premier gars, il était assez beau, délicat, et, en plus, il me payait bien. Il m’a demandée régulièrement par la suite. Quand tu tombes sur un gars comme ça en entrant dans la prostitution, tu ne t’en fais pas la même idée.»

Illusions de la prostitution

Toute son enfance et son adolescence, Laura a entendu sa mère lui crier qu’elle n’était bonne à rien, qu’elle était moche et qu’aucun homme ne voudrait d’elle. Lorsqu’un homme paie pour l’avoir, Laura se sent importante, intéressante, et même belle! Elle fait mentir sa mère. Elle peut enfin prendre sa revanche. «Avec mon bagage familial, je ne pouvais même pas imaginer qu’un homme paie pour coucher avec moi. Le pouvoir, c’est à ce moment là que tu le découvres et que tu joues avec lui. C’est sûr que, si ça s’était mal passé la première fois, je n’y serais pas revenue!»

Après, il y a eu d’autres hommes moins beaux, moins généreux. Puis, la drogue «pour ne rien ressentir», les bars, la rue et toujours la peur. Cette peur de tous, omniprésente. «J’avais besoin qu’un homme me paie pour me sentir femme, jolie, valable, attrayante. Aujourd’hui, je n’en ai plus besoin. Je sais qui je suis. Mes besoins se sont modifiés. L’argent ne m’intéresse plus. À l’époque, «paraître» était très important pour moi. Et puis, dans ce milieu, tu dois bien paraître. Pour cela, j’avais besoin d’argent. C’était un cercle vicieux!»

Sortir de la prostitution

Sortie de la prostitution depuis plusieurs années, Laura me dit avoir enfin trouvé la tranquillité. Comme toutes les personnes qui font ou ont fait de la prostitution, Laura nous rappelle par son histoire, qu’au-delà de l’étiquette «prostituée» ou «ex-prostituée», elle est avant tout une personne…

Aujourd’hui, elle renoue tout doucement avec ses parents. Ils se parlent, se rencontrent de temps en temps. «Je crois que mes parents, parce qu’ils ont vieilli, seraient de meilleurs parents aujourd’hui.»

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