Samian invite 7 artistes autochtones

La musique à travers les communautés autochtones

Rythme 2013 avec Samian

Un documentaire original sera présenté à l’automne 2014. Samian nous invite parmi la culture de plusieurs communautés autochtones.

Raymond Viger Dossiers CultureAutochtones

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Jeudi dernier, Samian a présenté au Café Graffiti une prestation de 7 artistes autochtones à travers le Québec:

  • samian rapper autochtone premières nations indiens art cultureKerry du Lac-Simon,
  • Shaushiss de Maliotenam
  • Alexandre de Montréal
  • Kessy de Mashteuiatsh
  • Anne-Marie de Québec
  • Mélodie de Uashat
  • Marie-Soleil de Pessamit

Samian anime un série télé qui s’appelle Le Rythme. Cette émission met en vedette 7 artistes issus des communautés autochtones du Québec.

Auteurs, compositeurs, interprètes, c’est sous le son de guitares sèche, guitares électriques, piano et le traditonnel Tam-Tam que les 7 artistes ont présentés leurs créations.

L’objectif de l’émission est de permettre aux jeunes artistes de développer leur talent, de prendre de l’expérience et de créer leur CD à fin du documentaire.

Une première

La prestation qui a été organisé au Café Graffiti était la première prestation publique de ce groupe d’artistes. Un public qui lui aussi provenait des quatres coins du Québec était venu les encourager.

La série sera diffusé sur les ondes de APTN (Arboriginal peuples télévision network) à l’automne 2014 !

Danielle a été très touché par la prestation. Elle laisse aux artistes ce commentaire d’encouragement.

J’ai été touché par votre dernière chanson. Je sentais qu’un peuple tout entier se levait debout et prenait sa place. Félicitations et continuer votre beau travail.

En tant que rédacteur en chef de Reflet de Société, j’ai aussi été touché par la prestation et le projet. Nous allons faire un reportage qui sera publié en septembre prochain pour annoncer la sortie du documentaire.

Site Internet de APTN: arborignal peoples television network

Les photos proviennent de la page officielle Facebook de Samian

Autres textes sur Autochtone

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Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

Visitez la boutique de Fanny Aïshaa. Fanny y présente des reproductions de quelques-unes de ses oeuvres. Que ce soit avec une affiche 8.5 » X 11 » à 5$, une carte de voeux à 4$, un T-Shirt à 20$ ou encore un Sweat-Shirt à 40$, les reproductions de Fanny sont une façon originale de la soutenir dans ses différents projets de création avec les peuples autochtones tout en ayant une partie de son oeuvre chez vous.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Pensionnats autochtones et clergé

Juin, mois des autochtones

Clergé et pensionnats autochtones

Depuis le début de la colonisation, l’éducation des enfants autochtones a été assurée par le clergé, par les missionnaires qui souhaitaient les convertir au christianisme.

Normand Charest Dossier Autochtone

pensionnat autochtone indien amérindien résidenceMais la conversion signifiait changer leur manière de penser et d’agir, car en faire de «bons chrétiens» impliquait de les transformer en Blanc, c’est-à-dire de «tuer l’Indien en eux», comme on disait souvent à l’époque, autant aux États-Unis qu’au Canada.

Une petite Sioux américaine nommée Zitlaka-Ša est devenue Gertrude Simmons Bonnin pour les missionnaires. On a coupé court ses longs cheveux et on a remplacé ses mocassins par des souliers à semelle rigide, dont les talons résonnaient sur les planchers de bois.

pensionnat_indien_autochtonebibliothe_que_et_archives_canadaAu Canada, les écoles résidentielles ou pensionnats «indiens» ont été fondés par le ministère des Affaires indiennes et administrées par les Églises chrétiennes, catholique et anglicane. De telles écoles existant depuis la mise en vigueur de la Loi sur les Indiens en 1867 sont devenues obligatoires pour les enfants amérindiens, métis et inuits en 1920. La plupart des pensionnats ont fermé leurs portes durant les années 1970, le dernier en 1996.

On reconnaît désormais que ces institutions ont nui aux enfants autochtones:

  • en les séparant de leur famille et de leur communauté;
  • en leur interdisant de parler leur langue maternelle et de pratiquer leur culture propre;
  • en les exposant fréquemment à des sévices physiques et sexuels commis par le personnel des établissements.

pensionnat autochtone indiens amérindien résidenceLe 11 juin 2008, le gouvernement fédéral, ainsi que tous les chefs de parti, ont présenté officiellement des excuses au nom du peuple canadien aux Autochtones dans l’enceinte de la Chambre des communes. Quelques jours plus tôt a été formée la Commission de vérité et réconciliation du Canada, dont les travaux se poursuivent dans tout le pays depuis.

Dans un article publié sur le site de Radio-Canada le 29 avril 2009 intitulé

«Le pape exprime des regrets», on peut lire: «À Rome, le pape Benoît XVI a exprimé ses regrets — mais pas ses excuses — pour les sévices subis par des milliers d’enfants autochtones dans les pensionnats dirigés par des prêtres catholiques lors d’une audience privée accordée à une délégation de l’Assemblée des Premières Nations et de la Conférence des évêques catholiques du Canada.»

Les parents des peuples nomades, notamment les Innus, auxquels on avait enlevé de force leurs enfants, étaient désemparés. Ils se sont sédentarisés pour se rapprocher des écoles. C’était la fin de leur vie traditionnelle et de leur autonomie. La fin de la fierté et du bonheur, remplacés par la douleur et l’absurdité qui menèrent bien souvent à la fuite dans l’alcool.

Les enfants sortis des écoles ne savaient plus parler leur langue maternelle. Ils étaient désœuvrés. Les générations ne se comprenaient plus entre elles. Alcool, drogues, violence, abus et incarcérations en ont résulté, sans compter le haut taux de suicide chez les Autochtones.

Cependant, aussi étonnant que cela puisse paraître, les Autochtones sont encore soumis à la Loi sur les Indiens, qui fait d’eux d’éternels mineurs sous la tutelle du gouvernement canadien.

Au Québec, il y a eu des pensionnats à Amos, Fort-George, Rivière-George (Kangiqsualujjuaq), Poste-de-la-Baleine (Kuujjuarapik, Whapmagoostui), Payne-Bay (Kangirsuk), Port Harrison (Inukjuak), La Tuque, Pointe-Bleue et Sept-Îles (Maliotenam).

Commission de vérité et réconciliation du Canada: http://www.trc.ca/websites/trcinstitution

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