Institut du Nouveau Monde, À go, magazine du Québec

À la découverte des magazines du Québec

À go, si on changeait le monde

Initié par l’Institut du Nouveau Monde (INM), À go s’est donné une mission: montrer aux Québécois qu’entreprendre et engagement citoyen peuvent aller de pair. Un défi difficile à relever. Mais pour l’équipe du magazine, tous membres actifs de l’INM, rien n’est à l’épreuve des idées novatrices.

Gabriel Alexandre Gosselin   Dossier Magazine du Québec, Médias.

magazine a go institut du nouveau monde médiaL’apparition du magazine À go commence lors de l’édition 2005 de l’École d’été de l’INM. Pendant ces événements, des jeunes de partout au Québec se réunissent pour discuter, débattre et proposer de nouvelles idées face aux enjeux qui les préoccupent.

En 2005, l’INM lance comme défi aux participants à cette école de citoyenneté de créer des projets concrets pour changer le monde. En réponse à cette activité, Marie-France Bazzo suit 4 de ces projets pendant 1 an à Indicatif présent, sur les ondes radiophoniques de Radio-Canada. Un constat s’impose: sur les 38 projets présentés lors de l’École d’été, seulement 5 ont été réalisés: «On s’est rendu compte qu’il y avait une volonté chez les jeunes, mais que peu d’entre eux passaient à l’action», relate Sophie Gélinas, une des cofondatrices du magazine.

Entrepreneuriat social

magazine institut du nouveau monde a go mediaC’est alors que Miriam Fahmy et Sophie Gélinas découvrent le concept d’entrepreneuriat social. Qu’est-ce que l’entrepreneuriat social? «Son objectif est de mettre en œuvre, par le biais de l’entreprise, des solutions concrètes pour contrer une problématique sociale ou environnementale précise», explique Sophie, qui donne aujourd’hui des conférences sur le sujet. L’entreprise sociale prend plusieurs formes: compagnie privée, coopérative ou organisme à but non lucratif.

C’est avec un désir de mettre de l’avant des valeurs, la conviction de vouloir changer le monde et des pratiques concrètes validées par la communauté concernée qu’une entreprise sociale voit le jour: «Contrairement à la génération précédente, notre génération va préférer réaliser ses idéaux au quotidien. On va plutôt s’impliquer personnellement en recyclant, en faisant du vélo. C’est ça l’entrepreneuriat social: une initiative individuelle qui veut être au service de la communauté», croit Sophie Gélinas.

Basées sur ce concept, Miriam et Sophie entreprennent alors avec l’INM la création d’une publication qui révélerait au grand public les nombreuses facettes de l’entrepreneuriat social au Québec et ailleurs.

Motiver la jeunesse

magazine du quebec magazine a go media institut du nouveau mondeSelon Sophie Gélinas, À go n’est pas un simple magazine d’information: «La publication s’inscrit dans la mentalité de l’INM: informer, débattre, proposer, agir. On veut montrer qu’il existe des gens qui réussissent en entrepreneuriat social. Non seulement en créant leur propre entreprise, mais en la mettant au service de la communauté. Et cela dans différents milieux d’intervention.»

Plusieurs angles sont utilisés pour passer le message: les solutions entrepreneuriales qui existent en réponse aux problématiques sociales, des points de repère pour lancer une entreprise à répercussion sociale, les jeunes qui s’investissent pour leur cause. On y présente aussi les grandes personnalités de l’entrepreneuriat social, telles que Muhammad Yunus, fondateur d’une banque populaire spécialisée dans le microcrédit pour petites entreprises, ou encore le Dr Gilles Julien, qui a inventé le concept de pédiatrie sociale.

«Le but du magazine est d’inspirer, en utilisant l’utopie de l’entrepreneuriat social ainsi que son côté pragmatique. On veut détruire le stéréotype de l’homme d’affaires avec sa mallette et sa cravate», précise Sophie Gélinas.

À go, on part!

Le magazine À go n’en est qu’à ses débuts. Une seule publication a vu le jour depuis sa création en août dernier. On remarque, dans cette première édition, un magazine de qualité, autant visuelle que rédactionnelle.

D’ailleurs, plusieurs noms participent au magazine: Michel Venne, ancien chroniqueur au Devoir, François Cardinal de La Presse et de La vie en vert diffusé à Télé-Québec, ainsi que Patrick Lagacé, également à La Presse et aux Francs-Tireurs à Télé-Québec. Sophie Gélinas dévoile une stratégie derrière ces big shots: «En ayant des personnalités médiatiques connues qui participent activement au projet, on enlève du même coup la marginalité qui peut être associée à l’entrepreneuriat social.»

La fréquence de publication ainsi que sa forme sont indéterminés pour l’instant. «On ne sait pas exactement la direction que va prendre le magazine. On envisage actuellement de nous allier aux médias de grande envergure pour frapper encore plus fort», explique Sophie Gélinas. «On ne s’impose pas de formes. De toute façon, à l’INM, on a toujours plein d’idées», conclut-elle.

Le magazine À go est en vente pour 8,50$ sur le site internet de l’INM: www.inm.qc.ca

À go on change le monde!

À go est un produit du programme À go on change le monde. Créé en collaboration avec la Caisse d’économie solidaire Desjardins, le programme vise à valoriser, soutenir et stimuler les jeunes entrepreneurs sociaux. À go on change le monde! outille les jeunes entrepreneurs sociaux en leur offrant des formations, des conseils, du soutien financier et un accès à plusieurs réseaux. Un service d’accompagnement, une trousse de réalisation de projet ainsi qu’un Club des entrepreneurs sociaux sont également des activités proposées. www.agoonchangelemonde.qc.ca

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Pour ou contre la légalisation de la prostitution: Décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?

Pour ou contre la légalisation de la prostitution

Décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?

Raymond Viger         Dossier Prostitution et Sexualité.

Que ce soit Marie-France Bazzo sur Télé-Québec à l’émission Il va y avoir du sport ou encore Denis Lévesque à TVA, les médias nous ont régulièrement servi ce débat un peu réducteur.

Richard Martineau et Stella

On appelle le Franc-tireur Richard Martineau et on l’associe avec l’organisme Stella pour former le clan des Pour la légalisation de la prostitution. Pour leur faire face, le clan des Contre la légalisation de la prostitution, on retrouve des chercheurs abolitionnistes tels que Yolande Geadah ou encore Richard Poulin, membre de la coalition des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLÉS).

Un drôle de débat. D’un côté on se limite à deux positions extrêmes: pour ou contre la légalisation de la prostitution. Pourtant il y existe la décriminalisation de la prostitution. Mais on n’en parle pas. Du côté de Stella, on veut une décriminalisation complète de la prostitution: la personne qui se prostitue, le client, le proxénète, la maison de débauche et toutes les activités reliées à la prostitution. Du côté de la Coalition, leur position est une décriminalisation de la personne qui se prostitue sans décriminaliser le restant de cette industrie.

Confusion des genres

Pouvez-vous m’expliquer comment se fait-il que Stella, qui est contre la légalisation de la prostitution se retrouve aux côtés de Richard Martineau dans le clan des pour la légalisation? Malgré que Stella et la Coalition ont des finalités très différentes, les deux groupes ont deux points énormes en commun: ils sont premièrement contre la légalisation de la prostitution et, deuxièmement, ils sont en faveur de la décriminalisation de la personne qui se prostitue. Au lieu d’avoir un début de chicane, on a ici un bon début de discussion et de partenariat.

Oui! Vous avez bien lu. Un début de partenariat pour deux organismes diamétralement opposé. Parce que les politiciens se sont questionnés à plusieurs reprises pour faire passer une loi pour légaliser la prostitution. En unissant leur message, en montrant leurs points communs et ensuite de montrer leurs différences, ils ont plus de chance de faire du millage ensemble qu’à se tirer des tomates dans un faux débat créé par les journalistes.

Responsabilité des médias

Les médias ont mis ces deux groupes en opposition. Est-ce que les médias ont mal agit en présentant le débat sous cet angle? Non! Ce sont les deux groupes militants qui ont mal répondus. Ils auraient dû clairement donner leur position contre la légalisation. Et ça, ils ne l’ont pas fait, créant une confusion pour plusieurs.

Les médias ont présenté le débat sous l’angle qui est connu par le public. Le public ne connaît pas nécessairement toutes les subtilités des différences entre légalisation et décriminalisation. Même dans les groupes militants, pour en avoir rencontré plusieurs, certains membres ne comprennent pas eux-mêmes toutes ces nuances et les subtilités entre criminaliser ou décriminaliser la prostitution! Il est donc normal et acceptable que les journalistes nous présentent ce que le public reconnaît. Mais ce sont aux groupes militants de prendre ces occasions pour éduquer et informer le public.

Parce qu’il y a des conséquences et des impacts majeurs à vouloir légaliser la prostitution. Une chose est certaine, même si le message communautaire a souvent été confus sur le sujet, les principaux intéressés sont cependant unanimes: contre la légalisation de la prostitution!

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L’Institut du Nouveau Monde

L’université du Nouveau Monde Article écrit pour Reflet de Société

Malgré le beau temps qui règne à Montréal au mois d’août, 400 jeunes provenant de partout à travers le Québec se rejoignent sur une base volontaire pour rêver et réfléchir le Québec de demain. Malgré le beau temps, ils travailleront ensemble pendant quatre jours à définir des propositions et des changements pour nos décideurs et la société. Conférences, ateliers, tables rondes avec une centaine d’acteurs influents de notre société, ils nous livrent maintenant le fruit de leur réflexion.

Une organisation qui aura été possible grâce à l’implication de huit jeunes dans un projet du Fonds Jeunesse Québec. Pendant six mois, ces jeunes se sont acharnés à tout préparer, à tout prévoir. Face aux imprévus, ils ont gardé leur sourire et leur entrain. Quand une difficulté survenait, ils s’excusaient et, avec des yeux pétillants ils mettaient tout en œuvre pour trouver une solution rapide et efficace. Dans toute organisation, rien n’est parfait, mais cette capacité de garder sa bonne humeur et d’inventer une solution fait toute la différence pour la personne aux prises avec un problème.

Les grand acteurs de notre société

Pendant ces quatre jours, ils ont eu la chance de côtoyer Henri Massé, le grand manitou de la FTQ, Bernard Landry, ancien Premier Ministre et chef de l’opposition, Roméo Dallaire, ancien commandant des forces de maintien de la paix au Rwanda pendant le génocide, Marie-France Bazzo, animatrice à la radio de Radio-Canada et à Télé-Québec, Pierre Fortin économiste et chroniqueur pour L’actualité, Claudette Carbonneau, première femme à présider la destinée de la CSN, Michaëlle Jean, animatrice de l’Heure du midi à Radio-Canada, Pops, (le Bon Dieu dans la rue), François Avard, auteur des Bougons, Christian Vanasse, membre des Zapartistes, Michel Mpambara, humoriste, Riccardo Petrella du groupe de Lisbonne et auteur de Désir d’humanité, le droit de rêver et bien d’autres… Près d’une centaine d’invités de haut calibre sont venus s’entretenir avec les jeunes, mais surtout répondre à leurs questions.

Un vrai débat pour parler des vraies affaires

Et le débat a vraiment eu lieu. D’entrée de jeu, le directeur général Michel Venne parlait de toutes les attentions qui ont été mises en place pour recevoir le groupe de 400 jeunes. Il s’est rapidement fait crier dans la salle que pour des considérations environnementales, il n’aurait pas dû y avoir des verres en «styromousse». Tout en gardant son sourire, Michel Venne a eu l’ouverture d’esprit de bien recevoir la critique et de mentionner que cela sera pris en compte pour l’an prochain. Quand on donne l’opportunité aux jeunes de s’exprimer, il faut être capable de se remettre en question sans toujours être sur la défensive. Bernard Landry s’est fait vertement questionner sur des questions écologiques. Le Ministre de l’Éducation, Pierre Reid, a sûrement bien entendu les demandes répétées des jeunes pour un meilleur soutien dans les questions de Prêts et Bourses. Les jeunes étaient là pour s’exprimer, pas pour dormir sur leur chaise pendant qu’on leur parlait du Québec tel qu’il est. Ils ont voulu rêver le Québec de demain qui les attend et qu’ils veulent réaliser. Ils ont répondu à l’appel et brillamment rempli leur mandat.

Les 50 propositions d’un nouveau Québec

Le tout s’est déroulé avec une grande implication et avec beaucoup d’enthousiasme chez les jeunes. Il fallait les voir dans les pauses continuer à faire le débat et porter la réflexion encore plus loin. Les jeunes se sont impliqués dans une démarche qui les amenait à formuler 50 propositions pour un Québec qui leur est propre. Ces propositions peuvent être consultées sur le site Internet de l’Institut du Nouveau Monde www.inm.qc.ca., l’organisme qui parraine cette activité estivale nommée l’Université du Nouveau Monde.

Dialogue non partisan

Le dialogue a réussi à régner en maître. Les jeunes se sont exprimés, tout en respectant le droit de parole de leurs vis-à-vis. Malgré que toutes les allégeances politiques étaient représentées, les jeunes ont parlé en tant que citoyens militants et non pas en tant que militants d’un parti politique. Aucune ligne de parti n’était de mise. Tout le monde avait son mot à dire, à sa façon, pour un Québec meilleur.

Même si les jeunes sont conscients que les alliances et le regroupement des gens deviennent presque incontournables en politique, pour une réflexion mature et complète. Ils ont choisi l’objectivité à la partisanerie. Et sur cet exercice de démocratie et de travail d’équipe, nos politiciens auraient avantage à écouter nos jeunes et à prendre exemple sur ce qu’ils ont réalisé. Si les politiciens apprenaient à travailler davantage en équipe plutôt que de chercher à se démolir entre eux, nous aurions peut-être la chance de mieux bâtir notre société d’aujourd’hui et de demain.

C’est avec une grande fierté envers le potentiel et l’implication de nos jeunes que j’ai assisté à l’Université du Nouveau Monde. Reflet de Société va continuer à suivre de près les débats et les activités de l’Institut de Nouveau Monde. Vous trouverez à la page couverture arrière de ce numéro un reportage photo sur l’Université du Nouveau Monde 2004 et une invitation pour l’an prochain. Puisque maintenant les jeunes ont pris position, il faut donner une suite aux débats.

Nous y serons et nous nous ferons un plaisir de rappeler à M. Venne dans les semaines qui vont précéder de ne pas oublier de remplacer les verres en «styromousse».

Catherine Farembach, directrice générale du Fonds Jeunesse Québec

«L’Institut du Nouveau Monde a su laisser toute la place aux jeunes pour créer leur propre programmation. L’échange avec des mentors de tous les milieux a été fort intéressant. Ce projet aura été une excellente expérience de travail pour les jeunes et leur donner des responsabilités.

Je connais bien les jeunes qui participent à différents débats dans d’autres réseaux déjà organisés. Parmi les 400 jeunes que j’ai croisé, je n’ai pas vu de visages connus. Les jeunes venaient de partout à travers le Québec, de nouveaux jeunes venus faire le débat. J’ai trouvé intéressant la place que les jeunes ont eu l’occasion de prendre».

Henri Massé, président de la FTQ

«Dès le début de mon exposé, une quarantaine de jeunes s’étaient déjà entassés au micro pour discuter. Nous avons échangé pendant plus d’une heure par la suite, un débat fort actif. Cette formule est plus intéressante qu’une simple conférence.

J’ai été frappé par les questions et les remarques des jeunes. Il est faux de croire que les jeunes sont égoïstes. Ils sont très préoccupés par la mondialisation et les choses sociales. Les jeunes sont très solidaires.

Il est important de travailler nos convergences, plutôt que nos divergences. Il y a tout de même une limite aux débats non partisans. La force des idées n’est pas suffisante. Pour un changement, il faut aussi apprendre à contester.

Pour ne pas se décourager, il ne faut pas se donner que des objectifs à long terme. Il faut aussi se donner de petites luttes, des revendications à court terme, des victoires de tous les jours.

Il n’y a pas assez de forum comme ça. À l’époque nous avions la JEC (Jeunesse Écolière Catholique) et ensuite la JOC (Jeunesse Ouvrière Catholique) pour faire les débats de société. Notre société a tout de même changé. Dans les années 70, le long des autoroutes, on voyait toutes sortes de cochonneries qu’on jetait de nos automobiles ou dans nos excursions de pêche. Aujourd’hui on est beaucoup plus respectueux de l’environnement.

Découvrir le Québec de demain

L’INM est un institut indépendant, non partisan, voué au renouvellement des idées et à l’animation des débats publics au Québec. INM oeuvre dans une perspective de justice sociale, de respect des valeurs démocratiques, et dans un esprit d’ouverture et d’innovation. L’INM veut inspirer l’émergence de solutions novatrices aux problèmes du Québec contemporain.

Retrouver le goût de l’avenir, relancer l’imaginaire, aider les décideurs à décider mieux, dessiner les contours du Québec dans lequel nous voulons vivre demain, déterminer ce qui doit être fait pour répondre aux aspirations d’une société progressiste, juste, démocratique et pluraliste.

Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, déçoit les participants de l’Université du Nouveau Monde

Après quatre jours de durs labeurs, d’échange et de réflexions sur une nouvelle société, c’est l’euphorie totale à l’assemblée citoyenne de l’Université du Nouveau Monde. Pendant la lecture des 50 propositions qu’ils ont élaborées, 400 jeunes applaudissent, font des ovations debout. Un vent de changement parcourt la salle.

Michel Venne, le directeur général de l’Institut du nouveau monde qui a permis la tenue de cet événement, prend la parole. Il a droit lui aussi à une ovation monstre. Les jeunes sont heureux et enthousiastes de l’expérience.

Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, au nom de son gouvernement, est venu prendre acte des propositions des jeunes. Plus il parle et plus l’enthousiasme commence à s’effriter. Certains jeunes calent dans leur fauteuil, d’autres se chuchotent à l’oreille pendant que le Ministre nous entretient sur la théorie de Darwin et de la grosseur des cerveaux des fourmis. Deux jeunes, n’en pouvant plus, commencent à crier après le Ministre. Une dizaine d’autres quittent la salle. Cette salle si passionnée quelques secondes auparavant devient indifférente et déçue du discours du Ministre.

Après avoir rêvé d’un Québec nouveau où règne la démocratie, après avoir eu des dizaines et des dizaines d’ateliers, de conférences et de tables rondes sur l’importance de prendre sa place, l’indifférence du monde du pouvoir tente d’endormir maintenant les jeunes.

J’ai rencontré plus d’une dizaine de jeunes après le discours du Ministre Reid. Ils sont unanimes à dire que le discours était «inapproprié… Cela détonnait avec tout ce que j’ai entendu pendant quatre jours… Je ne se sens pas que le Ministre de l’Éducation nous a entendu… Il aurait dû assister aux ateliers avec nous… Son discours est une coupure avec le restant de l’Université du Nouveau Monde… Il n’a fait aucune référence à nos propositions, malgré qu’il y en ait dix sur l’éducation…» Certains, encore sous l’effet de choc, se sont contentés de commentaires tels que «inimaginable» ou encore tout simplement «complètement pourri».

D’autres jeunes ont été blessé par certaines paroles accusatrices du Ministre telles que «… vous ne connaissez pas bien…». Les jeunes se sont questionnés: «Est-ce qu’il a traité les citoyens qui se contentent d’un boulot-dodo-métro de simple fourmi sans cervelle?» Ils ont été déçus, qu’en tant que Ministre responsable de changement dans le système de l’Éducation, qu’il se contente de dire qu’il en fera des photocopies pour ses fonctionnaires. «De telles propositions ne sont pas du ressort des fonctionnaires, mais du Ministre de l’Éducation… J’ai l’impression que nos propositions s’en vont directement à la déchiqueteuse… Compte tenu de l’importance du débat, pourquoi le Premier Ministre n’est pas venu lui-même nous rencontrer?»

Les porte-parole des propositions auraient, quant à eux, préféré un débat sur les énoncés présentés. Michel Venne a tenté de venir à la rescousse du Ministre en expliquant que M. Reid n’avait pas lu les propositions avant de se les faire présenter par les jeunes et qu’il n’avait pas eu le mandat de les débattre.

Ayant été présent pendant les quatre jours de réflexions citoyennes faits par les jeunes, je considère personnellement que si le Ministre de l’Éducation avait eu juste un peu d’écoute, il aurait pu féliciter les jeunes pour leur travail et leur engagement. Indépendamment de la faisabilité des propositions, il aurait pu parler de la fierté de voir des jeunes arriver avec des solutions qui, globalement, méritent d’être discutées. Des jeunes qui ne se contentent pas de chialer pour chialer, mais qui ont pris leur place de citoyens et qui ont rêvé d’un Québec meilleur.

Quand j’écoutais le discours du Ministre Pierre Reid, j’avais l’impression d’être infantilisé. Si on veut que les jeunes s’expriment, il faudrait tout de même prendre un temps pour les écouter. Si on veut que les jeunes prennent une place active dans notre société, il faut aussi être prêt à assumer qu’ils peuvent penser différemment de nous et que leurs propositions peuvent déranger nos vieilles habitudes.

Je ne sais pas si M. Reid est un bon Ministre de l’Éducation ou non. Une chose est certaine, à titre de représentant du Premier Ministre pour être à l’écoute de la jeunesse, il a coulé son examen.

NDLR: Nous avons demandé à plusieurs reprises une entrevue téléphonique avec le ministre Pierre Reid. Après six semaines d’attentes nous sommes toujours sans nouvelle.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

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Daniel Pinard et le guide canadien de l’alimentation à Tout le monde en parle

Daniel Pinard et le guide canadien de l’alimentation à Tout le monde en parle

Dossier Tout le monde en parle, Protection du consommateur

Guy A. Lepage recevait Daniel Pinard à l’émission Tout le monde en parle. M. Pinard nous a confronté à une réalité intéressante. Le guide canadien de l’alimentation ne serait qu’un pamphlet publicitaire pour les différents lobbyiste de l’alimentation. Marie-France Bazzo avait fait aussi la même dénonciation à l’automne dernier.

M. Pinard remet en question, entre autre, la quantité de lait proposé dans le guide canadien de l’alimentation. Ce qui est décevant dans cet événement c’est que le guide canadien de l’alimentation est réalisé par le gouvernement canadien. Cela laisse supposer une certaine neutralité et une grande crédibilité. D’apprendre que les informations que notre gouvernement nous refile sont sous l’influence des grands lobbys est très décevant.

M. Pinard fait aussi état d’une série d’étude payée par les grands lobbys pour prouver l’importance de consommer leur produit. Cela nous ramène dans les fraudes existant dans les rapports de recherche qui tendent à donner des résultats positifs envers le commanditaire de la recherche.

Si on ne peut plus se fier ni aux scientifiques ni au gouvernement pour nous dire la vérité, comment fait-on pour avoir une information juste et véridique?

Merci M. Pinard pour vos mises en garde.

Textes sur la Protection du consommateur et commentaires du directeur sur la Protection du consommateur.

https://raymondviger.wordpress.com/2006/10/17/guy-a-lepage-recoit-david-servan-schreiber-et-les-omega-3-a-tout-le-monde-en-parle/

Textes sur Tout le monde en parle.

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Endettement sur carte de crédit

Canadian Tire devient une banque et une carte de crédit

Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
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