Légalisation de la Marijuana. Prenez position!

Prenez la parole et faites-vous entendre

Doit-on légaliser la marijuana?

Raymond Viger dossiers drogue

drogue cannabis marijuana légalisationMercredi, 24 août au Bistro le Ste-Cath (4264 Ste-Catherine est). Soirée de réflexions pour entendre vos opinions concernant la légalisation de la marijuana.

Sylvain Masse du Café Graffiti déposera un mémoire le 29 août, date de fin des consultations publiques qui avaient débuté le 30 juin dernier par le gouvernement fédéral.

La soirée débute à 18h00 pour se termines à 20h. Elle sera animée par Sylvain Masse. Soyez du nombre si vous voulez que votre opinion se rende jusqu’aux décideurs dans ce dossier dont on parle depuis fort longtemps.

Informations et réservations, Sylvain Masse au (514) 259-4926.

Autres textes sur Toxicomanie

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    Travaux communautaires et bénévolat

    Bad boy | bon gars

    «Les travaux communautaires sont un moyen de sortir un contrevenant d’un milieu criminel, puis ils ont l’objectif d’ouvrir et de changer leur réseau social, soutient l’agente de probation Sandra Champagne.

    Mally-Tamara Morin Doré   Dossier Bénévolat

    Rémi en est l’exemple parfait. Avec son père, il s’est fait prendre pour trafic de stupéfiants en 2005. Grâce aux travaux communautaires, il a découvert une nouvelle passion: le bénévolat.

    Rémi est un jeune homme sûr de lui qui raconte son histoire sans hésitation. Après avoir été arrêté avec son père pour vente et culture de marijuana, il a reçu une sentence de 150 heures de travaux communautaires à effectuer en un an.

    L’agent de probation de Rémi lui propose quelques organismes communautaires. «Je voulais faire n’importe quoi sauf débloquer des tuyaux», affirme-t-il en riant. Il choisit un organisme qui agit auprès des jeunes, à l’opposé de son père qui décide de travailler avec les personnes âgées.

    Dans l’organisme, il exécute du travail administratif, lave de la vaisselle et passe le balais… jusqu’au jour où on lui demande de faire une commission en voiture. C’est ce qui lui plaît le plus. Il se rend compte que ce qu’il accomplit lui fait du bien. Ce qu’il fait n’aide pas seulement une personne, mais tout l’organisme. Cela lui donne le sentiment de faire sa part pour la société.

    Finies les folies

    Lorsque la police l’a arrêté, Rémi se sentait coupable. Un dossier criminel équivaut pour lui à une mauvaise image. Mais, après avoir fait ses 150 heures de travaux communautaires, il a l’impression de s’être racheté. «C’était une erreur de parcours, mais j’ai compris. Fini le niaisage!»

    En terminant ses travaux communautaires, le père de Rémi décide de faire du bénévolat. «Moi aussi, je suis capable de faire ça», se persuade alors Rémi. L’exemple de son père l’a grandement encouragé.

    Les services correctionnels ne comptabilisent pas de statistiques à ce sujet, mais l’implication de Rémi et de son père ne surprend pas l’agente de probation Sandra Champagne. «Il est assez fréquent que les contrevenants continuent dans le bénévolat, selon l’accueil qu’ils ont reçu dans les organismes.»

    Rémi se sent bien quand il fait du bénévolat. Les travaux communautaires lui ont permis de se développer un nouveau réseau social. «Avant, je me sentais isolé. J’ai maintenant l’impression d’être sorti de mon petit monde.» Le bénévolat a changé sa vie. Il se sent sur la bonne voie. «Je suis revenu sur la map», affirme-t-il, souriant.

    Rémi a suivi une cure de désintoxication pour se débarrasser de sa dépendance à la marijuana. Il fume beaucoup moins qu’auparavant. «C’est une question de temps pour que j’arrête complètement.»

    Renouer avec les siens

    La mère de Rémi était très déçue d’apprendre que son fils faisait pousser de la marijuana. Quand il a été arrêté, elle en était même heureuse. À la suite à son arrestation, Rémi a fait beaucoup d’efforts. Sa mère commence maintenant à l’estimer et elle est plus ouverte. Il voit maintenant fréquemment sa mère et sa sœur, avec qui il n’entretenait presque plus de liens.

    Le bénévolat, n’a pas été qu’une simple réinsertion sociale pour Rémi, mais aussi une réinsertion au sein de sa famille. «Ça m’a permis d’aider les autres, alors pourquoi pas ma famille.»

    Jamais le jeune homme n’avait pensé faire un jour du bénévolat. Maintenant, ça fait partie de sa vie. Il s’arrange à présent pour être heureux. «Tout le monde me fait confiance, ça fait du bien.»

    En regardant son passé, Rémi est plutôt heureux que la police l’ait arrêté. Les travaux communautaires lui ont apporté tant de belles choses. Après avoir payé sa dette, il s’accomplit aujourd’hui en aidant le reste de la société.

    Peine passagère  Gabriel Alexandre Gosselin

    Trois heures par semaine, plusieurs étudiants du domaine social de Québec se rendent en prison. Non pas pour purger au compte-gouttes une peine d’incarcération, mais bien pour offrir de la compagnie aux détenus de leur communauté.

    Le projet se nomme «Service de support et d’accompagnement pour contrevenants adultes». Il consiste à jumeler chacun des étudiants à un prisonnier. Ce dernier rejoint son jeune dans une classe du centre carcéral pour discuter. Le détenu a alors la chance de s’exprimer sur son passé, ses sentiments et ses aspirations dans la vie.

    «Les jeunes reçoivent une formation avant de se présenter sur place, mais certains sont nerveux avant d’entrer en contact avec leur contrevenant, raconte Roland Pelletier, coordonnateur du projet. À la fin de chaque séance, je fais un retour avec eux. La rétroaction est toujours très positive, tant du côté des détenus que des bénévoles. Les jeunes jubilent carrément. Ils en retirent une expérience exceptionnelle, tant professionnellement que personnellement.»

    L’activité permet aux jeunes bénévoles de se mesurer à un défi de taille et de vivre des émotions fortes. De ce coup, ils aident un de leurs concitoyens à se refaire une place dans la société; une bonne manière de proposer une expérience hors du commun à un jeune, tout en lui faisant prendre conscience de l’importance de son implication sociale.

    Autres textes sur le Bénévolat

    Louise Gagné, bénévole de l’année

    Prix hommage Bénévolat-Québec

    Le communautaire en action: des gens de coeur

    Bénévolat, Vidéo et DVD

    Charite bien ordonnee commence par nous tous

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    Témoignage sur l’implication bénévole

    benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
    Documentaire sur l’implication bénévole.
    -Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
    -Briser son isolement et celui d’autrui.
    -Découvrir de nouveaux amis.
    -Prendre part à la vie sociale et de quartier.
    -Une source de contact et d’échange.
    -L’acquisition de nouvelles connaissances.
    -Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
    S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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    Assurances personnelles et casier judiciaire

    Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

    Présentation en français de LOVE in 3D

    Le casier judiciaire

    Impacts et conséquences sur les assurances personnelles

    L’impact du casier judiciaire n’est plus à démontrer. En effet, plusieurs études ont analysé les conséquences du casier judiciaire sur l’emploi, sur les déplacements transfrontaliers ainsi que sur la protection de la vie privée.

    Jean-Claude Bernheim et Jean-François Cusson Dossier Chronique du prisonnier, Protection du consommateur

    casier judiciaire prison prisonnier systeme carceralDe plus, il semble que les locateurs de logement s’informent de plus en plus fréquemment à propos du casier judiciaire de leur futur locataire.Étant donné le nombre élevé de personnes possédant un casier judiciaire au Canada, il s’agit là d’une situation fort préoccupante, qui touche une grande proportion de la population. En 2004, parmi les personnes de 15 ans et plus, plus de 20% des hommes (2 902 533) et plus de 5% des femmes (798 486) possèdent un casier judiciaire.

    Le casier judiciaire punit aussi la famille immédiate

    Nous désirons porter votre attention sur le problème de l’assurance personnelle. De plus en plus de personnes ayant un casier judiciaire éprouvent des difficultés avec les compagnies d’assurance.

    Plusieurs personnes se voient refuser à titre de clients par des compagnies d’assurance dites «standard». Ou encore, elles voient leurs réclamations rejetées, parce qu’elles n’ont pas précisé, au moment de la demande d’assurance, qu’elles ont un casier judiciaire. Ou plus grave encore, elles sont refusées parce que leur conjoint ou leur enfant qui vit sous leur toit a dossier.

    Selon la Loi sur le casier judiciaire, la réhabilitation (le pardon) devrait en principe effacer les conséquences de la condamnation. Dans les faits, on remarque que la réhabilitation a surtout une valeur symbolique et, qu’au mieux, elle peut mitiger les effets de la condamnation (Cour d’appel du Québec). Le casier judiciaire, tel que nous le connaissons au Canada, est un obstacle important en matière d’assurance, et la notion de réhabilitation demeure tout à fait théorique.

    Au cours des dernières années, certains tribunaux ont durci leurs jugements envers ceux qui possèdent un casier judiciaire. Ainsi, la Cour du Québec a statué que le droit à l’assurance, ça n’existe pas en soi.

    Des compagnies d’assurance de plus en plus réticentes

    Les données recueillies, jusqu’à présent, font ressortir que les compagnies d’assurance sont de plus en plus réticentes à assurer les détenteurs d’un casier judiciaire, et ce, même si la couverture d’assurance demandée n’a rien à voir avec la nature du casier judiciaire. En fait, elles tendent à considérer que le simple fait de posséder un casier judiciaire a pour effet d’augmenter le niveau de risque non seulement de l’assuré, mais de sa famille immédiate. Cette façon de faire, tout en étant discriminatoire, fait fi de la notion de réhabilitation.

    Les cas qui nous ont été jusqu’ici soumis soulèvent les questions suivantes. Pourquoi ne pas inscrire directement dans la documentation et sur les contrats l’obligation qu’a la personne qui demande une assurance de préciser si elle a un casier judiciaire? Pourquoi la présomption d’innocence n’est-elle pas applicable dans le cas d’une personne qui détient déjà une assurance? Pourquoi, dans la perspective où le contrat d’assurance est un contrat de bonne foi, l’assureur n’a-t-il pas l’obligation de faire clairement connaître ses critères de refus avant d’assurer et de faire inclure dans les exclusions le fait d’avoir un casier judiciaire?D’ailleurs, devant l’attitude des compagnies en matière d’assurance automobile, la Cour d’appel du Québec a mentionné, dans une décision récente (8 février 2005, 2005 QCCA 197), que «si les assureurs ne souhaitent pas assurer les personnes ayant un casier judiciaire non relié à la conduite d’un véhicule ou à sa possession, qu’ils posent directement les questions appropriées». Malgré tout, elles refusent de le faire depuis des décennies.

    L’attitude des compagnies d’assurance nous conduit à nous poser la question suivante: s’il est justifié de refuser d’assurer les personnes ayant des antécédents judiciaires, de même que leur conjoint et éventuellement leurs enfants qui demandent directement une assurance, est-il déraisonnable de se demander si la situation devrait être la même pour des locataires qui ont un casier judiciaire? Le locateur est-il, ou encore sera-t-il, en mesure d’obtenir une assurance?

    En effet, les employeurs qui envisagent d’embaucher une personne ayant un casier judiciaire peuvent voir leur prime augmenter considérablement ou leur couverture diminuer comme une peau de chagrin. Alors, pourquoi pas les locateurs? Jusqu’où allons-nous continuer cette discrimination? Autoriser la discrimination des personnes ayant des antécédents judiciaires peut-il contribuer à maintenir une société plus juste, paisible et sûre? Nous en doutons.

    Vol d’automobiles

    • Une compagnie refuse d’indemniser un assuré parce que, d’une part, il n’a pas déclaré qu’il possède un casier judiciaire (sentence à vie pour meurtre), et, d’autre part, pour une faillite survenue sept ans auparavant. L’assuré est en libération conditionnelle depuis 10 ans. En conséquence, l’assuré doit continuer à payer son auto volée (528$ par mois). Mais, le plus important, selon lui, c’est l’impact psychologique de se faire répéter qu’il est un criminel dans une affaire qui n’a rien à voir avec son passé et sa vie depuis sa libération.
    • Condamné pour meurtre et en libération conditionnelle, il se fait voler son automobile d’une valeur de 10 000$ environ. La compagnie refuse de l’indemniser. Après le dépôt d’une requête à la Cour du Québec (chambre civile), il y a règlement hors cour et la compagnie lui verse un montant de 7 710$ en capital-intérêts et frais.
    • Un jeune homme, sous le coût d’un engagement de ne pas troubler l’ordre public à la suite d’une accusation de vol et de fraude, voit la compagnie d’assurance refuser d’indemniser ses parents après qu’il ait commis un vol d’auto. Une compagnie d’assurance refuse d’indemniser le propriétaire d’une automobile volée sous prétexte qu’il n’a pas déclaré que son fils, majeur et domicilié dans une autre région que le père, désigné conducteur principal, avait été condamné pour fraude quatre ans auparavant, pour avoir émis un faux chèque. La Cour du Québec accueille l’action et condamne la compagnie à verser une indemnité de 9 400$.
    • Une compagnie refuse d’indemniser le propriétaire d’une automobile, qu’il ne conduit pas, et dont la conjointe est désignée à titre de conductrice principale, sous prétexte qu’il a omis de déclarer ses antécédents judiciaires qui n’ont rien à voir avec l’utilisation et la conduite d’un véhicule automobile. La Cour du Québec accueille l’action et condamne la compagnie à verser une indemnité de 16 295$.

    Demande d’assurance feu et responsabilité civile

    Le demandeur a une assurance automobile depuis six ans. Les compagnies 1 et 5 lui demandent s’il a un casier judiciaire (une condamnation pour culture de marijuana, en 2001). Devant sa réponse positive, il essuie deux refus. Il se retrouve à devoir envisager de fermer sa compagnie informatique, parce qu’il ne peut obtenir d’assurance responsabilité pour répondre aux exigences de ses clients.

    Difficultés d’une conjointe de détenu

    L’ex-conjointe d’un détenu a subi une série d’injustices dont l’expulsion de son logement et un refus d’assurance habitation. Cette personne se sent victime et pénalisée du fait qu’elle n’a commis aucune infraction et qu’elle n’a plus de contact avec le condamné.

    Résiliation de contrat

    Après la diffusion d’un reportage dans le cadre de l’émission La Facture (Radio-Canada, janvier 2003), un ex-détenu contacte sa compagnie d’assurance pour l’informer qu’il a un casier judiciaire et que sa dernière condamnation, pour vol qualifié, remonte à 1993. La compagnie lui envoie une lettre l’informant qu’elle résilie le contrat d’assurance.

    À la suite d’un appel téléphonique, la compagnie accepte de poursuivre une partie de la couverture, le feu seulement, mais avec une franchise de 1000$ et en excluant le vol. Évidemment, la conjointe ne peut se prévaloir d’une assurance avec une couverture plus large. Les compagnies sollicitées ont refusé de l’assurer.

    Autres textes Protection du consommateur:

    Bell Mobilité, les cellulaires et la protection du consommateur

    Taux promotionnel CIBC VISA et fausses représentations

    Quand l’argent des cartes de crédit disparaît de la circulation

    Fausses représentations des cartes de crédit

    Carte de crédit et taux usuraire

    Dépassement de la limite autorisée

    Endettement sur carte de crédit

    Canadian Tire devient une banque et une carte de crédit

    autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D.

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    social-eyes-web Magazine The Social Eyes

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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    Jeune, consommation de drogue et décrochage

    Drogue et décrochage

    «La vie, c’est de la marde!» Voilà ce que je pense et c’est contre cette pensée que je dois lutter tous les jours. Lutter contre le découragement, lutter contre le sentiment d’impuissance qui m’envahit et lutter contre le désir de m’en évader en fumant un joint.

    Thomas      DOSSIER Décrochage, Alcool et drogue, toxicomanie,

    Déjà tout jeune, au début du primaire, c’était pas le fun! J’étais pas comme les autres. Je portais des appareils auditifs et je ne savais pas me défendre. Mauvaise combinaison! Je suis plutôt du genre émotif et sensible et non pas gros bras! Je me faisais «écœurer» tous les jours et je revenais de l’école en pleurant. J’ai donc pris très jeune l’école en grippe et je n’ai pas réussi à me faire d’amis. Quand on est un  loser, on n’est pas très populaire! J’ai perdu rapidement toute confiance en moi.

    jeune drogue jeunes toxicomanie alcool consommation décrochage C’est sûr que ça ne s’est pas amélioré avec le temps. Je dérangeais tout le temps, je faisais le clown pour attirer l’attention et me faire aimer. Mes résultats scolaires se sont rapidement détériorés et j’ai acquis une réputation de trouble-fête. J’ai doublé ma quatrième année et, au secondaire, on m’a envoyé dans une école spécialisée pour les têtes fortes… ce que je n’étais pas en réalité… Mais j’étais complètement désintéressé et isolé parmi le millier d’étudiants de la polyvalente. Je ne savais pas comment me faire des amis, comment être aimé, en fait. La terrible solitude!

    Drogue: les premières fois

    Je décroche finalement à 16 ans. Je me trouve quelques petits boulots comme plongeur dans les restos du coin. Pas le fun, mais bon, ça me donne un peu d’argent. La vie est plate et je commence à fumer un joint à 17 ans avec une gang de chums. Enfin, j’avais des chums! Et, en plus, j’ai aimé le buzz. Alors j’ai continué… continué jusqu’à n’avoir plus d’intérêt pour rien d’autre. J’ai perdu ma job et ma mère m’a mis dehors. Je suis allé vivre dans une tente pour l’été… La bohème: on est bien, j’ai des chums, la vie est belle!

    J’ai vivoté ainsi durant 12 ans. J’ai essayé un peu de tout: mari, pot, hash, mushroom, buvard, mescaline, ecstasy, speed… mais je n’ai pas touché à la coke ou à l’héroïne: j’avais trop peur d’aimer ça! J’ai dealé de la drogue. C’était valorisant. Enfin, j’étais respecté par les autres, et en plus, je fumais gratos. J’ai arrêté par peur de la prison. Toujours seul, toujours drogué, toujours cassé, toujours déprimé et dépressif.

    J’ai eu plusieurs blondes, mais c’était pas facile de vivre avec un gars comme moi. Ou elles étaient des toutes «croches», ou elles étaient trop bien pour m’endurer. Un vrai cercle vicieux. Je vous le dis, une vie de merde! C’est pas comme ça que je veux vivre!

    Désintox

    Il y a quatre ans, je suis finalement allé en désintox au Centre Dollard-Cormier, à Montréal. Suffit d’appeler directement pour avoir de l’aide, c’est facile. Ce qui n’est pas facile, c’est de se décider à y aller et ensuite de continuer à ne pas consommer. J’ai rechuté. J’ai repris du pot, mais plus jamais de chimique. C’est moins dur pour ma santé, mais ça n’arrange pas ma vie. Quand je fume, ça prend toute la place, c’est ma priorité. Je ne pense plus, je ne mange plus, je n’ai pas confiance en moi, ça me rend paresseux, tout le reste est plate!

    jeune drogue jeunes toxicomanie alcool consommation décrochage Alors, depuis deux ans, j’ai cessé graduellement de consommer. Je veux arriver à quelque chose dans ma vie. Le trip de jeunesse a duré longtemps mais c’est assez! Cependant, ma vie ne s’est pas arrangée pour autant. Je dois lutter tous les jours contre le découragement.

    Mon pattern, c’est de dire que tout est plate. Mais je sais maintenant que c’est à moi de passer par-dessus cette pensée et de m’arranger pour que ma vie soit intéressante. C’est dur, c’est un effort de tous les instants. Il me faut découvrir qui je suis, ce que j’aime et ce que je veux vraiment. Réinventer ma vie. Vivre straight, sans faux-fuyants et sans artifice. Renouer avec les autres et avec moi. Je m’étais coupé de tous contacts humains durant 12 ans, pour me protéger, j’imagine.

    Ecole de la deuxième chance

    Mes petites victoires au jour le jour me motivent. J’ai débuté l’an dernier un AEC (attestation d’études collégiales). C’est un programme réservé aux décrocheurs. J’ai été accepté sans avoir terminé mon secondaire 5, sur la base de mes expériences. Le programme couvre les cours techniques nécessaires à l’obtention du diplôme et dure seulement un an.

    Comme c’est du plein temps, j’ai réussi à obtenir les prêts et bourses et ma mère me fournit chaque mois une petite pension. Je peux ainsi consacrer tout mon temps aux études. C’est pas facile. Il y a des cours techniques très compliqués que je n’ai pas réussis. Mais je ne me décourage pas. Je vais les reprendre et je vais obtenir mon diplôme.

    Je suis toujours seul, mais je sais maintenant pourquoi, et je prends ma vie en main. C’est un effort de tous les jours, mais je vois aussi, au loin, le bout du tunnel!

    Autres textes sur Alcool et drogue

    Autres textes sur Toxicomanie

    Illustrations Renart L’Éveillé.

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    Témoignage: … pour de nouvelles aspirations

    Témoignage: … pour de nouvelles aspirations

    Miguel                  Dossier Toxicomanie, Alcool

    Une chance qu’il existe un magazine comme Reflet de Société pour se livrer. Mon intention, en écrivant ce texte, est de me libérer de mon problème de consommation. C’est le pot, ici, qui est en cause.

    On dit que la dépendance cache un autre problème qu’on oublie en s’abandonnant, peu importe envers quoi. Jeu, alcool, drogue, nommez-les. Aussi bizarre que ça puisse paraître, c’est le contraire qui s’est produit pour moi…

    Je fumais des joints pour relaxer, décrocher. Ma dose de bonheur. Plus jeune, j’étais ce qu’on appelle un party animal. Je pouvais boire quantité impressionnante de bière, quand je sortais. Mais ça s’est terminé du jour au lendemain. Comme ça, sans aucun effort, je me suis tanné. Plus le goût.

    Le pot, pour moi, est plus insidieux. Il m’a aidé à régler mes problèmes d’insomnie,toxicomanie-drogue-3 pour commencer. Puis faisait en sorte que chaque soirée en était une de bonheur. C’est l’effet que je recherche. J’aime être heureux. J’ai donc commencé innocemment, sans vouloir cacher un problème. J’ai continué parce que j’aimais ça. J’ai arrêté quand ma consommation est devenue un peu trop régulière… Et en raison du souci de mes proches.

    Je suis resté plus ou moins sobre pendant un bon moment, me contentant de consommer en des occasions plus festives. Puis, les choses tournant davantage en ma faveur, j’ai recommencé: j’étais heureux!

    Je fume comme d’autres boivent une bière au retour du travail. Jamais le jour, que le soir. J’ai de grosses semaines, il m’arrive souvent même de travailler 7 jours. Toujours à la course, avec 36 millions de choses à faire, j’arrêtais le temps en allumant mon joint. J’arrêtais le temps pour la soirée.

    Mais voilà. Si j’apprécie ce moment, je me rend bien compte que ce n’est que court terme. Ces bons moments ont un effet sur ma vie de tous les jours. Je suis moins efficace dans mon travail, bien que je m’y donne quasi-totalement. Je sais que je pourrais en faire beaucoup plus. On ne m’a pas dit si on était insatisfait de moi, au boulot. À mes yeux, ce n’est guère important. JE suis insatisfait. JE sais que je peux – et je veux – en faire davantage.

    Je réalise que je suis entré dans un cercle vicieux. La drogue, à la longue, m’abrutit. Je suis plus fatigué. Alors après une journée à bien besogner, je suis sur le carreau. Meilleur moyen de relaxer? Et oui… Alors oubliez-moi si vous voulez sortir! Socialement, je n’existe plus vraiment…

    J’imagine qu’il y a toutes sortes d’approches pour cesser de consommer. J’ai pas envie de me morfondre, me dire pourquoi j’en suis arrivé là… Je vais assumer: je considère avoir un problème mais je ne peux revenir en arrière et tout effacer. Je préfère grandir de cette dépendance, me dire qu’il y a une raison pour laquelle je devais passer par là.

    J’ai arrêté il y peu, du moins sur semaine, et j’ai vu une grande différence. Bien que je ne sois pas encore aussi productif que je pourrais, j’ai vu ce que je pouvais accomplir, avec une vraie nuit de sommeil. Avec une soirée pour voir des amis ou tout simplement travailler.

    De bien belles choses se présentent pour moi. J’ai de grandes aspirations. Je ne veux surtout pas passer à côté d’une vie qui s’annonce aussi riche en expériences. Pour ça, faut que j’oublie que le bonheur de cette drogue n’est que court terme… Et que je garde en tête qu’il me faudra un peu de temps avant que les effets nocifs – fatigue, moins bonne concentration, perte de drive – s’estompent complètement.

    Je le fais pour moi. Pour cesser de me donner des excuses qui ne sont là, au fond, que par peur de rater mes objectifs. Aussi bien me planter parce que j’aurai réellement essayé. Si j’ai à me planter!

    Autres textes sur Toxicomanie

    Autres textes sur Alcool .

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    Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

    operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

    Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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    Témoignage: un nouveau trip

    Témoignage: un nouveau trip

    Par Kevin                Dossier Toxicomanie

    Je reviens de mon premier voyage dans le Sud. Ça été super intéressant. J’ai 23toxicomanie-drogue-2 ans. Avant de partir, je consommais 7 à 10 joints par jour. Dans le Sud, j’ai eu peur de me faire arrêter pour possession de stupéfiants. Les prisons là-bas ne sont pas comme ici. Les avocats, dans une langue étrangère, je n’ose même pas y penser. Je me suis lancé le plus grand défi que je n’ai jamais osé réaliser. Une semaine sans consommer.

    J’ai tripé comme jamais. Du plaisir à toutes les fêtes et les spectacles chaque soir, la plage dans le jour pour récupérer… J’ai fait plein de rencontres. Certains qui quittaient avant moi m’ont offert du pot qu’ils s’étaient acheté. J’ai demandé de prendre la nuit pour avoir le temps de bien y réfléchir. Le lendemain matin, je leur ai dit que je n’en voulais pas. Je voulais atteindre l’objectif que je m’étais fixé. Je me suis rendu compte qu’après une semaine sans consommer, j’avais les idées plus claires, moins dans la brume.

    Après cette semaine de plaisir sans consommer, je me retrouve à Montréal. Pour fêter mon retour, même si je suis seul, je m’allume un bat. Shit! Ç’a fessé comme jamais. En allant me coucher, je n’arrêtais pas de rire. Quand je consomme comme un défoncé, le pot ne me fait même plus d’effet. Mais quand je consomme occasionnellement, ça en vaut la peine.

    J’ai maintenant un nouveau mode de vie. Quand je travaille, je ne consomme plus. Je ne consomme que pour le plaisir les week-ends. Je sais que les intervenants en toxicomanie, les parents, auraient aimé que je lance un message plus drastique aux autres jeunes. Je ne suis pas ici pour conter des menteries, mais partager ce que j’ai vécu dans ce voyage spécial qui a changé ma vie et mon mode de vie.

    Autres textes sur Alcool .

    À Anne-Marie, ma mère alcoolique.

    Drogué à 12 ans.

    Témoignage d’un jeune consommateur.

    Les écoles, la drogue et le sexe.

    Qu’est-ce qu’un alcoolique?

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    apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

    Le livre est disponible au coût de 9,95$.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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    Drogué à 12 ans

    Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

    Drogué à 12 ans

    Gabriel Alexandre Gosselin, Vol 16, no. 3 Dossiers Alcool et drogue, Toxicomanie

    drogue-jeune-toxicomane-toxicomanie-jeunes-consommation-pot À la préadolescence, Maxime est amer envers la vie. Renfermé et sensible, il oublie ses sentiments dans la drogue. Il livre son récit à Reflet de Société, pour expliquer la réalité de ces adolescents prisonniers d’un monde illusoire.

    À 12 ans, Maxime (nom fictif) ne vit que pour le patinage de vitesse. Il est le meilleur de son équipe et s’apprête à participer à une compétition de grande envergure. Mais des problèmes au sein de son équipe de patin obligent Maxime à ne plus pratiquer le sport qu’il aime tant. C’est la fin d’un rêve et le début d’une période difficile.

    Son moral est à terre. Il vient de perdre sa passion, lui qui manque déjà de confiance et peine à se faire des amis. Une connaissance l’entraîne vers ses premières consommations de cannabis: «Je m’étais toujours dit que je n’en fumerais jamais. Trente secondes après en avoir consommé, je savais que j’allais en reprendre», se souvient Maxime. Il n’en faut pas plus pour que le jeune garçon renfermé et influençable plonge dans le monde de la drogue.

    Très vite, sa consommation s’intensifie. À 14 ans, Maxime sort en cachette la nuit pour se rendre chez un vendeur où il peut fumer gratuitement. Il vend à l’école pour ce dealer qui l’accueille dans ses escapades nocturnes. Il fume de 6 à 8 joints par jour, ne dort pas sans avoir consommé et se gèle à l’école. Maxime récolte malgré cela de très bons résultats scolaires; sa conscience est tranquille face à ses enseignants et à ses parents.

    Quand consommer devient problème

    À cette époque, Maxime vit une période où il se rend compte de sa dépendance. Il décide de faire une pause de consommation d’une durée indéterminée. «Après deux semaines à ne rien prendre, un ami m’a dit que je semblais aller mieux. J’ai recommencé à consommer sur le champ. Pour moi, ça voulait dire que mes problèmes étaient réglés!», raconte Maxime.

    À 15 ans, son style de vie l’attire vers une autre drogue: le PCP. «La première fois, j’ai pris une ligne, puis une autre, parce que la première n’avait pas fait effet. Une demi-heure après, j’étais complètement défoncé dans l’autobus scolaire», se souvient-il. Ses camarades de classe le remarquent, et avertissent Maxime du danger. Il ignore leurs conseils. Le lendemain, il rachète une dose et se fait illico une ligne sur la table de la cafétéria.

    Le PCP devient sa nouvelle drogue. «J’étais tout le temps gelé. Il m’arrivait de me tenir aux murs pour marcher ou même d’avoir des black-out», avoue-t-il. Avec le PCP, Maxime mélange à quelques reprises de la codéine, un dérivé de l’opium. «Quand tu prends du PCP, tu es juste fucké. Mais la codéine, c’est pas pareil. C’est plaisant. Cette drogue aurait pu signer mon arrêt de mort si elle avait été plus accessible», admet Maxime.

    Drogue et école

    À 15 ans, il connaît une année scolaire difficile. Une première à vie! Ses notes baissent, il est en retard à presque tous ses cours et répond de haut à ses professeurs qui critiquent son comportement. «Parfois, j’étais tellement stone que je n’arrivais même plus à écrire», se rappelle le jeune homme qui ne comprend pas aujourd’hui ce qui le motivait à se droguer à l’école.

    Sa grande consommation de PCP commence à lui donner des envies suicidaires, symptôme connu de cette drogue: «Quand tu es dans un down sur cette drogue-là, tu as mal à la vie. J’avais même planifié sniffer une grande quantité de drogue pour faire une overdose.» Il ne passera pas à l’acte. Mais il n’est plus question pour lui d’arrêter sa consommation, «c’était devenu trop difficile de passer même une journée sans drogue.»

    Ironie du sort, c’est en prenant une ligne de PCP avec une fille en rechute que Maxime se laisse convaincre de passer un test d’habitude de consommation. «Elle me décrivait la thérapie qu’elle avait suivie, et me parlait avec des mots qui me rejoignaient», souligne Maxime, marqué par cette rencontre. Une semaine après le test, l’intervenant de son école lui donne le verdict. Maxime est abasourdi: «J’avais besoin d’une thérapie de 8 semaines en centre d’accueil. Je n’arrivais pas à le croire!»

    Thérapies pour jeunes

    Maxime suivra 3 thérapies fermées. Les 2 premières constituent des tests radicaux pour le jeune homme qui doit arrêter net sa consommation et comprendre qu’il a un sérieux problème: «Je ne m’endurais pas. Le pire, c’était la nuit. J’avais l’impression que les murs et le plafond allaient m’avaler», se souvient douloureusement Maxime.

    Suite à ces 2 thérapies, il fait son entrée au cégep…et panique. Il n’est pas encore prêt pour une vie sobre en société. De son propre gré, il entreprend une 3e thérapie. C’est lors de ce dernier séjour en lieu clos qu’il apprend enfin à reconnaître son caractère de consommateur: «Je suis un gars très anxieux, rêveur et perfectionniste. La drogue me permettait de ne pas faire face à la personne que j’étais. Je ne vivais que pour ma consommation.»

    «En thérapie, ils nous disent que pour arrêter de consommer, il faut fournir autant d’énergie qu’on en mettait pour se trouver de la drogue. Si tous les consommateurs agissaient comme ça, le monde irait bien!» de s’exprimer l’ancien toxicomane qui consacre aujourd’hui tous ses efforts à ses études universitaires. Maxime a découvert au fil du temps que le bonheur se trouve ailleurs que dans la drogue: «J’ai finalement compris qu’avant, ce n’était pas moi qui faisait tout en fonction de la drogue. C’est la drogue qui me faisait tout faire en fonction d’elle.»

    Le cannabis

    Une consommation à long terme de cannabis peut engendrer de nombreuses complications: manque de motivation, difficulté à se concentrer, réduction de la capacité d’apprentissage, panique. En cas extrême, ces problèmes peuvent dévier vers la paranoïa ou l’hallucination. La marijuana est aussi reconnue pour aggraver ou provoquer les symptômes chez les personnes vivant avec des troubles psychiatriques.

    Le PCP

    La phencyclidine, mieux connue sous le terme PCP, est une drogue synthétique qui se consomme sous forme de poudre cristalline. Elle peut être inhalée, sniffée, bue ou injectée et crée une relaxation. Le manque de coordination est aussi une caractéristique du PCP. Les utilisateurs réguliers de cette drogue sont reconnus pour être violents.

    D’abord utilisée dans le domaine de la médicamentation il y a plus de 40 ans, la substance, qui a une valeur psychotrope trop forte, a été par la suite proscrite. Le PCP est aujourd’hui utilisé comme anesthésiant dans le domaine vétérinaire et est assez puissant pour apaiser les souffrances d’un cheval!

    La codéine

    Produit dérivé de l’opium, la codéine procure un sentiment de bien-être extrême ainsi qu’une insensibilité à la douleur. Elle est utilisée dans certains médicaments prescrits au Canada. On la retrouve dans des sirops contre la toux et dans des médicaments puissants contre le mal de tête.

    Autres textes sur Alcool et drogue.

    a anne marie ma mere alcoolique

    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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