Philippe Couillard et le trop perçu de ses amis médecins

Politique, conflits d’intérêts et injustice

Philippe Couillard et les médecins

Raymond Viger Dossiers Politique, Justice

Philippe couillard argent médecin pas récupérablePhilippe Couillard admet que l’argent versé en trop aux médecins – un montant qui frise le demi-milliard de dollars – ne sera pas récupérable. Fannie Olivier. La Presse Canadienne . PARIS

Et si moi je me considérais un médecin de l’âme et que je décidais de ne pas payer mes impôts ça veux tu dire que le gouvernement ne viendrait pas me saisir pour récupérer son dû?

Georges Dutil, photographe presse de répliquer:

Il n’y a malheureusement au Canada aucune mesure qui permette de mettre cette racaille à la porte.

Et je m’empresse de lui répondre:

Il n’y avait aucune mesure permettant à Gandhi de libérer son peuple…

Autres textes sur Politique

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

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Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

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Bolduc et sa prime de départ

Comprendre la dérive

Philippe Couillard est-il en conflit d’intérêt?

Raymond Viger  Dossier PolitiquePhilippe Couillard

Yves Bolduc ministre éducation santé prime départ gouvernement libéralYves Bolduc quitte la politique et son poste de ministre de l’Éducation. Prime de départ, 155 000$!

Un autre versement à un politicien qui fait réagir. Moi-même, ma première réaction a été assez cinglante. Mais prenons le temps de « cingler » dans la bonne direction.

Ce qui me ramène à une position différente est ce qu’il m’arrive de vivre avec des jeunes marginalisés que j’accompagne. Pour certains, la première étape de l’intervention est de les aider à recevoir un chèque d’aide sociale. Ils y ont droit mais pour plusieurs certains jugements les empêchent de toucher à ce chèque de dernier recours.

Drôle de déclencheur pour en arriver à analyser la prime de départ d’Yves Bolduc mais la réflexion demeure la même.

Il existe un règlement. Yves Bolduc décide d’en prendre avantage. Qui est coupable? La personne qui utilise un service qu’on met à sa disposition ou le gouvernement qui a mis en place une telle proposition?

Possiblement que les règlements datent d’une période où les politiciens étaient plus stables. Peut-être que le règlement a été écrit pour répondre à un besoin dans un certain contexte. Peut-être que ceux qui l’ont écrit ne s’attendaient pas que leurs règlements permettraient des doubles paiements, primes de départ quand tu viens juste d’arriver… Beaucoup de peut-être et possiblement que je ne pourrais pas spéculer sur les intentions réelles de ces « faiseux » de règlements.

philippe couillard premier ministre santé austérité conflit d'intérêt gouvernementMais à partir du moment où l’application d’un règlement nous fait sursauter, cela veut dire qu’il serait temps de le changer ou d’en définir son application. Cette responsabilité revient au gouvernement en place. Celui-là même qui cherche à couper partout pour atteindre un déficit zéro.

Mais est-ce que Philippe Couillard aura les couilles d’amender un règlement qu’il pourrait vouloir lui-même utiliser éventuellement? Est-il en conflit d’intérêt tout comme il l’a été quand il a autorisé l’incorporation des médecins pour sauver de l’impôt au moment où il était ministre de la Santé?

Autres textes sur Politique

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Comment demeurer maître de notre santé?

Coopérative de santé

Notre système de santé, autrement

Les CLSC sont moins nombreux et ils sont désormais intégrés dans de grandes structures, les centres de santé et de services sociaux. La capacité des citoyens pour influencer ces organisations est, dans le meilleur des cas, fort réduite. Comment peut-on demeurer maître de notre santé?

Jean-Pierre Girard        Dossier Coopérative de santé, Santé

Les manchettes de l’actualité nous rappellent fréquemment que notre système de santé doit composer avec quelques problèmes de fonds:

• Nombre croissant de ménages ne disposant pas de médecins de famille;
• Problèmes récurrents de l’accès aux services;
• Tendance à la surmédicalisation de la pratique;
• Consommation vertigineuse de médicaments (25 milliards $ en 2005 pour le Canada);
• Réduction du nombre de cliniques et de leur accessibilité.

Sur le plan de l’offre des services, en grattant un peu, on relève que la situation est, pour le moins, inquiétante. Les CLSC sont moins nombreux et ils sont désormais intégrés dans de grandes structures, les centres de santé et de services sociaux. La capacité des citoyens pour influencer ces organisations est, dans le meilleur des cas, fort réduite.

Grandes surfaces commerciales et la santé

Par ailleurs, de plus en plus de cliniques sont la propriété de grandes surfaces commerciales, épiceries ou pharmacies de grandes tailles. La clinique est sise à proximité du commerce, pour des raison de commodité. En quittant la clinique, de plus en plus souvent, une prescription à la main, il n’y a que quelques pas à faire pour se retrouver au comptoir des ordonnances. Intéressant, diront certains, car on ne perd pas de temps. Préoccupant diront d’autres, car ces cliniques fonctionnent essentiellement selon un modèle sans rendez-vous. On oublie l’idée du suivi du patient comme le permet un médecin de famille et en ce qui concerne la promotion d’une approche préventive en santé, il faudra carrément repasser!

Notre système de santé, autrement, un livre publié chez BLG convie le lecteur à être bien conscient de ces changements de fond qui marquent l’organisation et l’offre des services de santé au Québec, mais sans se cantonner dans la seule dénonciation et le pessimisme, ouvre sur des actions concrètes, permettant de changer la donne, l’engagement citoyen par les coopératives.

Être acteur de sa santé

De St-Étienne-des-Grès à St-Camille, en passant par le cas très urbain d’Aylmer, dans la ville de Gatineau, l’ouvrage expose des cas où des individus ont décidé d’être acteurs du système de santé et non simples spectateurs ou plaignants. Ce sont des citoyens qui mettent la main à la pâte, consultant leurs concitoyens, rassemblant les forces vives du milieu, et travaillant en concertation avec des professionnels de la santé dans un cadre coopératif.

En s’ouvrant aussi sur d’autres expériences dans la santé, basées sur le modèle coopératif (Saskatchewan, Belgique, Japon), le livre démontre qu’il n’y a pas une fatalité d’accepter le système comme il l’est, mais plutôt des opportunités pour la société civile de s’investir et jouer un rôle actif dans la définition et l’organisation des services. Révolutionnaire? Depuis près de 30 ans, l’Organisation mondiale de la santé s’évertue à répéter qu’il s’agit plutôt d’un facteur clé de réussite des systèmes de santé de première ligne. En d’autres mots, dans notre système de santé, on peut trouver de tout, mais il faut aussi avoir de la démocratie!

Autres textes sur les Coopérative de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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Témoignage: Mes remords

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Témoignage: Mes remords

Témoignage de Pierre, Michel  et Jean-Pierre Bellemare
Dossier Prison, Criminalité
 chronique prisonnier, prison, prisonnier 1

Système carcéral à deux vitesses

Pierre

J’ai habité plusieurs maisons de transition. Les écarts entre le privé et le public sont énormes. Une maison de transition privée: trois intervenants pour dix-huit pensionnaires. Des ordinateurs datant quasiment de la guerre. Une maison de transition publique: 18 intervenants pour 30 pensionnaires. Chacun a un ordinateur des plus performants. L’espace de cuisine pour les intervenants est plus grand que les espaces réservés aux prisonniers.

Aussi, je trouve que le système carcéral est comme une entreprise privée. Actuellement, il y a moins de prisonniers. Au lieu d’accepter que les prisons ne se vident et qu’elles perdent leur budget, l’administration est sur le dos des prisonniers et, au moindre écart, elle les accuse de bris de conditions. Tout est passé au peigne fin et on vous ramène en dedans pour terminer la sentence.

Vous étiez là, accomplissant un travail intègre
J’ai soudain donné un goût amer à votre existence
J’aimerais pouvoir revenir en arrière et changer les choses
Pour vous, la vie ne doit pas toujours être rose

Je prends conscience des torts que je vous ai causés
Comment pourrais-je les atténuer?
Que puis-je faire pour mettre un baume sur vos cœurs blessés?
Prier et vous écouter, du plus profond de mon cœur
Vous dire que je suis sincèrement désolé

Si cela peut vous consoler, ne croyez pas que je m’en sois tiré
Aujourd’hui je paye pour les fautes de mon passé

À toutes ces victimes innocentes, j’adresse une prière de guérison intérieure
Si vous me le permettez, un jour, je vous ouvrirai mon cœur
Je prie en silence, pour que vous puissiez me pardonner
Afin que, de mes remords, je sois libéré

par Michel Morin

Jeunesse à l’ombre

Jean-Pierre Bellemare

Pour protéger un enfant, lorsqu’il n’y a pas de famille d’accueil disponible, l’enfant est retiré de son milieu familial et remis dans un établissement de détention juvénile. Entouré de jeunes délinquants, ce n’est pas une combinaison idéale. Selon le juge Jacques Lemarche du Tribunal de la jeunesse, 80% des jeunes en centres de détention finissent dans les pénitenciers fédéraux (sentence de plus de deux ans).

L’institutionnalisation des enfants les déresponsabilise et les infantilise. Les enfants en besoin de protection sont punis pour des comportements adultes. Dans leur tête, des questionnements ambigus alimentent la confusion. Pourquoi doivent-ils subir une mise à l’écart dans un groupe aussi perturbé qu’eux? Mis avec des délinquants, ils deviennent eux-mêmes à risque. Ce traitement engendre en quelques années des adolescents qu’il est préférable d’éviter sur la rue.

Est-ce que les fonctionnaires se comportent comme les infirmières et les médecins, qui sont continuellement confrontés à la douleur? Deviennent-ils immunisés et moins sensibles aux besoins et aux droits des jeunes? Plus l’institution est grosse et plus la relation avec le jeune est dépersonnalisée.

Dans le cas d’un jeune qui utilise la menace ou le chantage, une approche humiliante de la part du parent ou de la personne en autorité risque de ne pas porter ses fruits. À mon avis, il faut utiliser des moyens plus subtils que les parents doivent adapter à la personnalité de leur enfant.

Je privilégie une approche étroite, une relation directe avec le jeune. Lui manifester de l’attention. Après avoir établi une relation de confiance avec le jeune, le temps offrira des occasions d’intervenir. Il n’y a rien de mystérieux dans le soutien aux jeunes. Impossible de se tromper en manifestant un désir sincère de protection et de relation. Cela permet de cicatriser toutes les souffrances antérieures et de rétablir la confiance.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

Dossier Coopérative de Santé.                     Écrit par Dominic Desmarais, Vol 14-4

cooperative-de-sante-aylmer-lucerne-sante-alternative Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.

Coopérative de santé à Aylmer-Lucerne

La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

Coopérative de santé: meilleurs équipements et meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).

Coopérative de Santé: prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Coopérative de Santé: une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

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Les difficultés d’avorter au Canada

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Les difficultés d’avorter au Canada

Pour ou contre l’avortement?

Lisa Melia__DOSSIER SantéAvortement ET Sexualité.

Les canadiennes peuvent-elles avorter facilement? En 1988, la Cour suprême du Canada a déclaré invalides les articles 251 et 252 du Code criminel, qui interdisaient l’interruption volontaire de grossesse (IVG), car c’est l’un des droits fondamentaux de la femme que de disposer librement de son corps, droit qui est d’ailleurs protégé par la Charte constitutionnelle. Pour autant, des mouvements dits «pro-choix», c’est-à-dire qui soutiennent le recours à l’avortement, tels que Canadian for choice, la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada ou encore la Fédération Québécoise pour le planning des naissances (FQPN), considèrent que de nombreuses améliorations sont à mener.

Morgantaler pour ou contre l'avortement avorter L’information sur l’avortement

La première d’entre elles concerne l’information, très largement insuffisante ou partiale. Canadian for choice affirme que dans de nombreux établissements hospitaliers, l’accès à l’information est volontairement bloqué par le personnel médical, qui refuse d’aiguiller les femmes désirant avorter. Le site de l’organisme propose ainsi des témoignages de femmes dont une partie a dû subir un comportement hostile des infirmiers et des médecins.

Certaines femmes qui veulent obtenir un IVG se voient même traitées d’irresponsables, car le personnel médical «présume qu’elles n’ont pas pris de contraception, qu’elles n’ont pas fait attention.» Or, une étude de la FQPN montre que souvent, les femmes demandent ces services en raison d’une défaillance de la contraception.

L’accès aux services d’IVG

La FQPN soutient par ailleurs que l’accessibilité aux soins est très inégale. En effet, seulement 17,8% des hôpitaux canadiens proposent des services complets d’avortement et le chiffre tombe à 12% des Centres locaux de services communautaires (CLSC) pour le seul Québec. La FQPN estime que les CLSC devraient pourtant offrir un suivi complet des femmes enceintes qui veulent interrompre leur grossesse, depuis la prise de décision a priori, jusqu’au suivi psychologique après l’intervention.

Bien que l’avortement soit gratuit, les femmes doivent parfois parcourir de longues distances pour accéder à un établissement qui les acceptent, ce qui entraînent des coûts. D’autant plus que les temps d’attente avant de subir l’opération peuvent aller de deux à six semaines. La Coalition pour le droit à l’avortement au Canada souligne que de plus en plus de canadiennes doivent donc aller dans des cliniques privées, aussi bien pour recevoir l’opération rapidement que pour être reçue par un personnel accueillant et attentif. Or, bien que cela soit prévu par la loi, les provinces de Nouveau-Brunswick et du Québec sont les seules à ne pas rembourser intégralement les patientes dans ces cas là.

Les mouvements anti-choix

Enfin, les mouvements opposés à l’avortement, qui se définissent comme «pro-vie» ont une influence de plus en plus importante. Le 29 mai 2009, George Tiller, médecin pratiquant l’avortement au Kansas, a été abattu par un militant anti-choix, un geste extrême que même les mouvements pro-vie condamnent.

Canadian for Choice souligne pourtant que les mouvements anti-choix tentent régulièrement de faire peur aux femmes enceintes, de les culpabiliser. Ils sont «variés et de plus en plus sophistiqués», affirme la FQPN, qui cite par exemple les stratégies pour occuper les sièges d’usagers des conseils d’administration d’établissements, et qui amènent alors régulièrement à l’ordre du jour la question de la pertinence du maintient des services de planning.

«Force nous est de constater qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et d’action à poser avant d’obtenir des services accessibles, de qualité, gratuits et respectueux du choix des femmes dans le réseau public de la santé et des services sociaux», conclue la FQPN.

autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

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Trop de médecins au Québec?

Trop de médecins au Québec?

On lisant un billet de Renart L’éveillé, je m’arrête à quelques statistiques sur les professionnels de la santé.

Une première référence est faite à l’institut canadien d’information sur la santé. Le tableau suivant nous y est présenté. Nous pouvons y voir le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2005:

Nous en comptons 215 au Québec, 174 en Ontario et la moyenne nationale est de 190.

Un autre tableau, celui du Ontario Hospital association présente le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2003:

Nous en comptons 214 au Québec, 178 en Ontario et la moyenne nationale est de 189.

Les 2 tableaux sont similaires. Le Québec compte 20% plus de médecins par tranche de 100 000 habitants que l’Ontario ainsi que 13% de plus que la moyenne nationale.

Comment se fait-il qu’en ayant plus de médecins par capita au Québec, que notre système de santé ne réussissent pas à nous satisfaire? Est-ce un problème de main d’oeuvre ou d’organisation et de structure?

Une question soulevée par Y-Man dans les commentaires reçus par Renart L’éveillé mérite notre attention: « Est-ce qu’en privatisant le gouvernement cherche un moyen facile pour briser la structure administrative en place tout en évitant de faire lui-même la job de bras? »

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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