Comment rester belle, jeune et mince?

Hypersexualisation et sexualité

Fontaine de Jouvence

Mélanie Gauthier    Dossiers Sexualité, Hypersexualisation
sexualite-hypersexualisation-etre-belle-jeune-mince Dans notre société aux valeurs morales déficientes, l’industrie du sexe fait vendre à coup sûr. Beauté et jeunesse éternelle sont perçues comme des signes de succès et de performance. Certains nous jugent par notre apparence, notre âge ou même à la façon de nous vêtir.

Libido des hommes

Je suis d’accord que les hommes ne sont pas forcément tous des pervers à la libido surdéveloppée. Certains ont cependant tendance à réduire la femme à une simple icône sexuelle. Que dire de cette expression: «même quand elle dit non cela veut dire oui»? Ce n’est qu’un exemple de la pression qu’une femme peut endurer par rapport à sa sexualité.

Depuis l’âge de 14 ans, je vis avec un problème de dysmorphophobie, c’est-à-dire que depuis mon adolescence, je vis un profond dégoût pour ce qui à trait à mon apparence physique et mon identité sexuelle. J’étais le cas tragique de l’adolescente marginale qui refusait de se conformer au moule. Des chandails ‘’bedaines’’, des fuck friends ou encore fumer du pot avec le voisin de 30 ans apparemment bien intentionné, c’était hors de question!

À l’école primaire, j’étais rejetée. Au secondaire, les choses ont empirés! J’étais la fille laide et pas ‘’déniaisée’’ qui traînait avec les gars nerds, victimes des mêmes préjugés, à la bibliothèque de l’école. Et si Barbie ne m’intéressait guère dans mon enfance, Beverly Hill et le dernier clip de Britney Spears encore moins!

Société et hypersexualisaton

J’ai tout tenté pour m’adapter à ce milieu hypersexualisé et hostile mais en vain! J’ai fait une dépression, une tentative de suicide. J’ai quitté l’école entre deux conflits familiaux pour m’occuper de mon petit frère sourd. J’étais désespérément seule. L’unique fenêtre que j’avais sur le monde: les médias et leurs stéréotypes du gars pétard sur son appareil de musculation ou de la pitoune qui atteint l’orgasme en s’appliquant un shampoing pour les cheveux!

Qui sont-ils pour décider de ceux qui sont in ou out, beau ou pas. C’est la question que je me pose encore aujourd’hui! Ce fut le début de mon calvaire, de mon obsession à l’idée de plaire à d’autres jeunes et me plaire à moi-même.

Hypersexualité et maladie mentale

Adolescence gâchée, les choses ne sont guère arrangées dans la vingtaine. J’étais tout aussi seule, désemparée et sur le bord de l’effondrement psychologique. La phobie sociale engendrée par tous ces traumatismes m’empêchait d’occuper un emploi. Je me terrais chez moi, sans un sou, étant convaincue que j’étais une aberration de la nature comparée aux autres jeunes filles. Entre deux tentatives de suicide, je consultais psychiatres et intervenants qui ne voyaient en mes tourments que les signes précurseurs d’une maladie mentale.

Quand j’en avais marre de ma solitude, j’arpentais le bar du coin sous les regards malveillants des vieux loups en quête de chair fraîche, pour finalement aboutir dans des groupes typiquement féministes dont la misère se lisait dans leurs yeux. Vieille, obsolète, inutile, et laide sont les termes que beaucoup de ces dames utilisaient pour se qualifier. Femmes frustrées, il y en a en ces lieux, mais femmes bafouées tout autant. Ma peur de devenir vieille et ma peur de la sexualité prirent de l’ampleur.

Après ces années de honte et de solitude, la chance m’a souri! J’ai trouvé un lieu où je peux interagir avec d’autres jeunes qui partagent des valeurs similaires aux miennes!

Évidemment, le chemin de ma guérison promet d’être long et mes phobies ne partiront pas du jour au lendemain. Hommes, femmes, jeunes, et moins jeunes, nous méritons tous de vivre en toute égalité. Parce que les diamants que nous sommes ne devraient jamais briller que par une ou deux facettes mais dans l’ensemble de celles-ci!

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Les joies de la prostitution?

Témoignage d’une prostituée incarcérée

On a vu cette année des lettres ouvertes affirmer que la prostitution devait être traitée comme un métier semblable aux autres. J’ai moi-même été prostituée et je dis Non à de telles balivernes.

Chloé, détenue au pénitencier de Joliette   Dossier Prostitution, Sexualité, Chronique du prisonnier

legaliser-prostitution-legalisation-legalise-prostitution-escorte C’est une sottise de croire que la prostitution est un métier normal. J’ai peine à croire qu’à la fin de 2009, nous ayons encore besoin de dire que la prostitution est une chose épouvantable et profondément dégradante pour les femmes. Personnellement, je ne connais aucune femme qui ait une histoire heureuse à raconter à propos de son «travail de putain». Il faut dire clairement Non à toute forme de prostitution.

Conséquences de la prostitution

Je suis une jeune femme de 35 ans. Pour moi, la prostitution s’est échelonnée sur une durée d’un an et demi en tout. Je n’ai jamais pensé que cette expérience, somme toute pas très longue, laisserait dans ma vie autant de dommages aussi profonds. J’inclus dans ce bilan la dévastation de mes relations interpersonnelles et sociales et des dommages irrémédiables auprès de mes enfants et de ma famille.

Je ne peux estimer les torts causés à mon corps, mon âme et l’estime de moi, mais le constat de destruction est flagrant. Ma sexualité demeure, pour le moment, affligée de dommages irréparables et les ravages sont aussi colossaux dans toutes mes relations avec les hommes.

Les clients de la prostitution

Ces hommes… «mes clients»… Ces exploiteurs, mes abuseurs, ces pervers, mes pourvoyeurs d’argent et de matériel, mes inconscients. Ces hommes… que je ne pourrai plus jamais voir avec les mêmes yeux.

Je suis incarcérée depuis maintenant deux ans et quatre mois. J’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir à tout ce qui s’était passé. Des visages de clients me reviennent en tête, avec des scènes de certaines exigences plus que particulières… C’est certain qu’à mes programmes de réhabilitation, le sujet revient souvent sur la table. Lors d’une séance de thérapie, une femme disait récemment que la prostitution n’avait rien changé dans sa vie. Je n’arrive pas à y croire! On ne peut pas vendre sa sexualité, son intimité, son âme, sa sensibilité, sa dignité, sa féminité, son odeur, sans en subir de conséquences. C’est humainement impossible.

Le sexe dans la prostitution

Au moment de l’acte sexuel, il se produisait une dissociation, comme si ce que je ne voulais pas salir allait se réfugier quelque part en moi… Tout devenait mécanique, comme si une autre prenait cette place dégoûtante où je ne voulais pas être… comme si je repoussais mon âme pour pouvoir passer au travers et «faire mon client».

Mais on ne peut pas se détacher complètement, et lorsque le client remontait ses culottes, je n’avais rien oublié de ce qui c’était passé. Et c’est lui qui avait le beau rôle car, une fois ses culottes remontées, il reprenait sa vie là où il l’avait laissée une heure plus tôt. C’est-à-dire qu’il redevenait un père de famille, un «honnête citoyen», un bon travailleur ou un patron super, un mari «aimant», un homme respecté par sa famille et ses amis… Moi, je restais la pute.

Sexualité et pédophilie

Ma sexualité a débuté à l’âge de quatre ans, imposée par un pédophile pervers. Cet événement a complètement marqué ma sexualité, amorcée beaucoup trop tôt.

Plus tard, j’ai vécu une longue relation avec un conjoint. Nous avons été ensemble huit ans et j’en garde des repères d’une sexualité saine et épanouie.

Sexualité et libido

Cela me permet de comparer l’avant et l’après de la prostitution et, croyez-moi, tout a changé… J’étais une femme qui avait une bonne libido et si mon amoureux s’absentait quelques jours, je vivais des pensées érotiques liées à lui.

Aujourd’hui, depuis mon vécu de prostitution, mon imaginaire sexuel se limite à des  flash-backs de situations où je me suis retrouvée avec des clients et dont je ne voudrais jamais parler à qui que ce soit. Ces situations étaient humiliantes et, aussi bizarre que cela puisse paraître, la honte revient frapper à ma porte dès que je repense à ces séquences, qui me font peur.

Je me dis qu’il n’est pas possible que les mères et les grand-mères québécoises souhaitent une telle condition pour leurs filles et leurs petites-filles!

Légaliser la prostitution?

D’autres parlent de réduire la violence en légalisant la prostitution… Quand tu te retrouves dans une chambre de motel ou dans une voiture, le danger sera toujours le même, et ce n’est pas la légalisation de la prostitution qui va faire en sorte que les hommes «malades» ne soient plus en circulation.

Je ne crois pas que l’on puisse quantifier la souffrance qu’entraîne la prostitution, sous une forme ou une autre. Mais je sais que la prostitution de rue, qui est reliée de très près aux toxicomanies, est l’une des plus dangereuses et que les filles qui sont en manque sont prêtes à faire beaucoup pour très peu… Légalisation ou pas, rien ne va changer pour ces femmes. Elles n’iront certainement pas déclarer le vendredi combien de clients elles ont faits dans la semaine!

Bref, je me demande où on s’en va en investissant temps et argent dans ce genre de spéculation! Pourquoi ne pas unir plutôt nos forces et se mobiliser pour venir à bout de ce fléau, de cette bêtise humaine!

Aide et ressources pour les prostituées

Investissons dans des programmes pour venir réellement en aide à toutes ces femmes. Des maisons d’hébergement pour accueillir ces femmes qui souffrent tant, au Québec, il n’y en a pas assez. Moi-même, j’aurais parfois bien voulu, à quatre heures du matin, qu’il y ait une maison où l’on m’aurait tendu la main. Il n’y a rien de disponible à ces heures-là!

La prostitution, ce n’est la place de personne. Que faudrait-il pour qu’on finisse par comprendre que la sexualité ne devrait pas être achetée, mais vécue!

 

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