Les jardins communautaires

Hochelaga-Maisonneuve

Les jardins communautaires

Vous n’êtes pas sans l’avoir remarqué : les bulbes de fleurs sortent de leur repos, les oiseaux sont de retour et la température s’adoucit. Ces signes habituels du printemps sonnent l’ouverture des 10 jardins communautaires de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Frédéric Lacroix-Couture   Dossier Communautaire

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

 Jardin communautaire Mercier - Hochelaga-Maisonneuve La popularité de ces espaces verts augmente d’année en année. Le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, affirme que les citadins cherchent de plus en plus à avoir un rapport avec la nature et la terre.

Preuve que l’affluence est en hausse, pour certains jardins la liste d’inscriptions s’allonge. À celui de Maisonneuve, près de 60 personnes doivent patienter pour obtenir une place. Le temps d’attente est de trois à quatre ans. Toutefois, au jardin  Dupéré, au coin des rues Saint-Donat et De Forbin-Janson, une cinquantaine de parcelles de terre, appelées des jardinets, sont encore disponibles.

Pour les citoyens, ces vastes terrains dédiés à la culture de légumes, d’herbes et de fleurs, sont aussi devenus un important milieu de rencontre où des personnes de toutes les couches sociales se côtoient. «Comme il y a beaucoup d’immigrants qui viennent ici, le jardin se veut un endroit d’intégration. Ça rassemble les gens du quartier», raconte avec enthousiasme Christiane Plamondon, jardinière de longue date au jardin Maisonneuve.

Utilisatrice d’un potager depuis 17 ans, Monique Emond affirme quant à elle fréquenter l’endroit pour socialiser tout en exerçant son passe-temps. «Ce que j’aime ici, c’est que chacun s’entraide.»

Au jardin Maisonneuve, situé derrière le marché du même nom sur la rue Ontario, l’aide se traduit, notamment, par la préparation d’un plan pour les nouveaux utilisateurs. Le responsable leur indique les semences à choisir de manière à ce que le coût de l’achat des graines soit le moins élevé  possible, en ayant le plus de récoltes à la fin de la saison.  La Ville engage aussi des animateurs horticoles qui conseillent les pouces verts.

Ce même jardin qui compte 236 potagers, a mis en œuvre d’autres initiatives afin qu’un grand nombre de personnes puisse le fréquenter. L’installation de lopins de terre surélevés près de l’entrée et de la sortie rend l’accessibilité et la pratique du jardinage possibles aux personnes à mobilité réduite. Quelques organismes communautaires ont leurs jardinets tels que le Refuge des jeunes de Montréal et le Club des Pirouettes avec qui ils ont un projet d’initiation au jardinage auprès des enfants âgés de 8 à 10 ans.

La survie des jardins communautaires

Dans le passé et même récemment, certains de ces espaces verts ont  été menacés de disparition à cause de projets de construction. Désormais, les jardins communautaires peuvent espérer vivre pour longtemps.

Passionné de jardinage et responsable du jardin Maisonneuve, depuis 31 ans, Jean-Guy Ranger, se souvient que dans les années 80, des promoteurs avaient voulu acheter le terrain afin d’ériger des entrepôts pour bulldozers et pépines. Suite à une pétition de 4 500 signataires contre la transformation du site,  le projet a été abandonné.

 

Aujourd’hui, la Ville s’est lancée dans la décontamination des terrains qui hébergent les jardins communautaires, affirme M. Ménard. Les autorités municipales n’ont pas l’intention d’en éliminer sauf s’ils venaient à représenter un danger pour la santé publique. «Nous sommes à la recherche de solutions pour maintenir les espaces verts. On ne veut pas les réduire, mais les accroitre», soutient le maire de l’arrondissement, Réal Ménard qui ne parle toutefois pas de créer de nouveaux jardins urbains.

Des jardins communautaires gratuits

Le conseil de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a aboli récemment la tarification pour la location d’un des 850 jardinets qui s’élevait entre 10 et 30$. Une première à Montréal, les pouces verts n’auront plus qu’à payer une cotisation au comité du jardin qui varie de 5 à 15$.

Pour obtenir plus d’informations, contactez le bureau administratif de la Culture, des sports, des loisirs et du développement social de l’arrondissement au 514-872-2273

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Les beaux jours du parc Morgan

Entrevue avec Ronald Robidoux, des loisirs St-Clément

Les beaux jours du parc Morgan

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Ronald Robidoux en a long à dire sur le parc Morgan. Celui qui s’implique au centre de loisirs Saint-Clément depuis un peu plus de 20 ans a participé à la revitalisation de cet espace vert il y a quelques années, puis à son abandon par les instances municipales. Il a accepté de partager avec Reflet de mon quartier sa vision d’un parc qui faisait autrefois vibrer la rue Sainte-Catherine Est.

Propos recueillis par Ariane Aubin                       Dossier Parc Morgan

Depuis que je suis dans le coin, le parc Morgan a souvent changé. Sa meilleure époque, c’était dans le Vue de la scène Saint Jean Baptiste au parc Morgan 2006coin de 2003. Nous organisions des activités avec les  Loisirs St-Clément. La première que nous avons tenue, c’était pour l’Halloween. Dans le pavillon, nous avions construit un gros labyrinthe et ailleurs dans le parc, il y avait des éclairages spéciaux, des personnages. La fête a été très populaire. Avec les années, le concept a fait boule de neige: la dernière année, tout l’avant du parc était décoré. Il y avait une maison hantée, un tunnel infernal… entre 3000 et 3200 personnes sont passées cette-fois-là.

Nous avons aussi organisé trois ou quatre fêtes de la Saint-Jean, des « épluchettes » de blé d’inde, une cabane à sucre. C’étaient toujours des événements familiaux et dans toutes nos activités, il y avait une thématique, pensée en fonction des gens du quartier et des commerçants des alentours.

Malgré notre succès, nous avons dû laisser tomber les animations dans le parc parce qu’elles nous coûtaient trop cher. Pour la Saint-Jean-Baptiste, par exemple, nous recevions une subvention de 1500$ de la Société-Saint-Jean-Baptiste. Les Loisirs St-Clément avaient ensuite de 8000 à 9000$ de dépenses à éponger!
Là-dessus, la Ville de Montréal n’a pas versé un sou, mais nous a prêté beaucoup d’équipements. Le labyrinthe d’Halloween était par exemple entièrement fait de matériel fourni par la Ville et monté par ses employés, ce qui était une aide très appréciable. Les organismes du quartier nous aidaient aussi en nous prêtant de l’équipement ou de la main-d’œuvre. Ce qui est vraiment dommage, c’est que les commerçants du coin n’ont jamais vraiment embarqué. On me dit qu’ils vivent souvent dans d’autres secteurs et que Hochelaga-Maisonneuve n’est pas nécessairement au centre de leurs préoccupations. Je crois aussi que plusieurs s’attendent à des retombées immédiates pour leur implication. Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Tu commences par attirer du monde, puis le quartier marche un peu mieux et à longue échéance seulement, ça se ressent dans les ventes.

Je dois préciser que la SDC (société de développement commercial) a pour sa part beaucoup contribué dans les premières années. Mais quand l’administration change, l’orientation change souvent aussi et c’est ce qui est arrivé. La nouvelle direction ne trouvait pas que notre organisation était assez professionnelle et a essayé de prendre le relais. Ça a donné des concerts pop le dimanche matin ou certains soirs en semaine, qui n’ont pas pogné bien fort, et l’expérience a été abandonnée.

Maintenant, il n’y a plus rien qui se passe dans le quartier. C’est mort, comme avant que les organismes décident de faire vivre le parc. C’est sans doute parce qu’il y a des gangs, que c’est malpropre. J’ai été au parc il y a environ deux mois et j’ai constaté qu’il y avait de grosses détériorations. La cabane était couverte de graffitis, c’était sale. Il y en a toujours eu, mais avant la Ville les nettoyait. Bref, j’ai trouvé ça pire que d’habitude. Et pourtant, il y a quelques années, le parc était très beau, c’était tout fleuri.

La Ville doit s’impliquer, même si on n’est pas encore branchés sur Notre-Dame. Juste déjà d’entretenir le parc, ça serait bien. En ce moment, ce n’est pas fait. J’ai déjà discuté avec la Ville de l’abandon du parc Morgan, il y a peut-être trois ans. Ce qu’on m’avait répondu à l’époque, c’est qu’on attendait que le cas de Notre-Dame soit réglé avant d’agir. Mais quand un parc est laissé à lui-même, on se ramasse avec des problèmes et des gens qu’on ne veut pas voir là s’y réfugient. Quand un parc est occupé, qu’il est bien entretenu, on éloigne ce type d’individus.

Un parc pour les rassembler tous

Le projet d’unir les parcs Champêtre et Morgan au-dessus de Notre-Dame est une bonne idée à mon avis, parce qu’en ce moment, le coin est définitivement dangereux pour les enfants. Faire le lien entre les deux parcs permettrait aux enfants d’accéder aux terrains de soccer et de football de l’autre parc sans risquer leur vie.

Jeux gonflables à la St-Jean 2006 au parc Morgan En plus de ces modifications, il faudrait qu’il y ait d’autres petites fêtes de quartier. Avec l’expérience que j’ai dans le domaine, c’est sûr que j’aimerais y participer, mais il faudrait aussi que les organismes du coin, les commerçants et surtout la Ville participent. Ce genre d’événement nécessite beaucoup de main-d’œuvre: juste organiser l’Halloween nous demandait quatre jours de montage! Mais c’est très important de le faire. Les gens se parlaient lors de ces événements, mangeaient ensemble … Ça ramenait le parc à son but principal, qui est de rassembler les gens du quartier. On voulait montrer aux gens que ce qu’on dit sur le coin, ce sont des mythes. Ce n’est pas si pire de vivre dans Hochelaga-Maisonneuve, des choses intéressantes peuvent s’y passer!

Pour que ça fonctionne, il faudrait aussi plus de sécurité dans le parc Morgan. Il y a déjà des auto-patrouilles de jour, mais le soir, est-ce qu’il y a de la surveillance? Je n’ai jamais vu de voiture passer. S’il n’y a pas de présence policière sur les lieux, comment réussir à sécuriser le parc?

Ce n’est pas évident, c’est sûr. Je me souviens des premières années où nous organisions nos activités, il a fallu prendre possession du parc, parce que c’était comme aujourd’hui. Les enfants n’y allaient pas trop parce que les lieux étaient occupés par des gens pas trop recommandables.

Ce problème, je le vois aussi ailleurs que dans ce parc. Je trouve que Maisonneuve est laissé de côté en général. En sortant un peu du coin, vers Mercier par exemple, on voit que les parcs là-bas sont mieux entretenus. Quand on demande pourquoi à la Ville, on nous dit: «dans Maisonneuve, on fait de quoi et ils brisent tout». Moi, je n’y crois pas. D’autres quartiers moins favorisés sont capables d’avoir de beaux parcs, de belles infrastructures et de les préserver, si on leur en donne les moyens. Ce sont des excuses garrochées en l’air!

Photos: Fête de la Saint-Jean-Baptiste 2006 au parc Morgan, Courtoisie des Loisirs St-Clément

 

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L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

François Richard  Dossiers Festival d’expression de la rueJeunes de la rue et Organismes communautaires

Le Festival d’expression de la rue (FER) se retrouve sans lieu où tenir sa treizième édition. L’Université du Québec à Montréal (UQAM) refuse de rendre disponible la Place Pasteur comme elle l’a fait au cours des douze dernières années.

L’événement est organisé par le Collectif d’intervention par les pairs. Il s’agit d’un groupe de jeunes intervenants qui ont déjà habité dans la rue et qui mettent aujourd’hui à profit cette expérience afin de venir en aide aux jeunes marginaux du centre-ville de Montréal.

Cette aide prend notamment la forme de l’organisation du FER, qui permet pendant quelques jours par année à des jeunes sans domicile fixe de présenter leurs créations artistiques. Des ateliers et des kiosques sur une foule de sujets, tels la prévention du VIH et la réduction des méfaits liés à la consommation de drogue sont aussi présentés. L’événement constitue une occasion d’établir des liens positifs entre les différents occupants du quartier: résidants, commerçants, institutions et jeunes de la rue.

Les organisateurs du Festival se disent surpris et déçus de la décision de l’UQAM, une institution avec laquelle ils ont entretenu de bons liens jusqu’à maintenait. La direction de l’Université explique son refus d’accueillir l’événement par la tenue de festivités en lien avec son quarantième anniversaire.

Victimes de discrimination? Le Festival Juste pour rire!

Les membres du collectif d’intervention par les pairs expriment des doutes sur la justesse de cette affirmation. Ils se questionnent quant au fait que ces mêmes festivités n’ont pas empêché l’UQAM de laisser le Festival Juste pour rire occuper la Place Pasteur, située sur le rue Saint-Denis entre les rues Sainte-Catherine et Maisonneuve.

Dans une lettre expliquant son refus, le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, mentionne le souhait de l’université d’éviter d’être associée à des événements polémiques. Pourtant, les douze dernières éditions de l’événement se sont déroulées sans incident majeur. Le Collectif des pairs aidant dédommage l’UQAM pour les frais liés à l’occupation des lieux, notamment le salaire de gardiens de sécurité supplémentaires sur le campus. Les pairs croient maintenant que l’UQAM refuse simplement de s’associer à des jeunes marginaux par crainte des impacts négatifs que cela pourrait avoir sur l’image de l’Université.

Le Collectif a rédigé une lettre ouverte dénonçant la situation que nous publions ici. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à réagir. Les pairs aidant sont présentement en discussions avec l’arrondissement de Ville-Marie et une des membres du comité, Évelyne Gauthier, dit être confiante que l’événement pourra avoir lieu dans un autre lieu, non confirmé pour l’instant.

Lettre ouverte

Festival d’expression de la rue (FER)

L’UQAM : « Oui, mais… pas dans ma cour »

Cette année, le seul festival montréalais qui peut se targuer de ne pas exclure personne de son territoire se fait lui-même expulser pour des raisons plutôt discutables. En effet, l’Université du Québec à Montréal refuse d’octroyer la Place Pasteur au Festival d’Expression de la Rue (FER) pour la tenue de sa 13e édition.

Or, pendant les douze dernières années, le FER s’est tenu, jusqu’à ce jour, à la Place Pasteur, située sur la rue St-Denis immédiatement à côté de la sortie de métro Berri-UQAM. Cette place, dont l’administration est aujourd’hui assurée par L’UQAM, car située sur son campus, fut léguée à la Ville de Montréal au XIXe siècle par Louis-Joseph Papineau, qui lui décréta alors son statut d’espace public : c’est-à-dire accessible à tous. Cette place reçut ensuite son nom actuel au XXe siècle en l’honneur de Louis Pasteur, homme de science dévoué à l’amélioration des mesures socio-sanitaires et de la santé collective. L’histoire de ce site enchanteur lui confère donc une valeur particulièrement symbolique pour notre événement puisqu’elle s’est enracinée sous un statut d’espace public et qu’elle rejoint de surcroît la mission préventive et sanitaire du festival.

Et parlons-en de ce Festival. C’est le dernier de la saison estivale, celui qui s’impose depuis 1997 après les grands événements clôturés. Organisé par le Collectif d’intervention par les pairs, le Festival d’Expression de la Rue cible principalement les jeunes en situation de précarité et d’itinérance qui fréquentent le centre-ville de Montréal. En ouvrant un dialogue, le FER favorise la cohabitation harmonieuse de ces jeunes avec les résidents, commerçants et passants du quartier tout en démystifiant leur culture.

Fruit de la collaboration annuelle d’une cinquantaine de partenaires et d’organismes communautaires, le FER offre aussi une tribune importante pour les talents artistiques des plus variés. Parallèlement, cet événement sert de plateforme pour sensibiliser les jeunes à la prévention des maladies infectieuses et aux méfaits liés à l’utilisation de drogues, tout en favorisant un développement positif de leur estime de soi.

C’est après 12 ans d’une saine collaboration que l’UQAM refuse délibérément de prêter l’espace. Le Collectif d’intervention par les pairs a rencontré M. Claude Corbo, recteur de l’UQAM, en vue d’en arriver à un compromis, mais le recteur est demeuré inflexible. L’excuse officielle offerte repose entièrement sur la non-disponibilité du terrain de juin à octobre, en raison de la tenue des festivités entourant le 40e anniversaire de l’université. Pourtant, le festival Juste pour Rire nous a confirmé qu’il tiendra encore cette année, certaines de ses activités sur le site même de la Place Pasteur au courant du mois de juillet. Que cache donc l’excuse du quarantième de l’UQAM?

Dans une missive qui nous a été envoyée par le recteur le 25 février dernier, celui-ci indique ses motivations réelles pour refuser ledit terrain : « le rendez-vous festif et stratégique auquel nous sommes conviés en 2009, nous invite à des démarches plus sobres et moins enclines à des polémiques. »

On peut alors se demander : « mais, qu’est-ce qui est polémique? » Si l’image que projettent les jeunes de la rue peut sembler dérangeante pour certains, il faut savoir que l’un des principaux objectifs du festival est justement de favoriser une meilleure cohabitation et une compréhension réciproque entre les jeunes et le reste de la population! De plus, les 12 éditions sans embuche qu’ont connues le Festival ne peuvent que servir la réputation de l’université.

Enfin, pourrait-on penser que l’UQAM a abandonné son statut d’université du peuple, son ouverture et sa mission sociale en préférant que les jeunes marginalisés se retrouvent n’importe où, mais ailleurs que dans sa cour?

Dans les circonstances, il appartient à la Ville de Montréal, l’autre des responsables actuels de la place Pasteur, de trouver un lieu alternatif au FER, à moins que l’UQAM ne daigne sagement revenir sur sa décision. En effet, on est sur le point de démolir une institution communautaire et populaire favorisant l’inclusion de jeunes justement trop souvent victimes d’exclusion dans de multiples sphères de leur vie. Il n’y a pas à dire : Papineau doit très certainement être en train de se retourner dans sa tombe!

Le Collectif d’intervention par les pairs
Kim, Stéphanie, Marc, Marc-André, Bertrand, Isabelle, Marie-Noëlle, Catherine et Evelyne

pairs-aidants@cactusmontreal.org, (514) 847-0067, poste 301

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show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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