Céline Dion remplacée par Delphine Elbé avec Michel Sardou au Centre Bell

Michel Sardou et son équipe font un malheur au Centre Bell

Michel Sardou sans entracte

Une Française, Delphine Elbé remplace, au Québec, Céline Dion dans un duo avec Michel Sardou! Une seule représentation pour un spectacle qui en aurait mérite plus!

Raymond Viger Dossier Spectacle, Culture

michel sardou centre bell céline dion frank sinatra spectacleJeudi le 28 mars, Michel Sardou présente au Centre Bell une seule représentation d’un spectacle qui en aurait mérité plusieurs. Un Centre Bell rempli à pleine capacité, Danielle et moi profitons du début des vacances de Pâques pour assister au spectacle de Michel Sardou.

À quelques bancs de Mario Pelchat, nous avons d’excellents billets. C’est la 4e fois que Danielle et moi assistons à des spectacles au Centre Bell. À 2 reprises pour Disney on Ice ainsi qu’au spectacle de Grégory Charles, nous avons toujours été déçu de notre positionnement. Si je l’avais été encore une fois, j’aurais boycoté le Centre Bell pour tous les autres spectacles et ce, pour les prochaines 4 ou 5 décennies (je ne suis pas vraiment rancunier!).

Les musiciens et les choristes de Michel Sardou

L’équipe de musiciens et de choristes de Michel Sardou a cassé la baraque… ou plutôt le Centre Bell. Deux heures dix minutes de spectacle continu. Sans aucun entracte. Habituellement, une salle de spectacle loue plus cher ses équipements quand il n’y a pas d’entracte. Parce que les entractes, ce sont des bières, des boissons gazeuses et autres. Et au prix que c’est vendu au Centre Bell, c’est payant!!! Pour compenser ces pertes de revenus, le producteur doit donc payer plus cher sa salle. Je ne sais pas combien peut coûter le surplus du Centre Bell pour faire sauter l’entracte?

michel sardou centre bell céline dion frank sinatraDans ce spectacle, Michel Sardou met à rude épreuve ses cinq choristes. Elles dansent, font toutes sortes d’excellentes chorégraphies pour accompagner la musique, tout en faisant les back vocal pour Michel Sardou.

De Céline Dion à Delphine Elbé

Et que dire de Delphine Elbé qui est venue prendre une place aux côtés de Michel Sardou pour interpréter, le duo que Céline Dion avait déjà fait. Il faut tout de même le faire. Imaginer remplacer Céline Dion au Québec pour un duo avec Michel Sardou! Ça et un suicide professionnel ça pourrait être la même chose. Delphine Elbé ne connaissait peut-être pas tous les risques que cela pouvaient représenter. Delphine Elbé s’est très bien tirée d’affaire et tout le monde a bien apprécié cette prestation.

Quelques petits bémols malgré tout pour le spectacle de Michel Sardou. Une musique un peu trop forte qui enterrait à l’occasion la voix de Michel Sardou. Trop d’effets lumineux qui donnaient l’impression que le King, Elvis Presley, allait faire un retour sur scène.

L’aigle noir, Comme d’habitude

Le spectacle de Michel Sardou m’a permis d’apprendre que le chanson L’aigle noir que Marie-Carmen a chanté au Québec en 1992 et reprise par Michel Sardou en 2005 était une chanson de Barbara datant de 1968.

J’ai aussi appris que la chanson My way de Frank Sinatra était la version anglophone de la chanson écrite par Claude François Comme d’habitude qu’interprête Michel Sardou.

J’ai trouvé très comique de voir la sécurité pour les dernières chansons d’inviter le public à se lever et d’aller se placer devant la scène. Ils ont dû insister et s’y prendre à plusieurs reprises. Le public n’était pas vraiment intéressé. Très beau montage pour les photos pour les publicités!

Un spectacle qui valait le déplacement et… le prix du billet!

PS. J’ai trouvé des informations supplémentaires sur Delphine Elbé. D’une part, elle connait Céline Dion ayant participé à son disque Elles.  Elle a aussi participé à celui d’Isabelle Boulay.

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Pierre Duhamel, Nathalie Elgrably-Levy et la culture

Les subventions à la culture

Pierre Duhamel VS Nathalie Elgrably-Levy

Nathalie Elgrably-Levy publie une chronique contre les subventions à la culture. Pierre Duhamel lui répond avec une lettre ouverte et lui pointe les innombrables subventions que son employeur reçoit. Guerre à finir en Nathalie Elgrably-Levy et Pierre Duhamel.

Raymond Viger   Dossiers Culture, média, Économie

Suite aux élections fédérales du 2 mai dernier qui a eu comme résultat de nommer un gouvernement conservateur majoritaire, Nathalie Elgrably-Levy signe le 5 mai un premier billet soulignant l’inquiètude du milieu culturel vis-à-vis de possibles coupures de subventions par le gouvernement de Stephen Harper. Nathalie Elgrably-Levy y propose de rendre accessible les produits culturels, entre autres par l’abolition des taxes pour cette industrie et de laisser les citoyens (et non pas les fonctionnaires de l’État) choisir ce qui mérite d’être acheter et encourages.

Nathalie Elgrably-Levy et la culture

Le premier billet de Nathalie Elgrably-Levy a suscité d’innombrables réactions d’artistes et de personnes sensibles au milieu culturel. Nathalie Elgrably-Levy y va d’un 2e billet mentionnant que les arguments du milieu culturel soulignant qu’il est économiquement rentable de subventionner la culture sont faussés. Ces études additionnent les subventions reçus comme étant des revenus permettant ainsi d’être rentable. Nathalie Elgrably-Levy donne l’exemple suivant:

De nombreux projets et festivals sont défendus selon la méthode charlatanesque des retombées économiques. L’aide octroyée au Cinéma Parallèle pour l’acquisition de salles de l’eXcentris en est un exemple : 2,75 M$ seront versés par la Ville de Montréal, et 1,25 M$, par le ministère de la Culture… un cinéma subventionné pour y visionner des documentaires, dont la production a également été subventionnée.

Nathalie Elgrably-Levy revient avec un 3e billet qui résume la situation:

Pour encourager une industrie, on peut subventionner soit la production, soit la consommation. Dans mon texte du 5 mai dernier, j’ai affirmé ma préférence pour la seconde option parce qu’elle accorde aux Québécois la liberté de choisir quelles activités méritent l’argent et qu’elle préserve la souveraineté du consommateur qui peut ainsi exprimer ses préférences. Quand l’État subventionne la production de matériel artistique ou culturel, les contribuables n’ont pas voix au chapitre. On instaure un système où les goûts des fonctionnaires culturel passent avant ceux des citoyens.

Nathalie Elgrably-Levy accusent certains partisans des subventions qui affirment défendre la culture que ce n’est pas la culture qu’ils défendent, mais les subventions, qu’ils se battent pour l’argent et leurs précieux privilèges.

Lettre ouverte de Pierre Duhamel à Nathalie Elgrably-Levy

Nathalie Elgrably-Levy est économiste senior à l’institut économique de Montréal et publie une chronique dans le Journal de Montréal. Pierre Duhamel, journaliste qui commente l’économie depuis plus de 25 ans donne la réplique à Nathalie Elgrably-Levy dans une lettre ouverte publiée sur le blogue de L’actualité le 8 mai:

Contrairement à vous, je pense d’abord que la vie serait beaucoup plus triste et nos villes beaucoup moins intéressantes sans l’appui aux musées, aux bibliothèques, aux grands orchestres, aux théâtres, aux compagnies de danse, aux festivals, à l’édition et à la production télévisuelle ou cinématographique. Je pense surtout que ces aides et subventions permettent aux artistes qui ont du talent de gagner correctement leur vie et à une industrie d’employer des dizaines de milliers de personnes.

Pierre Duhamel ne croit pas à une culture dépourvue de subventions et qui soit régi à 100% sous les règles de l’offre et de la demande. Pierre Duhamel continue en soulignant que presque tous les pays de tous les temps subventionnent leur culture. Pierre Duhamel questionne ensuite Nathalie Elgrably-Levy sur toutes les subventions que son employeurs reçoit pour la production de contenu culturel.

…  3,9 millions de dollars reçus par TVA Publications en 2010-2011 dans le cadre du Fonds du Canada pour les périodiques. 7 Jours, Échos Vedettes, Le Lundi et TV Hebdo, tous consacrés « à l’actualité artistique et culturelle », ont reçu à eux seuls 2 millions de dollars de subventions. Vous opposez-vous aux crédits d’impôts alloués par la Sodec et le ministère du Patrimoine canadien aux producteurs de plusieurs émissions diffusées sur TVA ? Voulez-vous la fin du Fonds canadien des médias, financé en majeure partie par les télédistributeurs, mais à hauteur de 40 % par le gouvernement fédéral ? Au meilleur de ma connaissance, TVA réclame plutôt une plus grande part du gâteau compte tenu de la popularité de ses émissions et aimerait élargir l’admissibilité de ce fonds à la télé-réalité.

… les subventions du gouvernement du Québec et de la ville de Québec au futur « amphithéâtre multi-fonctionnel Vidéotron de Québec ». Le Groupe Librex et le Groupe Sogides, deux des parties constituantes du Groupe Livre de Quebecor Media, sont parmi les plus grands bénéficiaires du Fonds du livre du Canada du ministère du Patrimoine canadien et du programme d’aide aux entreprises du livre de la Sodec.

… les subventions de la Sodec au Groupe Archambault qui ont reçu des subventions de 146 000 dollars dans le cadre du soutien aux entreprises de musique et de variété, de 26 465 dollars pour un soutien additionnel aux tournées de Martine St-Clair et de Michel Legrand et de Mario Pelchat, en plus de 40 000 dollars pour subventionner ses activités internet et de téléphone mobile.

Nathalie Elgrably-Levy, position simpliciste et extrêmiste

La position de Nathalie Elgrably-Levy est un peu extrême et simpliciste. On coupe les subventions, on laisse les citoyens décider de ce qui est culturellement acceptable et on se limite à faciliter l’accès à la culture en coupant les taxes sur les produits culturels et en donnant quelques dollars aux citoyens pour qu’ils magasinent.

Pour que le citoyen puisse savoir quelles peintres il aime, pour savoir quel auteur il préfère ou encore s’il est un passionné du Jazz ou d’un autre style de musique, il doit en connaître la différence. Pour se faire, il lui faut un accès à des galeries, des musées, des festivals thématiques… Le citoyen a besoin de choix et de diversités pour pouvoir exercer sa démocratie culturelle. Sur ce point, l’argumentaire de Pierre Duhamel est parfait.

Conseil des Arts et le 1% de la Culture

Il y a cependant une nuance qui n’a pas été soulevé ni par Nathalie Elgrably-Levy, ni par Pierre Duhamel. Certains cas précis tels que le 1% de la culture. Un budget que les constructeurs doivent allouer à la culture lors de la construction ou de la rénovation d’un bâtiment. Un budget qui n’est octroyé qu’à un certain nombre réduit d’artistes reconnu par le Conseil des Arts. D’une part, les arts émergents sont exclus de ces budgets. Parce qu’une reconnaissance du Conseil des arts pour se retrouver dans ce petit cercle d’artistes reconnus est une démarche qui est longue et ardue. D’autre part, parce qu’il y a parfois dans ces dossiers du 1% de la culture certains cas d’abus, du style un grosse roche de 250 000$ qu’on « plante » devant l’immeuble.

Je me souviens, lors de la construction du nouveau CLSC dans Hochelaga-Maisonneuve, que le directeur du CLSC voulait engager les artistes du Café-Graffiti dans le budget du 1% de la culture, plusieurs membres du Conseil d’administration du CLSC, plusieurs citoyens ainsi que les artistes graffiteurs. Quelles belles occasions de fournir un sentiment d’appartenance aux jeunes dans nos institutions que de leur permettre d’afficher leurs oeuvres dans le nouveau CLSC. Évidemment, la grosse machine du Conseil des Arts a refusé ce projet. Parce que ces jeunes artistes n’étaient pas reconnu par le Conseil des Arts. Dans cet exemple bien concret, le Conseil des Arts a statué contre la volonté populaire et des personnes concernées par le projet. Une décision culturellement anti-démocratique.

Quand Pierre Duhamel soulève les subventions que les magazines de Québécor reçoivent dans le cadre du Fonds du Canada pour les périodiques, ce genre de subvention est très démocratique. Lorsqu’un média acquiert des abonnés, l’éditeur reçoit une subvention pour compenser une partie des frais de postes pour l’envoi du magazine. S’il n’y a aucun abonné, il n’y a aucune subvention. La subvention est proportionnelle aux choix démocratiques que les citoyens ont fait en s’abonnant au magazine.

1er billet de Nathalie Elgrably-Levy, 5 mai

2e billet de Nathalie Elgrably-Levy, 12 mai

3e billet de Nathalie Elgrably-Levy, 19 mai

Lettre ouverte de Pierre Duhamel, 8 mai

Informations sur Fonds du Canada pour les périodiques

Informations sur Fonds du livre du Canada

Informations sur les subventions de la Sodec au Groupe Archambault

Autres textes sur Culture

Patrick Huard, Bon Cop Bad Cop et le cinéma québécois

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