Les murales du journal Métro VS les murales du Devoir

Deux titres, deux histoires

Métro VS Le Devoir

Raymond Viger  Dossier MédiasCulture

murale boulevard saint-laurent muraliste barréDeux médias couvrent, la même journée, la même nouvelle; le Journal Métro et Le Devoir. Pourtant, ce qu’on peut y lire est tout à fait différent. Voici les deux titres de la nouvelle:

Trois murales de Montréal dans le Top 25 des murales marquantes de 2013, Le Devoir, Isabelle Paré, 23 janvier.

Trois oeuvres du festival Mural parmi les plus belles murales du monde, Journal Métro, la rédaction, 23 janvier.

Dans l’article du journal Métro, ni dans le titre, ni dans le texte, il est mention qu’on parle des murales réalisées en 2013. Mention qui est clairement souligné dans l’article du Devoir.

Quand on m’a fait parvenir l’article du Métro, je voulais réagir. Je connaissais des murales beaucoup plus intéressantes que celles présentées. Avant de le faire, quelques recherches permettent d’expliquer la nuance. Les murales que je voulais introduire dataient de quelques années, donc pas éligible au palmarès du magazine Complex.

Autre fait intéressant, l’article du Devoir est signé par une journaliste, Isabelle Paré. Celui du journal Métro par la rédaction. Un article anonyme, écrit par on ne sait qui. Et en plus qui porte à confusion.

Les photos des murales du journal Métro ne sont pas attribuées à un photographe tandis que les photos du Devoir sont crédités aux photographes qui a fait le travail.

Certains médias semblent n’être que le fast food des nouvelles. De quoi nourrir une obésité intellectuelle.

Référence des articles mentionnées:

Murale Barré, par l’artiste Escif. Photographie de Daniel Esteban Rojas

Autres textes sur Journalisme

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Les arts de la rue fleurissent à Paris… et à Montréal

Jane Borden et le journal Métro

Des photos graffitis peu convaincantes

En plus de traiter les artistes urbains de Montréal d’amateurs, Jane Borden publie un article avec des photos qui feraient honte aux graffiteurs Français!

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti,  Porte-folio, Murales, Vidéos

arts-rue-fleurissent-paris-jane-borden-metro-29-aout-graffiti-art-urbain-franceMercredi dernier, le 29 août le journal Métr0 publie un article sur les arts de la rue à Paris. Jane Borden du Metro World News signe l’article.

Je suis convaincu que le pupitreur (celui qui choisi les photos pour compléter l’article), ne devait pas avoir lu l’article. Jane Borden présente un article qui souligne la grande qualité artistique des graffiteurs français. Elle nous parle de leurs présences dans les galeries, d’un bouteille de cognac Hennessy dont l’étiquette a été réalisé par le graffiteur Futura 2000 (Lenny McGurr), des artistes de la rue tels que Da Cruz, Miss.tic, Nemo, Jérôme Mesnager, Jeff Aerosol, Art of Popof, Atlas…

Mais les photos qui accompagnent l’article ne nous montrent que du graffiti bas de gamme de débutant.

metro-jane-borden-art-rue-fleurissent-paris-graffiti-art-urbain-franceMalgré tout, Jane Borden va un peu trop loin dans son article. Elle affirme que:

 Les artistes Parisiens surpassent ceux de l’Amérique du Nord faisant passer nos artistes pour de simples amateurs.

Désolé Mme Borden, mais vous venez de lancer une grave insulte aux arts de la rue.

  1. Si nos artistes urbains étaient des amateurs, comment se fait-il que plusieurs de nos artistes ont été engagé par des entreprises de France pour des réalisations en France?
  2. Si nos artistes étaient des amateurs, comment se fait-il que des organisateurs de conventions internationales tel que Kosmopolite à Bagnolet en France invitent nos artistes à représenter le Québec en France?
  3. Si nos artistes étaient des amateurs, comment se fait-il que les artistes urbains d’Europe aiment bien venir à Montréal pour participer à des conventions telles qu’Under Pressure qui existe depuis près de 20 ans à Montréal.
  4. Si nos artistes étaient des amateurs, comment se fait-il que la convention internationale Meeting of Styles ait accepté Montréal comme l’une des vingt villes à travers le monde pour présenter sa convention?

Conventions graffiti, pas des compétitions

Finalement Mme Borden, vous savez pourquoi les artistes de la rue font des conventions et non pas des compétitions? Parce que les artistes urbains sont des passionnés de leur art. Ils aiment se rencontrer, partager et peindre ensemble. Parce qu’ils forment une communauté. Ils ne veulent pas savoir qui est le meilleur. Ils sont tous des meilleurs, chacun dans leur spécialité.

Et si quelqu’un un jour décide de qualifier des graffiteurs de bons, meilleurs, moins bons ou amateurs, soyez assuré que cela devra être un graffiteur qui en connaît bien la technique. Sûrement pas une journaliste extérieure à la communauté.

Vous pouvez aimer ou ne pas aimer. Mais vous ne pouvez pas amener un tel jugement dans un média.

Et si un jour vous voulez voir le talent des artistes urbain de Montréal, faites-nous signe. Il nous fera grand plaisir de vous organiser une visite guidée.

Vous pouvez lire l’article Les arts de la rue fleurissent à Paris de Jane Borden dans le journal Métro.

Les photos publiées dans l’article et sur le site Internet sont signées Metro News World.

Pour ceux qui ne veulent pas voir le talent des artistes urbains de Montréal, n’allez pas voir ces liens supplémentaires:

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Le sensationnalisme du Journal de Montréal et baisse de son lectorat

Le Conseil de presse

Blâme sévère contre le Journal de Montréal

L’info lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec du 12 avril dernier attire notre attention sur le Conseil de presse qui donne un blâme sévère envers le Journal de Montréal: déformation sensationnaliste, information inexacte, exagération…

Raymond Viger Dossiers Média, Journal de Montréal

Dans une série de quatre reportages portant sur le travail des ambulanciers, la journaliste Héloïse Archambault du Journal de Montréal aborde la question des délais d’attente lors d’appels d’urgence.

Elle y laisse entendre, en prétendant se fonder sur des rapports du coroner, qu’une dizaine de cas de décès analysés par celui-ci aurait pu être évitée si les ambulanciers avaient pu se rendre plus tôt sur les lieux. En réalité, dans aucun de ces cas le coroner affirme que les décès sont attribuables à la lenteur des services ambulanciers juge le Conseil de presse suite à une plainte.

Étant donné que ces inexactitudes, à caractère sensationnaliste, ont grossièrement déformé la réalité, et que la rectification, très partielle, parue dans le Journal de Montréal, n’était pas de nature à rétablir les faits, le Conseil a choisi de retenir contre la journaliste et le média un blâme sévère.

La mise en cause concerne la journaliste Héloïse Archambault, le rédacteur en chef du Journal de Montréal M. Dany Doucet, le rédacteur en chef de Canoe Patrick White et le portail Canoe. Le Journal de Montréal et Canoe ont refusé de répondre au Conseil de presse leur valant le blâme du manque de collaboration.

Dans la même lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec nous apprenons aussi que:

Le dernier sondage Newspaper Audience Databank (NADbank) sur le lectorat montre que l’annonce du décès des médias écrits est largement prématurée au Québec. Sur un an, voici les variations du tirage total:

  • La Presse +1%
  • Le Journal de Montréal -4%
  • Le Devoir -2%
  • The Gazette +2%
  • Métro +13%
  • 24 Heures +15%
  • Le Soleil -9%
  • Le Journal de Québec +10%
  • Le Droit +3%
  • En chiffres absolus, le Journal de Montréal reste le plus lu avec près de 1,2 million de lecteurs, mais ce chiffre inclut une forte proportion de journaux donnés, 25% selon La Presse.
    Globalement, le nombre de lecteurs de journaux dans la grande région de Montréal a progressé de 6 % l’an dernier, pour ainsi ajouter 250 000 lecteurs.

La question qui tue

Pendant que les médias écrits de la région de Montréal progresse de 6%, le Journal de Montréal en perd 4%! Est-ce à dire que les lecteurs ne veulent plus de ces articles sensationnalistes? Le sensationnalisme qui a fait la fortune de Pierre Péladeau va-t-il finir par tuer celle de Pierre-Karl Péladeau?

Autres textes sur Médias et Journal de Montréal

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Les recettes de Métro qu’il faut acheter ailleurs!

Idées, conseils et recettes de Métro

Les secrets de mon épicier Métro

Nous recevons le circulaire de Métro. La page couverture nous montre un gâteau à s’en lécher les doigts. Grande déception en vue!

Raymond Viger Dossier Famille, Protection du consommateur

entree-foie-gras-canard-epicerie-metroDanielle et moi arrivons chez Métro. Nous avons planifié le foie gras de canard finement gourmand. Malgré qu’il soit annoncé que nous pouvions trouver le foie gras de canard Delpeyrat au comptoir de charcuterie.

Des recettes pas d’ingrédients

Après avoir cherché en vain le foie gras de canard, trois préposés, exaspérés nous répondent qu’ils n’ont jamais eu de foie gras de canard et qu’ils en n’auront pas. Ils sont déçus de voir que Métro annonce des recettes dont ils ne peuvent pas avoir les produits.

Pas de pain épicé chez Métrobuche-pyramide-metro-dessert-epicerie

De plus, le même sort était réservé au pain épicé qui accompagnait le foie gras de canard. Le pain épicé n’a jamais vu les entrepôts de l’épicerie Métro

Nous décidons de nous contenter du dessert, cette magnifique bûche pyramide. Et bien, croyez-le ou non. Cette buche, tout comme le foie gras de canard et le pain épicé, n’est pas disponible chez Métro!

Une belle publicité et de gros efforts marketing des épiceries Métro qui tournent au vinaigre.

Autres textes Protection du consommateur

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OPUS: dernière chance pour bénéficier des promotions de la STM

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Des cartes de métro OPUS à prix réduit

Un mois gratuit pour votre carte OPUS

En vous abonnant à Opus à l’année, vous obtenez le 12e mois gratuitement! Faites-vite, la promotion de la Société de Transport de Montréal se termine le 14 octobre 2011.

Raymond Viger Dossier Environnement

metro-montreal-carte-opus-promotion-autobus-passe-mensuelle-busPlusieurs promotions sont disponibles pour l’obtention de votre carte mensuel d’autobus et de métro OPUS.

Opus à l’année

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Habiter Montréal

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Liens pour profiter des promotions de la carte OPUS de la STM:

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Autres textes sur Environnement

Une forêt contre le tsunami

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Vandalisme dans le métro et les transports en commun

Entrevue avec Serge Savard de la Société de Transport de Montréal

Vandalisme dans le métro et les transports en commun

La Société de transport de Montréal (STM) consacre annuellement 1,3 million de dollars à l’enlèvement des graffitis dans son réseau. Ça peut sembler énorme et pourtant, c’est encore insuffisant.

Martin Ouellet   Dossiers : Graffiti, Hip-Hop

graffiti dans le metro de montreal

En effet, une évaluation faite en 1999 a révélé qu’il aurait coûté 5 millions pour nettoyer complètement l’intérieur de toutes les stations du métro de Montréal. C’est sans compter ce qu’il aurait fallu débourser pour remettre à neuf tous les autobus de la flotte, la surface extérieure des stations ainsi que les abribus…

Où frappent les vandales?

Le vandalisme est généralisé à l’ensemble du réseau. Même les œuvres d’art ne sont plus respectées par la nouvelle vague de graffiteurs, qui les trouvent démodées. Certains produits chimiques très puissants utilisés pour enlever les graffitis risquent de dégrader la surface des murales ou autres pièces de notre patrimoine artistique. À la station Snowdon, entre autres, les murales représentant les quatre saisons ont été très abîmées par l’enlèvement de graffitis à répétition.

Les conséquences?

Toute personne surprise à souiller une station de métro est passible d’une amende de 75 à 500$. Depuis peu, il faut savoir également que la STM poursuit systématiquement au civil les graffiteurs pris sur le fait pour leur réclamer le montant total qu’aura coûté la réparation de leur vandalisme.

Comment évaluer les coûts?

Pour déterminer à combien s’élève la facture pour les dommages subis, la Société de transport prend en considération différents facteurs: le type de matériel utilisé pour le graffiti, la nature de la surface à nettoyer multiplié par la superficie en pouces carrés et finalement le salaire de la main-d’œuvre chargée de l’effacement. Il existe d’autres pertes reliées au graffiti, impossibles à récupérer. Par exemple, lorsque des voitures de métro sont graffités, on les retire de la circulation jusqu’à ce qu’elles soient nettoyées ou repeintes, ce qui cause une perte de productivité.

Serge Savard affirme que les sommes réclamées par la STM aux vandales sont toujours évaluées de cette façon. Ceux qui prétendent que les chiffres sont gonflés font fausse route car la méthode de calcul est approuvée par l’industrie.

Verra-t-on la fin de la guerre au graffiti un jour?

«Depuis longtemps, notre objectif n’est pas d’éliminer le graffiti, ce qui est utopique, mais de le réduire. Il faut contenir le problème, ne pas laisser déborder la situation. Une grande partie de notre clientèle n’apprécie pas le graffiti et est intimidée par sa présence dans les transports. Cela donne l’impression que le service est négligé et ça crée un sentiment d’insécurité chez la population.»

La prévention?

La STM organise des activités de sensibilisation auprès des jeunes dans les milieux scolaires et produit des brochures pour responsabiliser les citoyens. La Société de transport a également des représentants qui siègent à la table de concertation Alliance Métropolitaine Graffiti et Affichage, où elle travaille en partenariat avec entre autres la Ville de Montréal et le Café-Graffiti.

Un message pour les graffiteurs?

«Vous faites partie de la société vous aussi, vous payez pour vos propres méfaits» «On ne porte pas de jugement artistique sur les graffitis. Si Picasso avait été surpris à peinturer sur les murs du métro, nous l’aurions arrêté. Il faut enlever les graffs, même si certains sont beaux. De tous temps, il y a eu des artistes incompris, rejetés. Ils n’ont pas nécessairement imposé leurs œuvres à tout le monde pour autant… Dites-vous bien que nous n’arrêterons jamais de nettoyer…»

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

Vandalisme au métro Sherbrooke: un graffiteur réagit

Québec et Gatineau en mettent plein les murs

Graffiteur recherché pour les tags dans le métro

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L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

François Richard  Dossiers Festival d’expression de la rueJeunes de la rue et Organismes communautaires

Le Festival d’expression de la rue (FER) se retrouve sans lieu où tenir sa treizième édition. L’Université du Québec à Montréal (UQAM) refuse de rendre disponible la Place Pasteur comme elle l’a fait au cours des douze dernières années.

L’événement est organisé par le Collectif d’intervention par les pairs. Il s’agit d’un groupe de jeunes intervenants qui ont déjà habité dans la rue et qui mettent aujourd’hui à profit cette expérience afin de venir en aide aux jeunes marginaux du centre-ville de Montréal.

Cette aide prend notamment la forme de l’organisation du FER, qui permet pendant quelques jours par année à des jeunes sans domicile fixe de présenter leurs créations artistiques. Des ateliers et des kiosques sur une foule de sujets, tels la prévention du VIH et la réduction des méfaits liés à la consommation de drogue sont aussi présentés. L’événement constitue une occasion d’établir des liens positifs entre les différents occupants du quartier: résidants, commerçants, institutions et jeunes de la rue.

Les organisateurs du Festival se disent surpris et déçus de la décision de l’UQAM, une institution avec laquelle ils ont entretenu de bons liens jusqu’à maintenait. La direction de l’Université explique son refus d’accueillir l’événement par la tenue de festivités en lien avec son quarantième anniversaire.

Victimes de discrimination? Le Festival Juste pour rire!

Les membres du collectif d’intervention par les pairs expriment des doutes sur la justesse de cette affirmation. Ils se questionnent quant au fait que ces mêmes festivités n’ont pas empêché l’UQAM de laisser le Festival Juste pour rire occuper la Place Pasteur, située sur le rue Saint-Denis entre les rues Sainte-Catherine et Maisonneuve.

Dans une lettre expliquant son refus, le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, mentionne le souhait de l’université d’éviter d’être associée à des événements polémiques. Pourtant, les douze dernières éditions de l’événement se sont déroulées sans incident majeur. Le Collectif des pairs aidant dédommage l’UQAM pour les frais liés à l’occupation des lieux, notamment le salaire de gardiens de sécurité supplémentaires sur le campus. Les pairs croient maintenant que l’UQAM refuse simplement de s’associer à des jeunes marginaux par crainte des impacts négatifs que cela pourrait avoir sur l’image de l’Université.

Le Collectif a rédigé une lettre ouverte dénonçant la situation que nous publions ici. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à réagir. Les pairs aidant sont présentement en discussions avec l’arrondissement de Ville-Marie et une des membres du comité, Évelyne Gauthier, dit être confiante que l’événement pourra avoir lieu dans un autre lieu, non confirmé pour l’instant.

Lettre ouverte

Festival d’expression de la rue (FER)

L’UQAM : « Oui, mais… pas dans ma cour »

Cette année, le seul festival montréalais qui peut se targuer de ne pas exclure personne de son territoire se fait lui-même expulser pour des raisons plutôt discutables. En effet, l’Université du Québec à Montréal refuse d’octroyer la Place Pasteur au Festival d’Expression de la Rue (FER) pour la tenue de sa 13e édition.

Or, pendant les douze dernières années, le FER s’est tenu, jusqu’à ce jour, à la Place Pasteur, située sur la rue St-Denis immédiatement à côté de la sortie de métro Berri-UQAM. Cette place, dont l’administration est aujourd’hui assurée par L’UQAM, car située sur son campus, fut léguée à la Ville de Montréal au XIXe siècle par Louis-Joseph Papineau, qui lui décréta alors son statut d’espace public : c’est-à-dire accessible à tous. Cette place reçut ensuite son nom actuel au XXe siècle en l’honneur de Louis Pasteur, homme de science dévoué à l’amélioration des mesures socio-sanitaires et de la santé collective. L’histoire de ce site enchanteur lui confère donc une valeur particulièrement symbolique pour notre événement puisqu’elle s’est enracinée sous un statut d’espace public et qu’elle rejoint de surcroît la mission préventive et sanitaire du festival.

Et parlons-en de ce Festival. C’est le dernier de la saison estivale, celui qui s’impose depuis 1997 après les grands événements clôturés. Organisé par le Collectif d’intervention par les pairs, le Festival d’Expression de la Rue cible principalement les jeunes en situation de précarité et d’itinérance qui fréquentent le centre-ville de Montréal. En ouvrant un dialogue, le FER favorise la cohabitation harmonieuse de ces jeunes avec les résidents, commerçants et passants du quartier tout en démystifiant leur culture.

Fruit de la collaboration annuelle d’une cinquantaine de partenaires et d’organismes communautaires, le FER offre aussi une tribune importante pour les talents artistiques des plus variés. Parallèlement, cet événement sert de plateforme pour sensibiliser les jeunes à la prévention des maladies infectieuses et aux méfaits liés à l’utilisation de drogues, tout en favorisant un développement positif de leur estime de soi.

C’est après 12 ans d’une saine collaboration que l’UQAM refuse délibérément de prêter l’espace. Le Collectif d’intervention par les pairs a rencontré M. Claude Corbo, recteur de l’UQAM, en vue d’en arriver à un compromis, mais le recteur est demeuré inflexible. L’excuse officielle offerte repose entièrement sur la non-disponibilité du terrain de juin à octobre, en raison de la tenue des festivités entourant le 40e anniversaire de l’université. Pourtant, le festival Juste pour Rire nous a confirmé qu’il tiendra encore cette année, certaines de ses activités sur le site même de la Place Pasteur au courant du mois de juillet. Que cache donc l’excuse du quarantième de l’UQAM?

Dans une missive qui nous a été envoyée par le recteur le 25 février dernier, celui-ci indique ses motivations réelles pour refuser ledit terrain : « le rendez-vous festif et stratégique auquel nous sommes conviés en 2009, nous invite à des démarches plus sobres et moins enclines à des polémiques. »

On peut alors se demander : « mais, qu’est-ce qui est polémique? » Si l’image que projettent les jeunes de la rue peut sembler dérangeante pour certains, il faut savoir que l’un des principaux objectifs du festival est justement de favoriser une meilleure cohabitation et une compréhension réciproque entre les jeunes et le reste de la population! De plus, les 12 éditions sans embuche qu’ont connues le Festival ne peuvent que servir la réputation de l’université.

Enfin, pourrait-on penser que l’UQAM a abandonné son statut d’université du peuple, son ouverture et sa mission sociale en préférant que les jeunes marginalisés se retrouvent n’importe où, mais ailleurs que dans sa cour?

Dans les circonstances, il appartient à la Ville de Montréal, l’autre des responsables actuels de la place Pasteur, de trouver un lieu alternatif au FER, à moins que l’UQAM ne daigne sagement revenir sur sa décision. En effet, on est sur le point de démolir une institution communautaire et populaire favorisant l’inclusion de jeunes justement trop souvent victimes d’exclusion dans de multiples sphères de leur vie. Il n’y a pas à dire : Papineau doit très certainement être en train de se retourner dans sa tombe!

Le Collectif d’intervention par les pairs
Kim, Stéphanie, Marc, Marc-André, Bertrand, Isabelle, Marie-Noëlle, Catherine et Evelyne

pairs-aidants@cactusmontreal.org, (514) 847-0067, poste 301

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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