Perte de poids sans régime: la chirurgie une option ?

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Maigrir sans régime

La chirurgie bariatrique

Qui n’a jamais rêvé d’une perte de poids rapide et sans effort? Ou de pouvoir manger sans retenue tout en maintenant sa silhouette? Hier encore, cette idée semblait impossible, mais aujourd’hui, la médecine s’en approche et cet idéal connait un avenir prometteur.

Gifty Mane dossiers Santé

chirurgie gastroplastie bariatrique maigrir rapidement

Illustration : Cyril

Au cours des dernières décennies, les chirurgies de l’amaigrissement, aussi appelées chirurgie bariatrique, ont gagné en popularité et sont aujourd’hui des procédures très répandues. Mais comme toute intervention chirurgicale, celle-ci comporte des risques. Mais ces interventions sont-elles efficaces? Et à quel prix?

Derniers recours

Émanant d’un désir de correspondre aux modèles de beauté, beaucoup envisagent la chirurgie bariatrique.

Initialement considérées par la communauté médicale comme une solution de dernier recours pour les personnes obèses ayant au moins 60 lb à perdre, les cliniques opèrent des patients ayant un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 35.

Avec tous les risques que ces interventions impliquent, les conséquences peuvent être dramatiques.

Maigrir à tout prix

Pour Ann, le surpoids est rapidement devenu un réel handicap. À 76 ans elle pèse 200 lb pour 5,2 pieds. Atteinte de diabète et après avoir tout essayé, elle décide il y a 3 ans d’avoir recours à la chirurgie bariatrique. Elle se tourne alors vers Slimband, une clinique ontarienne privée spécialisée en gastroplastie. L’intervention consiste à placer un anneau autour de l’estomac pour le diviser en deux poches. En réduisant la taille de l’estomac, cette procédure est sensée diminuer la quantité de nourriture ingérée et accélérer le métabolisme. Le patient se sent rassasié plus vite et mange alors moins.

La clinique Slimband promet une perte de poids rapide sans effort et sans régime. Très populaire notamment grâce à son marketing agressif et une campagne publicitaire comprenant des témoignages de patients satisfaits et des slogans accrocheurs tels que : «Dites adieu aux régimes!», la clinique est très présente sur les réseaux sociaux et à la télévision. La clientèle de Slimband ne cesse d’augmenter. À ce jour, la population québécoise représenterait 7% de leur patient.

Surpoids au Canada

Aujourd’hui, avec 25% de la population obèse, le Canada est l’un des pays qui comptent le plus de personnes en surpoids, juste après les États-Unis. Ces préoccupations ont de lourdes répercussions sur la santé et la forme physique des individus.

Conscients de cette situation, plusieurs organismes de santé et cliniques proposent des solutions pour inverser la tendance et réduire les risques pour la santé. C’est le cas du Dr Dominique Garrel. Concerné par la situation alarmante au Québec, ce médecin endocrinologue a choisi de se spécialiser dans le traitement de l’obésité et d’ouvrir sa clinique de gestion globale du poids à Montréal. Le Dr Garrel propose une approche multidisciplinaire pour traiter l’obésité. «Dans cette clinique, je travaille en équipe avec un psychologue, un kinésiologue et un nutritionniste. Ici, on propose un suivi intensif hebdomadaire de nos patients, pour les accompagner au mieux», explique-t-il.

Au Canada, la chirurgie bariatrique, est prise en charge par le système public de santé pour les personnes souffrant d’obésité. Cependant, il y a un temps d’attente de deux ans minimum pour subir une intervention gratuitement. Alors pour les autres patients, les cliniques privées sont la seule solution. La clinique Slimband pratique ses interventions sans délai, mais coûte plusieurs milliers de dollars.

Du rêve au cauchemar

Pour Ann, le rêve a vite tourné au cauchemar. Bien qu’au début les résultats étaient satisfaisants, quelques mois après l’intervention elle a cessé de perdre du poids et a même commencé à en reprendre. Ann déplore un manque d’accompagnement chez Slimband et clame n’avoir pas bénéficié d’un suivi adapté à sa situation.

«Ils m’ont traitée honteusement. […] C’est un business! […] Ils vous invitent, se présentent de façon très séductrice, pour quelqu’un avec un trouble alimentaire comme moi, ils auraient pu être plus gentils et me traiter avec plus de patience et de dignité», raconte-t-elle.

Trop populaire?

Contrairement à ce que sous-entendent les annonces de Slimband, la gastroplastie n’est pas une procédure idéale pour tout le monde. D’après le Dr Nicolas Christou, chirurgien bariatrique, cette opération est passée de mode depuis 2006. Très populaire il y a 15 ans, les médecins constatent très vite l’apparition d‘effets indésirables chez leurs patients.

«On a remarqué que les patients ayant subi une gastroplastie revenaient quelques années plus tard pour faire retirer l’anneau, soit parce qu’ils reprenaient du poids, ou parce qu’ils avaient des douleurs. Le problème, c’est que si le patient ne diminue pas ses portions de nourriture son estomac peut s’agrandir et des aliments non digérés peuvent s’entasser dans son œsophage et provoquer des douleurs et une reprise du poids», nous confirme-t-il. Le Dr Christou recommande plutôt la gastrectomie verticale qui consiste à couper une partie de l’estomac ou le bypass gastrique qui court-circuite l’estomac. Dans tous les cas un suivi médical intensif est nécessaire.

Les docteurs Garrel et Christou considèrent que l’approche de Slimband manque d’éthique, dans la mesure où cette clinique reflète une inquiétante tendance où la nécessité médicale est éclipsée par l’esthétique. La pose de l’anneau gastrique est une intervention qui comporte des risques sérieux et pour laquelle un suivi médical rigoureux est nécessaire en amont, mais aussi et surtout après l’intervention.

Ann nous a confié qu’elle regrette son intervention, car en outre de son coût dispendieux, elle n’a pas obtenu les résultats escomptés. «Slimband m’a aidée, mais c’est une grosse somme d’argent et j’ai sacrifié mon avenir financier. J’ai perdu du poids, mais j’en ai aussi repris beaucoup.»

Quant à Slimband

Pour notre part, nous avons tenté de contacter la clinique pour une entrevue afin d’entendre leur point de vue sur la pratique de la gastroplastie.

Malheureusement, notre requête demeure jusqu’à ce jour sans réponse. Nous attendons toujours une explication de leur part.

Santé avant tout

Comme l’a expliqué le Dr Garrel, la chirurgie bariatrique est une bonne alternative pour perdre du poids efficacement, à condition d’être encadré et accompagné par une véritable équipe médicale.

Sans un accompagnement rigoureux, les interventions représentent un risque sérieux pour la santé des patients.

Le Dr Christou n’oublie jamais de rappeler à ses patients que la chirurgie bariatrique est une lourde opération qui ne doit pas être pratiquée pour des raisons esthétiques, mais pour des raisons de santé. Comme le dit son slogan: «Plus qu’une perte de poids, il s’agit de retrouver la santé.»

Autres textes sur Santé

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Vivre avec l’anorexie

Vivre avec l’anorexie

«Je suis une survivante.» VéroniKaH est anorexique depuis 35 ans et elle fait partie des 3% de cas chroniques. Il faut en moyenne 4 ans pour soigner une personne anorexique, et au-delà de cette durée, on parle de chronicité.

Louise Marchand    Dossier Santé, Anorexie

Malgré que VéroniKaH vive avec sa maladie depuis de nombreuses années, elle est mariée, mère de trois enfants et se dit épanouie. Elle est l’auteure de Ce qui ne tue pas rend plus fort, au-delà de la peur et de la honte.

Longue histoire

anorexie trouble de l'alimentation anorexique rester mince, maigrir régime Initialement provoquée par un besoin de se révolter contre ses parents à ses 14 ans, la maladie de l’artiste a dégénéré par la suite, devenant un moyen pour elle de se détruire. Elle commence à exercer un contrôle constant sur son poids, car pour elle «l’anorexie c’est ça: c’est avoir le contrôle. C’est pas à propos de la bouffe, c’est le contrôle.»

VéroniKaH avait l’impression que ses parents contrôlaient toute sa vie, et son poids était la seule chose sur laquelle elle avait de l’emprise. Pendant des années, elle alterne des phases de privation avec d’autres de boulimie, lorsqu’elle est obligée de manger (devant ses parents notamment). Le contrôle qu’elle exerce sur son corps lui permet, à l’époque, de se sentir en sécurité, à l’abri des conflits et des responsabilités, grâce à son corps de petite fille.

«C’est pas la faute de la société. L’anorexie, c’est quelque chose de personnel.» Dans son cas, la maladie n’est pas provoquée par l’envie de ressembler aux standards de beauté véhiculés par les médias, mais par le besoin de détruire son propre corps, de se faire du mal. Ce comportement est une réaction à une souffrance personnelle, qui pour l’artiste n’a rien à voir avec la société.

Il y a quelques années, après une hospitalisation dans un état très grave (elle ne pesait que 36 kilos), VéroniKaH a une prise de conscience, et décide de ne plus se laisser dominer par sa maladie. En même temps, elle redécouvre la peinture et prend une décision: après des années passées à détruire son corps et à se faire du mal, elle choisit de faire attention à sa santé. Pour cela, VéroniKaH fait régulièrement des analyses et elle est en forme. C’est important pour l’artiste désormais, car elle a des choses à accomplir.

Mais elle ne veut pas changer pour autant et se déclare à l’aise avec l’image de son corps: «Je ne veux pas être normale, je suis bien là-dedans, sinon je changerais. Je ne veux pas ressembler à une femme, et ça me va bien de ne pas avoir de formes.» Elle admet se cacher encore derrière son corps de petite fille, car cela reste une sécurité pour elle. Mais elle ne met plus sa santé en danger pour autant.

Soutien familial

anorexie trouble alimentation régime rester mince maigrirVéroniKaH est soutenue par sa famille. Ses trois enfants l’appuient, et sont en accord avec la publication d’un livre pour raconter son histoire: «Mes fils sont fiers de moi.» Elle reconnaît que ce soutien l’a aidée à reprendre le contrôle sur sa vie et sur son propre bonheur. Mais ses parents, inquiets, ont eu plus de difficultés à comprendre son mode de vie. Leurs relations se sont améliorées depuis qu’ils ont réalisé que la vie de leur fille n’est plus en danger, et qu’elle est heureuse ainsi.

Quant à son mari, il l’a acceptée et soutenue depuis le début de leur relation, il y a 28 ans. C’est lui qui l’a poussée à exercer la peinture à plein temps, ce qu’elle fait depuis quelques années maintenant. VéroniKaH aime rappeler que la peinture lui a sauvé la vie dans sa bataille contre l’anorexie. Cela l’a apaisée et lui a permis de reprendre le contrôle sur sa maladie: «Toutes mes émotions sont projetées dans mes toiles, dans ma peinture, et après je me sens déchargée. Quand ça ne va pas je peins et après je vais beaucoup mieux.» L’artiste est désormais épanouie dans sa vie et dans son travail.

Partager

VéroniKaH publie son livre pour partager son histoire et pour parler ouvertement de l’anorexie: «Je pense que ça peut aider des gens de parler de cette maladie. En plus, à travers ce livre je peux en parler aux jeunes parce que je l’ai vécu, mais je peux aussi en parler aux parents parce que je suis une mère.» Elle veut aider d’autres personnes à «apprendre à s’aimer».

Après 35 ans de maladie, elle estime être passée par toutes les phases de l’anorexie, et malgré sa non-rémission, elle pense pouvoir aider d’autres personnes dans l’acceptation et la guérison.

Bien que VéroniKaH arrive à vivre de manière épanouie malgré sa maladie, elle rappelle qu’elle est une exception. Ses médecins sont encore surpris qu’elle n’ait pas de graves problèmes de santé. Elle ne souhaite pas minimiser les dangers de l’anorexie, mais veut plutôt partager avec les autres son optimisme, en montrant que l’anorexie n’empêche pas d’aller au bout de ses rêves. Comme elle le dit: «Mon corps n’est pas guéri, mais mon cœur et ma tête le sont.»

Mireille Deyglun

La préface du livre de VéroniKaH est signée par Mireille Deyglun, comédienne et animatrice québécoise, également connue pour son engagement dans différentes causes (lutte contre l’homophobie, aide aux déficients intellectuels…).

Les deux femmes se sont rencontrées en 2012 lors d’une soirée en faveur de l’hôpital Ste-Justine où l’artiste exposait ses toiles. Mireille a souffert de boulimie par le passé, et elle s’est reconnue dans l’histoire de VéroniKaH. Lorsque celle-ci lui a demandé d’écrire la préface, elles ont passé des heures à parler avant qu’elle n’accepte. Mireille a apprécié que Ce qui ne tue pas rend plus fort rende compte du mal de vivre que l’on peut ressentir lorsque l’on souffre de troubles alimentaires.

Perdre du poids sans mettre en danger sa santé?

régime minceur maigrir trouble de l'alimentation anorexie rester minceLes offres d’aide au régime ne manquent pas: nous sommes envahis de publicités vantant les mérites de méthodes de perte de poids rapide. Elles sont reconnues pour être inefficaces à long terme, car le poids perdu est repris et entraîne une démotivation de l’individu. Certains régimes peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé. Sans parler de véritables troubles alimentaires, la privation est mauvaise pour l’organisme, et peut entraîner des carences.

Il est donc déconseillé de suivre un régime basé sur la privation. Le plus important lorsque l’on veut perdre du poids est de manger équilibré, avec plaisir, et surtout sans culpabiliser. Manger trois repas complets par jour est primordial. La frustration entraînée par la privation est nocive, il faut donc manger à sa faim, sans abuser. Le plus important est de manger équilibré: varier les fruits, légumes, viandes…

Il existe, par exemple, le régime dit méditerranéen. Il consiste à séparer son assiette en trois parties: les légumes (moitié de l’assiette), la viande et ses substituts tels que le poisson ou les œufs (un quart de l’assiette), et les féculents comme le pain ou le riz (un quart de l’assiette). Il est important de rajouter à cela des fruits et des produits laitiers. On peut ainsi manger à sa faim. Et surtout, ce régime permet la perte de poids sur le long terme, sans privation, et sans danger pour la santé. Mais le plus important reste de manger avec plaisir.

Autres textes sur l’Anorexie:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet:http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Régime: mangez autant que vous voulez!

Pourquoi avoir faim quand on veut maigrir?

Un régime n’est pas une privation

Raymond Viger  Dossier Santé

régime repas équilibré comment maigrir alimentationJe vous ai parlé de mes 10 mois sans fumer la cigarette et de quelques-uns des effets secondaires que j’ai vécus en arrêtant de fumer. Une chose qui était importante pour moi était de ne pas engraisser malgré mon arrêt de consommation de nicotine.

Avec les résultats médicaux qui ont suivi, non seulement il n’était pas question d’engraisser, mais en plus il me fallait maigrir et diminuer drastiquement mon poids.

Comment réussir à perdre du poids, facilement et sans souffrir?

La nutritionniste du centre Épic qui me suit nous a présenté le régime méditerranéen. Je vous présente ici ma vision de ce régime qui peut en aider plusieurs.

Principes de base du régime

Il ne faut pas avoir faim pour faire un régime

Si je suis toujours en manque, si j’ai toujours faim, non seulement le risque de ne plus suivre le régime est énorme, mais en plus, le corps sera en manque pouvant créer des carences qui auraient des conséquences négatives.

Si je suis toujours en manque, comment puis-je apprécier la vie et mon nouveau mode de vie?

Manger autant que l’on veut, mais manger équilibrer

Ce n’est pas en passant des heures à tout peser ou tout calculer que nous atteindrons facilement nos objectifs. Le principe du régime est de manger, sans compter, autant que l’on veut mais de manger une assiette équilibrer.

On divise notre assiette en 3 partie:

  • La première partie représente la moitié de l’assiette pour nos légumes (50%).
  • Une autre section(25%) pour la viande et ses substituts (viandes, poissons, poulet, oeuf, tofu, haricot…)
  • La dernière portion (25%) pour les féculents à grains entiers (pain, riz, patates, céréale, pâtes…)

Quelques petites règles pour une alimentation équilibrée: maximum 2 repas de viande rouge par semaine et un maximum de 4 oeufs.

Manger 3 repas par jour

Ce n’est pas en privant le corps que nous pouvons le nourrir adéquatement. C’est pourquoi il est important de prendre ses 3 repas par jour. Pour chacun de ses repas, on rajoute un fruit, un produit laitier et on boit beaucoup d’eau.

Choisir des aliments de meilleurs qualité

Les étiquettes qui présentent les valeurs nutritives des aliments sont très révélatrices sur la qualité de ce que nous mangeons. Il s’agit de choisir ceux qui ont des taux de cholestérol, de sodium (sel), de gras et de glucides (sucre) les plus faibles. Les différences peuvent être énorme. Certaines céréales qui ont une présentation qui semble être très saine ne peuvent se révéler qu’être un amalgame de sucre inutile.

En espérant que ces quelques trucs puissent vous aider comme ils m’ont aidés à avoir du plaisir à perdre du poids.

Autres textes sur Santé

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Anorexie et anorexie mentale; causes et conséquences

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Troubles de l’alimentation

Survivre à l’enfer de l’anorexie

Certaines maladies sont taboues, minimisées. J’ai connu l’enfer de l’anorexie, et la première étape de ma guérison a été d’admettre que j’étais malade, et d’accepter que je n’y étais pour rien. Mon histoire reflète celle de tant d’autres…

Laure Bidal   Dossier Anorexie

anorexie-diete-maigrir-se-faire-vomir-regime-anorexiqueJe me souviens très bien de la semaine où le retour en arrière n’a plus été possible. J’avais 17 ans. Brillante élève, j’étais en filière scientifique au secondaire «parce que ça ouvre toutes les portes.» Tu parles… Je détestais ça, moi qui, dans mon enfance, avais toujours un bouquin à la main et la tête dans les nuages.

C’était la fin des grandes vacances. Mes parents et mon frère étaient partis en vacance. J’avais déjà un peu maigri, je veillais à mon poids, je ne sais pas vraiment pourquoi.

Malgré la présence de mon chum et de mes copines, je me sentais seule, dans cette maison. J’aurais pu m’amuser, mais une grande vague de culpabilité est venue surveiller chacun de mes pas. La maladie a pris le contrôle de mon être et j’ai pris le contrôle de tout… surtout de ce que je mangeais. Tout ce qui m’échappait m’angoissait.

Descente vertigineuse

anorexique-anorexie-diete-regime-maigrir-se-faire-vomirJe maigrissais à vue d’œil. J’en étais satisfaite. On me complimentait… au début. Mes parents sont rentrés de vacances. C’était trop tard. Je savais que quelque chose s’était produit en si peu de temps… Leur présence aurait-elle changé quelque chose? Ma mère a tout de suite vu que j’avais changé. La rentrée scolaire est arrivée, et je suis descendue droit vers l’enfer, en quelques semaines. Je suis rentrée dans ma bulle. J’ai quitté mon chum, Ugo, qui m’encombrait dans ma quête de pureté, et de perfection. C’est lui qui est le premier à m’avoir balancé le mot «anorexie» en me ramenant chez moi.

À l’heure où l’on devient adulte, je redevenais enfant. Je quittais mon corps. Pour rien au monde, je n’aurais échangé cette silhouette de fantôme. Je ne mangeais rien. Juste de quoi tenir debout.

Mes amies étaient désemparées. Ma mère hurlait, pleurait à me voir dépérir. Je gardais un sourire triste. «Tout allait bien.» Je refusais de mettre le mot «malade». Je refusais d’admettre qu’il y avait un problème. Je me nourrissais de l’ivresse des chiffres qui s’envolent sur la balance. J’exultais à sentir mon ventre vide.

Premier séjour en clinique

À y réfléchir, ces quelques mois n’ont pas existé. Un rêve, une chimère. Jusqu’à ce que j’obtienne ce que je cherchais tout en le fuyant: l’hospitalisation. J’avais perdu plus de 35 livres en trois mois. J’ai atterri dans une unité psychiatrique réservée aux adolescents, toutes pathologies confondues. Le choc a été rude. Certains hurlaient, d’autres se scarifiaient. Ce monde, je ne le connaissais pas, moi qui venais d’un milieu plutôt favorisé, moi qui avais toujours été «l’enfant épanouie».

J’ai passé quatre mois là-bas, à me plier aux activités, au rythme hospitalier, pendant que les autres personnes de mon âge allaient à l’école et faisaient la fête, le week-end. Le principe était simple: je devais atteindre 106 livres pour avoir le droit de sortir. Alors je les ai repris. Je clamais à qui voulait l’entendre que j’avais compris la leçon, que la vie valait la peine, que je me sentais guérie. C’est ce qu’on attendait de moi. Au fond, je gardais cette fascination pour la maigreur, et ce dégoût pour la chair.

Je suis sortie au printemps. La veille de ma majorité. Tout de suite, ç’a été la crise. Je suis retournée en cours. Je m’y suis sentie si mal que j’ai arrêté. C’était l’année du bac.  J’allais le louper. Moi, la bonne élève. Je suis allée à certaines soirées arrosées, je ne pouvais rien boire à cause des calories. Mon cerveau était une calculette à calories. Ma vie n’avait plus aucun intérêt, si ce n’était de calculer.

Parents délateurs

Je passais mes journées à pleurer. Maigrir davantage. Me déchirer avec mes parents. Me taper la tête contre les murs. Vouloir mourir et en avoir peur en même temps. Je prenais pension chez mes grands-parents, ou chez des amis de la famille. Je m’étais mis en tête que tout était de la faute de ma mère. Je la détestais. Et je l’aimais si fort… trop fort. Je lui disais que j’allais mourir, pour tout le poids qu’elle avait posé sur mes épaules depuis ma naissance.

L’été est arrivé, j’avais un job dans une banque. Un jour, un psychiatre m’a appelé. Il travaillait à 300 kilomètres de chez moi. Il m’a simplement demandé «Ne pensez-vous pas que le temps est venu d’arrêter tout ça?» J’ai pesté contre mes parents, les délateurs. Je lui ai dit que je n’avais aucune envie de lui parler, j’ai raccroché. C’est lui qui allait m’aider à me sauver.

Un jour de la fin juin, j’ai dû me rendre chez mon médecin traitant, obligée par ma mère. Le médecin a poussé un cri d’horreur. Je pesais 77 livres, ma tension artérielle et mon pouls étaient si bas qu’elle m’a envoyée aux urgences. J’y ai passé une nuit, on m’a injectée toutes sortes de substances pour guérir mon coeur. Je me suis sentie tellement humiliée. J’avais l’impression de n’être rien, tellement rien…

«Mais pourquoi un tel entêtement?», me demanderez-vous. Voilà le cœur du problème. Je n’avais pas choisi. Cela me surpassait. C’est un cercle vicieux. Combien de fois ai-je décidé que tout était fini, que ça n’était pas sorcier de manger? Mais la maladie fait culpabiliser à chaque bouchée, elle associe toute nourriture à du poison. La volonté ne peut pas grand-chose face à elle. En face des personnes, filles ou garçons d’ailleurs, c’est l’incompréhension.

Par exemple, pour mes grands-parents, tous anciens paysans, et ayant connu la guerre, il était inconcevable, peut-être immoral, que je refuse cette nourriture dont ils ont parfois manquée. Ou encore, la douleur qu’a ressentie ma mère, qui ne parvenait pas à nourrir son propre enfant.

Et c’est reparti…

L’été de mes 18 ans, malgré mes «efforts», je me retrouvais à l’hôpital. Celui des adultes cette fois, dans le service de ce médecin qui m’avait appelée, à des centaines de kilomètres de chez moi. J’étais tellement faible… Je me suis résignée. J’ai été enfermée dans cette chambre lugubre, sans visites, sans courrier. Les plateaux repas partaient aussi pleins qu’ils entraient. Le médecin ne me forçait pas. Moi, j’étais désespérée, j’avais du mal à respirer, comme abrutie, incapable de tenir une conversation. Je voulais m’enfuir, mais je savais que ça ne me mènerait nulle part.

Mon amour propre? Envolé. Je n’étais personne. Je voulais ma mère. Avoir du courrier, ç’a été ma seule motivation au début, c’était la «carotte» pour reprendre du poids. J’y suis arrivée. Puis, j’ai franchi les étapes, une par une. Le droit de téléphoner, une visite, une sortie… Je devais réapprendre à vivre petit à petit.

Mon médecin m’a parlé de retourner en cours, quelques mois après mon entrée à l’hôpital. Je refusais. Je crevais de peur. Au début de l’hiver, j’ai puisé dans mes réserves de courage, et j’ai repris les cours dans un lycée que je ne connaissais pas, dans une ville que je ne connaissais pas. J’avais des activités à l’hôpital de jour. J’y ai fait des rencontres formidables, des personnes qui avaient eu une histoire similaire à la mienne. On pratiquait l’autodérision entre nous. Certaines sont restées mes amies bien après.

À ma sortie, je suis restée proche de l’hôpital. J’ai pris une chambre, j’étais indépendante. Tout n’a pas été parfait, mais j’ai fait mon petit bonhomme de chemin, loin de chez moi, j’ai affronté toutes mes peurs. J’ai eu mon bac, et je suis entrée dans la vie d’adulte. Pourtant, les crises d’angoisse qui sont apparues au début de ma maladie, ne m’ont jamais quittée.

Le maladie du siècle

Je pense que l’anorexie est un de ces «maux du siècle», comme on les appelle, de ces maladies propices à se développer dans nos sociétés actuelles. Sous l’abondance, le refus. Sous la pression de la réussite, le déni le plus total de son corps, de son être, le retour vers une enfance depuis longtemps finie.

Il est inutile de juger, comme les gens ont souvent tendance à le faire. Il s’agit d’une maladie qui n’a rien de «glamour». On perd ses cheveux, sa libido et son goût pour la vie. Des poils poussent, et l’on a froid lorsque tout le monde a chaud. Certaines femmes traversent leur vie entière dans ce néant. Étrangement, les anorexiques ne voient pas leur maigreur, même lorsqu’elle est effrayante. Cela s’appelle le dysmorphophobie.

L’anorexie, un mal pervers

On m’a dit un jour «c’est la maladie amie ennemie.» Malgré tout ce qu’elle fait souffrir, il est difficile de la laisser s’échapper, d’en faire son deuil. J’imagine que c’est le cas pour n’importe quelle dépendance. L’alcool, la drogue… le jeûne.

Aujourd’hui, j’ai 21 ans et ça va mieux. Ouais… Je n’ai toujours pas un rapport serein avec la nourriture, avec le plaisir, et j’ai toujours régulièrement ces bonnes vieilles crises d’angoisses incontrôlables. Mais, je sais à présent tenir la maladie à distance, et appeler à l’aide. Je me demande encore si je risque à nouveau quelque chose. J’ai retrouvé une vie, je fais des études dans le journalisme. Ça me va mieux que les sciences.

J’ai mis à distance ma mère, et j’ai un amoureux. Il supporte mes côtés sombres, il m’a fait comprendre qu’un talon d’Achille, on en a tous un. J’ai apprivoisé le mien, en attendant que le chevalier noir s’en aille pour de bon.

Autres textes sur l’Anorexie et trouble de l’alimentation:

Témoignage: l’anorexie une histoire d’horreur

Maigrir: Régime économique

Anorexie, Elle Québec et Clin d’oeil

Hormone de la faim: dépendance à la nourriture

Régime, diète et la glace

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Maigrir: Régime économique

Régime économique pour maigrir

C’est simple, mais il fallait y penser. Des scientifiques de l’Université de Birmingham, en Angleterre, ont voulu vérifier si le fait de penser à son dernier repas diminuait notre appétit.

Agence Science Presse                       Dossier Anorexie.

Elles ont donc réuni des groupes d’étudiantes sous le faux prétexte de prendre part à un test de dégustation de biscuits. Après leur avoir payé le déjeuner, et avant le test, elles ont invité la moitié de ces étudiantes à écrire en détail ce qu’elles avaient mangé. Et celles-là ont ensuite mangé beaucoup moins de biscuits que les autres! Une façon économique de suivre un régime?

Autre texte sur Anorexie

Témoignage: l’anorexie une histoire d’horreur

L’ex-anorexique Léa Clermont-Dion à Tout le monde en parle

Dietes, regimes et anorexie pour la Journee internationale sans diete

La Maison Simons et l’anorexie

Régime, diète et la glace

Du talent à revendre, Glamazones, Pussycat dolls et Sharon Osbourne

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Témoignage: l’anorexie une histoire d’horreur

Témoignage: l’anorexie une histoire d’horreur

Témoignage de Pauline Cassistat                     Dossier Anorexie.

Maigrir, le rêve de plusieurs. Maigrir encore, maigrir de nouveau. C’est la vie de l’anorexique, encore, encore et toujours de plus en plus.

Ça commence comme ça, sournoisement. Mine de rien, on se regarde, on s’interroge. Oh! Une silhouette empâtée, un désir insidieux qui va bientôt faire tache d’huile.

Voilà la java des régimes pour problèmes de poids. Cette perte me donnerait davantage confiance en moi. Fière, mais impressionnable, je cherche l’idéal.

Pour ma part, je regrette. Cette jeunesse foutue en l’air à cause de ces régimes. Mon chum m’aidait dans la mesure du possible. Me faire oublier cette vie de régime.

Je reviens d’un très long voyage. Le labyrinthe des diètes. Me nourrir de sachets qui me coûtaient une petite fortune. C’était triste à mourir. Cela ressemblait à un éternel carême. Je voulais modifier bien des choses. On ne change pas ses habitudes du jour au lendemain. Et puis, une vie sans repas, ni chocolat, ni cuisine, pour moi, ce n’est pas une vie.

L’anorexie, c’est fini. Merci à mon ami, mon chum, pour son aide à m’en sortir.

Ressources

L’Hôpital Doudlas, troubles de l’alimentation : 514-761-6131 # 2049

Sainte Justine, section médecine de l’adolescence : 514-345-4731

Les Outremangeurs anonymes :

514-490-1939

Montréal Children’s hospital :

514-412-4400

Maison de Transition l’Éclaircie

(à Québec) 418-650-1076

ANEB, à Pointe-Claire, 514-630-0907

Un petit test pour savoir si vous souffrez d’anorexie ou de boulimie par : Doctissimo

Si vous avez envie d’en parler, d’en apprendre ou de sortir de cet enfer, consultez ou appelez :

En France : Anorexiques Boulimiques Anonymes
Téléphone : 02 96 33 38 64 (24h/24)

En Belgique : Outremangeurs Anonymes

En Suisse : Association boulimie anorexie
Téléphone : 021 329 04 39

Au Québec : Clinique St-Amour
Téléphone : (418) 834-9825

Également, Aneb Québec
Téléphone : 1-800-630-0907, à Montréal : (514) 630-0907

Lecture

 – Guy POMMERLEAU, Anorexie et boulimie, comprendre pour agir, éd. Gaëtan Morin, Boucherville, 2001, 212p.

– Barbara MOE, Anorexie et boulimie, surmonter un problème alimentaire, trad. de l’anglais pas Jean-Pierre Vidal,
Éditions Logiques, Outremont, 2002 –

– Collectif sous la dir. de Aubut, Garel, Girard, Marquette, Saint-André,

– Revue Prisme, no 32, éd. Hôpital Sainte-Justine, 2000

Internet

http://fr.dir.yahoo.com/Sante
www.aspq.org

Autres textes sur Anorexie

Témoignage: l’anorexie une histoire d’horreur

L’ex-anorexique Léa Clermont-Dion à Tout le monde en parle

Dietes, regimes et anorexie pour la Journee internationale sans diete

La Maison Simons et l’anorexie

Régime, diète et la glace

Du talent à revendre, Glamazones, Pussycat dolls et Sharon Osbourne

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Centre de santé

Centre de santé

Raymond Viger               Dossier Protection du consommateur

Avec la venue de l’automne, vous songez peut-être à améliorer votre condition physique ou votre apparence en vous inscrivant à des cours d’aérobie ou en suivant un régime alimentaire particulier? Avant de signer un contrat avec un commerçant exploitant un studio de santé, tel un centre de conditionnement physique, un centre de musculation ou une clinique d’amaigrissement, il est important de bien s’informer afin de faire un choix éclairé.

Un établissement en règle

Le commerçant qui désire exploiter un studio de santé doit être titulaire d’un permis délivré par l’Office de la protection du consommateur, renouvelable tous les deux ans. Ce permis ne garantit aucunement la compétence et l’honnêteté du commerçant. Il vous assure uniquement que celui-ci a versé un cautionnement à l’Office, qui servira à vous indemniser totalement ou partiellement, en cas de faillite ou de fermeture de l’entreprise.

Prenez donc la précaution de vérifier si l’établissement qui vous intéresse est bel et bien titulaire d’un permis de l’Office de la protection du consommateur. Pour ce faire, consultez le Profil du commerçant, un service d’information accessible en tout temps dans son site Internet (opc.gouv.qc.ca). Vous pourrez aussi savoir si l’Office a déjà reçu des plaintes à l’endroit de ce commerçant au cours des deux dernières années.

Un contrat conforme

Les studios de santé offrent des services à exécution successive, c’est-à-dire des services échelonnés sur plusieurs jours, plusieurs semaines ou plusieurs mois, moyennant rémunération. Des dispositions de la Loi sur la protection du consommateur concernant les entreprises de services à exécution successive réglementent spécifiquement les contrats conclus avec les commerçants exploitant des studios de santé. Ainsi, pour s’assurer de conclure une bonne affaire, il est important de lire attentivement toutes les clauses du contrat écrit qui vous est proposé.

Un contrat signé avec un studio de santé doit contenir les renseignements suivants: vos nom et adresse, ceux du commerçant, le lieu et la date de la signature du contrat, la description des services offerts, la date à laquelle vous commencerez à bénéficier des services, l’adresse où ils seront fournis, la durée du contrat, le nombre d’heures, de jours ou de semaines sur lesquels seront répartis les services et le taux ou le tarif à l’heure, à la journée ou à la semaine (le même pour toute la durée du contrat). Doivent aussi y figurer le total des sommes que vous aurez à débourser pour les services prévus au contrat, les modalités de paiement et toute autre mention prescrite par règlement.

Les studios de santé ont l’obligation de vous fournir un contrat dont la durée ne peut dépasser un an. Votre paiement doit être perçu en au moins deux versements sensiblement égaux et réclamés à intervalles réguliers.

L’achat de biens vendus par un studio de santé

Le commerçant ne peut vous obliger à acheter chez lui un appareil ou du matériel dont vous aurez besoin dans le cadre des activités prévues à votre contrat principal. Cependant, si vous décidez de faire l’achat d’un bien auprès de ce commerçant, ce dernier doit vous remettre un contrat écrit lorsque le coût de votre achat est supérieur à 100$. Outre vos coordonnées et celles du commerçant, ce contrat accessoire doit contenir des renseignements précis: le lieu et la date de sa signature, la description du matériel que vous désirez acheter, le prix comptant de chaque article et les taxes applicables, le total des sommes que vous devez débourser et toute autre mention prescrite par règlement.

Annuler un contrat: la règle du 1/10

Vous pouvez annuler un contrat avec un studio de santé sans qu’il vous en coûte quoi que ce soit si vous n’avez pas commencé à recevoir les services (par exemple, une séance d’aérobie) ou que vous n’avez pu encore avoir accès aux locaux. Cependant, si vous avez commencé à profiter des services ou des installations, vous ne pouvez mettre fin à votre contrat que dans un délai plus court à 1/10 de la durée totale du contrat, à partir du moment où le commerçant rend ses services ou ses locaux disponibles. Dans ce cas, le commerçant ne pourra vous réclamer comme pénalité un montant supérieur à 1/10 du prix total prévu au contrat.

À titre d’exemple, vous avez signé un contrat pour faire du conditionnement physique dans un studio de santé pendant dix mois, moyennant un coût total de 400$, incluant les frais initiaux. Vous commencez votre entraînement le soir même. Vous pouvez donc résilier votre contrat (y mettre fin) n’importe quand pendant le premier mois et le studio ne peut vous réclamer une somme supérieure à 40$. Retenez que ce montant ne s’ajoute pas à ce que vous avez déjà payé; il représente le maximum que le commerçant peut exiger de vous, incluant le montant que vous lui avez déjà versé. Après le délai prévu à la loi, seule une entente à l’amiable avec le commerçant pourrait vous permettre de mettre fin à votre contrat et de récupérer, peut-être, une partie de votre argent.

Renouveler un contrat

Par ailleurs, si vous êtes satisfait des services offerts par votre studio de santé et que vous souhaitez renouveler votre abonnement, sachez que le commerçant peut, à certaines conditions, vous offrir de renouveler votre contrat pour une période n’excédant pas un an. Ainsi, vers la fin du contrat en cours, mais avant son expiration, le commerçant doit vous expédier un avis écrit vous faisant part de son offre de renouvellement et indiquant la durée, le coût total et les modalités de paiement du nouveau contrat proposé. Le contrat sera renouvelé si, avant l’expiration de votre contrat initial, vous avisez le commerçant par écrit de votre acceptation.

Pour plus d’information visitez le site Internet de l’Office de la protection du consommateur

Autres textes Protection du consommateur concernant les cartes de crédit:

Taux promotionnel CIBC VISA et fausses représentations

Quand l’argent des cartes de crédit disparaît de la circulation

Fausses représentations des cartes de crédit

Carte de crédit et taux usuraire

Dépassement de la limite autorisée

Endettement sur carte de crédit

Canadian Tire devient une banque et une carte de crédit

Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

Pour un abonnement à Protégez-vous.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :