La lecture en cadeau: 29 614 enfants défavorisés en profiteront

La lecture en cadeau: 29 614 enfants défavorisés en profiteront

Gabriel Alexandre Gosselin Dossier Décrochage, Éducation

logo_accueil_fr_175 Pour une dixième année consécutive, la Fondation pour l’alphabétisation distribue des livres aux enfants défavorisés du Québec dans le cadre de La lecture en cadeau. Lors de la distribution des dons en mai, ce sont 29 614 enfants défavorisés âgés entre 0 et 12 ans qui recevront un livre gratuitement. La fondation tient à remercier du fond du cœur tous ses donateurs de l’édition 2009.

Une collecte fructueuse

En 10 ans, ce sont 195 000 livres qui ont été distribués à travers le Québec. La collecte pour l’édition 2009 de La lecture en cadeau s’est déroulée en novembre et décembre 2008.

Cindy Gauthier, relationniste pour la Fondation pour l’alphabétisation, mentionne que la plupart des donations proviennent de librairies ainsi que des différents Salons du livre tenus au cours de l’année. Elle note tout de même que les collectes au sein des entreprises sont fortement encouragées, par exemple, en demandant à chaque employé d’apporter un livre dans la période précédant les Fêtes.

Un don qui revient à sa région

Tous les livres amassés sont rassemblés dans un même lieu, puis reclassés. Selon d’où il vient, et la catégorie d’âge à laquelle il s’adresse, le livre sera redistribué dans les écoles primaires et CPE de sa région. «On a compris que les gens donnent pour que ça reviennent à leur milieu proche. C’est pour ça que c’est important pour nous que les livres reçus dans une région reviennent à cette région», souligne Mme Gauthier. Pour elle, cette façon de procéder permet à la collecte de satisfaire les donateurs, de les remercier du coup à la hauteur de leur implication.

Prévenir le décrochage et l’analphabétisation

Par La lecture en cadeau, la Fondation pour l’alphabétisation vise à prévenir le décrochage et l’analphabétisation chez la jeune population moins bien nantie du Québec. Pour en savoir plus, visitez le site de la Fondation pour l’alphabétisation.

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Discrimination policière au Québec

Discrimination policière au Québec

Lisa Melia        DOSSIER DISCRIMINATION, Ville de Montréal

Ce qui est vrai en France l’est également au Québec. Une étude du centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations de l’Université de Montréal avance qu’un jeune Noir a deux fois plus de chance d’être arrêté qu’un Blanc. Les chercheurs Christopher McCall et Leonel Bernard affirment même que les jeunes Noirs issus de milieux défavorisés risquent davantage de se faire suivre dans les centres commerciaux par la police que les jeunes Blancs, que ceux-ci soient défavorisés ou non. En 2001 à Montréal, 22,1% des jeunes traduits en justice étaient noirs, alors qu’ils ne représentent que 10,5% de cette tranche d’âge, selon Statistique Canada. Ils sont donc deux fois plus représentés dans les dossiers policiers. Les chercheurs précisent que cette surreprésentation serait légèrement plus accentuée au Québec qu’aux Etats-Unis.

Les différences entre les Noirs et les Blancs selon le délit

Le type de délit a également une influence: quand il s’agit de trafic ou possession de stupéfiants, il n’y a pas de discrimination. Dans ce cas-là, non seulement les jeunes se comportent de la même façon indifféremment de leur couleur de peau, mais ils possèdent même, le cas échéant, le même type d’arme. Une différence entre les Noirs et les Blancs apparaît cependant pour les délits contre la personne: là encore, la population noire est surreprésentée, en particulier quand il y a présence de complices. En revanche, les jeunes Blancs sont plus violents dans les milieux scolaire et familial.

Sanction des discriminations policières

Christopher McCall et Leonel Bernard restent cependant prudents quant au terme de “profilage racial”: l’étude n’est pas totalement achevée, et leurs résultats sont fondés sur une analyse détaillée des archives de la Chambre de la jeunesse. D’autre part, les dérapages policiers sont sanctionnés par la justice: le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) rapporte par exemple une affaire de juin 2008, dans laquelle la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a conseillé la condamnation de la ville de Montréal et deux policiers à payer 60 000 $ à trois citoyens noirs victimes de discriminations.

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show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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