Prix hommage pour les 40 ans de la Charte des droits et libertés de la personne

40 lauréats pour un prix hommage

Raymond Viger  Dossier Justice

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse souligne le parcours exceptionnel de 40 personnes qui font avancer les droits et libertés au Québec.

À l’occasion du 40e anniversaire de la Charte des droits et libertés de la personne, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse remettra le prix Hommage – 40 ans de la Charte des droits et libertés de la personne à 40 personnes qui ont fait de l’avancement des droits et libertés au Québec leur combat au quotidien.

Ce prix sera remis lors d’une cérémonie le 10 décembre prochain à Montréal dans le cadre de la Journée internationale des droits de la personne, en présence de la présidente du jury, Louise Arbour et de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

commission droits personnes et droit jeunesseCréé pour célébrer l’adoption à l’unanimité de la Charte par l’Assemblée nationale du Québec en 1975, le prix Hommage – 40 ans de la Charte des droits et libertés de la personne souligne la contribution exceptionnelle de 40 femmes et hommes qui par leur travail, leur action bénévole ou leurs gestes citoyens, défendent et font la promotion des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Les 40 lauréates et lauréats se distinguent par la grande diversité de leur domaine d’intervention et d’actions, leurs nombreuses réalisations et la qualité remarquable de leur parcours.

« Nous tenons à féliciter les 40 lauréats et nous sommes fiers de rendre hommage à ces personnes qui, chaque jour, posent des gestes pour que les principes de la Charte soient respectés », a déclaré Jacques Frémont, président de la Commission. « En plus d’œuvrer pour les droits fondamentaux, les lauréats travaillent également à la défense du droit à l’égalité, des droits économiques et sociaux et des droits judiciaires, qui sont tous protégés par la Charte ».

  • Catherine Audrain, ancienne directrice générale, La Traversée (Saint-Lambert)
  • Rivka Augenfeld, cofondatrice de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (Montréal)
  • Pierre Blain, directeur, Regroupement provincial des comités des usagers (Montréal)
  • Haroun Bouazzi, coprésident, Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec (Montréal)
  • Louise Brissette, célibataire ayant adopté plus de 40 enfants et adultes en situation de handicap (St-Anselme-de-Bellechasse)
  • Lise Brouard, militante des droits des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale (St-Hyacinthe)
  • Denise Brouillard, coordonnatrice, Droits et Recours, section Laurentides (Saint-Jérôme)
  • Claudette Carbonneau, ancienne présidente, Confédération des syndicats nationaux (Montréal)
  • Édith Cloutier, directrice, Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or
  • Marc-Antoine Cloutier, avocat et cofondateur de la clinique sociojuridique Juripop (St-Constant)
  • Claude Cousineau, avocate spécialisée, défense des personnes vivant de l’aide sociale (McMasterville)
  • André Davignon, directeur bénévole, Observatoire Vieillissement et Société (Montréal)
  • Michelle Dawson, chercheuse autodidacte et autiste affiliée à la Clinique spécialisée de l’autisme de l’Université de Montréal
  • Michel De Césaré, agent de vérification de conformité, Commission canadienne des droits de la personne et vice-président du conseil d’administration de Kéroul (Montréal)
  • Lorraine Doucet, militante et experte de l’inclusion scolaire d’enfants en situation de handicap (Montréal)
  • Sylvain Fortin, président fondateur, Société québécoise de la Trisomie-21 (Deux-Montagnes)
  • Sylvie Fortin, infirmière et chercheuse, Centre hospitalier universitaire Ste-Justine (Montréal)
  • Linda Gauthier, militante et présidente, Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (Montréal)
  • Mona Greenbaum, cofondatrice et directrice générale, Coalition des familles LGBT (Montréal)
  • Minnie Grey, directrice générale, Régie régionale de santé et des services sociaux du Nunavik (Kuujjuaq)
  • Julius Grey, avocat spécialisé en droits de la personne (Montréal)
  • Ensaf Haidar, conjointe de Raif Badawi, détenu en prison en Arabie Saoudite (Sherbrooke)
  • Élaine Hémond, formatrice et conférencière en égalité homme-femme (Québec)
  • Patricia Jean, directrice générale, Arc-en-ciel d’Afrique (Montréal)
  • Micheline Labelle, professeure titulaire retraitée, Université du Québec à Montréal
  • Véronique Laflamme, organisatrice communautaire, Front d’action populaire en réaménagement urbain (Montréal)
  • Widia Larivière, coordonnatrice jeunesse, Femmes autochtones du Québec et cofondatrice du mouvement Idle No More-Québec (Montréal)
  • Mélanie Lemay, étudiante et membre du conseil d’administration du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel-Estrie (Sherbrooke)
  • Raoul Lincourt, cofondateur et bénévole du Centre de services de justice réparatrice (Mascouche)
  • Matamba Harusha Henry Mbatika, chargé de projet, Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (Sherbrooke)
  • Melissa Mollen Dupuis, animatrice communautaire et cofondatrice du mouvement Idle No More-Québec (Montréal)
  • Menka Nagrani, fondatrice et directrice de la compagnie Les Productions des pieds des mains (Montréal)
  • Robert Pilon, ancien président du Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale – GRIS (Montréal)
  • Michèle Rivet, première présidente du Tribunal des droits de la personne (Montréal)
  • Tamara Thermitus, avocate, ministère fédéral de la Justice (Montréal)
  • Marie-Thérèse Toutant, conférencière et proche aidante en santé mentale (Sainte-Julie)
  • Béatrice Vaugrante, directrice générale, Amnistie Internationale-section Canada francophone (Montréal)
  • Lucille Veilleux, responsable du financement et du développement des partenariats, Wapikoni (Montréal)
  • Raymond Viger, directeur, Le Journal de la rue (Montréal)
  • Nadine Vollant, coordonnatrice des services sociaux de Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles)

Sous le thème « Une Charte, mille combats », les parcours et réalisations des 40 lauréats sont présentés sur le site 40ansdelacharte.org Cet hyperlien vous mène vers un site externe..

Le jury a été présidé par Louise Arbour, ex-haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies et figure marquante du droit international. Les autres membres du jury sont : l’artiste hip-hop algonquin Samian, le Dr Gilles Julien, fondateur de cliniques de pédiatrie sociale, Carla Beauvais, organisatrice communautaire du Mois de l’histoire des Noirs et Ian Hamilton, directeur général d’Equitas, Centre international d’éducation aux droits humains, qui a reçu le Prix Droits et Libertés 2014.

« J’invite les gens à découvrir le parcours des 40 lauréats et ainsi constater qu’il n’est pas nécessaire d’être un juriste ou un universitaire pour connaître ses droits et les défendre. Nous invitons ainsi la population à se joindre à nous pour célébrer les 40 ans de la Charte », a précisé M. Frémont.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse assure le respect et la promotion des principes énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Elle assure aussi la protection de l’intérêt de l’enfant, ainsi que le respect et la promotion des droits qui lui sont reconnus par la Loi sur la protection de la jeunesse. Elle veille également à l’application de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics.

Journée internationale des droits de la personne

Proclamée par les Nations Unies en 1950, la Journée internationale des droits de la personne est soulignée annuellement le 10 décembre. Cette année, les Nations Unies lancent une campagne qui marque le 50e anniversaire des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de la personne : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui ont été adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 1966.

Depuis 1988, la Commission souligne cette journée en célébrant l’engagement et la contribution exemplaire de personnes ou d’organismes en matière de défense des droits et libertés de la personne au Québec.

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Un détenu ministre de la Justice …

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Raymond Viger   Dossier La chronique du prisonnier

Un détenu ministre de la Justice …

C’est si facile de critiquer le système judiciaire. Pourrais-je plutôt trouver des moyens de corriger cette «machine»? Ayant vécu de très longues années en détention, je suis en mesure d’évaluer l’efficacité des politiques en place, du moins à mon échelle. Afin de proposer mes solutions, je chausse, le temps d’une chronique, les souliers du ministre de la Justice.

Jean-Pierre Bellemare
justice canadienne prisonniers

L’auteur de ce texte est détenu depuis 22 ans à la prison de Cowansville et signe depuis 2 ans la Chronique du prisonnier dans la revue Reflet de Société.

Durant mon «mandat», toutes mes décisions seront guidées par l’équité. Le système judiciaire est très mal perçu par la population carcérale. Les détenus  constatent les iniquités flagrantes de son fonctionnement. Les plus riches s’en tirent habituellement à bien meilleur compte, ce qui engendre un mépris vis-à-vis tout ce qui concerne la justice. Comment faire pour améliorer ce système considéré si mauvais?

Je débuterais par la rémunération des avocats: tous au même salaire, afin d’éviter que seuls les accusés les plus riches aient accès aux meilleurs. Ensuite, les avocats devraient alterner leurs rôles, soit une année à la défense, puis une à la poursuite. Cette double pratique élargirait leur compréhension des impacts de leurs décisions. La pratique actuelle ne leur fournit qu’un côté de la médaille.

Les forces de l’ordre sont aussi dirigées selon deux approches opposées, l’une répressive et l’autre préventive. Ces deux aspects du métier devraient plutôt être complémentaires. Les policiers, et cela s’appliquerait aussi aux avocats, devraient expérimenter la prévention dans les quartiers défavorisés. La répression serait, quant à elle, utilisée contre une criminalité plus professionnelle. Il faudrait aussi que les agents ne soient pas cantonnés dans un même secteur, afin d’élargir leurs horizons, par exemple, en les déplaçant annuellement d’un quartier riche vers un quartier pauvre. Cette manière de faire devrait prévenir, chez certains policiers, le laxisme, la familiarité et l’indifférence envers les plus démunis. Je leur donnerais de plus le pouvoir de régler, par des constats à l’amiable, la petite criminalité: vol à l’étalage, bagarre, consommation de drogues, etc.

Des libérations trop conditionnelles

J’abolirais ensuite la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC). Cet organisme qui se doit d’être impartial et transparent n’arrive pas à remplir adéquatement son mandat. La CNLC est devenue un instrument de chantage et de malversations. Le fait que les fonctionnaires y soient nommés par le gouvernement pour des motivations politiques en démontre le favoritisme. Si, comme le prétend le gouvernement, la sécurité du public était une priorité, la sélection des commissaires serait réservée uniquement à des experts en la matière. Les pénitenciers possèdent des équipes de gestion de cas capables de s’en occuper.

En dernier lieu, lors d’un procès, si un témoin de la défense est en conflit d’intérêt, son témoignage serait rejeté. Des criminels pris les culottes à terre sont régulièrement contraints de témoigner contre leurs confrères, parfois en échange d’une rémunération ou d’une réduction de peine. Leur version des faits sera tout de même reçue par la cour. L’iniquité envers l’accusé dans ces cas est incroyable. Tout le monde devrait être traité sur un pied d’égalité devant la loi.

Les corps policiers reçoivent un budget imposant pour la formation de leurs membres et l’achat d’équipements très sophistiqués. Pourquoi donc s’en remettre presque toujours au témoignage d’un délateur? La facilité pour les policiers de faire condamner un suspect grâce aux délateurs les encourage à réduire leurs efforts et à s’abstenir d’améliorer leurs méthodes d’enquêtes.

[NDLR: Dans ce texte, le ministre Bellemare a sauté plusieurs fois la clôture séparant les compétences des gouvernements fédéral et provincial. Mais, tout comme nous nous permettons d’imaginer Jean-Pierre ministre de la Justice, nous lui avons permis de remplir son mandat dans un monde sans conflits de juridiction entre les différents ordres de gouvernement.]

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Illustration: Louise Pianetti-Voarick

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Tout le monde en parle, le ministre de la Justice Jacques Dupuis et la fusillade du Collège Dawson

Tout le monde en parle, le ministre de la Justice Jacques Dupuis et la fusillade du Collège Dawson.

Dossier Tout le monde en parle

Guy A Lepage reprend son émission. Le tournage a lieu le lendemain de la fusillade du Collège Dawson. Pour en discuter, il invite le ministre de la Justice, M. Jacques Dupuis. Celui-ci lance une grande question « Je ne veux pas accuser personne, mais il devait y avoir des signes avant-coureurs, la famille, les amis auraient dû réagir, faire quelque chose… ».

Le ministre de la Justice Jacques Dupuis devrait appeler son homologue de la Santé, Philippe Couillard. Il devrait se faire confirmer que les listes d’attente sont épouvantables en matière de santé. Je suis intervenant auprès de jeunes marginalisés. Il m’est déjà arrivé d’avoir à attendre plus de 6 mois pour avoir des traitements adaptés à certains jeunes, alcooliques, toxicomanes et psychiatriques. Présentement, j’ai deux jeunes qui ont besoin de soins et de thérapie. Je n’ai pas encore réussi à trouver les services qu’ils ont besoin. Les CLSC sont débordés et confus depuis la fusion avec les Soins de longues durées. Les gens ne savent même plus qui pourraient nous aider et qui est en charge de quoi.

Il y en a des signes avant-coureurs. Ces jeunes qui ont besoin de service ont la mèche courte. Demain peut-être que l’un d’eux se suicidera. Peut-être qu’un autre entrera dans un établissement public et commencera à tirer sur tout ce qui bouge.

Le problème est-il de voir les signes avant-coureurs ou de pouvoir offrir les services aux gens qui ont besoin d’être aidés?

Textes sur Tout le monde en parle.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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