Québec Science, un magazine du Québec

Raymond Viger | Dossier Magazines du Québec

La science peut changer un point d’interrogation en point d’exclamation! Marie-Pier Élie.

Perçu comme un magazine spécialisé et de vulgarisation scientifique, le rédacteur en chef Raymond Lemieux s’en défend bien: Ce n’est pas ça. La science, c’est pour tout le monde. Nous réussissons à faire parler cette science dans notre quotidien, dans l’actualité. La science est partout. Que ce soit les ports méthaniers dans le bas du flemagazines du québec québec science marie-pier élieuve, la gestion du fleuve St-Laurent, les enjeux réels du mont Orford, j’en vois partout.

Quand on arrive à extraire la science de l’actualité, on la perçoit différemment. La grippe aviaire, ce n’est pas seulement le décompte du nombre de victimes. C’est beaucoup plus que ça. L’Alzheimer, c’est d’intérêt public. On va peut-être passer par là. On a peut-être un parent touché par la maladie. C’est quoi une erreur médicale? Pourquoi ça arrive? Ça arrive souvent? Est-ce que le médecin a droit à l’erreur?…

Le magazine ne s’adresse pas à une élite scientifique ou aux anciens «nerds» de l’école: Les gens veulent comprendre. On essaie d’en extraire l’actualité, d’en parler différemment. La science, c’est la recherche pour améliorer la santé, c’est l’espoir d’une vie meilleure, c’est ancré dans nos préoccupations. La science n’est pas statique, elle évolue. Ce ne sont pas les sujets qui manquent. Les gens ont beaucoup d’attentes par rapport à la science. Vaincre le cancer. Régler la famine dans le monde…

Historique

  • 1951 : Le Jeune Naturaliste
  • 1962 : Le Jeune Scientifique
  • 1970 : Québec Science
  • 1992 : Québec Science devient un organisme sans but lucratif parrainé par le Cégep de Jonquière.

Débats de société

On a découvert qu’il y avait une censure dans les commissions scolaires. On confronte religion et science. On traite de la théorie de l’évolution. On mène le lecteur au cœur du débat, on lui fournit l’information pour qu’il se fasse une idée et puisse prendre position. Nos lecteurs sont sensibles aux faits de société. Une sensibilité qui nous permet de rester jeune: C’est fascinant, tous les changements technologiques qui nous entourent et qui font évoluer la société. Depuis l’apparition du guichet automatique qui a changé nos vies, que nous réserve l’avenir? Moi, j’ai hâte de le voir, de le vivre. Apprendre, comprendre, explorer… Le plaisir de découvrir. C’est tripant de voir le changement, c’est la vie. En vieillissant, c’est important de suivre tous ces changements. Quand on comprend, on en n’a pas peur.

Un plaisir qui nous mène à être de meilleurs citoyens: Renouer avec le plaisir de la découverte et l’entretenir, c’est un devoir de citoyen. Quand arrive un débat de société on est dans le coup, on comprend ce qui se passe, on est plus responsable dans nos choix. La majorité des gens prennent position n’importe comment, sans comprendre.

Avec l’information, le public est plus mûr pour s’engager dans une réflexion. Je crains la surabondance de l’information. Les gens pensent tout savoir, mais la démarche n’est pas faite. Un magazine est un média privilégié pour amorcer une réflexion.

La science dans les bars!

Nous amenons le débat dans les bars. Cela permet de rencontrer les lecteurs. Le tout est diffusé à la radio de Radio-Canada. Cela crée un contact direct entre les chercheurs et le public. On a tendance à caricaturer le chercheur qui serait rationnel et sans trop de caractère. La réalité, c’est qu’ils sont émotifs et savent prendre positions. C’est la même chose pour le public, qu’on illustre comme étant ignorant et qui chiâle contre les OGM. On le découvre sensé, avec des questions intelligentes et intéressantes. L’originalité de ce projet en avait fait reculer plusieurs: Quand on a débuté la tournée dans les bars, on a eu de la difficulté à nous trouver un lieu pour l’événement. Les tenanciers étaient convaincus que nous allions vider la place. Des organisateurs de colloques scientifiques nous mentionnaient qu’avec toute leur organisation, ils avaient de la difficulté à déplacer 50 personnes. Si 25 personnes assistaient à nos rencontres, c’était beau. À notre première séance, 125 personnes sont venues et nous en avons reçu jusqu’à 170! Il y a eu de beaux partages. Avec des thèmes tels que la place des femmes dans la science. On a fait une tournée de bars à Montréal, Trois-Rivières, Jonquière, Ste-Hyacinthe… mais aussi dans des Cégeps, universités et des événements tels que le Festival Montréal en lumière. Ça me fait plaisir de voir les gens dans les bars pour parler de science.

Précurseur, avant-gardiste et visionnaire

En 1995, nous avons été le premier média au Québec et le 3e au Canada à avoir son site Internet. Nous avons écrit un livre qui est devenu un best-seller, sur l’art de faire son site Internet. Aujourd’hui, nous gérons deux sites Internet. Il ne faut cependant pas s’asseoir sur nos acquis. Nous devons nous remettre constamment en question.

Et le Québec est un terrain propice pour Québec Science: Au Canada, il n’y a pas d’équivalent ni en Belgique. Nous sommes un héritage, un patrimoine qu’on ne pourrait pas recréer aujourd’hui.

Les femmes et la science

Pendant que je termine avec le rédacteur en chef, j’entends des murmures dans la salle de rédaction. Pourquoi l’équipe journalistique n’est constituée que de jeunes femmes? La rumeur veut que les filles travaillent plus et mieux. Raymond Lemieux préfère associer cette réalité au fait que, depuis une dizaine d’années, les filles s’intéressent plus à la science. Pour prouver ces dires, il me montre une ancienne liste de journalistes de Québec Science; seulement des hommes. Cette nouvelle réalité féminine se reflète aussi dans les abonnés. En 10 ans, les abonnés de Québec Science sont passés de 40% à 50% de femmes. Plus de 60% des nouveaux abonnés au magazine sont des femmes!

Références

Quelques artisans de Québec Science

Tout comme des centaines de personnalités, telles l’astrophysicien Hubert Reeves ou les journalistes Pierre Sormany et Yannick Villedieu, Marie-Pier Élie fait partie des artisans de Québec Science. À peine âgée de 30 ans, Marie-Pier a été honorée par plusieurs prix et bourses, dont le prestigieux prix Jean-Paré, pour l’ensemble de son travail.

«À la fin de mes études, il y a sept ans, j’ai gagné un prix spécial aux bourses Fernand-Séguin en journalisme scientifique. Cela m’a permis de faire un stage dans les magazines Les Débrouillards et Québec Science. Je suis restée à Québec Science depuis.

Ma curiosité a toujours été très forte et j’ai été attirée par les sciences. Au Cégep, la façon dont la science est présentée n’attise plus ma curiosité: recopier sans cesse des formules sans savoir à quoi elles servent. J’ai besoin d’être raccrochée à la réalité. À l’université, je me suis inscrite en communication.

Ça me fait rire quand j’entends qu’il faut rendre la science intéressante. Elle l’est déjà. Je suis un pont entre le chercheur, le savoir et la connaissance hyper-pointue que je transmet à des gens non initiés, mais intéressés. Ce qui est intéressant pour le chercheur ne l’est peut-être pas pour la Madame de la rue Panet. Je trouve le compromis entre l’intérêt du public et celui du chercheur. Je pose un regard neuf sur le sujet.

Le journalisme scientifique m’attire mais pas la vulgarisation. Je ne me borne pas qu’à la science. Quand j’ai fait un reportage au Japon sur le don d’organes, c’était tout un débat de société! La science, c’est merveilleux quand elle peut cohabiter avec des questions, des réponses, qu’elle raconte une histoire. La science peut changer un point d’interrogation en point d’exclamation!

Autres textes sur Médias

Autres textes sur Magazine du Québec

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Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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L’actualité, la science et les médias

Raymond Viger | Dossier Médias

Mon penchant pour la science est connu. J’ai commencé par  5 années en biochimie, suivi de 5 années dans l’aviation comme pilote et instructeur. Je n’aurais jamais imaginé autre chose que la science dans ma soupe quotidienne.

Conscient de l’importance de la science dans nos vies, c’est ce qui explique notre implication dans la diffusion des textes d’Agence Science Presse sur le site du Journal de la Rue ainsi que les publicités offertes dans notre magazine Reflet de Société au groupe OVNI, un regroupement de 15 magazines québécois traitant de la science.

C’est aussi cette sensibilité qui m’a poussé à faire des reportages sur Félix Maltais pour les magazines Les Explorateurs et les Débrouillards, Raymond Lemieux pour Québec Science, Paule Brière pour les magazines Pomme D’Api et J’aime lire, ou encore Géo Plein Air

Aujourd’hui, je fais la présentation d’un nouveau blogue du magazine L’actualité: Valérie Borde, le blogue d’une journaliste scientifique en colère. Je l’ai mis dans ma blogoliste et j’espère que vous serez nombreux à la lire et la suivre.

Un blogue qui se définit par la rage de Valérie Borde contre les légendes urbaines et les mauvaises utilisations des principes scientifiques. Un blogue quotidien sur l’actualité du Québec pour remettre les pendules à l’heure et vulgariser les informations scientifiques.

Fini les légendes urbaines. Les médias et les politiciens ne seront pas épargnés dans cette recherche de vérité. Et je cite l’objectif du blogue:

Mettre en échec le discours des charlatans, des vendeurs de miracles et autres politiciens démagogues.

Félicitations à L’actualité pour ce choix des plus pertinents pour notre société. Bienvenue Valérie Borde dans la blogosphère et bonne continuité.

Autres textes sur Science

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Liberté… Un sourire intérieur

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Un livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective. Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps. Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

Autres livres pouvant vous intéresser

Rencontre avec Félix Maltais: Les Débrouillards et Les Explorateurs

Propos recueilli par Raymond VigerDossier Médias

En 1978, je travaille pour l’Agence Science-Presse. L’objectif est de fournir des textes sur la science pour les hebdos qui n’ont pas d’argent ni assez de journalistes pour bien couvrir l’actualité scientifique. L’agence adapte la longueur de ses textes aux formats des hebdomadaires pour faciliter leur mise en page.

Lors d’une tournée à travers le Québec, en 1979, les rédacteurs en chef des hebdomadaires souhaitent des articles pour les enfants. Je découvre que l’Ontario Science Center (OSC) publie depuis 3 ans, dans le Toronto Star, des expériences pouvant être réalisées à la maison avec des produits d’usage courant. L’OSC me donne accès au matériel déjà réalisé et nous le traduisons. La première chronique “Le petit débrouillard” devient accessible aux hebdos.

Science et Astérix: Scientifix

Nous étions à l’époque des belles années d’Astérix, d’où le nom du chroniqueur: Scientifix. Le succès est instantané! Après un an de publication, je rencontre Jean-Marc Gagnon, éditeur de Québec Science et de livres de vulgarisation pour les Presses de l’Université du Québec, afin de proposer de réunir les chroniques dans un livre. Il ne croyait pas que le marché était prêt. Il avait besoin d’une subvention pour se convaincre de lancer l’idée.

Association francophone pour le savoir (ACFAS)

Nous étions hébergés gratuitement dans les locaux de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). J’ai convaincu Serge Hamel d’investir financièrement dans le recueil. Jacques Goldstyn, vient d’être embauché par Science Presse. Il crée de nouvelles illustrations pour le recueil, ainsi que 5 personnages, sympathiques et expressifs, qui évolueront avec les années.

Juste avant de finaliser le manuscrit, un autre éditeur sort un livre de vulgarisation scientifique. Malgré la compétition, notre éditeur, Jean-Marc Gagnon, prends le risque d’imprimer 5000 copies. Un article de François Huot dans L’actualité, nous donne un coup de pouce. Dès la sortie, en avril 1981, le recueil se vend comme de petits pains chauds. Des ventes de 1000 exemplaires par mois. Le livre est un des plus vendus au Québec, tous genres confondus.

Le club des petits débrouillards

Il y avait déjà Expo-Science pour les élèves du secondaire et les Clubs-Sciences pour le cégep. Pour les plus jeunes, les Cercles des jeunes naturalistes animaient les écoles pour les sciences naturelles. Avec la diminution de la présence des aumôniers dans les écoles, ces cercles avaient tendance à disparaître. Le succès des chroniques et du livre nous pousse à aller plus loin. D’où l’idée d’en faire un magazine et de préparer des animations surtout en dehors de la classe.

La Presse, le Journal de Montréal et Radio-Canada

En 1985, pendant 5 années, La Presse nous a acheté une chronique hebdomadaire d’une page complète. Ensuite, Le Journal de Montréal a poursuivi l’expérience pendant 3 ans. Nous rêvions de faire de la télévision, ce qui est devenu réalité, lorsque, en 1990, et pour les 4 années suivantes, Radio-Canada a conçu l’émission Les débrouillards, animée par Grégory Charles et Marie-Soleil Tougas. C’est avec le passage à la télévision que le nom est devenu tout simplement Les débrouillards au lieu des Petits débrouillards. À la télévision, le terme “petit” signifie les 3 à 6 ans.

Après un arrêt de 3 ans, l’émission est reprise pour 4 ans par Radio-Canada et ensuite, elle fait une dernière année avec Télé-Québec. Nous travaillons actuellement pour un retour des Débrouillards à la télévision. C’est une aberration qu’il n’y ait rien pour les jeunes en télévision scientifique! Les diffuseurs publics comprennent-ils leur mandat?

Les DébrouillARTS

Dernièrement, c’était la semaine des magazines jeunesse. Pour notre hors série artistique, “DébrouillARTS”, je n’ai eu que 5 entrevues à la radio, dont une en Alberta, une à Ottawa et une autre à Toronto! La science n’est vraisemblablement pas assez présente dans les médias québécois!

L’objectif est de rejoindre le plus d’enfants possible. Certains apprennent en touchant, d’autres en lisant ou en regardant. Télévision, journaux, magazines, clubs dans les écoles, centres culturels, services de garde, etc.

Zoo de Granby et les Débrouillards

Le mouvement s’est développé. Nous avons été approchés pour faire une encyclopédie électronique et un site Internet. Un professeur de sciences à la retraite utilise son immense domaine à Arundel, dans les Laurentides, pour organiser le camp officiel des Débrouillards… Même le Zoo de Granby a fait une caverne nommée Les débrouillards!

Les “débrouillards” ont dû s’adapter aux changements culturels. Au début, il y avait 3 gars et 2 filles. Nous sommes passés à 3 gars et 3 filles. Ensuite, nous nous sommes rendu compte que les personnages étaient tous blancs, ce qui ne reflétait pas la nouvelle réalité. Nous avons ajouté un personnage d’origine Vietnamienne et une Noire. Avec le quatrième livre sur le jardinage, Jacques Goldstyn, qui est demeuré notre illustrateur, a créé une grenouille. Elle intervient partout. Elle dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. Un peu délinquante et politiquement incorrect!

L’Europe

Deux animateurs ont participé à un voyage avec l’Office franco-québécois de la jeunesse pour présenter à la France notre concept. Des Français ont aimé ça et ils ont créé leur propre association française des petits débrouillards. Les arrondissements français s’impliquent beaucoup auprès des jeunes.

Il n’est pas facile de percer et de survivre au Québec. En France, le marché est prêt à payer et à investir dans ces magazines. Au Québec, nous avons vu disparaître Vidéo-Presse, Hibou, Colicou, Les 100 Watts, Zip, Pignouf. Le problème, c’est que, dès que les jeunes arrivent au début de l’adolescence, ce ne sont plus les parents qui décident quels cadeaux donner à leurs enfants. Nous devenons alors en compétition avec les jeux vidéo, Internet, la musique, les sorties entre amis, le cinéma…

Sport Débrouillards et DébrouillARTS

Nous avons publié des numéros hors séries, comme “Sport Débrouillards” et “DébrouillARTS”. Les gouvernements n’y ont pas investi un sou, ni dans “Les Explorateurs” ni dans “Sport Débrouillards”. Il n’y a pourtant pas d’autres magazines éducatifs au Québec pour les jeunes.

Nos magazines seraient pourtant, pour certains ministères, un excellent endroit où présenter leur publicité. Que fait le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) de la science pour les jeunes? Lors de la journée nationale du sport et de l’éducation physique, le MELS a acheté une pleine page de publicité dans La Presse et dans d’autres médias. Rien dans nos magazines.

Les Explorateurs s’adresse aux 6 à 10 ans. Touche plus l’affectif des jeunes. On y présente la vie des animaux, les différentes parties du corps humain. On y trouve des histoires de fiction, que le parent peut lire à son enfant si celui-ci ne maîtrise pas encore la lecture. Il est plus éclaté et plus près des sciences de la nature. Les Débrouillards rejoignent les 9 à 14 ans, aborde les sciences physiques, la technologie, la résolution de problèmes. Pendant que Les Explorateurs présentent un enfant du Tiers-monde, Les Débrouillards s’intéressent aux problématiques scientifiques de cette région du monde.

Autres textes sur Magazine du Québec

Autres textes sur Médias et journalisme

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Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!

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Handicapés intellectuels en Haïti

Arche, communauté pour personnes intellectuellement handicapées

Déficience intellectuel en Haïti

Tu aimes te dépasser ? Les handicapés intellectuels aussi ! Vois comment ils aident avec cœur des jeunes déficients d’Haïti.

Les Débrouillards, collaboration avec Agence Science-Presse | Dossiers Santé mentale, Handicap

C’est quoi, l’Arche ? C’est une communauté qui offre aux personnes handicapées intellectuellement un foyer où elles se sentent appréciées et utiles. À l’Arche Carrefour d’Haïti, tout le monde travaille ensemble, dans un atelier, selon ses capacités. On y fait du mamba, c’est-à-dire du beurre d’arachides. Certains écalent les cacahuètes, d’autres les torréfient dans une barrique au-dessus d’un feu de charbon, d’autres les broient à l’aide d’un moulin. On produit aussi du miel, du maïs et on élève de petits animaux. De quoi occuper tout le monde et gagner un peu d’argent.

Les plus jeunes fréquentent l’école «Cœurs contents». La classe de l’Arche est aussi ouverte aux enfants du quartier. Chacun apprend à son rythme.

Une famille pour Ismaël

Il y a quelques années, le curé a trouvé un enfant de 4 ou 5 ans abandonné. On l’a tout de suite accueilli à l’Arche Carrefour. Ismaël souffre de paralysie cérébrale. Il ne parle pas, ne marche pas, mais il voit et entend tout. Aujourd’hui âgé d’une dizaine d’années, il sait manger seul. Et surtout, il a découvert une famille.

Québec ♥ Haïti

Haïti est un des pays les plus pauvres du monde. Les deux Arches du pays manquent d’argent pour s’occuper de leurs 65 pensionnaires. C’est pourquoi les huit communautés de l’arche du Québec leur viennent en aide.

«Cette année, nous avons fait deux activités pour Haïti, relate Marie-Josée Hardy, qui réside au foyer La Moisson, de l’Arche Mauricie. D’abord, une vente de t-shirts. Comme dessin, on a choisi deux bateaux avec des gens qui se donnent la main. Cela représente les deux arches du Québec et d’Haïti qui s’entraident. On les a tous vendus !»

Ensuite, les pensionnaires ont organisé une vente de garage, qui a très bien marché. «On a aussi fabriqué des tirelires pour chacun des trois foyers de l’Arche Mauricie et à l’Atelier, dit Marie-Josée. Pendant toute l’année, les gens donnent. Tout va à Haïti.»

L’Arche est une organisation internationale fondée en 1964 par le Canadien Jean Vanier. Il voulait sortir les personnes ayant une déficience intellectuelle de l’oubli et de l’indifférence. Il existe aujourd’hui plus de 130 communautés de l’Arche, dans une trentaine de pays. Leurs 5 000 membres forment de véritables petites familles. L’entraide est un principe fondamental de l’Arche et plusieurs pays du Sud sont jumelés à des pays du Nord, comme Haïti et le Québec.

On compte au Québec 224 000 personnes ayant une déficience intellectuelle. Les huit communautés de l’Arche en accueillent 123.

Haïti en bref

Superficie : 28 000 km2
Population : 8,5 millions d’habitants (Québec : 7,6 millions)
Capitale : Port-au-Prince
Espérance de vie : 52 ans (80 ans au Canada)
Haïti occupe la partie ouest de l’île d’Hispaniola, dans la mer des Antilles. Haïti est le moins développé des pays des Amériques : sept habitants sur dix vivent sous le seuil de la pauvreté.

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Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Autres livres pouvant vous intéresser

Les Grands Prix du journalisme magazine de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)

Raymond VigerDossiers Chroniques d’un prisonnier

Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.

L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.

Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.

Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.

J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.

Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.

Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.

Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.

Il y a une pression à toujours faire mieux. En contrepartie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon cœur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.

Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.

Autres textes sur Média

Autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

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    Fin de la chronique "À la découverte des magazines d’ici"?

    Raymond Viger | Dossiers Journalisme et Média

    En 2006, le magazine Reflet de Société avait lancé une nouvelle chronique: « À la découverte des magazines d’ici « . L’objectif était de faire connaître aux 491 000 lecteurs de notre revue les magazines qui ont une histoire, une mission, d’encourager la lecture des magazines du Québec.

    Lorsque j’en ai fait la proposition à notre comité de rédaction, Jean-Claude Leclerc m’a demandé si je pensais être capable de nourrir cette chronique pendant au moins un an. Je me suis lancé dans cette aventure. J’ai présenté Québec Science, Protégez-vous, Les débrouillards, Les Explorateurs, Pomme d’Api, J’aime lire. J’ai ensuite passé la balle à Guillaume Brodeur qui nous a présenté Revue Notre Dame (RND), Urbania, Géo Plein Air et Le Mouton Noir. Notre rédactrice en chef serait intéressée à faire la présentation de La Gazette des femmes.

    Nous sommes à préparer un article sur l’avenir des magazines du Québec, une vision de ce qui nous attend pour les prochaines années. Est-ce que nous avons fait le tour du jardin? Les objectifs et la mission de cette chronique sont-ils atteints? Notre équipe rédactionnelle penche possiblement pour mettre fin à cette chronique.

    Je profite de ce blogue pour lancer la question à nos lecteurs. Prenez position pour nous aider à trancher si nous devons y mettre fin ou s’il y a encore des choses que vous voudriez y découvrir.

    Au plaisir de vous entendre.

    Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

    Merci de votre soutien.

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    Autres textes sur Média

    show_imageQuand un homme accouche

    Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4


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    Le magazine Géo Plein Air présenté dans Reflet de Société

    Raymond Viger | Dossiers Société et Graffiti

    Géo Plein Air sera l’invité de la chronique  »À la découverte des magazines d’ici » du mois d’août dans le magazine Reflet de Société.

    Le plein air fait partie d’une société épanouie. Que ce soit en famille ou avec des amis il existe une foule d’activités pour nous permettre de mieux se connaître, de se détendre, de se mettre en forme et de socialiser.

    Cette chronique originale, qui existe depuis maintenant un an, a déjà présenté Québec Science, Protégez-vous, Pomme d’Api et J’aime Lire, Les Explorateurs et Les Débrouillards, RND, Urbania.

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    L’amour en 3 Dimensions

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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