Hommage à Bad News Brown

Cobna, Dice-B, Général, Sa Majesté l’Intrus et Sans-Pression

Bad News Brown, son harmonica, rap et Hip hop

Le 11 février, le rapper harmoniciste Bad News Brown a été assassiné. Sous le choc, des membres de la communauté Hip-Hop, Cobna, Dice-B, Général, Sa Majesté l’Intrus et Sans-Pression, ont tenu à rendre hommage à cet artiste hors du commun qui a voué sa vie à son art.

Dominic Desmarais  Dossier Hip-hopRap

bad-news-brown-rapper-harmonica-rap-bnb-hiphopL’idée de rendre hommage à cet artiste inclassable est venue de Général, un rapper bon ami de Bad News Brown (BNB).

Il a rassemblé quelques artistes hip-hop qui ne se sont pas fait prier pour saluer leur frère musicien.

Alors que le milieu hip-hop est constitué d’egos où chacun se perçoit comme étant meilleur que les autres, le respect de ces 5 artistes pour l’homme qu’était BNB est marquant. À l’image de la courte vie du défunt.

Bad News Brown: un artiste respecté

Rares sont les musiciens qui font l’unanimité dans le hip-hop au Québec. Bad News Brown est un cas à part. «Il a commencé à jouer au début des années 1990. Il jouait de l’harmonica ou tapait sur des sceaux au métro Lionel-Groulx. C’était impressionnant. C’était la première fois que je voyais un jeune noir jouer dans le métro. Tout un contraste avec les bums, les gens plus âgés ou les étudiants qui pratiquent leur violon pour l’école.

«Bad News Brown avait un beat hip-hop. Je trouvais ça cool», se souvient Dice-B. «À part jouer dans le métro, il ne faisait rien. Mais il était très respecté parce qu’avec son harmonica, il faisait de la musique qu’on avait jamais entendue. Je ne connais pas de rapper qui aurait osé jouer dans le métro», ajoute Cobna. Le respect de ses pairs, Bad News Brown le recevait avant même que sa carrière ne débute officiellement.

Bad News Brown le sympathique

«Bad News Brown avait quelque chose de spécial. Une personnalité sympathique. Il n’était pas menaçant pour les autres artistes. Le concept du rap, c’est l’ego trip : «c’est moi le meilleur.» C’est pour ça qu’il n’y a pas beaucoup de collaborations entre rappers ici comme aux États-Unis ou en France. C’est très jaloux ici. On a encore peur que l’autre nous vole la vedette.

Mais Bad News Brown, avec son harmonica, ne prenait la place de personne. Le milieu du hip-hop le voyait davantage comme un musicien, ce qui lui permettait de collaborer avec tous les artistes du hip-hop québécois. La majorité des rappers ont chanté avec lui ou prévoyaient de le faire. Et je n’en ai entendu aucun se plaindre que Bad News Brown ait exigé de l’argent pour sa collaboration. Il était généreux avec sa musique, son temps, sa personne», explique Dice-B.

Bad News Brown: artiste de l’amour

bad-news-brown-paul-frappier-bnb-rapper-harmonica-hip-hop«Je ne me souviens pas d’un moment négatif. Il manquait quelque chose sur une chan-son de mon album Réplique aux offusqués Ti-Moune. Je n’allais pas la mettre sur mon CD. Quand il s’est pointé avec son harmonica, il a fait lever la chanson», explique Sans-Pression. «Il n’a pas de barrière de langue. Son harmonica, c’était son langage. Peu importe d’où tu viens, tu n’as pas besoin de comprendre. Tu écoutes et tu comprends», ajoute Sans-Pression.

«Ce n’est jamais arrivé qu’on dise ouache! de sa musique. Tout le monde, peu importe la foule, vibrait d’amour au son de l’harmonica. Il montrait toujours du love! C’est pour ça qu’on est choqués par son assassinat. Il ne cherchait pas le trouble», dit Cobna.

Les problèmes, Bad News Brown ne les créait pas. Il les réglait. «J’ai eu une altercation dans un club avec quelqu’un qui s’énervait. Sorti de nulle part, alors que je ne savais même pas qu’il était là, Bad News Brown est arrivé pour calmer les choses. Ce n’est pas mon meilleur ami, je ne l’ai pas vu si souvent que ça mais à chaque fois, il s’arrangeait pour me mettre à l’aise. Lors d’un show avec des artistes européens, on m’a avisé qu’on allait réduire le temps de ma prestation. Je me prenais la tête avec les organisateurs. Après 30 minutes d’intenses obstinations, il est apparu et a tout réglé. C’est comme ça que je le connais, comme un gars qui veut faire régner l’harmonie. Je ne connais personne qui aurait fait ça pour quelqu’un d’autre», raconte Sa Majesté l’Intrus.

Du métro à l’international

L’assassinat de Bad News Brown demeure nébuleux. On ne lui connaissait pas d’ennemis. Il ne frayait pas avec le milieu criminel. Pourle rapper  Général, qui a quitté les gangs de rue pour se consacrer à la musique, la mort de son ami est un rappel à l’ordre. «Je viens de Montréal-Nord. J’essaie, comme les autres rappers, de représenter un groupe de gens, leur réalité. Mais il y a de la jalousie. Les gens se disent : ‘‘je suis comme lui, je chante mieux, je suis meilleur.’’ C’est un problème dans la communauté. Aussitôt qu’il y en a un qui réussit, les autres sont jaloux. Bad News allait être le premier artiste hip-hop du Québec à débloquer. Il a commencé dans le métro et il allait entamer une carrière internationale. Et il finit assassiné. C’est injuste.»

Le film Bumrush

Avec son harmonica et son entregent, Bad News Brown voyait les portes de la scène musicale mondiale s’ouvrir à lui. Il avait fait des premières parties de vedettes comme Nase et devait collaborer avec les Black Eyed Peas. Il se préparait à partir en tournée aux États-Unis et en France.

Bad News Brown jouait un rôle de premier plan dans Bumrush, un film autour des gangs de rue. Il est décédé avant la sortie du film. «Il voulait m’emmener avec lui en France. Et je le connais depuis moins de 3 ans. S’il n’était pas mort, il m’aurait ouvert tellement de portes. C’est lui qui a fait en sorte que les artistes américains s’intéressent au hip-hop québécois. Le film et ses contacts avec des rappers de partout dans le monde auraient amené la scène locale à un autre niveau. Il était engagé dans la communauté. Il ne pensait pas qu’à lui. Pour Bumrush, il est allé chercher des gars du hip-hop. J’ai un grand respect pour ça. Il aimait le rap québécois», explique Général.

Une vedette qui pense aux autres

bad-news-brown-frappier-rap-harmonica-hiphop-bnb«Il a donné un rôle à 40 jeunes noirs dans le film. Peu importe le sujet de Bumrush, c’est lui qui a placé les jeunes. Pas de vrais acteurs. Il y avait beaucoup de belles choses qui se présentaient à lui mais il n’a pas eu le temps de les mettre dans sa bouche, de les savourer.

Tout ce qu’il a fait, c’est dresser la table pour qu’il puisse manger et offrir le repas aux autres. C’est pour ça que sa mort est triste. On doit s’assurer de ne jamais l’oublier. C’est un des nôtres. Pas juste un noir, un haïtien. C’était un gars du milieu. Dès qu’un nous quitte, il ne faut pas l’oublier.Et sa mort est violente. C’est un meurtre. Bad News Brown assassiné? Ça vient de nulle part. Il n’était pas associé à la violence. Le seul côté fâché de lui que j’ai vu, c’est dans le film! Et j’étais déçu qu’il participe à une promotion où il a l’air violent. Ce n’était pas lui», résume Dice-B.

«Qu’on le connaisse ou pas, on partage l’amour de la musique. Car c’est un rêve, la musique. On partage ce rêve de se faire entendre. De réussir à passer des messages, à s’exprimer. Il allait le faire. Le film, ses collaborations internationales, il était en train de réaliser le rêve de tout artiste», affirme Cobna.

«Le plus dommage, c’est qu’il a un enfant. Même si on parle d’un artiste, d’une bonne personne, avant tout il a donné la vie à un être humain qui ne connaîtra pas son père. Fuck la musique, le plus dommage, c’est son fils. Sa vie ne sera plus pareille. Il faut penser à sa famille. C’est dur pour le milieu du rap. Mais ça l’est encore plus pour sa famille», conclut Sa Majesté l’Intrus.

Le hip-hop québécois est en deuil. Son rayon de soleil s’est éteint. Celui qui voulait rassembler le milieu et lui offrir une vitrine mondiale n’est plus. La communauté du rap poursuivra-t-elle dans la voie que Bad News Brown a tracée ou persistera-t-elle à s’entredéchirer?

L’essence de Bad News Brown survit

Le 8 mai dernier a eu lieu a Montréal un spectacle hommage à Bad News Brown. Plusieurs artistes de la scène hip-hop et en provenance d’autres horizons se sont alors rassemblés au Metropolis pour un dernier coup de chapeau à cet homme qui en a marqué plusieurs.

À coup de 20$ et 25$ le billet, les profits amassés au cours de la soirée ont été remis à une fondation au nom de Paul Frappier, alias Bad News Brown. Cette fondation vient en aide aux jeunes défavorisés vivant dans la rue et veut leur révéler des alternatives de vie à travers la musique. Aussi, l’argent amassé lors du spectacle permettra de produire les derniers enregistrements de Bad News Brown. Une façon pour plusieurs de garder en vie l’essence de Bad News Brown, de poursuivre dans la voie empruntée par Paul Frappier.

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Graffiti sous l’autoroute Ville-Marie: le TA Wall

Le TA Wall

Galerie d’art sous l’autoroute Ville-Marie

Lieu mythique des graffiteurs montréalais, le TA Wall est une véritable galerie d’art à ciel ouvert. Le mur pourrait bientôt être inaccessible, craignent des graffiteurs. La transmission des connaissances sur le graffiti et la complicité qui les unit telle une communauté sont menacées.

Charles Messier Dossier:  Graffiti, Sterling Downey

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À l’hiver, pour se rendre au TA Wall, le visiteur doit franchir une clôture métallique accessible par les rues Saint-Antoine et Lenoir dans le quartier du métro Lionel-Groulx. «Avant, y’avait pas de problème. C’était beaucoup plus ouvert», raconte Fluke, guidant une visite du lieu. Après, il doit gravir une butte en s’agrippant à des morceaux de métal pour ne pas glisser sur de la glaise. Le TA Wall se profile. Sa splendeur est digne d’une galerie d’art des plus imaginatives.

Le mur présente des œuvres qui se suivent sans espacement. Elles sont aussi élevées que la hauteur atteinte par les bras tendus des graffiteurs et aussi longues qu’une Cadillac. Derrière le TA Wall, il y a l’autoroute Ville-Marie. Devant, des bâtiments abandonnés. Par exemple, une usine sans fenestration. «On a enlevé les fenêtres récemment pour pas qu’on vienne squatter ou faire des feux», croit le guide.

À l’ombre des condos

nixon-graf-ta-wall-graffitiBientôt, des condos pourraient y être construits, s’inquiète Fluke. Pour lui, ce serait la fin du mur; la police ne tolérerait aucun graffiteur. «Il y a quelques années, dans le coin de Pointe-Saint-Charles, c’est arrivé à un endroit qui s’appelait la Redpath, une raffinerie de sucre. Il y avait aussi le Jenkins à Lachine, qui a aussi été démoli. C’est le TA Wall qui a pris la relève.» Craignant que le mur ne devienne inaccessible, les graffiteurs multiplient leur visite au célèbre mur, explique Fluke. «C’est comme quelqu’un qui fait du kayak et qui apprend que sa rivière va disparaître. Il va en faire une dernière shot le plus tôt possible!»

La Redpath, le Jenkins et le TA Wall ont tous une valeur mythique dans le hip-hop montréalais, le graffiti étant un des volets de cette culture, avec le rap, le breakdancing, et le DJ. Un pan de l’histoire du graffiti et de l’art urbain s’est achevé avec la disparition des 2 premiers endroits. Ils constituaient des lieux de rassemblement et de socialisation de jeunes. Des touristes venaient de par le monde admirer le travail des graffiteurs.

Un mur comme le TA Wall, deux fois plus long qu’une allée de quilles, permet aux artistes de la canette d’établir des critères esthétiques et de déterminer des règles communes. Un jeune graffiteur apprend par exemple auprès des plus vieux qu’il ne peut pas graffiter des églises et des voitures. Le «TA», comme le nomment ses adeptes, est également un catalyseur pour la communauté du graffiti. «Souvent, les gars amènent de la bière, des radios, raconte Fluke. On fait même des barbecues sur le toit de l’usine abandonnée, située juste en face. Des fois, l’été, quand il fait beau, tu peux aller là et il y en a 20 qui peinturent en même temps.»

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Fuir pour mieux revenir

Selon les années, les policiers permettent ou interdisent aux graffiteurs de peindre sur le TA Wall, avance Fluke. «Y avait des policiers qui venaient des fois, qui nous parlaient, et qui ne nous arrêtaient pas. Y voyaient bien qu’on ne brisait pas de bouteilles de bière et qu’on faisait juste faire ce qu’on aime. On dirait que ça dépend si la police est occupée ou pas… D’autres fois, y descendaient icitte, pis y partaient à courir après tout le monde. Y mettaient des menottes sur tous les graffeurs et y leur donnaient des amendes.»

Fluke est un adepte de la course à pied lorsqu’il voit arriver un policier, mais il est conscient que cette technique comporte le risque de se blesser en raison des nombreuses pentes et obstacles du lieu. La police a dû s’adapter, selon Fluke. «Pour mieux nous pogner, y’ont fait venir un bulldozer qu’y a fait un chemin derrière le TA Wall pour que les chars de police puissent se rendre.»

Un nouveau TA Wall

À une centaine de mètres de l’endroit se trouve un autre mur investi par les graffiteurs. Il est aussi imposant que le premier. Les graffitis y sont cependant moins achevés. Cette impression devrait se résorber au fur et à mesure que les moins beaux graffitis seront recouverts par d’autres d’une plus grande qualité esthétique.

Cet autre mur, plutôt en retrait des terrains où risquent d’être construits des condos, pourrait devenir un endroit aménagé et légal pour laisser libre cours aux élans artistiques. «Je suis convaincu que la Ville peut faire quelque chose de bien ici, confie Fluke. Ajouter des lampadaires, aménager une piste cyclable… Ça pourrait être le même esprit que le TA Wall.» Selon lui, ce nouveau mur est essentiel pour les graffiteurs. «Si le TA Wall n’existe plus, il ne restera que quelques endroits légaux. Mais, pour le nombre de graffeurs qu’il y a à Montréal, c’est pas assez.»

Prospecter pour graffiter

Seaz, découvreur du mur, n’est pas de ceux qui tiennent à tout prix à la sauvegarde du TA Wall. «Le monde en parlera toujours, il y aura toujours des photos. C’est entré dans l’histoire. Si le mur n’est plus accessible, il sera encore plus mythique. Ce sera alors aux nouveaux graffeurs de découvrir de nouveaux endroits et de les nommer.»

Fluke n’est pas convaincu qu’il serait évident de trouver un lieu aussi rassembleur et qui permet de s’exprimer aussi librement. «Ce sont des places comme ça qui permettent aux graffeurs de se rencontrer. Sans le TA Wall, il n’y aurait presque plus d’endroits où faire des graffs de belle qualité.»

Seaz est encore nostalgique de l’époque où il sillonnait la ville pour trouver de nouvelles surfaces où laisser sa trace. «Dans mon temps, on devait chercher et découvrir des endroits cachés pour peinturer, où c’était juste une poignée de personnes qui venaient. Aujourd’hui, le monde veut peinturer dans des endroits déjà découverts, dans des endroits faciles. Ils veulent pas aller découvrir.

Tié-ouâle

TA Wall se prononce avec l’accent anglophone en détachant le «T» du «A»: T-A-Wall. Cette expression signifie «Team Autobot Wall» (mur du groupe Autobot), en référence au personnage principal du dessin animé Transformers. Cette série mettait en scène des robots pouvant adopter une posture humaine ou se transformer en objet. C. M.

Premiers jets

Seaz est le premier à avoir laissé sa trace sur ce qu’il a nommé avec Stack et Maink le «TA Wall», en 1995. «Il avait l’avantage d’être long mur beaucoup d’espace pour peindre, raconte-t-il. C’est un endroit plutôt tranquille. La chance de se faire prendre par la police était assez faible, même si c’est arrivé souvent. Il a aussi l’avantage d’être accessible, parce que c’est près du métro Lionel-Groulx.» Le lendemain de sa découverte, il y est retourné avec 4 autres graffiteurs qui se le sont appropriés en le peignant d’un bout à l’autre. «J’aurais jamais cru en le nommant ainsi il y a 12 ans que ça allait durer aussi longtemps.»

En 1995, une dizaine de graffiteurs venaient au moins une fois par mois. En quelques années, le TA Wall est devenu un endroit aussi populaire que les 2 ou 3 autres les plus fréquentés à cette époque. Alors que le graffiti commençait à émerger à Montréal, ce mur a favorisé le regroupement des artistes de la canette. «Au début, les graffeurs ne se connaissaient pas, mais à force de se croiser là, ils ont formé un crew [groupe], explique Kaséko, un des premiers artistes du mur. Le TA Wall est un des endroits qui a permis à beaucoup de graffeurs de se rencontrer.»

«Y’a du monde de partout sur la planète qui vient ici, explique Fluke. Par exemple, ici, y’a un graff d’Allemands. Y sont descendus à Montréal pour faire un petit quelque chose. Le TA Wall, c’est la place. Tous les graffeurs à Montréal le connaissent. Mais, plus que ça, beaucoup d’étudiants en photographie et en art viennent y observer les graffs.»

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