Impasses d’un prisonniers

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Développement personnel

Le mur invisible

À force de se planter face à un mur on finit naturellement par se décourager et abandonner.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.

Dossier Prison, Criminalité, Développement personnel

développement personnel cherminement croissance personnelle La persistance à l’effort pour atteindre un but exige parfois un peu trop de nous ou, qui sait, nous n’arrivons plus à trouver cette énergie, ce courage nécessaire pour finaliser un parcours engagé. La question est de savoir: avions-nous raison d’abandonner ou au contraire tort d’avoir lâché prise trop tôt?

Étendu confortablement sur mon lit, j’écoutais attentivement la description d’une expérience réalisée à l‘intérieur d’une piscine. Le bassin était divisé en deux parties égales avec une vitre transparente, créant un mur invisible. D’un coté,  des soles et du bar (poisson commun) y furent déversés. On répéta le même geste dans la seconde moitié, cette fois avec leurs prédateurs naturels; des barracudas. Les bars et les soles se réfugièrent aussitôt dans un coin sans bouger, paralysés par la peur d’être dévorés. Les barracudas se fracassèrent le nez à de multiples reprises sur la vitre divisant le bassin.

Cela dura un certain temps. Puis, les poisson les plus téméraires reprirent confiance graduellement et sortirent de leur coin. Les barracudas avec le nez légèrement aplati et endolori finirent par se convaincre que cette nourriture apparemment accessible ne l’était plus…ils abandonnèrent. Le temps passa encore un peu puis ceux qui avaient mit en place la vitre qui divisait la piscine la retirèrent. Ce qui se produisit me renversa. Aucun des poissons ne traversa sa moitié respective. Chacun croyant à tort que les expériences passées décidaient définitivement du reste de leur vie à venir. Le chemin semblait déjà tout tracé.

Existerait-il une moitié de notre vie que nous n’avons jamais explorée ou découverte par cause d’un abandon trop rapide? La réponse est lourde de signification. Pour ma part, combien de fois ai-je hésité, reculé ou simplement rien fait parce que j’avais la certitude de me river le nez sur un mur invisible. Une palissade construite de désappointements, de rejets, d’échecs cimentés avec douleur et souffrance.

Constatant la manière de réagir des poisson face à un obstacle qui n’existait plus, je me suis revu devant tous ces carrefours de ma vie que j’avais transformés en impasses. Certaines expériences difficiles de mon passé m’ayant convaincu de ne plus réessayer, je réagissais exactement comme ces poissons devant ce mur…qui n’existait plus.

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La Société de développement commerciale, un mur et l’art graffiti

La Société de développement commerciale, un mur et l’art graffiti

Notre organisme, le Journal de la Rue, intervient auprès des jeunes depuis 1992. Nous avons débuté au moment même où le graffiti de la culture Hip Hop faisait son entrée à Montréal.

Sous la demande des jeunes que nous accompagnons, en 1997, nous avons créé un milieu de vie pour les graffiteurs: le Café-Graffiti, situé dans Hochelaga-Maisonneuve.

Nous avons été très impliqué dans la vie communautaire du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Organisation de festivals jeunesse, réappropriation du Parc Morgan, réalisation de murales… Nous avons même été administrateur de la Société de développement commerciale. Plusieurs de nos jeunes artistes ont réalisé bénévolement et à leurs frais des murales.

Les dirigeants de l’artère commerciale décident de continuer dans la direction artistique déjà en place et d’augmenter le nombre de murales que nous retrouvons sur Ste-Catherine. Le nouvel employé en charge de ce projet repère des murs et donne le contrat à un entreprise de gérance d’artistes de faire un certain nombre de murale sur l’artère commerciale.

La sauce se gâte le jour où un de nos artistes graffiteurs se rend compte que deux personnes sont en train de passer le rouleau sur une des murales d’un graffiteur. Frustrés, plusieurs téléphones se donnent et nous faisons arrêter les travaux. Nous rencontrons le jeune responsable qui a pris cette décision pour lui partager les raisons de notre frustration.

Nous avons travaillé très fort pour éduquer les jeunes artistes du graffiti à demander l’autorisation aux propriétaires d’un mur avant de réaliser une murale. D’un art vandale, nous avons transformé le graffiti sauvage en un art urbain accepté et négocié.

L’artiste, connu dans le quartier, avait signé son travail et avait laissé le numéro de téléphone sur la murale. Compte tenu que la recherche de murs est exigeante, quand un artiste graffiteur en trouve un et réalise à ses frais un travail qui a pris 3 semaines à faire, il s’attend à être respecté.

Si un groupe veut augmenter le nombre de murales, pourquoi détruire une murales déjà en place? Il serait plus logique d’en faire de nouvelles sur de nouveaux murs, ainsi le nombre de murales augmenteraient. Quelqu’un avait jugé que la murale était trop violente. La représentation d’un requin ne faisait pas consensus.

Au lieu de rencontrer l’artiste, les dirigeants ont décidé de détruire la murale. Si l’artiste avait été rencontré, quelques changements auraient pu être négocié. Au lieu de cela, on détruit une oeuvre qui valait tout de même 5 000$! De plus, qui sommes-nous pour juger de la qualité d’une oeuvre artistique?

Si, en tant que société, nous n’acceptons pas que des jeunes vandalisent nos murs et que nous les éduquons à demander l’autorisation, pourquoi ne pas faire la même chose avant de détruire une oeuvre d’un jeune artiste? Simple question de respect. Question d’être cohérent avec ce que nous exigeons des jeunes artistes.

Les dirigeants ont été rencontré. L’artiste va reprendre son mur. Un événement qui nous a causé beaucoup de frustrations et exigé un branle-bas de dernière minute.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

Dossier Graffiti et commentaires du rédacteur sur le graffiti.

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