Bolduc et sa prime de départ

Comprendre la dérive

Philippe Couillard est-il en conflit d’intérêt?

Raymond Viger  Dossier PolitiquePhilippe Couillard

Yves Bolduc ministre éducation santé prime départ gouvernement libéralYves Bolduc quitte la politique et son poste de ministre de l’Éducation. Prime de départ, 155 000$!

Un autre versement à un politicien qui fait réagir. Moi-même, ma première réaction a été assez cinglante. Mais prenons le temps de « cingler » dans la bonne direction.

Ce qui me ramène à une position différente est ce qu’il m’arrive de vivre avec des jeunes marginalisés que j’accompagne. Pour certains, la première étape de l’intervention est de les aider à recevoir un chèque d’aide sociale. Ils y ont droit mais pour plusieurs certains jugements les empêchent de toucher à ce chèque de dernier recours.

Drôle de déclencheur pour en arriver à analyser la prime de départ d’Yves Bolduc mais la réflexion demeure la même.

Il existe un règlement. Yves Bolduc décide d’en prendre avantage. Qui est coupable? La personne qui utilise un service qu’on met à sa disposition ou le gouvernement qui a mis en place une telle proposition?

Possiblement que les règlements datent d’une période où les politiciens étaient plus stables. Peut-être que le règlement a été écrit pour répondre à un besoin dans un certain contexte. Peut-être que ceux qui l’ont écrit ne s’attendaient pas que leurs règlements permettraient des doubles paiements, primes de départ quand tu viens juste d’arriver… Beaucoup de peut-être et possiblement que je ne pourrais pas spéculer sur les intentions réelles de ces « faiseux » de règlements.

philippe couillard premier ministre santé austérité conflit d'intérêt gouvernementMais à partir du moment où l’application d’un règlement nous fait sursauter, cela veut dire qu’il serait temps de le changer ou d’en définir son application. Cette responsabilité revient au gouvernement en place. Celui-là même qui cherche à couper partout pour atteindre un déficit zéro.

Mais est-ce que Philippe Couillard aura les couilles d’amender un règlement qu’il pourrait vouloir lui-même utiliser éventuellement? Est-il en conflit d’intérêt tout comme il l’a été quand il a autorisé l’incorporation des médecins pour sauver de l’impôt au moment où il était ministre de la Santé?

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Frais de scolarité: contre la hausse et pour la gratuité

Manifestation des étudiants

Réactions aux discours de Jean Charest

Suite à l’échec des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders des mouvements étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a pris la parole et a tenté de démontrer que son gouvernement avait raison. Sauf que…

Raymond Viger Dossiers Éducation, Culture, Économie, Politique

Suite à l’impasse des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a fait un point de presse pour résumer la situation.

Un discours savamment préparé pour tenter de nous convaincre que le gouvernement Libéral a fait plusieurs concessions depuis le début des négociations et que les étudiants ne veulent pas négocier mais tout simplement s’obstiner tant et aussi longtemps que la hausse des frais de scolarité ne sera pas aboli.

Pour qui se battent les étudiants?

Jean Charest lance une question importante: pour qui les étudiants se battent-ils? L’argumentaire de Jean Charest est que les leaders étudiants ne se battent pas pour les étudiants pauvres. Le nouveau système de prêts et bourses permet, pour un revenu familial allant jusqu’à 51 000$ d’avoir l’équivalent de la gratuité scolaire. Jusqu’à 100 000$ de revenu familial, des prêts étudiants permettent de diminuer les frais de scolarité. Passé 100 000$, Jean Charest considère qu’il est normal de payer des frais de scolarité et que les familles en ont les moyens.

À première vue, les arguments de Jean Charest peuvent en rallier plusieurs et sembler logique et acceptable. Moi même qui est en faveur d’une gratuité scolaire complète ait été ébranlé.

Sauf que…

1- Tenir compte du revenu familial suppose qu’il y a une bonne relation de l’étudiant avec sa famille. Ce qui n’est pas toujours le cas. Est-ce qu’on marginalise l’étudiant qui est en rupture familiale pour une quelconque raison?

2- Comment définit-on le revenu familial quand les parents sont séparés, les familles reconstituées? Est-ce que cela peut créer des situations où le calcul du revenu familial devient discriminatoire pour certains étudiants?

3- Que fait-on quand un des parents ne veut pas subvenir aux besoins d’un étudiant pour ses frais de scolarité?

4- Quand un étudiant quitte les études pendant 2 ans, il est considéré indépendant de ses parents et le revenu familial ne compte plus. Est-ce que cela discrimine l’étudiant qui continue ses études? Est-ce une façon de favoriser un décrochage scolaire de 2 ans pour être indépendant du revenu familial? Après un arrêt de 2 ans, combien d’étudiants pourront réellement revenir aux études?

5- Comment l’étudiant peut-il continuer ses études lorsqu’au moment du calcul de revenu familial ses parents travaillaient pour GM Ste-Thérèse avec 150 000$ de revenu familial et qu’à son entrée à l’université ses 2 parents ont perdu leur emploi parce que GM Ste-Thérèse a fermé les portes et que ses parents n’ont plus de revenus. Le revenu familial sera ajusté l’année suivante. Mais pour l’année en cours, l’étudiant fait face à une crise financière majeure qui pourrait mettre en péril son année scolaire.

Discrimination et injustice du système de prêts et bourses

Ce ne sont que quelques exemples de discrimination et de situations complexes que les frais de scolarité peuvent engendrer. Je suis sensible à ces discriminations parce que lorsque j’ai été aux études, personnellement, le gouvernement m’a remis trop d’argent en prêt et bourses. J’en n’avais pas besoin tant que ça. Mais dans le cas de ma conjointe, Danielle en a manqué et le système de prêts l’a discriminé avec des montants ridicules et tout ça, malgré qu’autant elle que moi, étions déclaré indépendant du revenu familial.

Le systême de prêts et bourses coûtent cher à opérer. Le système de prêts et bourses créent de grandes injustices. Pour certains étudiants, le système de prêts et bourses n’est pas suffisant pour compléter ses études tandis que pour d’autres, c’est un revenu inutile et non essentiel. L’objectif d’abolir les frais de scolarité est d’en arriver à abolir les système de prêts et bourses qui ne répond pas aux besoins réels des étudiants.

Réduire la taille de l’État pour financer les universités

Abolir le système de prêts et bourses, c’est réduire la taille de l’État, c’est récupérer de grosses sommes d’argent, non seulement qui est remis aux étudiants pour faire face aux frais de scolarité mais surtout de couper dans de nombreux postes de fonctionnaires. L’argent qui n’est pas versé aux étudiants pour payer les frais de scolarité peut être versé directement pour le financement des universités. Les salaires des fonctionnaires qui géraient les prêts et bourses deviennent une économie qui peut servir à augmenter le financement des universités et même plus.

Quand ils seront médecins, ils auront les moyens de rembourser leurs prêts

Jean Charest, d’une façon directe et indirecte, entretient un sentiment de jalousie envers les finissants des universités: quand ils auront terminé leurs études et qu’ils auront un gros salaire, ils leurs sera facile de rembourser leurs prêts. C’est normal qu’un étudiant investisse sur cette  »grosse job » qu’il va avoir.

Je suis parfaitement d’accord avec cet argument mais je propose une façon très différente atteindre cet objectif.

Quand l’étudiant aura sa  »grosse job », c’est par les impôts qu’il paiera qu’il remettra à la société ce qu’il a reçu. Pourquoi stigmatiser les étudiants plutôt que de taxer les gros salaires? Que ce soit un étudiant qui après une longue scolarité ou un homme d’affaire sans étude qui fait 250 000$ par année, il est normal dans notre système social qu’ils paient des impôts proportionnellement à leurs revenus… indépendamment que ces revenus soient attribués à leur scolarité, à leur bosse des affaires ou encore à l’héritage du commerce familial. C’est la façon simple et économique de gérer le tout.

La peur de faire payer les riches

Nos gouvernements ont peur de faire payer les riches pour les choix sociaux que nous endossons. Nous considérons que les études et les universités sont importantes. Soit. Nos impôts sont là pour payer les choix sociaux que l’on veut se donner.

Plus nous créons des systèmes d’exception, plus nous créons des départements de fonctionnaires qui coûtent chers pour gérer ces systèmes d’exception et plus nous créons des injustices dans l’interprétation de ces exceptions.

Assumons nos choix sociaux et arrêtons de tourner autour du pot.

Autres textes sur  Éducation

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Éducation et intimidation dans les écoles

Un rapport tous les 2 ans

Le Ministère de l’Éducation est-il bien informé sur les besoins de nos jeunes?

Pour connaître les besoins des jeunes et préparer ses réformes, le Ministère de l’Éducation mandate le Conseil supérieur de l’éducation pour préparer un rapport à tous les 2 ans. Est-ce que la consultation auprès des organismes communautaires est adéquate?

Raymond Viger Dossiers Éducation, Taxage et intimidation, Décrochage

Pour faire son rapport, le Conseil supérieur de l’éducation veut consulter les différents partenaires impliqués dans la scolarisation des jeunes. En tant que directeur d’un organisme communautaire, avec une semaine de préavis, je reçois un texte de présentation de 14 pages accompagné d’un questionnaire à développement de 6 pages. Le document de présentation propose de faire parvenir un mémoire sur nos positions et nos propositions en matière d’Éducation pour éviter le décrochage.

Comme si je n’avais que cela à faire d’attendre de telles demandes du Ministère de l’Éducation. Surtout qu’on est un organisme communautaire non subventionné. Un organisme qui se demande sans cesse comment faire pour payer le loyer. Bénévolement, à minuit le soir après une journée de 15 heures avec les jeunes, je vais attaquer cette demande du Conseil supérieur de l’éducation.

Spécialistes de l’éducation VS généralistes des jeunes

Les “spécialistes” du Conseil supérieur de l’éducation, qui ne pensent qu’éducation, se donnent 2 ans pour faire leur rapport mais demandent à des généralistes du communautaire de déposer un mémoire en 1 semaine!

Dans le monde communautaire nous travaillons différemment. Nous utilisons une approche holistique. Nous sommes concernés autant par l’éducation du jeune, sa consommation d’alcool ou de drogue, de son appartenance à un gang de rue, ses crises existentielles ou même suicidaires, sa sexualité, les MTS, le Sida, l’intimidation… Nous considérons que le jeune est un être humain à part entière avec des besoins à satisfaire et non pas un problème que l’on doit régler.

Pour obtenir de meilleures réponses, il faut avoir le temps de prendre un certain recul, un temps de réflexion et de consultation. Ce qui ne pourra malheureusement pas être le cas avec les demandes du Conseil supérieur de l’éducation.

Le Conseil supérieur de l’éducation pourra marquer dans son rapport que le communautaire a été consulté. Madame la ministre de l’Éducation pourra se pêter les bretelles à dire que les différents partenaires ont été consulté et qu’elle travaille en « partenariat » avec le « réseau ». Mais l’ont-t-ils été adéquatement? J’en doute. Sur les 65 organismes communautaires de notre regroupement, seulement 5 ont trouvé le temps de remplir, du mieux qu’ils pouvaient, ce questionnaire.

Pendant que les bureaucrates terminent ce rapport qui sera livré à la ministre de l’Éducation, celle-ci se retrouve à l’émission JE pour dire qu’une série d’annonces sera faite dans les semaines qui viennent. À quoi auront servi ces mémoires et les propositions du communautaire puisque les annonces sont déjà prêtes et seront présentées avant même que la ministre ne reçoive ce rapport toujours en cours de préparation?

Ce qui prouve que des rapports qui prennent 2 ans à préparer sont trop loin de la réalité terrain et que nous devons tous agir plus rapidement et avec plus de souplesse.

Scolarisation des jeunes VS intimidation à l’école

Je remarque que dans la scolarisation que le Ministère de l’Éducation veut offrir aux jeunes, on ne parle pas de l’intimidation que les jeunes vivent à l’école. Que dire du témoignage de Nathalie, une mère de famille, qui se fait dire par la DPJ de ne pas envoyer sa fille à l’école pour éviter l’intimidation? Pendant ce temps, les intimidateurs continuent de fréquenter l’école. La direction de l’école ne fait rien. La DPJ ne fait rien.

Il est vrai que si un jeune comme Maxime Collard fait une marche contre l’intimidation à l’école, nous verrons la ministre de l’Éducation marcher à ses côtés et dire non à l’intimidation. Mais concrètement, que faisons-nous?

Si des jeunes se suicident à cause de l’intimidation qu’ils vivent, combien décrochent de l’école à cause de ces agressions? Combien de jeunes se retrouvent à l’école terrifiés et dans de mauvaises conditions pour être scolarisés adéquatement?

Autres textes sur le Taxage et intimidation

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Comment intervenir auprès des jeunes

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Que faisons-nous contre l’intimidation et le taxage?

Ça prend tout un village pour élever un enfant

À quoi sert la prévention quand il faut intervenir?

Une marche contre l’intimidation, un policier socio-communautaire qui nous fait une conférence contre l’intimidation… et quoi d’autre?

Raymond Viger Dossiers Éducation, Taxage et intimidation, Décrochage

Qu’un jeune, pour briser le cercle vicieux de l’intimidation, décide d’organiser une marche, c’est excellent pour ce jeune. Que la ministre de l’Éducation y soit pour montrer son soutien au jeune, je veux bien. Mais il ne faut pas que ce soit la seule action sur l’agenda du ministre de l’Éducation.

Qu’un policier socio-communautaire fasse une conférence sur l’intimidation ou qu’un organisme nous présente une pièce de théâtre sur l’intimidation, grosse perte de temps. Les jeunes savent déjà trop ce qu’est l’intimidation. Ce qu’ils ne savent pas et que le policier socio-communautaire ou la pièce de théâtre ne pourra pas leur dire c’est qui va les aider vis-à-vis l’intimidation? Qui va s’impliquer? Qui va se mouiller pour eux? Une conférence ou une pièce de théâtre sur l’intimidation c’est une façon de soulager nos consciences et de pouvoir écrire dans nos rapports que nous avons fait quelque chose.

L’intimidation, une responsabilité sociale

Parce que l’intimidation ça concerne tout le monde. Le directeur d’école, les parents, l’enseignant, le conducteur d’autobus scolaire, le propriétaire du dépanneur du coin, le travailleur de rue… L’intimidateur doit comprendre qu’il est surveillé et que personne n’accepte son comportement. Où qu’il soit.

La communauté doit connaître les noms et les visages des intimidateurs de leur quartier. Les victimes doivent non seulement être protégées, mais aussi se sentir protégées.

Le message qui est lancé quand on laisse un intimidateur faire sa loi, c’est que c’est payant d’être un intimidateur. Cela motive d’autres jeunes à faire de même. Si le message que nous lançons est plus ferme, les autres jeunes se tiendront tranquilles. Parce qu’ils auront compris qu’on ne gagne pas à être un intimidateur.

Vis-à-vis l’intimidation, nous n’avons pas besoin de faire de la prévention. Il nous faut intervenir et agir. Notre action permettra de faire une prévention qui aura un sens dans la communauté.

Autre texte sur le Taxage et intimidation

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Commentaires sur le suicide et ses conséquences

Commentaires sur le suicide et ses conséquences

Patricia Turcotte, Internaute de St-Georges de Beauce.

Dossier Suicide

Suite à la publication du texte sur le suicide de Sunny Boy, Patricia Turcotte nous a fait parvenir ce billet.

Est-ce que cela vous arrive de temps en temps, de ressentir une honte de faire partie de la race humaine ? Quant à moi, cela m’arrive en certaines occasions, par exemple, après avoir lu le récit émouvant de Sunny Boy.

Un jeune adulte qui songe au suicide, depuis si longtemps….depuis trop longtemps. Voici un bref résumé synthétisé de son touchant récit, publié au complet dans le site de Raymond Viger, sur Reflet de Société: www.refletdesociete.com. Voici quelques extraits, d’ici à ce que vous alliez lire la suite.

PASSAGES NUAGEUX, SUR CIEL ENSOLEILLÉ« En 2006, j’ai essayé de me pendre. Les gens qui songent au suicide ne le font pas toujours sur un coup de tête, mais y pensent, y travaillent, l’envisagent pendant de longs mois ou des années, consciemment, patiemment, méticuleusement. Désirer se tuer sincèrement est une chose, et passer à l’acte est une autre chose. Mais la seconde ne vient pas, si on ne passe pas à la première. Quiconque n’a jamais pensé au suicide, ne devrait pas être autorisé à faire des reproches et des accusations, à ceux qui vivent avec cette idée depuis des années, ou encore, prétendent que la vie est super belle. C’est son avis, sa vision de la vie. C’est peut-être sa vie, mais ça n’a rien à voir avec la souffrance de l’autre. Les mauvais conseillers n’écoutent qu’eux-mêmes, et n’essaient pas de se mettre dans la peau de l’autre, de celui qui souffre. L’empathie ne s’apprend pas à l’école. Depuis l’adolescence, je pensais à mettre fin à mes jours. Je ne me sentais pas à ma place. C’est souvent le cas : viols répétés…! À 24 ans, j’ai cherché les meilleures méthodes pour me pendre….. »

Mon commentaire suite à la lecture du témoignage de Sunny Boy: Je me sens si pauvre et démunie pour venir en aide à Sunny Boy, même si je suis moi aussi passée par ces chemins de souffrances indescriptibles. Je suis convaincue que ce jeune homme reçoit sûrement un excellent soutien de l’équipe de Monsieur Raymond Viger, à Reflet de Société. Sunny Boy m’a ouvert les yeux, car je crois que ne serai plus capable d’écrire que la vie est tellement cool, si belle. Parce que la vie est belle parfois, mais bien plate à d’autres occasions. Là est la réalité, la mienne pour aujourd’hui.

Ministre de l’Éducation François Legault

Je me rappelle il y a environ 7 ans, une jeune fille que je vais surnomme ici Sylvie, afin de respecter son identité. Étudiante au Cégep, elle s’était confiée à moi après avoir entendu mon partage, lors d’une réunion du mode de vie des 12 étapes.

Sylvie était complètement démolie, épuisée et découragée. Quelle détresse ! Elle se battait sans relâche, avec les procédures administratives et bureaucratiques de l’école, des « ci et des ça », pour obtenir sa bourse; jusqu’à ce qu’elle baisse les bras, en se laissant abattre par la fatigue insurmontable et les idées suicidaires.

Bien sûr, d’autres raisons étaient aussi présentes dans sa vie: le divorce de ses parents, le suicide de sa meilleure amie, notamment. Finalement, je lui ai conseillé d’écrire au ministre de l’éducation à cette période: François Legault. Celui-ci me semblait apprécié et à l’écoute des jeunes.

Quelle heureuse surprise d’apprendre que cette fille avait finalement obtenu sa bourse d’étudiante; tout s’était réglé facilement. Depuis, Sylvie a poursuivi ses études à l’Université, pour devenir pédiatre. Et tant d’autres histoires semblables à celles de Sunny Boy et de mon amie Sylvie, mais toutes des histoires réalités, tellement différentes et uniques!

se suicider vouloir mourir rapidement suicide intervention prevention crise suicidaire quoi faire comment faire Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

Merci de votre soutien.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet
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 Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Le ministre de l’éducation Jean-Marc Fournier explique sa réforme

Le ministre de l’Éducation Jean-Marc Fournier explique sa réforme

Les enseignants ne soutiennent pas la réforme du Ministre Fournier. Voilà que Jean-Marc Fournier veut écrire aux parents pour leur faire comprendre les bienfaits de la réforme.

Je suis obligé de revenir dans le passé. Mon grand-père, né en 1909 a été à l’école au maximum jusqu’en 11e année. Même chose pour mon père né en 1933. C’est donc dire que ces deux personnes ont été à l’école avant le début de toutes les réformes scolaires.

Mon grand-père et mon père savaient écrire, compter, lire. Ils aimaient la langue française. Il n’était pas rare d’assister, le dimanche après-midi, à des débats sur l’ortographe. Des débats où l’on retrouvait le dictionnaire au milieu de la table de discussion.

En plus de maîtriser le français et les mathématiques, ils parlaient latin, connaissaient leur histoire, non seulement celle du Canada, mais celle de la mythologie grecque. Ils avaient appris le petit cathéchisme par coeur. Je pouvais donner à mon père le numéro de la question et il me récitait la question et la réponse! Sans compter les cours d’algèbre, de géométrie et de bienscéance pour être un bon citoyen.

Ce par coeur est-il important dans nos vies? La capacité de mémoriser de mon père, il l’a transposé dans son travail. Il était pompier à la Ville de Montréal. Il connaissait toutes les rues de Montréal, où elles commençaient et où elles finissaient, celles qui étaient à sens unique. Même les lieux et les noms des ruelles!

Une 11e année, ça équivaut à quoi aujourd’hui? Un Secondaire IV ou un secondaire V? Si je compare les finissants du secondaire, est-ce que leurs connaissances sont supérieures à ce que mon père et mon grand-père ont réalisé? Pas sûr. Vraiment pas sûr. Parce que peu d’étudiants terminent et savent écrire. Ils ne savent plus compter sans calculatrice. Je ne suis même pas convaincu que le terme «table d’addition et de multiplication» existe encore. La mémoire de nos jeunes se limitent très souvent aux 5 prochaines minutes.

C’est vrai que notre système d’éducation avait besoin d’une réforme. Le latin et le petit catéchisme n’ont plus leur place dans nos écoles. Nous n’avions qu’à remplacer ces cours par d’autres, plus actuel.

Quand je compare les résultats sur différentes générations, je suis déçu de nos ministères de l’éducation. Nous pourrions dire que 40% des jeunes décrochent de notre système d’éducation? Faux! Nous pouvons dire, qu’en tant que société, nous ne réussissons à scolariser que 60% de nos jeunes. Nous avons un problème. Un grave problème.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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