De nouveaux logements pour femmes à la Maison Sainte-Catherine

Ouverture de la Maison Sainte-Catherine

Un lieu d’hébergement sécuritaire pour les femmes dans le besoin

Après une attente d’un peu plus d’un an, le Carrefour d’Alimentation et de Partage (C.A.P.) Saint-Barnabé a ainsi pu procéder à l’inauguration de la Maison Sainte-Catherine après neuf mois de travaux et des investissements importants. Cette nouvelle résidence de logements communautaires s’adresse aux femmes dans le besoin d’Hochelaga-Maisonneuve.

Anders Turgeon | Dossier Communautaire

Lundi le 25 février dernier a eu lieu l’inauguration officielle de la Maison Sainte-Catherine — une nouvelle résidence de chambres destinées aux femmes seules dans le besoin et/ou à risque d’itinérance — au C.A.P. Saint-Barnabé à l’occasion d’une conférence de presse. Cette dernière réunissait l’ensemble des acteurs des milieux politique et communautaire ayant participé à ce projet :

  • Jeannelle Bouffard, directrice générale du C.A.P. Saint-Barnabé;
  • la sénatrice conservatrice Suzanne Fortin-Duplessis au nom de Diane Finley, ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences et ministre responsable de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL);
  • Carole Poirier, députée provincial d’Hochelaga-Maisonneuve, au nom de Sylvain  Gaudreault, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (PQ);
  • Marjolaine Boutin-Sweet, députée fédérale d’Hochelaga (NPD);
  • Réal Ménard, maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve;
  • Benoît Dorais, responsable de l’habitation et du logement social au Comité exécutif de la Ville de Montréal;
  • Édith Cyr, directrice générale de Bâtir son quartier.

Bâtir le projet

Le projet de la Maison Sainte-Catherine est apparu suite à l’ouverture d’une résidence pour hommes itinérants ou à risque d’itinérance sur la rue Viau par le C.A.P. Saint-Barnabé. L’organisme voulait élargir son service d’hébergement aux femmes dans le besoin du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

« La mise en vente du bâtiment abritant une maison de chambres privées et le centre d’éducation des femmes La Marie Debout, constituait une opportunité unique d’y créer des logements supervisés tout en permettant aux futures résidentes de bénéficier de la proximité des services par La Marie Debout », a indiqué Mme Cyr.

Le C.A.P. Saint-Barnabé a acquis le bâtiment, situé au 3997-4001, rue Sainte-Catherine Est, en juin 2011. Le Fonds d’Acquisition de Montréal (FAM) mis sur pieds par Bâtir son quartier, a pu permettre cette acquisition. Mais l’état lamentable du bâtiment et la présence d’amiante dans sa structure ont conduit à une rénovation majeure représentant plus de 90 % de son bâti. Les travaux se sont échelonnés sur une période de 9 mois, entre décembre 2011 et septembre 2012.

Des ressources financières et humaines considérables

La rénovation du 3997-4001, rue Sainte-Catherine Est, a nécessité des investissements de l’ordre de 1,9 M$. Outre Bâtir son quartier, ces investissements proviennent d’agences et de programmes de subvention de la Ville de Montréal, de l’arrondissement Mercier- Hochelaga-Maisonneuve ainsi que des gouvernements provincial et fédéral.

Parmi ces agences et programmes de subvention, nous retrouvons notamment :

  • l’Entente concernant l’investissement dans le logement abordable 2011-2014 et la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) du gouvernement fédéral;
  • AccèsLogis de la Société d’habitation du Québec (SHQ);
  • Rénovation Québec de la SHQ;
  • Revitalisation urbaine intégrée (RUI) de la Ville de Montréal;
  • le Conseil pour le développement local et communautaire de Hochelaga-Maisonneuve (CDLCHM).

« Il y a de ces petits projets qui commandent que l’on remue ciel et terre pour les réaliser. Je soupçonne que la Maison Sainte-Catherine soit l’un de ces petits projets qui a exigé de ses promoteurs des efforts démesurés si l’on ne considère que la taille du projet », a souligné Benoît Dorais. À l’instar du responsable de l’habitation et du logement social au Comité exécutif de la Ville de Montréal, l’ensemble des acteurs du milieu politique ont reconnu la somme d’efforts et de travail qu’ont dû déployer les gens des organismes C.A.P. Saint-Barnabé et Bâtir son quartier pour mener le projet à terme.

Lutte à l’itinérance et revitalisation du sud-ouest d’Hochelaga-Maisonneuve

Aujourd’hui, grâce à la somme de travail et d’argent injectés dans le projet, les deux organismes ont ouvert la Maison Sainte-Catherine. Celle-ci comporte 14 chambres réparties sur deux étages, chacune possédant sa cuisinette et son cabinet de toilette. Deux salles de bain sont disponibles par étage. Par ailleurs, avant même son inauguration officielle, six des chambres de la Maison Sainte-Catherine étaient déjà occupées.

Les femmes obtenant une chambre à la Maison Sainte-Catherine ont l’opportunité de travailler à leur réinsertion sociale. Elles peuvent compter sur le soutien du C.A.P. Saint-Barnabé et du centre d’éducation des femmes La Marie Debout – logeant au rez-de-chaussée de la bâtisse abritant la résidence de chambres – pour ce faire.

L’inauguration de la Maison Sainte-Catherine s’inscrit dans le cadre d’actions visant à revitaliser le sud-ouest du quartier Hochelaga-Maisonneuve. « En juin 2011, à l’initiative de l’arrondissement, un comité local de revitalisation 25 membres issus des milieux économique, communautaire, syndical, municipal et de la santé, en plus d’élu(e)s locaux, [a été] créé, afin de jeter les bases d’un projet de revitalisation [du sud-ouest d’Hochelaga-Maisonneuve] et d’initier un plan d’action », indique le CDLCHM.

Une histoire à suivre, mais en attendant, longue vie à la Maison Sainte-Catherine!

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    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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    La fin de Reflet de mon Quartier

    Hochelaga-Maisonneuve perd un média

    Il y a près de deux ans maintenant, j’ai vu un projet d’un média communautaire se créer pour Hochelaga-Maisonneuve: Reflet de mon Quartier.

    Raymond Viger | Dossiers Communautaire, Médias

    Le magazine Reflet de Société offrait la formation et l’encadrement à des stagiaires et des citoyens pour le contenu et pour le montage du magazine. Les Nouvelles de l’est proposait une visibilité sur son site Internet et dans son hebdomadaire ainsi que l’encartage pour en assurer la distribution.

    Les bénévoles de Reflet de mon Quartier

    Plusieurs personnes se sont impliquées dans ce nouveau média communautaire. Je les remercie et les félicite pour leur implication: Pierre Chantelois, Mélissa Tuttle, Johanne Bélanger, Frédéric Lacroix-Couture, Gabriel Alexandre Gosselin, Mathieu Boulva, Josée Beauchamp, Ariane Aubin, Estelle Gombaud, Ève Lemay, Julie Philippe, Normand Charest, Maïram Guissé…

    Malheureusement, le roulement des bénévoles et des gens qui se sont impliqués dans Reflet de mon Quartier est trop grand, exigeant un éternel recommencement de formation, d’encadrement et de suivi. De plus, j’ai eu à compenser les vides entre certains départs.

    Trop de nouveaux projets

    En plus de toutes mes obligations régulières, ma participation dans une série documentaire sur le graffiti à travers le monde, la publication de mon 6e livre, Référencer son blogue… un mot à la fois, les formations que je donne sur L’art d’écrire un blogue pour bien le référencer et le nouveau projet du Café-Graffiti d’archiver et de documenter l’histoire du graffiti à Montréal, le temps me manque pour soutenir Reflet de mon Quartier.

    J’aurais aimé pouvoir former une relève pour ce projet et créer son autonomie. Malheureusement, les gens n’ont été que de passage.

    Merci encore à tous pour votre implication et au plaisir de vous croiser dans d’autres projets.

    À partir d’aujourd’hui, je ne répondrais plus aux commentaires sur le sites des Nouvelles de l’est, mais seulement sur mon blogue.

    Raymond

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    show_imageQuand un homme accouche

    Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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    Les gais peuvent-ils prendre le pouvoir?

    Homosexualité et politique

    L’arène politique québécoise compte peu de personnes ouvertement homosexuelles. Les hypothèses sont nombreuses pour expliquer cet état de fait mais un consensus prédomine parmi les personnes interrogées : l’orientation sexuelle demeure du domaine privé et le « coming-out » public est un libre choix.

    Frédéric Lacroix-Couture | Dossiers Homosexualité, Politique

    C’était au lendemain des élections provinciales de 2007. Le Parti québécois (PQ) terminait derrière l’Action démocratique du Québec (ADQ). Une défaite cuisante pour les péquistes qui ont obtenu leur pire score électoral depuis 1970. Certains candidats du PQ ne se sont pas gênés pour blâmer l’homosexualité de leur chef, André Boisclair. Un facteur qui aurait fait perdre des votes, selon eux.

    Trois ans plus tard, le principal intéressé refuse de rejeter le blâme sur son homosexualité. M. Boisclair, aujourd’hui consultant en Développement stratégique et affaires publiques pour la firme Ernst & Young,  juge que les résultats électoraux sont là pour en témoigner. « Je regarde l’appui, il venait surtout des régions comme l’Abitibi et le Saguenay Lac-Saint-Jean, des endroits aux valeurs plus conservatrices et traditionnelles », se défend-t-il. L’ancien chef péquiste admet que l’homophobie est encore existante, mais demeure minime au Québec.

    Homosexualité, politique et les régions

    Le maire de Bécancour, Maurice Richard, abonde dans le même sens, son homosexualité n’a plus aucune importance chez ses électeurs. Le politicien a fait son « coming-out » public depuis longtemps, soit en 1975. « Les gens ne sont pas réticents à élire des homosexuels. Je ne vois pas l’ombre d’un problème dans la population. L’homophobie existe bien sûr dans certains milieux, mais nous sommes reconnus comme une société progressiste », soutient M. Richard.

    Malgré cela, le Québec compte pourtant une liste bien courte d’hommes et de femmes politique ouvertement gais. Pourquoi? La peur de mettre en jeu leur avenir politique en incite certains à ne rien révéler sur leur orientation sexuelle, croit le professeur en sociologie à l’Université Laval, Michel Dorais.

    Ils réfléchiront sur les conséquences qu’aura une sortie du placard sur les intentions de vote de l’électorat, soutient le président de Gai Écoute, Laurent McCutcheon. « Lors des élections, le vote est souvent serré dans une marge de 10%. Il faut seulement 5% des électeurs qui décident de ne pas voter pour un candidat parce qu’il est homosexuel pour qu’il soit défait », prétend le militant gai.

    « Nous comptons entre 15 et 18% de gais dans la société, c’est donc tout à fait normal d’avoir peu d’homosexuels en politique »,  rappelle toutefois le maire Richard.

    Coming-out politique

    Le coming-out médiatique de l’ancien chef du Parti québécois a été motivé par le désir d’être un modèle pour les jeunes. « Il faut en parler publiquement parce que certains gais vivent des difficultés et cherchent des modèles pour s’en sortir », soutient M. Boisclair.

    Sans prétendre que c’est une nécessité, le maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, juge que de rester dans le « placard » n’apporte rien de bénéfique. « Ne pas le dire amène certainement plus de problèmes. Ils seront victimes de chantage parce qu’ils gardent secret leur orientation sexuelle», dit l’ancien député bloquiste.

    Le libre choix s’impose également en ce qui concerne présenter son amoureux ou son amoureuse en public. C’est une question de vie privée. La décision revient aussi aux conjoints ou conjointes de participer aux sorties publiques ou de rester dans l’ombre, même du côté des politiciens hétérosexuels, selon le professeur Michel Dorais.

    « Est-ce qu’un politicien hétérosexuel montre toujours sa conjointe en public ?, questionne Maurice Richard. Ce qui n’est pas obligatoire pour un hétérosexuel ne l’est pas pour un gai », ajoute-t-il.

    Compétence d’abord

    Au final, les aptitudes d’un candidat priment sur son orientation sexuelle. « Être homosexuel ne réduit pas les standards au niveau éthique », affirme Réal Ménard.

    Le professeur Michel Dorais juge que les gais en politique doivent être meilleurs afin de compenser leur homosexualité qui, selon lui, peut être encore vu par certaines personnes comme un « léger handicap».

    Lorsqu’on demande à André Boisclair si un jour le Québec aura à sa tête un premier ministre gai, il ne peut s’empêcher de rire. « Je n’y vois aucun obstacle. Cela dépend de ses compétences », conclut-il.

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    Après la pluie… Le beau temps

    apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

    Le livre est disponible au coût de 9,95$.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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    Les jardins communautaires

    Hochelaga-Maisonneuve

    Les jardins communautaires

    Vous n’êtes pas sans l’avoir remarqué : les bulbes de fleurs sortent de leur repos, les oiseaux sont de retour et la température s’adoucit. Ces signes habituels du printemps sonnent l’ouverture des 10 jardins communautaires de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

    Frédéric Lacroix-Couture | Dossier Communautaire

      La popularité de ces espaces verts augmente d’année en année. Le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, affirme que les citadins cherchent de plus en plus à avoir un rapport avec la nature et la terre.

    Preuve que l’affluence est en hausse, pour certains jardins la liste d’inscriptions s’allonge. À celui de Maisonneuve, près de 60 personnes doivent patienter pour obtenir une place. Le temps d’attente est de trois à quatre ans. Toutefois, au jardin  Dupéré, au coin des rues Saint-Donat et De Forbin-Janson, une cinquantaine de parcelles de terre, appelées des jardinets, sont encore disponibles.

    Pour les citoyens, ces vastes terrains dédiés à la culture de légumes, d’herbes et de fleurs, sont aussi devenus un important milieu de rencontre où des personnes de toutes les couches sociales se côtoient. «Comme il y a beaucoup d’immigrants qui viennent ici, le jardin se veut un endroit d’intégration. Ça rassemble les gens du quartier», raconte avec enthousiasme Christiane Plamondon, jardinière de longue date au jardin Maisonneuve.

    Utilisatrice d’un potager depuis 17 ans, Monique Emond affirme quant à elle fréquenter l’endroit pour socialiser tout en exerçant son passe-temps. «Ce que j’aime ici, c’est que chacun s’entraide.»

    Au jardin Maisonneuve, situé derrière le marché du même nom sur la rue Ontario, l’aide se traduit, notamment, par la préparation d’un plan pour les nouveaux utilisateurs. Le responsable leur indique les semences à choisir de manière à ce que le coût de l’achat des graines soit le moins élevé  possible, en ayant le plus de récoltes à la fin de la saison.  La Ville engage aussi des animateurs horticoles qui conseillent les pouces verts.

    Ce même jardin qui compte 236 potagers, a mis en œuvre d’autres initiatives afin qu’un grand nombre de personnes puisse le fréquenter. L’installation de lopins de terre surélevés près de l’entrée et de la sortie rend l’accessibilité et la pratique du jardinage possibles aux personnes à mobilité réduite. Quelques organismes communautaires ont leurs jardinets tels que le Refuge des jeunes de Montréal et le Club des Pirouettes avec qui ils ont un projet d’initiation au jardinage auprès des enfants âgés de 8 à 10 ans.

    La survie des jardins communautaires

    Dans le passé et même récemment, certains de ces espaces verts ont  été menacés de disparition à cause de projets de construction. Désormais, les jardins communautaires peuvent espérer vivre pour longtemps.

    Passionné de jardinage et responsable du jardin Maisonneuve, depuis 31 ans, Jean-Guy Ranger, se souvient que dans les années 80, des promoteurs avaient voulu acheter le terrain afin d’ériger des entrepôts pour bulldozers et pépines. Suite à une pétition de 4 500 signataires contre la transformation du site,  le projet a été abandonné.

    Aujourd’hui, la Ville s’est lancée dans la décontamination des terrains qui hébergent les jardins communautaires, affirme M. Ménard. Les autorités municipales n’ont pas l’intention d’en éliminer sauf s’ils venaient à représenter un danger pour la santé publique. «Nous sommes à la recherche de solutions pour maintenir les espaces verts. On ne veut pas les réduire, mais les accroitre», soutient le maire de l’arrondissement, Réal Ménard qui ne parle toutefois pas de créer de nouveaux jardins urbains.

    Des jardins communautaires gratuits

    Le conseil de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a aboli récemment la tarification pour la location d’un des 850 jardinets qui s’élevait entre 10 et 30$. Une première à Montréal, les pouces verts n’auront plus qu’à payer une cotisation au comité du jardin qui varie de 5 à 15$.

    Pour obtenir plus d’informations, contactez le bureau administratif de la Culture, des sports, des loisirs et du développement social de l’arrondissement au 514-872-2273

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    L’amour en 3 dimensions

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Liberté… Un sourire intérieur

    livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

    Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

    Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

    Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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    La Coccinelle jaune; le beau risque de Gabrielle

    Gabrielle Moffett, fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune

    Le beau risque de Gabrielle

    Est-il possible pour un jeune entrepreneur créatif de gagner son pain dans Hochelaga-Maisonneuve? Oui, répond Gabrielle Moffett, propriétaire-fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune, située rue Sainte-Catherine Est. Et si l’adaptation n’est pas toujours facile, le jeu peut en valoir la chandelle.

    Ariane Aubin | Dossiers Hochelaga-Maisonneuve, Restaurant

    Coccinelle jaune artisanat du QuébecAvant de s’installer dans Hochelaga-Maisonneuve, Gabrielle Moffett ne connaissait du secteur que sa composition sociale semblable à celle du quartier St-Roch à Québec, où elle habitait auparavant. En apparence, rien ne prédestinait donc l’ancienne éducatrice en garderie à fonder une boutique consacrée aux artisans québécois sur la rue Ste-Catherine Est. Mais alors qu’elle venait tout juste d’emménager dans le secteur, la jeune femme est tombée sur un article qui l’a inspirée. «Cela parlait de la fondatrice du café Lubu. J’y suis allée par curiosité et le coin m’a vraiment intéressée. Dans ce temps-là, il n’y avait pas beaucoup de commerces. À part Lubu et l’Oiseau bleu, c’étaient surtout des bric-à-brac, où l’on vendait de veilles sécheuses!»

    Une ambiance bien différente de l’effervescence créative du St-Roch que Gabrielle Moffett a quitté il y a quelques années. Mais celle qui était alors au chômage a eu le coup de foudre pour le quartier et a décidé sur un coup de tête de créer sa propre entreprise. Grâce au montant obtenu à la vente de sa propriété de Québec et à l’aide de la Corporation de développement de l’Est (CDEST), un organisme voué à la revitalisation socio-économique de l’arrondissement, ce rêve un peu fou s’est rapidement concrétisé. La CDEST a référé Gabrielle au Soutien aux jeunes entrepreneurs (SAJE) Montréal Métropolitain, qui offre aux entrepreneurs éligibles une subvention leur permettant de construire leur plan d’affaire et de survivre à la première année – souvent mouvementée – d’activité de leur entreprise.

    Cette aide considérable aurait été plus difficile à obtenir ailleurs que dans Hochelaga-Maisonneuve, où des mesures importantes ont été mises en branle pour stimuler l’économie locale, croit Gabrielle Moffett. «Si j’avais essayé d’ouvrir une boutique comme La Coccinelle jaune sur le Plateau Mont-Royal par exemple, ça n’aurait pas fonctionné. Mais ici, les ressources étaient disponibles et on m’a donné un bon coup de pouce.»

    Une nouvelle vague sur Sainte-Catherine Est

    Quatre ans plus tard, la commerçante en herbe a su se forger une clientèle fidèle et une réputation qui, fait rare dans le secteur, dépasse même les limites de l’arrondissement. Elle s’est aussi trouvé une colocataire: Isabelle Boisvert, dont la boutique de vêtements éco-responsables Folle Guenille partage désormais les locaux de la Coccinelle. L’entreprise va bien, mais Gabrielle Moffett est consciente qu’elle ne deviendra probablement pas millionnaire de cette façon. «Si quelqu’un se lance en affaires pour faire un coup d’argent, il va être déçu, C’est beaucoup d’heures de travail pour ce que ça rapporte, mais on a l’avantage d’avoir notre propre emploi. Et je le fais pour le plaisir.»

    La jeune femme le fait aussi pour contribuer au développement de ce quartier qu’elle aime en évitant idéalement d’en faire un «nouveau Plateau» gentrifié, comme le prédisaient les médias montréalais il y a quelques années. «J’aime mon quartier tel qu’il est. En venant m’installer ici, je savais à quoi m’attendre, je savais qu’il y avait de la prostitution et de la pauvreté. Ces gens sont généralement agréables à côtoyer au quotidien, même s’ils ne dépensent pas nécessairement chez nous. On ramasse des canettes pour Marcel, Diane qui vient nous demander des services… »

    Une solidarité semblable s’est aussi installée entre les jeunes commerçants qui ont pignon sur la rue Sainte-Catherine Est. La nouvelle génération se rencontre parfois autour d’une bière pour partager bons et mauvais coups, mais aussi pour parler stratégie. Il y a deux ans, cette concertation encouragée par la Société de développement commercial (SDC) de l’artère, a donné naissance au Grand Débarras. Si l’événement était plutôt modeste au départ, sa troisième édition a accueilli cet été de nombreux visiteurs attirés par les produits offerts par une cinquantaine d’artisans du coin.

    Vaincre l’inertie

    Les initiatives de Gabrielle Moffett et ses jeunes collègues se heurtent toutefois à la résistance de certains commerçants des générations précédentes, bien installés dans leurs habitudes et un peu aigris face au déclin économique récent du secteur. Sans parler de la collaboration des instances municipales qui est elle aussi bien loin d’être acquise. Des fleurs plantées par certains propriétaires de commerces dans les plates-bandes de la Ville ont ainsi été carrément rasées par l’arrondissement lors du nettoyage des fosses d’arbres. Un traitement semblable a été réservé aux plants de tomates et de fines herbes disséminés dans les bacs à fleurs de la promenade Ste-Catherine Est, sous prétexte que ces bacs appartiennent à l’arrondissement et non aux commerçants. «Ce sont des enfantillages, déplore la propriétaire de la Coccinelle Jaune. Après, on nous dit que le quartier n’est pas propre et peu accueillant. Mais on ne nous donne pas tellement le goût de nous investir.»

    Les querelles de trottoir seront toutefois mises de côté au cours des prochains mois, alors que des travaux majeurs chambarderont la rue Sainte-Catherine Est. Gabrielle Moffett redoute un peu l’effet qu’a eu la réfection du boulevard St-Laurent sur les commerçants de la Main. Plusieurs ont dû fermer leurs portes en raison d’une baisse marquée de la clientèle, découragée par le chaos qui a régné sur l’artère commerciale pendant d’interminables mois. En attendant que le détail des travaux soit dévoilé, la commerçante met des sous de côté, «au cas où». Et elle rêve un peu, d’un Hochelaga-Maisonneuve embelli et dynamique où viendraient se promener par un beau dimanche après-midi les Montréalais des autres quartiers… et même du Plateau!

    La Coccinelle Jaune est située au 4236 Ste-Catherine est. Une rue à l’est de PIE-IX.

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    Bistro le Ste-Cath

    Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, le Bistro le Ste-Cath saura vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

    Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

    Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

    Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

    Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

    show_imageOpération Graffiti

    Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

    Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    Par Internet: www.refletdesociete.com
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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    Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

    Restauration du parc Morgan

    Avant de se présenter comme candidate à la mairie d’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour le compte du parti de Gérald Tremblay, Union Montréal, Claire Saint-Arnaud a occupé la fonction de conseillère d’arrondissement dans le district Maisonneuve-Longue-Pointe pour Vision Montréal. Inutile de dire qu’elle connaît très bien le parc Morgan… et son état actuel. Dans l’éventualité où elle deviendrait mairesse aux prochaines élections, nous lui avons demandé ce qu’elle comptait faire pour redonner à ce jardin historique son éclat d’antan.

    Propos recueillis par Ariane Aubin | Dossier Parc Morgan

    Plusieurs citoyens, commerçants et politiciens du quartier se sont dits préoccupés de l’état d’abandon dans lequel est laissé le parc Morgan. Partagez-vous leur opinion?

    Il faut reconnaître, et je l’ai fait lors d’un débat auquel j’ai participé récemment, qu’il est évident que le parc Morgan a connu d’importants ratés au niveau de son entretien quotidien. Je pense que les citoyens ont raison d’être déçus de l’état du parc et de réclamer qu’on s’en occupe davantage. Malgré que l’on ait dit, et j’admets que j’étais du nombre, que l’on n’investirait pas des sommes énormes d’ici la réalisation des travaux de la rue Notre-Dame, l’entretien du parc devrait être efficace. Et il ne l’est pas actuellement.

    À votre avis, que pourrait-on faire pour améliorer l’état des lieux en attendant que les travaux se mettent en branle?

    La clé, c’est l’entretien régulier. Couper le gazon, vider les poubelles et réparer le mobilier urbain permettrait de redonner au parc sa vocation d’espace dédié aux activités familiales. Il faut qu’il redevienne un endroit où les gens ont envie d’entrer et de passer du temps. Cela fait bien des fois que les citoyens nous demandent une consultation, je le reconnais. Oui, on nous a demandé rassembler les gens pour discuter du sort du parc Morgan et nous n’avons jamais répondu à cette requête. Mais je m’engage cette fois-ci à tenir une consultation générale sur le sujet.

    Il faudra par contre en arriver à consensus entre les aspirations des commerçants et celles des citoyens. Je considère qu’à ce jour, l’arrondissement s’est toujours investi dans l’organisation de ces activités à la hauteur de ses moyens. Quant à savoir s’il est possible de revoir tout de même les budgets d’animation à la hausse, je pense que oui. Mais avec l’ampleur que prennent des événements comme le Grand débarras [NDLR: un événement commercial annuel se tenant sur la rue Sainte-Catherine Est], il faut que citoyens et commerçants comprennent qu’il y a plusieurs parcs dans l’arrondissement et qu’il faut définir des priorités.

    L’idéal serait que le parc redevienne un espace convivial, une espèce de porte sur la rue Ste-Catherine Est. La fameuse patinoire dont on parle dernièrement pourrait certainement aider à atteindre cet objectif. Plus qu’un simple anneau de glace, elle permettrait de reconfirmer le parc comme étant un site d’activités dans le quartier. L’animation du parc Morgan, son positionnement comme site stratégique est une demande qui revient souvent de la part des citoyens autant que des commerçants.

    Je pense que tous les parcs sont importants, mais qu’il faut s’attarder à ceux qui ont le plus besoin d’aide. Certains parcs ont déjà subi des cures de rajeunissement au courant des dernières années et nous en sommes maintenant rendus au parc Morgan. Il en a grand besoin à court terme. Ce parc doit être considéré comme étant structurant pour l’arrondissement et je suis déterminée de permettre aux citoyens de se le réapproprier en lui donnant l’entretien qu’il mérite.

    Dans la plateforme électorale d’Union Montréal, on parle de distribuer des trousses de corvées aux citoyens intéressés, afin de les impliquer dans l’entretien des lieux publics. Pensez-vous appliquer cette mesure au parc Morgan?

    Ce sera présenté comme une possibilité. Mais je suis convaincue qu’à la base, le sentiment d’appartenance est là. Les citoyens attendent que ce parc auquel ils tiennent soit remis en état. Je ne vois par contre pas de problème à les faire participera au processus.

    Je m’engage donc à prioriser la réfection du parc Morgan. Au niveau du programme d’Union Montréal, ensuite, le maire a annoncé que des investissements importants au niveau des parcs seraient effectués. De ces montants, il est certain que j’irais chercher le plus possible pour les parcs de l’arrondissement, et pour Morgan en particulier.

    Prendrez-vous en compte la valeur patrimoniale particulière du parc?

    À mes yeux, ce qui en fait un élément important avant tout, c’est l’affection qu’éprouvent les citoyens pour ce parc et son aspect stratégique. Il existe une différence entre les lieux qui sont cités et ceux qui sont signifiés patrimoniaux. Le kiosque à musique du parc, par exemple, a été identifié comme significatif, mais n’a pas été cité. Je pense toutefois que même si le fait de citer un bâtiment ou un lieu comme étant un élément patrimonial oblige les autorités à s’en occuper comme il se doit, un patrimoine de voisinage et d’estime comme l’est le parc Morgan mérite autant d’égards. À nous de faire en sorte que ce soit le cas!

    * Ce texte a été publié avant les élections municipales sur le site des Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve. Réal Ménard, du parti Vision Montréal, a depuis remporté la mairie de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve aux élections municipales du 1er novembre.

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