Table de concertation et ségrégation communautaire

Les lendemains du décès de Fredy Villanueva

Un deuil collectif à faire

Raymond Viger Dossier Montréal-NordHochelaga-Maisonneuve

Suite à la mort de Fredy Villanueva, un des artistes du Café Graffiti est venu me voir et voulait faire une murale à sa mémoire. Il fournissait le temps pour le faire. Nous fournissions le matériel.

Un rapper du Café Graffiti est venu me demander de le soutenir dans la production d’un spectacle pour commémorer Fredy Villanueva.

Nous devions demander des autorisations à l’arrondissement pour réaliser ses projets. Les fonctionnaires nous ont dit que parce que le Café Graffiti fait parti d’un autre arrondissement, nous ne pouvions pas demander de telles autorisations et qu’il fallait passer des organismes communautaires reconnus dans Montréal-Nord. Nous avons demandé à la concertation qui s’était donné le mandat de « gérer » la crise. Ils n’ont pas voulu qu’un « outsider » d’Hochelaga-Maisonneuve s’implique dans Montréal-Nord.

Deux projets artistiques qui n’ont pas voir le jour. Il va falloir inventer de nouveaux termes comme ségrégation d’arrondissement. Les gangs de rue peuvent faire peur. Nous sommes impuissant devant les monopoles de grosses multinationales. Mais les tables de concertation, cette gang d’organismes qui décident pour les autres, font-ils parti de la solution ou du problème ?

P.S. L’auteur de ce billet a été exclu de deux tables de concertation dans deux secteurs différents. Et nous en sommes fier. Parce que notre exclusion vient du fait que nous avons dénoncé des actions contraires à nos principes et nos valeurs. Nous avons pointé d’importants manquements sociaux que plusieurs voulaient garder sous le tapis. Cela peut déranger.

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Montréal-Nord. Racisme envers les Noirs. Les Italiens

Réaménagement du Parc Henri-Bourassa

Wiel Prosper et une consultation

Raymond Viger Dossier Montréal-Nord

M. Prosper nous partage sur sa page Facebook une triste réalité encore bien vivante.

Arguments entendus dans un groupe d’environ 25 personnes de l’âge d’or majoritairement d’origine italienne (en passant, dommage que j’ai à le faire, mais on s’entend que je ne veux pas généraliser à l’égard des personnes de l’âge d’or, ni d’origine italienne) lors de la consultation du réaménagement du parc Henri-Bourassa, incluant l’espace de commémoration de 2008 en lien avec Fredy Villanueva :

– « on ne veut pas honorer des jeunes pousseux de drogue qui traînent dans le parc » (en faisant référence à tous nos jeunes du quartier, on s’entend surtout les plus foncés).
– « en plus ces jeunes-là, ça ne paye pas de taxes »
– « si on donne une plaque à la mémoire de Fredy, maintenant ils vont tous vouloir faire la même chose »
– « Je (Will) dit, Fredy n’a jamais eu de casier judiciaire, il allait à l’école Henri-Bourassa… on m’interrompt… Ouais c’est ça, ils avaient juste à rester chez eux, c’est toutes des gangs de rues »

J’aimerais juste vous rappelez que nous sommes en 2016 dans un quartier rempli de diversités comme à Montréal-Nord. Certains pensent que c’est juste en région que ça se passe. Le racisme c’est partout. Je ne pensais pas vivre une autre soirée aussi violente.

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Vigile pour l’anniversaire de naissance de Fredy Villanueva

Une invitation de Montreal-Nord Republik

Fredy Villanueva né le 6 avril 1990, au Honduras.

Il aurait eu 23 ans cette année si l’agent Jean-Loup Lapointe du Service de police de la ville de Montréal ne lui avait pas enlevé la vie en tirant sur lui, et deux de ses amis, à Montréal-Nord, le 9 août 2008.

Raymond Viger Dossier Montréal-Nord

fredy villanueva vigile montréal-nord republikParce que ceux et celles qui on connu et aimé Fredy ne l’ont pas oublié, cinq ans après qu’il soit parti trop tôt ;

Parce que ceux et celles qui sont restés solidaires de la famille Villanueva savent à quel point la route est longue avant d’arriver à la vérité et la justice ;

La famille Villanueva tient, cette année encore, une vigile pour célébrer la mémoire de Fredy à l’occasion de son anniversaire de naissance.

Tous les sympathisants à la cause des Villanueva sont invités à assister à cet événement pour accompagner les proches de Fredy dans ce moment riche en émotions.

Samedi le 6 avril à 18h00 dans le stationnement de l’aréna Henri-Bourassa. 12004 Boul Rolland. Montréal-Nord

Métro Henri-Bourassa, autobus 69 Gouin ou 49 Léger Est

Une invitation de Montréal-Nord Républik et de la Coalition contre la Répression et les Abus policiers.

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Abonnement au magazine Reflet de Société

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Bénévoles abusés et vol d’idées

Les différentes facettes du bénévolat

Fausses représentations dans le bénévolat

Abus de pouvoir, tyrannie, fausses représentations, « cheap labour », favoritisme… les remises en question du bénévolat.

Par Marie-Hélène Proulx   Dossiers Bénévolat

«J’ai l’impression que mon organisme abuse de ses bénévoles. Pourtant il y a des jeunes qui s’y impliquent de bon cœur et qui auraient besoin de se faire orienter et encourager. Au lieu de cela, ils se font voler leurs idées par quelques tyrans trop habitués à tout contrôler!»  raconte Jojo, pourtant elle-même membre du conseil d’administration. Malgré tout, Jojo continue de participer à son projet. En s’impliquant, elle tâche de réaliser un rêve de jeunesse: des communautés où l’on cherche, pour chacun, une place qui lui convienne.

Des histoires comme celle-là, j’en ai entendu plusieurs. Des pires aussi, comme celles d’organismes privés qui «engagent» des stagiaires compétents pendant des mois pour leur faire plier des enveloppes. Tout cela en échange d’une simple lettre de reconnaissance «d’expérience de travail».

Fausse représentation

Isabelle Lapointe est responsable des services aux organismes pour la  Société des Bénévoles de l’Est de Montréal (SBEM). Elle doit parfois clarifier la situation avec des bénévoles qui rêvent que leur bénévolat se transformera en travail rémunéré. Elle se dit d’ailleurs surprise d’apprendre que certaines entreprises laissent planer de tels espoirs. «Il ne faut quand même pas confondre bénévolat et fausse représentation!»

Dans certains cas, les projets issus du bénévolat permettent de créer des postes d’encadrement permanents et les bénévoles se font dégager de leurs responsabilités.

Plus populaire que jamais

Cette manne de bénévoles est accueillie avec grande joie par les organismes communautaires où les besoins vont toujours en s’accroissant. Cette ressource est trop précieuse pour que les organismes négligent de leur assurer une formation, une écoute et un encadrement appropriés.

La Coalition pour le maintien dans la communauté (COMACO) s’est doté d’un code d’éthique. «Lorsque cela va bien, précise son coordonnateur, Serge Émond, on n’a pas besoin de s’y référer mais c’est lorsqu’on est confronté à un problème qu’il devient utile.»

Pour éviter les positions embarrassantes, le favoritisme ou les malentendus entre salariés et bénévoles ou entre les bénévoles eux-mêmes, le code propose d’établir des règles claires. Il incite à demander aux bénévoles de déclarer les cadeaux, les amitiés avec les bénéficiaires et les rapports qui risquent de dépasser la relation d’aide. La spontanéité, la réciprocité et le hasard ne sont plus régis selon les mêmes règles qu’avant.

Le SBEM établit des balises claires à propos des organismes qui désirent bénéficier de son service de recrutement. Ils doivent s’engager à offrir un bon accueil, un encadrement et un soutien conformément au Code canadien du bénévolat.

Quels devoirs l’organisme a-t-il face à quelqu’un que l’on reconnaît comme vulnérable, qui ne parvient pas à répondre aux attentes de l’organisme ? Sur ce point, les intervenants ne semblent pas s’entendre.

Nouvel environnement

La désinstitutionalisation, le virage ambulatoire et les politiques de gestion des fonds publics ont créé de nouvelles charges pour les aidants naturels et des attentes face au milieu communautaire. Les changements démographiques amènent aussi de nouveaux besoins. La société québécoise doit déjà gérer son ratio de 5 personnes en âge de travailler pour 2 personnes. «Avant, les gens quittaient leur travail vers 67 ans et avaient une espérance de vie de 70 ans. Maintenant, on peut arrêter de travailler à 55 ans et mourir beaucoup plus vieux.»

Claudia Bonenfant est coordonnatrice à Coup de pouce Jeunesse. Elle raconte que plusieurs jeunes en région sentaient qu’à travers le réseau familial ou informel, ils avaient un rôle significatif à jouer. En ville, ils ressentent un certain désœuvrement qui les pousse parfois à chercher un organisme pour les accueillir.

Les besoins des bénévoles

Malgré ces règles, personne n’attend du bénévolat un pur don de soi totalement désintéressé. Au contraire, on s’attend à ce que les bénévoles y viennent pour répondre à des besoins qui leur sont propres. Selon Mme Lapointe, cet élément est essentiel à la continuité d’une activité bénévole. Si quelqu’un ne se sent pas à l’aise dans ce qu’il fait, il y a peu de chance qu’il veuille y rester.

La SBEM aide chaque candidat à clarifier ses besoins. Plusieurs viennent avec l’objectif de redonner un peu de ce qu’ils ont reçu de la vie. «Cependant, derrière cette générosité, on découvre souvent des êtres qui connaissent une période d’isolement, des difficultés passagères ou réalisent que leur travail actuel ne remplit pas entièrement leur vie», rapporte Mme Boucher, qui œuvre également au SBEM.

Nouveau profil

On note un changement dans le profil des bénévoles de la dernière décennie. Ce qui fut autrefois un loisir un peu plus engagé devient aujourd’hui un domaine où les gens ayant ensemble des besoins à combler cherchent des moyens de collaborer. Cela est plus évident dans le cas des jeunes et des chômeurs, qui s’impliquent de plus en plus.

Cette constatation oblige pourtant les organismes à tenir compte du fait qu’ils ne suffit plus de gérer la disponibilité. Il faut assurer la satisfaction d’une partie des besoins des bénévoles.

L’entraide chez les jeunes

Pourtant Coup de Pouce jeunesse, à Montréal-Nord, montre qu’il existe d’autres manières de penser le bénévolat. On y invite les jeunes à collaborer aux activités de groupes ayant des besoins particuliers. Ainsi, ces collaborations permettent de répondre à certains besoins tout en prévenant la délinquance. C’est aussi une façon de réduire les préjugés au sein de ces groupes.

Selon Mme Bonenfant: «Souvent, les jeunes qui veulent le plus changer les choses ont connu intimement une forme de misère, qu’elle soit économique, intellectuelle ou psychologique, et cela nourrit leur ambition de créer un environnement où ils peuvent s’épanouir. Dans certains cas, nous devenons même un complément à la famille.»

En outre, on doit clarifier la situation avec les jeunes qui ont des attentes irréalistes ou non-cohérentes avec la vocation de l’organisme. Sans oublier le choc de la confrontation au spectacle de la souffrance. À Coup de pouce jeunesse, il faut tenir compte des jeunes qui se passionnent pour un projet mais s’en désintéressent parfois rapidement. Les éducatrices doivent recruter d’autres jeunes et intervenir pour dédramatiser les situations où ils se butent à leur inexpérience. Il faut leur laisser exprimer leurs appréhensions et expliquer quoi faire pour gérer la situation de manière plus autonome la prochaine fois.

Claudia Bonenfant admet que la gestion des imprévus, des malentendus et l’apprentissage des méthodes de gestion de conflits font partie du lot quotidien. Les jeunes qui voient les intervenantes agir directement sur le terrain peuvent ainsi bâtir une solide expérience qui leur servira dans le travail.

Remise en question

Quels que soient son âge, sa condition et son niveau d’autonomie, la personne qui s’implique librement dans une organisation garde le devoir de dénoncer ce qui lui semble injuste.  M. Émond met cependant un bémol. «Pour que nous arrivions à bien travailler ensemble, il ne faut pas que chaque nouveau bénévole essaie de bouleverser la structure de son équipe!»

«Le bénévolat, c’est comme la vie, on peut essayer de créer de nouvelles règles, mais encore faut-il se faire accepter dans un poste, avec ses idées», précise Mme Lapointe.

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Le bénévolat en région

Quand le bénévolat mène au travail

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Montréal-Nord et Fredy Villanueva, 1 an après…

Montréal-Nord et Fredy Villanueva, 1 an après…

Raymond Viger Dossier Montréal-Nord

Au lendemain du 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva, je me suis fait questionner par plusieurs jeunes. Pourquoi Reflet de Société n’était pas présent à cette journée? Plus spécifiquement, pourquoi, moi je n’y étais pas.

Le jeune qui m’a posé la question était devant un ordinateur. Il regardait nos textes sur les gangs de rue.

J’ai été ébranlé par la question. Je ne pensais que notre absence serait remarqué. La réponse est longue et risque de provoquer quelques remous. J’ai été aussi ébranlé de voir ce jeune consulter nos pages sur les gangs de rue. Pour eux, notre présence Internet est peut-être plus significative que je ne le pensais.

Montréal-Nord et Fredy Villanueva, il y a un an…

L’an dernier, dès les premiers jours suivant la mort de Fredy Villanueva, des jeunes de Montréal-Nord et d’autres, en lien avec ceux de Montréal-Nord, me demandaient de m’impliquer.

Les événements étaient trop significatifs pour les occulter. Les jeunes avaient besoin que l’on en parle, que quelque chose soit fait. Depuis l’an dernier, je ne cesse de parler de ces événements avec plusieurs jeunes. Ils ont besoin d’en parler, une forme de thérapie pour extérioriser la violence qu’ils ont subie ou qu’ils ont été témoins.

J’ai écrit 8 billets sur un « dossier Montréal-Nord« . Les billets ont été lu à 9188 reprises, générant 203 commentaires. Je reçois encore 372 visites mensuelles pour ces billets. Sans compter les dossiers plus généraux tels que Gang de rue. Pourtant, avant de regarder les statistiques, j’avais l’impression que mon implication se limitait plus à des rencontres individuelles avec les jeunes. Mes attentes sur cet espace Internet pour amorcer une réflexion étaient peut-être trop élevé.

Une murale pour Montréal-Nord

Pour aller plus loin dans mon intervention dans Montréal-Nord, nous avions mis sur pied un projet: réaliser une murale pour Fredy Villanueva. L’idée partait d’un graffiteur, Hérésy, lui-même un immigrant Chilien, qui avait besoin de faire quelque chose en lien avec Fredy Villanueva. La réalisation de cette murale l’aurait été avec la communauté de Montréal-Nord. Une forme de thérapie collective pour ventiler un peu, donner un prétexte pour en parler…

Je ne voulais pas faire une action visible dans Montréal-Nord sans le faire en concertation avec les organismes déjà impliqué. J ‘ai fait des téléphones aux administrations municipales dans l’arrondissement, au central ainsi qu’avec plusieurs organismes communautaires de Montréal-Nord.

Au début, tout ce monde semblait en faveur d’une telle concertation où l’on pouvait rassembler nos différentes expertises. Puis, les problèmes de communication ont débuté. Mes appels n’étaient plus retournés. Ce genre d’expérience est malheureusement trop fréquent dans le communautaire. Tout le monde parle de concertation, il existe des tonnes et des tonnes de table de concertation, mais en bout de ligne que reste-t-il de concret sur le terrain?

Du rap pour Fredy Villanueva

Arrive le mois de juin. Un rappeur de Montréal-Nord m’approche et me demande mon aide pour organiser un spectacle pour le 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva. Il me dit que la tension est grande dans Montréal-Nord. Il est en lien avec les jeunes ainsi que les principaux artistes de Montréal-Nord. Ils veulent s’impliquer pour baisser la tension et que les jeunes puissent prendre le micro sur scène avec des artistes hiphop.

Je ne peux rester indifférent à ce projet. Un projet qui part du besoin des jeunes. Un projet positif et qui peut être rassembleur. Un spectacle dans un parc, cela veut dire une demande de permis. J’appelle à l’arrondissement de Montréal-Nord. Et voilà que la lourdeur administrative débute.

Pour faire une demande de permis, il faut que ça passe par le conseil d’arrondissement. Celui-ci vient de faire sa dernière rencontre en juin. Il aurait fallu faire une demande 5 mois avant l’événement. Vive la flexibilité! Me semble qu’on est dans Montréal-Nord. Me semble qu’il y a un peu de tension dans l’air. Me semble qu’on pourrait être plus à l’écoute des jeunes…

Autre problématique. Pour une collaboration de l’arrondissement de Montréal-Nord, il faut être un organisme de Montréal-Nord et être accrédité! Même si le Café-Graffiti est en lien avec des jeunes de Montréal-Nord, même si le Hiphop est le gaz avec lequel les jeunes de Montréal-Nord carbure, parce qu’on n’a pas pignon sur rue dans Montréal-Nord, on ne serait pas significatif et « acceptable » pour l’arrondissement de Montréal-Nord.

Je demande à l’arrondissement de Montréal-Nord la liste des organismes accrédités qui pourraient être significatifs pour ce genre d’événement. Je les appelle et la dame de l’arrondissement fait ses appels. Personne du communautaire, P-E-R-S-O-N-N-E, n’a retourné mes appels. Vive la concertation!

Je veux tout de même souligner que les fonctionnaires de l’arrondissement, les êtres humains avec qui j’ai parlé, ont tenté de faire ce qu’ils ont pu pour faciliter la réalisation du projet. Malgré leur bonne volonté et leur écoute, ceux-ci sont « pognés » dans un dédale et une lourdeur administratif déconcertant.

1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva

Et voilà que je voyais venir le week-end du 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva. Mes journalistes n’étaient pas disponibles pour ce week-end. De toute façon, c’est moi qui aurait dû y être. Parce que je connais trop de jeunes dans Montréal-Nord. Pour certains, depuis plus de 10 ans.

Ce week-end arrive en même temps qu’une importante convention graffiti dans laquelle nous sommes impliqués: Underpressure. Je ne peux pas me diviser en deux. Je suis obligé de faire un choix. J’ai supposé que mon absence de Montréal-Nord pour l’anniversaire de la mort de Fredy Villanueva passerait inaperçu, que je pourrais après coup en parler avec les jeunes qui y avaient été, que tout se passerait bien dans le meilleur des mondes…

J’aurais pu tenter de faire les 2 événements en même temps. J’ai considéré qu’il valait mieux être complètement à un seul endroit que de me diviser et d’être moins pertinent.

À ma grande surprise, mon absence de Montréal-Nord a été remarqué. Je remets en question le choix que j’ai fait. Je profite de cette occasion pour m’excuser auprès des jeunes qui auraient voulu que j’y sois. Notre relation est importante et j’aimerais bien pouvoir en faire plus. Mais je n’ai pas encore trouvé cette 8e journée de travail dans ma semaine.

PS 22 août 2009, 11:30 Après avoir discuté avec Dominic qui m’a ramené à ma philosophie de vie, ce ne sont pas des excuses que je me dois d’adresser aux jeunes. Mais plutôt des remerciements. Merci pour la confiance que vous me témoignez et pour cette relation significative que nous avons bâti avec les années.

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Manifestation Fredy Villanueva, Parc Pilon, Samedi 11 octobre, Montréal-Nord

Manifestation Fredy Villanueva, Parc Pilon, Samedi 11 octobre

Raymond Viger Dossiers Dossier Montréal-Nord, Journal de Montréal

Plusieurs jeunes vivant à Montréal-Nord et d’autres qui y entretiennent des liens très rapprochés avec la communauté de Montréal-Nord m’ont invité à une manifestation en l’honneur de Fredy Villanueva et dénonçant la brutalité policière.

Plusieurs membres et artistes de la communauté Hip Hop seront présents: Sans Pression, Dramatik et Imposs (Muzion), Dupuis, Cyrano de MTL, Diaspora, Le Voyou, Catburglaz, MFG, Nomadic Massive, Metazon.

Je reçois à plusieurs reprises un sorte de communiqué de presse sur les revendications qui animent cette manifestation suivi d’un texte pour une conférence de presse. Un texte similaire, mais pas identique se retrouve sur le Facebook de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP).

J’ai plusieurs questions sur toute cette information que je reçois. Le texte est signé par une vingtaine d’organismes communautaires. Je décide de vérifier leur niveau d’implication. Grande surprise! Un des signataires dit ne pas avoir signé ce texte et ne pas être d’accord avec plusieurs points de cette manifestation.

Cela ne fait que remonter toutes une série de questions.

– Dans les messages reçus, je n’ai aucune idée qui m’a vraiment envoyé le message, ses intentions…

– Dans le message, je n’ai pas de vrais signataires, ni de coordonnés pour rejoindre les personnes derrière le message.

– Plusieurs organismes ne sont pas de Montréal-Nord.

– Est-ce que les organismes de l’extérieur qui viennent manifester dans Montréal-Nord ont pris contact et travaillé avec les organismes déjà implantés dans la communauté?

– Est-ce que les artistes Hip Hop impliqués dans cette manifestation sont au courant de toutes les implications de celle-ci ou est-ce que leur générosité à vouloir aider la communauté les y amènent sans trop savoir avec qui ils travaillent?

– Le texte dénonce le Journal de Montréal qui aurait:

…semé la peur volontairement en diffusant de fausses informations sur la manifestation. C’est juste du sensationnalisme! Nous dénonçons le manque d’éthique journalistique du Journal, qui se plaît à discréditer une initiative politiquement juste et légitime. Pourquoi le Journal occulte les revendications? Pourquoi le Journal ne dit pas que la coalition est composée et appuyée par plusieurs groupes et individus de la communauté de Mtl-Nord? Pourquoi le Journal ment-il au sujet de nos intentions?

– Tout le monde, sans discernement serait de gros méchants:

Nous savons que la police, les autorités municipales et les vendus du communautaire entretiennent un climat de peur à Mtl-Nord

– Sur le site de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CCRAP), les organismes communautaires se font pointer du doigt assez vertement, malgré que la coalition prétend qu’une vingtaine d’organismes auraient signé leur document:

Nous ne tomberons pas dans la dénonciation facile des émeutes, comme l’ont fait quelques groupes communautaires en manque de fonds gouvernementaux.

Je suis convaincu de la bonne foi des jeunes qui vont manifester à Montréal-Nord ainsi que des artistes qui prêtent leurs noms et notoriété à cette cause. Mais je me questionne sur le déroulement de l’événement et les moyens de communications utilisés.

Dans une heure 15 minutes la manifestation débutera. D’autres nouvelles à suivre.

Autres textes sur Montréal-Nord

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Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Une murale en l’honneur de Fredy Villanueva

Une murale en l’honneur de Fredy Villanueva

Raymond Viger Dossier: Murale pour Freddy Villanueva

Suite au décès de Freddy Villanueva et des émeutes survenus dans Montréal-Nord, plusieurs membres fréquentant le Café-Graffiti ont été touché par les événements.

Certains demeurent à Montréal-Nord, d’autres demeuraient à Montréal-Nord avant de venir habiter dans Hochelaga-Maisonneuve, plusieurs comptent parmi leur cercle mural_graffiti_arpi_l d’amis des gens de Montréal-Nord. Entre Hochelaga-Maisonneuve et Montréal-Nord, il n’y a aucune muraille de Chine qui empêche les jeunes de circuler. De plus, plusieurs jeunes sont animés par la culture Hip Hop, une culture urbaine et underground qui n’a pas de frontière.

Un artiste du Café-Graffiti, Hérésy est venu me rencontrer. Lui-même immigrant du Chili, a été particulièrement touché par le décès de Freddy Villanueva. Il s’est offert pour réaliser une murale bénévolement. Le Café-Graffiti étant prêt à soutenir financièrement la réalisation de celle-ci.

Avec toute la pression et le deuil que la famille Villanueva traverse, je n’ai pas voulu accabler la famille et les proches de Freddy Villanueva. J’ai profité de l’occasion pour parler avec Christine Black, de l’organisme Escale 13-17 et qui est une des responsables du mouvement communautaire Solidarité Montréal-Nord. Ce regroupement d’organismes communautaires a le mandat de concerter les actions qui seront réalisées à Montréal-Nord.

Solidarité Montréal-Nord a bien apprécié le geste et a endossé la réalisation de cette murale. Cependant, nous ne voulons pas nous limiter à ne faire qu’une murale. Sa réalisation va s’intégrer dans un processus de consultation avec le quartier et la communauté.

Pour cette consultation, un intervenant accompagnera l’artiste pour parler directement avec les citoyens pour trouver le meilleur lieu et la meilleure conception pour que cette murale représente la communauté et ses besoins.

Pour nous mettre à la fine pointe de la technologie, les blogues serviront aussi à la consultation. Les gens concernés par la réalisation de cette murale, c’est-à-dire les citoyens de Montréal-Nord pourront laisser leurs commentaires et leurs réflexions sur le processus qui s’entame. De notre côté, le blogue permettra de donner l’information sur la réflexion en cours et de la rendre publique.

Nous attendons impatiemment vos commentaires sur la réalisation de cette murale pour Montréal-Nord.

Mise à jour, 12 décembre 2009: Finalement, le projet n’a pas eu lieu. Nous attendons encore les autorisations pour ce faire. Il y a parfois une lenteur et une lourdeur dans la démocratie.

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Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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