Les urgences… un bordel de plus en plus bordélique!

Impacts sur le système de Santé

Le système de Santé en chute libre

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

Raymond Viger Dossier Santé

Après avoir vu les différentes problématiques des urgences dans les hôpitaux, nous pouvons maintenant tenter d’en comprendre les impacts sur les patients et sur le personnel.

Conséquences

On comprend facilement et sans faire de grands calculs que les conséquence de ces premiers constats augmentent drastiquement le temps de réaction pour répondre aux patients. Je n’ai même plus de sonnettes pour aviser un préposé que j’ai besoin d’aide. Lève la main, crie plus fort que le voisin… Fais ce que tu peux pour être vu. Et ça ne veut pas dire qu’ils auront le temps de régler ton problème. Il y en possiblement d’autres qui ont fait des demandes avant toi ou qu’ils en ont faites des plus pressantes que la tienne.

Risques d’erreur et problèmes de communication

Lors de ma radiographie avec injection d’iode, le technicien me fait retirer pour 48 heures la pilule pour mon traitement du diabète. Il mentionne : ce médicament avec la présence d’iode pourrait endommager gravement mes reins.

La préposé qui m’amène mes pilules inclus malgré tout cette pilule. . Je la refuse en mentionnant que c’est la pilule qui pourrait endommager mes reins à cause d’un test à l’iode radio-actif. Le lendemain matin, après que le médecin alu les consignes de ses collègues, je reçois encore la pilule de la préposé. Elle me répond : Le médecin a dû considérer qu’il n’y avait pas de risques puisqu’il ne l’a pas enlevé du cocktail de pilules à prendre. J’ai refusé la pilule malgré tout. Elle a demandé une confirmation du médecin. Il appele le radiologiste et il a finalement retiré la pilule de ma prescription pour 48 heures tel que demandé.

Je ne pourrais pas vous dire avec précision ce qu’il aurait pu se produire si je n’étais pas demeuré maître de mon traitement.

Augmentation de la souffrance. Les patients, laissés dans une souffrance qui augmente et le manque de communication pour être entendu ne rassurent personne. La situation devient intenable. La violence verbale augmente le stress et la pression. Sans être médecin, je peux supposer que ce climat de guerre qui règne dans le dortoir n’aide pas le calme requis pour commencer une guérison. Et cette violence est palpable et vivante autant de jour que de nuit. Même la nuit, dormir est devenu un luxe.

Quand la morphine diminue à faire effet, certains patients regardent l’infirmière en criant Donnez-moi de la morphine… ça presse. Attendre que le médecin en prescrive d’autres ou encore attendre que le temps demandé entre deux injections soient écoulé ne semble pas être des arguments convaincants devant la peur du retour de la souffrance.

Augmentation de la violence. Les patients perdent leur titre de noblesse et deviennent des impatients. La violence verbale augmente. Certaines demandes deviennent irrespectueuses envers le personnel.

Quand une femme confuse tourne en rond dans le dortoir à la recherche de son lit même s’il faut répéter à plusieurs occasions, cela demeure une situation comique qui ne dérange personne. Elle s’arrête devant votre lit en affirmant que vous utilisez le sien. À chaque fois qu’on lui montrait où elle demeure, elle ne réussissait pas à s’y rendre sans se perdre à nouveau.

Quelques exemples

Le téléphone sonne. 20 à 30 coups. Pas de boîtes vocales qu’on auraient pas le temps de toute façon de vider. Pléonasme, dans le personnel, personne n’a le temps de répondre. Des patients, devenus impatients et essayant de dormir pour oublier leur souffrance se mettent à crier :

Y a-t’il quelqu’un qui va finir par répondre. J’ai censuré ici quelques sacres faisant comprendre le niveau d’intolérance des patients.

Personne n’a le temps d’aller voir et rassurer une italienne qui crie sa souffrance à tue-tête ou encore une personne psychiatrique qui crie après tout le monde pour avoir accès à un des rares téléphones mobiles pour la vingtaine de lits de l’urgence. Le personnel reçoit de violents commentaires.

  • Y a personne qui va la voir ?
  • Y a personne pour faire sa job icit ?
  • Arrêter donc de parler et de vous pogner le cul.
  • Faites donc votre job…

Plusieurs patients en sont même venus à se crier des bêtises directement de l’un à l’autre dans un total manque de respect.

Le ton a monté jusqu’à devenir des menaces aucunement voilé.

  • Si t’arrêtes pas j’vas aller t’en crisser une.
  • M’a la tuer la tabarnac…
  • J’su pas capable.

Devant le manque de service, les patients deviennent inquisiteurs. Quand j’ai demandé un téléphone quelques minutes pour aviser le bureau de mon absence prolongée, le préposé part à la quête du téléphone. Le temps perdu à ce genre d’opération empêche les préposés de faire leur vrai job en matière de santé. J’ai pu assister à une crise d’hystérie de la patiente « propriétaire » du téléphone qui ne voulait pas accepter que son tour était terminé. Deux préposés ont dû intervenir.

L’intraveineuse d’une femme âgée se défait. Son sang pisse à terre. Trois ou quatre voisins cri l’urgence la situation au préposé. Pour le personnel soignant comment comprendre que ces cris sont plus importants que les autres cris entendus aux quatre coins du dortoir. Il ne reste plus de places pour augmenter l’intensité quand une urgence supérieure arrive.

Une histoire à suivre…

 

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Les mardis littérature du Ste-Cath

Soirée de poésie et d’art oratoire animé par Raymond Viger en alternance avec les rencontres littéraires de la journaliste Amélie Boivin Handfield. 4264 Ste-Catherine est Montréal. (514) 223-8116.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Biographie de l’auteur

Deux handicapés en amour

Une sexualité adaptée

Marie et Mathieu, deux handicapés, vivent une histoire d’amour qui leur donne des ailes. Ils s’épaulent dans les moments difficiles et partagent leurs victoires quotidiennes. Deux tourtereaux pour qui l’amour se goûte à chaque seconde.

Dominic Desmarais Dossiers Handicap, Santé,

Sans sa canne, Marihandicapés handicap infirme infirmitée aurait du mal à faire deux pas. À 51 ans, son état ne s’améliorera jamais. Elle a la sclérose en plaques. Marie endure son mal et ne perd pas son temps à s’apitoyer. Il y a cinq ans, elle commençait à boiter, à manquer d’équilibre. «C’est bête, c’est sorti de nulle part. Je suis partie à courir pour rattraper mon bus et je suis tombée en pleine face.» Opérée au colon à l’automne 2006, Marie se demande si la consommation de dilodil, un dérivé de la morphine, n’est pas responsable de son état. «J’ai vu un reportage qui disait qu’on n’en donnait plus parce que ça a causé des morts et de graves problèmes secondaires. Moi, ça m’a fait halluciner. Je n’ai pas dormi pendant 2 jours alors que c’était censé être un anesthésiant.»

L’éternelle optimiste

Ses jambes la font souffrir, mais elle persiste à les faire bouger. «Je travaillais et je prenais le métro. Je ne voulais pas prendre les transports adaptés tant que j’étais capable de marcher. Une fois, dans les escaliers roulants, j’ai pris l’allée de gauche pour me forcer à marcher avec ma canne. Un beau jeune homme me talonnait. Je lui ai demandé s’il voulait embarquer dans mes souliers. «Quand on est handicapé, on reste du côté droit», qu’il m’a répondu.  Alors, je lui ai dit: «Quand on est en forme et qu’on veut aller vite, on prend les vrais escaliers.»

Ces commentaires, Marie les ravale. Elle comprend. Mais, elle souffre à chaque fois. «Je n’étais pas hypothéquée comme maintenant. Mais, depuis l’an passé, ça a dégénéré. J’ai des spasmes aux jambes. C’est comme des décharges électriques, des engourdissements. À un moment, je ne sentais plus mes bras. Quand c’est arrivé, je me suis dit: pas aussi mes bras! Laissez-moi au moins ça! Depuis un gros deux mois, ils vont bien. En ce moment, c’est la douche. Je me demande parfois si je vais être capable de tenir debout. J’angoisse avant d’y entrer.»

Au début de l’année 2009, Marie doit recourir aux services du centre de réadaptation Lucie-Bruneau. Son handicap prend de l’ampleur. Elle quitte son emploi, son conjoint. Un pan de sa vie jeté à la poubelle.

Le traumatisé

Mathieu est atteint de sclérose en plaques depuis 2004. Il ne sent pratiquement plus son corps. Ses jambes n’ont aucune force. Il passe ses journées dans un fauteuil roulant à fumer des joints pour dégourdir ses doigts. Il a des problèmes d’incontinence.

Au printemps 2010, Mathieu entreprend des séances de réadaptation. La mort dans l’âme, il se cherche une raison pour continuer à vivre. «Je voulais mourir. Je capotais. Ça faisait au moins six mois que c’était fini, avec mon épouse. Même quand elle ne sortait plus avec moi, elle me lavait. À la longue, elle n’était plus capable. Elle a commencé à me faire de la violence physique et psychologique. Elle levait mes jambes bien hautes et les laissait retomber. J’avais peur d’aller me coucher. Car c’est là qu’elle pétait sa coche. Elle vivait une dépression. Notre appartement était dans un état insalubre. Il y avait des fourmis partout. Des préposés ont trouvé des couches sales dans le linge à laver. Ils ont porté plainte. Mais ce n’était pas de sa faute. Elle partait travailler à 7h et revenait à 19h. Elle devait se lever la nuit pour la petite, lui donner du lait et s’occuper de moi.»

Mathieu marche sur des œufs pour éviter la catastrophe. Il veut épargner à sa petite fille les crises conjugales. «J’ai été 13 ans sans voir mon père. Je ne veux pas que ça m’arrive avec ma fille.»

Le début d’une idylle

Un ami commun raconte l’histoire de Mathieu à Marie qui en est bouleversée. Mathieu, 12 ans plus jeune que Marie, l’invite à souper chez lui. C’était le 27 juillet 2010. La veille de l’anniversaire de Marie.

Depuis, ils sont toujours ensemble. «Ça n’a pas pris de temps. Ce qui est très rare pour moi. C’est sûr qu’au début, c’est l’inconnu. Avec son fauteuil roulant, j’avais peur de lui faire du mal.» Marie, la prévenante, est sensible aux traumatismes de son nouvel amoureux qui acquiesce en hochant de la tête. «Au début de notre relation, je pleurais toujours. J’étais comme un petit chien blessé.» Mathieu, après les lamentations de son épouse, se demande comment une femme pourrait l’aimer à nouveau.

«Il était tellement sensible. Je me demandais toujours si j’avais dit quelque chose de mal. Je l’embrassais et il devenait les yeux pleins d’eau. Ça a pris des mois avant qu’il réalise que je l’aime pour lui. Il était très inquiet. Je pense que c’est le cas de la plupart des handicapés.»

L’amour avec un grand A

«Ça change tout, d’être handicapé. Les valeurs ne sont pas les mêmes. Les relations amoureuses, ce n’est pas la même chose. On ne se perd pas dans des niaiseries. On n’a pas l’énergie. Pour nous, le temps est important. Mathieu, on ne sait jamais ce qui pourrait lui arriver.»

Mathieu et Marie n’ont pas d’emploi, vu leur état. «Au niveau du couple, on n’a pas le tracas de travailler, de s’occuper d’une famille bien que Mathieu reçoive sa fille aux deux semaines. On est toujours ensemble sauf pour le déjeuner. On n’a pas à se raconter nos journées, comment ça s’est passé au boulot. Et Mathieu a bien des deuils à faire. Quant à moi, pas plus tard que l’an passé, je sortais dans les bars. Maintenant, mon petit party, c’est ici, avec Mathieu. Pour nous, c’est toujours le dimanche!»

Une relation entre handicapés demande des sacrifices. «On sent qu’on est limité. On ne peut pas aller monter le Mont-Royal», raconte Mathieu en souriant, sur son fauteuil roulant. Marie le regarde avec tendresse avant de reprendre la parole. «S’il bascule pour s’endormir, ça ne va pas me déranger. Je le comprends. Moi aussi, je suis plus faible. Mais, quelqu’un de normal trouverait ça long. On le sait que telle activité, la piscine par exemple, ça va nous fatiguer. On le sait, alors on s’organise. On peut aller au soleil, sur le banc, dans la cour de l’immeuble.»

Marie, pistonnée par Mathieu, s’est pris un logement dans le même édifice. Elle habite juste au-dessous de son amoureux. «Je me revois dans mon immeuble, avec mes 40 marches à monter… Sans Mathieu, je n’aurais pas eu de logement ici. Je ne sais pas comment je me serais arrangée.»

L’exercice qui rassemble

Marie fait beaucoup de vélo stationnaire et des exercices. «C’est ma religion. Je suis très disciplinée. Je pense que je ne marcherais plus, sans mes exercices. C’est très bénéfique pour les jambes quand j’ai des spasmes. En plus, Mathieu fait les siens en même temps. Ça le motive énormément. Je vois une grosse amélioration. Il n’est peut-être pas aussi bien chez moi qu’au centre de gym, mais au moins il ne reste pas ankylosé dans sa chaise. Et c’est moralement que ça fait le plus de bien. Ça nous aide dans notre couple.»

Marie et Mathieu se regardent avec amour. Ils savourent chaque moment qu’ils passent ensemble. «C’est des petites joies qui, avant, étaient des moments anodins. On se trouve très chanceux.»

À défaut de parcourir le Mont-Royal, les deux tourtereaux prévoient un petit voyage de quatre jours à Québec pour célébrer l’anniversaire de la sœur de Mathieu. Pendant ce temps, ils devront se passer de leur confort adapté. «On va faire avec. On a loué un lève-personne avec une toile pour coucher et lever Mathieu. Et un fauteuil roulant manuel pour qu’il puisse se déplacer à l’intérieur», explique Marie. Le lève-personne leur coûtera 100$ et le fauteuil roulant, 45$. Mais, une sortie en amoureux, ça n’a pas de prix.

Sexualité et handicaps

Quand Marie rencontre Mathieu, elle n’a aucune attente. «Je le trouvais tellement gentil que je me disais : même s’il ne bande pas, ce n’est pas grave. Ce fut une agréable surprise! Il y a des gens qui sont bien portants qui ne baisent plus, ne bandent plus. Ils vivent un amour faux, ils s’engueulent. Quand tu es invalide, tu as le temps de tout regarder et, surtout, d’écouter. On se parle beaucoup, Mathieu et moi.»

Des regards curieux

«Nous, en public, on s’embrasse souvent. On s’aime! C’est toujours drôle de voir la réaction des gens. J’ai plus de relations sexuelles que je n’en ai jamais eues. Mon moment privilégié, c’est le soir quand je retrouve mon chum. Ça fait un an qu’on est ensemble, on baise tous les soirs. Je pourrais compter sur mes 10 doigts les jours où on ne l’a pas fait!»

Les deux amoureux se considèrent chanceux d’avoir une vie sexuelle si satisfaisante. « On est gâtés pourris. J’ai eu des chums qui ne bandaient pas comme ça. Des gens en parfaite santé qui n’avaient pas sa dégaine. »

L’amour plus fort que tout

Faire l’amour avec Mathieu pourrait être repoussant. Incontinent, il porte des couches. Ses jambes sont molles, inanimées. Il peut difficilement utiliser ses mains. S’il veut s’offrir une vie sexuelle épanouie, Mathieu doit avoir une partenaire qui l’accepte comme il est.

«C’est moi qui enlève sa couche et la remet, quand on fait l’amour Ça ne me dérange même pas. Je ne me suis même pas posé de question, la première fois. Tant mieux parce que sinon, ça n’aurait pas marché. C’est ça, l’amour. Si j’ai envie de lui faire plaisir pendant le jour, ce n’est pas un problème. J’ai juste une couche à enlever. Dans l’après-midi, il n’y a pas de préposé. Je le mets dans la toile, je le couche, je déshabille ce qu’il faut et je le rhabille.»

Comme des adolescents, ils piaffent d’impatience quand le préposé de Mathieu est présent. « On peux-tu avoir du fun? On as-tu hâte que la préposée parte le soir. C’est le seul moment qu’on a pour se coller. Avec ma chaise, ce n’est pas facile le jour.»

Les deux handicapés peuvent faire un petit somme d’amoureux l’après-midi et rattraper le temps perdu la nuit. Mais la condition de Mathieu limite les possibilités. Sans un lit orthopédique que l’on peut lever avec une télécommande, le jeune homme dort mal. « On a essayé dans mon lit mais c’était trop dur pour lui. Dans le sien, il peut lever ses jambes, lever la tête. Pas dans mon lit. »

Voyages d’une nuit

C’est Marie qui doit se déplacer et monter un étage. Elle ne s’en plaint pas. Elle amène son lit simple qui est à la hauteur du lit orthopédique. Le matin, pour ne pas être dans les jambes du préposé qui vient lever son amoureux, Marie s’éclipse après avoir rangé son lit. « Je m’organise pour avoir quitté sa chambre pour 8h. Mais, je préfère ça que de retourner passer la nuit chez moi. »

Mathieu acquiesce. Voir sa compagne le quitter en pleine nuit le déprimait. « On trouvait ça dur de se laisser pour aller dormir chacun de son côté. Il va falloir qu’on demande pour avoir un lit double orthopédique. Pour se toucher la cuisse, se donner un petit baiser, passer la main dans les cheveux de l’autre. Des petites caresses normales entre conjoints. »

De temps à autre, Mathieu délaisse son lit orthopédique. Il prend l’ascenseur et quitte son appartement pour des contrées éloignées. « Je pars en voyage! C’est ce que je dis quand je vais dormir chez Marie. Une nuit, je suis à Paris, une autre en Espagne. Et quand je ne passe pas une bonne nuit, on se dit qu’on était en Saskatchewan. Et on n’y retourne plus! »

L’amour qui unit Marie et Mathieu a changé leurs vies. Mathieu s’accepte de plus en plus. Ses pensées suicidaires semblent disparues. Son amertume s’atténue. Il reprend des couleurs, de la joie de vivre. Il est beau. Surtout quand Marie le regarde. Il savoure ces doux moments. Et il y consacre tout son temps.

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Projet Salome: héroinomanes, site d’injections supervisées et morphine

Projet Salome: héroinomanes, site d’injections supervisées et morphine

Raymond Viger  Dossiers Alcool et drogue, Sites d’injections superviséesJournal de Montréal, Philippe Couillard

sites injections supervisés drogue site injection légale Pas de site d’injections supervisées pour les toxicomanes de Montréal. Le ministère de la Santé refuse de financer un traitement à la morphine pour les toxicomanes de Montréal. Il n’y a qu’un seul site d’injections supervisées au Canada et il se trouve à Vancouver. Éric Fabrès, coordonnateur au Cran et qui avait supervisé le projet Naomi, est déçu que le projet Salome n’obtienne pas son financement.

Confusion du Journal de Montréal

C’est ce que nous apprends le Journal de Montréal de ce matin sous la plume d’Éric Yvan Lemay. Il y a cependant une confusion importante que je me dois de corriger ici et qui fausse le débat sur l’ouverture d’un site d’injections supervisées à Montréal.

Un site d’injections supervisées est un lieu pour permettre aux personnes toxicomanes de faire leurs injections dans un lieu sécurisé. Une assistance médicale et psychologique est sur place pour intervenir en cas de besoin. Un site d’injections supervisées NE FOURNIT PAS LA DROGUE AUX TOXICOMANES.

Site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver

Le site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver n’en fournit pas aux usagers qui utilisent leurs services. J’ai visité le site d’injections supervisées l’an dernier et je vous avais fait un reportage sur cette méthode d’intervention.

Un site d’injections supervisées est une chose, un programme pour fournir de la morphine aux héroinomanes en est une autre.

Au Québec, nous avons eu les deux débats et il ne faudrait pas mélanger le sens du débat. Plusieurs citoyens sont contre le fait de payer la drogue aux « junkies ».

Ministre de la Santé Yves Bolduc et Philippe Couillard

L’an dernier, le nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc avait reculé dans un dossier que Philippe Couillard voulait faire avancer pour l’ouverture d’un site d’injections supervisées. Ici Yves Bolduc recule dans un programme qui aurait pu aider les héroinomanes. Souvenons-nous que Yves Bolduc est le ministre de la Santé qui aime voir ses citoyens malades. Est-ce que le ministre de la Santé Yves Bolduc est influencé par Stephen Harper qui tente, malgré un ordre de cour, de faire fermer le site d’injections supervisées de Vancouver.

On peut être contre un programme qui fourni la drogue aux héroinomanes tout en étant pour un site d’injections supervisées pour offrir un lieu sécurisé aux toxicomanes. Il ne faut pas créer la confusion entre ces deux débats.

La Santé publique de la Colombie-Britannique

Tel que décrit par la Santé publique de la Colombie-Britannique un site d’injections supervisées n’est pas une dépense, mais une source d’économie importante dans les soins de santé à offrir aux personnes toxicomanes tout en améliorant leurs conditions de vie et la sécurité publique.

NB. Je ne lis plus le Journal de Montréal, mais des gens me font parvenir les découpures des articles dont ils aimeraient que j’intervienne. Je ne le fait pas systématiquement dans tous les cas, mais quand cela cause préjudice aux débats sociaux qui nous concernent, il me fait plaisir de prendre la plume pour mettre mon grain de sel et alimenter la réflexion.

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LETTRE D’UNE MÈRE À UN JEUNE TOXICOMANE

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
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Afghanistan : Faites fleurir le pavot, pas la guerre.

Afghanistan : Faites fleurir le pavot, pas la guerre.

Dossier Alcool et drogue

La présence de soldats canadiens en Afghanistan a pris un visage différent lorsque les médias nous ont présenté des soldats canadiens morts au combat. Dès lors, des gens ont demandé le rapatriement des soldats canadiens de l’Afghanistan.

En se référant à un article publié par Jean-Claude Leclerc dans le Devoir du 23 octobre 2006, les problèmes que connaît l’Afghanistan pourraient être résolus autrement.

Les États-Unis ont dépensé 780 millions de dollars pour tenter vainement d’éradiquer le pavot en Afghanistan. Même les talibans ultrareligieux, avaient interdit cette culture et n’avaient pu l’éliminer. Les Nations unies estiment à plus du tiers du produit national brut de l’Afghanistan l’importance de ce commerce illégal. L’héroïne qu’on en tire fait plus de victimes dans le monde que les conflits militaires. Aucune plante de remplacement n’est aussi payante. En s’en prenant à la culture du pavot, Washington menace avant tout la subsistance des fermiers et des cueilleurs, de quoi les pousser du côté des insurgés.

Le pavot sert à fabriquer l’héroïne, une drogue illégale qui fait des ravages. Mais elle sert aussi à fabriquer la morphine et la codéine que l’on retrouve dans la fabrication de médicaments contre la douleur. Des pays riches (États-Unis, Royaume-Uni, France, Japon, Allemagne, Australie, Canada) consomment la quasi-totalité de ces médicaments. Le reste du globe, soit 80 % de la population, en est privé.

Une meilleure stratégie existe pourtant, signale le professeur John Polanyi, un chimiste canadien et Prix Nobel : légaliser la culture du pavot et fabriquer des médicaments. En doublant la production afghane de pavot, on fait d’une pierre deux coups: aider l’économie de ce pays et soulager les patients des pays pauvres qui en sont privés. En recyclant le pavot dans le marché des médicaments, on prive les trafiquants de revenus colossaux. L’achat de ce pavot devenu légal coûterait 600 millions de dollars, beaucoup moins que ce qui est dépensé pour tenter de l’éliminer!

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