Site Glen, Centre de Santé McGill

Investissements questionnables en Santé

Publicité inutile et déplacée

Dépenser en publicité au lieu d’investir dans la santé

Raymond Viger Dossiers Santé

On dit que la Santé coûte de plus en plus cher. Mais certaines dépenses me questionne au plus haut niveau.

Deux grands panneaux routiers annoncent, dans l’est de Montréal, l’ouverture en 2015 du site Glen du Centre de Santé de l’université McGill.

Les questions qui tuent

Qui payent pour ces panneaux publicitaires?

Quel est la pertinence de ces panneaux?

Les importants coûts de ces panneaux publicitaires auraient-ils dus être mieux investi en matière de Santé?

Quel est la pertinence d’annoncer, dans l’est de Montréal, deux ans à l’avance, l’ouverture du site Glen dans l’ouest de la ville?

Autres textes sur Santé

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Santé et médecine à Cuba

Les médecins cubains sont-ils meilleurs qu’au Québec?

Médecine cubaine, diagnostic et traitement

Il fallait essayer la médecine cubaine pour pouvoir se faire une idée. 

Raymond Viger Dossiers International, Santé 

J’ai pris des vacances à Cuba. À mon retour, j’ai écrit un billet controversé sur la fierté des cubains envers le système de santé de Cuba. J’ai parlé avec des gens mais je n’avais pas eu l’occasion d’essayer le système de santé cubain.

Voilà que Patrick fait parti d’un voyage d’aide humanitaire à destination de Cuba. Patrick est régulièrement malade. Environ 8 fois par année. Il a souvent été hospitalisé au Québec. Il a rencontré plusieurs médecins. Aucun diagnostic possible. Malgré toutes les prises de sang et les tests que Patrick a passé, aucun médecin ne se prononce sur les raisons de ses malaises.

Être malade à Cuba

Avant même d’arriver à Cuba, Patrick commence à être malade dans l’avion. À son arrivée à Cuba, il est dirigé vers une clinique. Diagnostic: diabète et haute pression. Il est transféré à l’hôpital. Il y reçoit des injections d’insuline pour le diabète. Il se remet très rapidement de ses malaises.

Vraiment curieux qu’en si peu de temps, Patrick puisse recevoir un diagnostic et un traitement efficace à Cuba. Pendant des années, les médecins québécois n’avaient rien trouvé. Ma conjointe Danielle et moi suspections le diabète. La mère de Danielle l’avait été. Je le suis aussi. Nous en connaissions quelques symptômes. Malgré nos doutes, aucun médecin québécois semblait ne vouloir allumer et donner un diagnostic.

Il aura fallu ce voyage à Cuba pour que Patrick ait enfin un diagnostic et qu’il puisse être traité adéquatement.

Autres textes sur Cuba

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009   Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Stanley Vollant, médecin Innu de Betsiamites

Médecin autochtone

Stanley Vollant, médecin Innu de Betsiamites

Parce qu’il n’y avait pas d’école secondaire dans son village autochtone de Betsiamites, Stanley Vollant, comme bien des jeunes Innus, a dû s’expatrier au «Sud» à l’âge de 12 ans pour poursuivre ses études. Il s’est alors dirigé vers Québec où il avait une tante qui l’a mis en pension au village de Wendake et inscrit en secondaire 1 à la Polyvalente de Loretteville.

Luc Dupont   Dossier Autochtone

stanley-vollant-medecin-innu-betsiamites-medecine-autochtoneLes sarcasmes et les moqueries des autres élèves à son endroit ne furent pas longs à se faire entendre: «Ah, ah, ah, regarde le p’tit kawish… KAAAA-WISH ! KAAAA-WISH!»…

«Je me faisais traité de kawish – de p’tit sauvage – à cause de la couleur de ma peau, se rappelle Stanley Vollant. J’avais un gros accent innu, on me disait que je parlais drôle. Ça a été dur à supporter. J’ai souffert de solitude. Je me réfugiais dans mon lit sous mes couvertures, avec une petite radio, pour oublier mes peines.»

Deux fois par mois, et pendant les vacances de Noël ou d’été, Stanley Vollant revenait passer du temps dans sa communauté d’origine, sans réussir pour autant à échapper au même enfer qu’il subissait à l’école. Car, là aussi, on s’était mis à lui «pitcher» des injures par la tête: «R’garde-toé l’traître… maudit traître, t’es rien qu’une pomme!», lui criait-on.

Ses «anciens» amis n’avaient pas digéré qu’il aille étudier à Québec plutôt qu’à Baie-Comeau, comme la plupart des adolescents innus qui s’expatrient. En le traitant de «pomme», ils lui signifiaient par là que même si sa peau d’autochtone est «rouge», en dedans il était devenu «blanc» à l’intérieur, donc qu’il avait trahi ses racines.

Naître d’une sauvagesse

Le moins que l’on puisse dire c’est que le petit Stanley Vollant ne l’a pas eu facile. Il est né en 1965 à Québec dans une «crèche» – une espèce de centre d’accueil – d’une mère de 19 ans et d’un père inconnu.

À l’âge de deux jours, il est enlevé des bras de sa mère et mis en adoption. «C’est ce qu’on faisait à l’époque avec les enfants illégitimes, à plus forte raison si ces enfants étaient nés d’une sauvagesse comme on appelait alors ma mère», raconte-t-il.

Fort heureusement, le grand-père de Stanley Vollant ne l’a pas accepté et il s’est fâché tout noir. Il a emprunté de l’argent à la Compagnie de la Baie d’Hudson et s’est rendu en avion à Québec où il a annoncé aux autorités en place qu’il était tout disposé à signer les papiers qu’il fallait pour ramener l’enfant dans son village natal. Car c’est lui, désormais, qui serait son «père».

Cours d’anatomie en plein air

Dès ce moment et jusqu’à son départ pour Québec, Stanley Vollant a vécu dans les bois de la Côte-Nord avec ses grands-parents. Comme tous les enfants innus, il a appris à pêcher, à trapper et à chasser. Mais plus encore, très jeune, on lui a enseigné, avec des couteaux tranchants, à dépecer les animaux sans endommager leur fourrure. Il en a gardé une habileté manuelle stupéfiante qui ne sera d’ailleurs pas étrangère à son désir de devenir chirurgien.

«À chaque fois qu’on ouvrait un castor, ou un ours ou un autre animal, mon grand-père me disait: «Ça c’est le cœur, ça c’est le foie, ça, les reins, ça les poumons’, dit-il. Si bien que quand je suis arrivé plus tard dans mes cours d’anatomie à la Faculté de médecine, je n’ai eu qu’à transposer mes connaissances de l’animal à l’humain: j’avais déjà une longueur d’avance sur les autres!»

Mais comment le garçon, qui se faisait écœurer sans bons sens à la polyvalente, a-t’il pu non seulement s’en sortir, mais aussi devenir médecin ? Tout simplement à cause de sa première «paire» de lunettes…

«Jusqu’en secondaire 2, je n’étais pas bon à l’école, poursuit-il. Je m’asseyais tout seul dans le fond de la classe et je ne voyais plus rien au tableau… Je pensais que c’était normal,  jusqu’à ce que ma tante m’envoie passer un examen de la vue et qu’on réalise que j’étais myope.»

Dès lors, la vie de Stanley Vollant change radicalement. Il a commencé à jouer au hockey, s’est fait quelques amis et, surtout – surtout! – grâce à ses lunettes, il a pu laisser éclater son immense talent pour les études. Au cours des trois dernières années de son secondaire, il obtint non seulement les plus hautes notes de sa classe mais se classa également parmi les trois meilleurs élèves de la polyvalente. «J’allais leur prouver qu’un autochtone peut faire autre chose que jouer au bingo et recevoir le bien-être social», m’a-t-il dit en me regardant droit dans les yeux.

Après avoir rêvé d’être archéologue, ingénieur de barrage, puis pilote d’avion, il fixa son choix sur la carrière de chirurgien. «Chirurgien parce que j’avais commencé jeune, à la chasse, à aimer le travail manuel; chirurgien aussi parce que je voulais un métier où je pourrais prendre des décisions importantes: par exemple, quand le sang gicle, on ne se pose pas de question, on doit suturer la plaie au plus vite!»

Devenir médecin autochtone?

Il s’est passé 14 ans déjà depuis que le docteur Stanley Vollant a acquis son diplôme de chirurgien. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’enseignement à l’Université d’Ottawa, sa pratique en laparoscopie (une technique chirurgicale non invasive) à l’Hôpital Montfort d’Ottawa, et son engagement en faveur des autochtones. À l’Université d’Ottawa, il est responsable du Programme autochtone dont l’objectif est de favoriser l’inscription de jeunes autochtones en médecine. Chaque année, la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa réserve huit places à des étudiants autochtones afin de faire augmenter leur nombre au pays.

Un Innu à Compostelle

Au mois d’avril dernier, le docteur Stanley Vollant a tenu un blogue où il témoignait, au jour le jour, d’une aventure extrêmement marquante pour lui: une «petite excursion» de 800 km dans les Pyrénées françaises et espagnoles. Il a marché sur le chemin de Compostelle, une vieille route qu’empruntent à pied depuis des siècles des hommes et des femmes désireux de vivre une expérience spirituelle.

Un jour, alors qu’il était très fatigué, il s’est mis à fixer ses pieds tout en marchant. Et, soudain, il eut une étrange vision: «J’ai vu non plus mes pieds d’adulte, dit-il, mais mes pieds d’enfant… les petits pieds que j’avais lorsque je marchais à la chasse, dans le bois, avec mon grand-père. J’ai alors senti autour de moi une présence. Même s’il est mort depuis longtemps (en 1982), j’ai senti qu’il était là pour me soutenir, comme il l’avait fait lorsque j’avais deux jours et qu’il était venu de Betsiamites en avion pour m’aider à commencer ma vie. «Tschima utshi, nikan nantem itete mium tshemushunnut ka aitet! Sois fort et va de l’avant, comme l’ont toujours fait nos grand-pères!»

On peut en apprendre davantage sur le Programme autochtone en communiquant avec l’Université d’Ottawa: autochtone@uottawa.ca  (613) 562-5800 poste 8657.

Repères Innus

Les Innus, appelés aussi Montagnais, sont l’une des 11 nations autochtones du Québec.
L’innu, langue amérindienne appartient à la famille linguistique algonquienne.
Betsiamites, village innu de 1442 habitants, situé à 50 km en amont de Baie-Comeau. Dans tout le Québec, on compte 54 villages autochtones pour un total de 108 425 individus. (Statistique Canada, 2006)

Autres textes sur Autochtone

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Quand un homme accouche

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Nanotechnologies, quand la fiction devient réalité

Science

Nanotechnologies: beaucoup d’inquiétudes

Les nanotechnologies sont arrivées: dans la nouvelle machine à laver de Samsung, le papier photo de Kodak, la crème solaire TiO2, Donny le chien un toutou antimicrobien, des chaussettes Lexon, les ustensiles de cuisine, les lentilles photographiques de Nikon, les boissons énergétiques, etc.

Binh An Vu Van – Agence Science-Presse   Dossier Science

En tout, en février 2008, on comptait déjà 606 produits en tout genre, contenant des nanoparticules, destinés aux consommateurs. Ces particules sont minuscules – de la taille des atomes, des brins d’ADN ou des virus – mais sont promises à une myriade d’applications. On les imagine saupoudrées par milliard pour radicalement transformer toutes les industries: électronique, médecine, pharmaceutique, matériaux et même alimentaire.

Pas étonnant donc que les nanotechnologies aient fait l’objet de plus d’une douzaine de présentations au récent congrès de l’Association for the Advancement of science à Boston. Et la discussion portant sur la façon de réguler l’avalanche à venir de produits nanotechnologiques sur le marché donne froid dans le dos à ceux qui y ont assisté.

Toxicité des nanotechnologies

Bien que les nanotechnologies soient déjà chez le consommateur, on en connaît peu sur elles. «Nous ne savons pas encore s’il faut modifier la structure des législations actuelles, ni comment les modifier ou implémenter de nouvelles normes. Il y a trop d’inconnu», a admis Hermann Stamm de l’Institute for Health and Consumer Protection d’Italie devant une salle remplie de scientifiques et de journalistes. Comment veiller sur la santé des manufacturiers, des consommateurs et de l’environnement? «Il faudra répondre à trois questions avant de gérer les risques: quelles seront les caractéristiques de ces particules? Quelle est leur toxicité? Et dans quelles mesures serons-nous exposés?»

Mais en plus d’êtres nanoscopiques, les nanoparticules seront d’une diversité inimaginable; il suffit de penser à toutes les industries dans lesquelles elles interviendront. Cette diversité qui fait rêver d’applications extraordinaires est aussi la principale préoccupation des législateurs.

L’imprévisibilité des nanotechnologies

Les nanoparticules seront manufacturées en toutes sortes de tailles, de matériaux (typiquement ce sont des métaux, des oxydes de métaux ou des nanotubes de carbone) et introduites à tout moment dans les chaînes de production. Certaines s’agglomèrent, se dissolvent ou changent de phase en passant du liquide au solide, d’autres agissent comme catalyseurs chimiques. Pour corser le tout, à l’échelle des atomes, les propriétés physico-chimiques sont imprévisibles.

En plus de caractériser ces molécules, il faudra connaître leurs effets sur notre santé. Car, elles pénètreront sans difficulté le corps humain, par la peau, les voies respiratoires, par ingestion. Elles sont si petites qu’elles peuvent infiltrer les organes, se brancher sur des protéines, se faire ingérer par des cellules et s’accumuler dans le corps.

Devant la nécessité de cette large collecte de données, Hermann Stamm a lancé un appel à une collaboration internationale: «C’est une tâche impossible sans la contribution de tous. Il faut établir des méthodes systématiques pour évaluer avec fiabilité les nouvelles nanoparticules, ce qui nécessitera des physiciens, des chimistes, des biologistes, etc.» Les chercheurs devront mettre les bouchées doubles pour ne pas perdre la confiance du citoyen, déjà échaudé par les OGM, le clonage et autres créations de la science.

 

Liste de tous les produits utilisant les nanotechnologies:

http://www.nanotechproject.org/inventories/consumer/

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